Les apprentis sorciers de Canopé (suite...)

Suite du billet précédent...

A en croire certains tweets de réaction, le billet de ce matin procéderait de la seule volonté polémique  d’un antipédagogue partisan du retour aux fondamentaux et opposant à toute forme de modernisme pédagogique.

Une polémique gratuite?

Non, pas une polémique mais  une question essentielle : est-il raisonnable au sein du service public d’enseignement de proposer aux élèves de jouer avec le personnage d’Himmler?

J’admets que l’expression « j’ai été Himmler » n’a pas été utilisée par Canopé mais par É’scape qui l’a supprimée de sa page dans la journée. Mais c’est dommage que Ludovia ou Canopé n’aient pas réagi lors de cette publication qui proposait de mettre des élèves dans le rôle d’Himmler. D’autant plus dommage que la présentation sur le site de Canopé n’est pas sans ambiguïté puisqu’il s’agit d’identifier un des groupes du jeu avec le personnage d’Himmler. C’est tout de même problématique...

En tout cas, la question de fond reste entière. Défendre une pédagogie du jeu ne peut suffire à faire l’économie de la question de la légitimité de ce type de mise en situation. 

Une telle question, accusent certains, serait une stratégie conservatrice prônant le retour aux fondamentaux. Ceux qui lisent ce que j’ai pu écrire sur le sujet ou entendu mes interventions sur ce thème savent qu’il n’en est rien! Quand à l’accusation d’antipédagogisme, voir sur le sujet :

Ici ou ici

La seule motivation du billet de ce matin est donc la question de la légitimité. Or dans toutes les réactions qu’on peut lire sur la toile, beaucoup d’enthousiasme, de plaisir de jeu, d’admiration technique... mais pas ce questionnement fondamental. C’est pourquoi, l’alerte à laquelle j’ai contribué est légitime et nécessaire.

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