"Racisme de classe" : les deux formes de la "droitisation" de notre société, et pas que.

Cet article, "La CNCDH dénonce un racisme "brutal et biologisant"" dont la pertinence de l'analyse nous montre un constat effroyable, affligeant même, fait plus que froid dans le dos, par rapport à ce que l'on nomme "le vivre et être ensemble". Et lorsqu'il est mis en corrélation avec celui de M. Mauduit "La fuite en avant économique de Françaois Hollande" , selon ma modeste interprétation, ces deux articles nous montrent la construction des ignobles passerelles intellectuelles insidieuses, tendancieuses, simplistes, caricaturales d'une vision de la société Française, dans l'influence idéologique l'ayant formaté, et son rapport aux autres, aux siens-nes différents-es, comme au monde en règle général sous les autres terminologies non moins abstraites de "mondialisation" et surtout de "compétitivité". Ces passerelles forment un pont entre deux formes de "droitisation" de la société.

L'une est identifiée avec l'emploi du mot "droitisation sociétale" pour schématiser et rassembler une forme de consensus trans-partis politiques de rejet de l'autre, de recherche de responsables des peurs, diverses, diffuses, ailleurs. Mais surtout de déresponsabilisation des vrais coupables des problèmes divers. Elle se caractérise par une volonté de différenciation "identitaire" sur le plan culturel, cultuel, sociale, etc, et forme une idéologie informe cherchant, en culpabilisant des bouc-émissaires divers, à masquer des problèmes complexes et son autre forme non moins emprunte de mépris social, celui de classe. ,

Ce mépris de classe est cette autre "droitisation", honteuse et sournoise, qui est à interpréter de manière plus économique (et aussi sociale quelque part derrière d'autres discriminations diffusent, trans-partisanes comme "l'homophobie", le sexisme et le machisme, puis ces autres formes de discriminations favorisant "les gens beaux", "les gens minces", "les valides" etc). Elle se lie intrinsèquement à la première pour une raison qui est à voir dans la nature de la composition de cette société dans sa diversité culturelle, cultuelle, etc, issue du colonialisme et d'autres facteurs d'immigrations divers, et de distorsions intergénérationnelles. Il s'agit d'une fracture sociale entre classes, dont une partie de la société, favorisée, possédant le pouvoir économique et politique (trans-partisan) se sait minoritaire en nombre (surtout depuis les dernières élections municipales). ceux-celles la s'inquiètent de l'évolution de ce rapport de force et dans la tournure dont prend cette "mondialisation" et "compétitivité" restant à faire avaler aux pauvres. Cette inquiétude est seulement pour elle, et non pour le "bien vivre et être ensemble". Car dans ce rapport de force entre classes, la domination numéraire des 50% de la population active non imposable, pour causes de bas salaires (- de 1630 euros par mois), de chômage, de pauvreté et précarité, de petites retraites, de jeunesse sans diplôme, etc, va s'accentuer les inégalités dans le modèle macro et micro-économique choisi (comme la robotisation défiscalisée, l'automatisation aussi, etc). Derrière ce changement, il est question, de plus d'injustes sociales, fiscales à maquiller, pour préserver des acquis sociaux divers (emplois en CDI, etc), des privilèges certains (ceux de la République, institutionnelles, etc), expliquant en grande partie l'accroissement des inégalités diverses (comme celles au niveau de logements sociaux à Paris derrière une privatisation rampante par la "financiarisation" de sa gestion, et encore d'élus-es et autres privilégiés-es s'accrochant à leur logement social, puis aussi ce sinistre et piteux bilan sur les luttes inégales contre les inégalités, du début de mandat Hollandais). Ces privilèges divers se conjuguent derrière un modèle social Français inégalitaire à l'origine, et par nature, mais maintenu comme tel par une représentativité démocratique inexistante de cette majorité des classes moyennes inf et pauvres, ces 50%. Les rentes actionnariales, patrimoniales, de situations, etc en assurent leur coalition trans-partisane.

De surcroît, ces inégalités sont sous-jacentes dans le temps et l'espace à une coalition trans-partisane. L'exemple des territoires et bassins d'emplois désertifiés, pour des délocalisations produisant par exemple le travail des enfants en Chine pour une entreprise moderne vantée en exemple, présentée en référence dans la "mondialisation et "compétitivité", et encore au Bangladesh pour des entreprise Françaises se servant (en cachette) de ce genre de référence, etc, les désindustrialisations produisant la course au moins disant social et fiscal, etc, de territoires en France ou les administrations, ou les institutions publiques deviennent de plus en plus absentes, sont inexistantes à l'étranger, sous les coups de l'austérité, des manques de recettes fiscales dues aux fraudes du même nom aucunement combattue, en France et ailleurs, avec une qualité de l'éducation nettement dégradée, etc, tout cela forme un consensus idéologique fait de non dit. Des preuves donc d'une co-gestion politique trans-partisane, décennale, commune, locale, nationale et autre, dont l'idéologie est à dominance capitalistique et néolibérale. De voir la construction européenne, et les traités qui suivirent les socialisations massives des pertes frauduleuses, illégales de la finance, la hausse de la dette publique en partie illégitime, du fait de l’illégalité des recouvrements bancaires de pertes frauduleuses, etc, et les conclusions politiques tirées aujourd'hui à l'issue du crack financier de 2007/8, contraire même aux engagements présidentiels et législatifs des "socialistes", nous renvoie à la dé-légitimité de cette représentativité démocratique, quant aux lourds coûts de ses sauvetages financiers irresponsables, à faire payer malgré leur illégalité injustices aux plus pauvres. Car le remboursement par les plus pauvres, etc assurent les rentes à court-moyen et long terme des rentiers financiers et autres, par leur titrisation. Mais cette notion d'illégalité n'est recevable que si par exemple un audit indépendant, citoyen est mené sur la dette publique, puis produit devant la justice devant être tout autant indépendante pour trancher dans ce qui est sa vraie valeur morale, légale, et ne l'est pas. Là encore il subsiste des craintes diverses et des contradictions multiples, comme des non-dits politiques, intellectuelles, médiatiques, sociaux, coupables .

Ces sauvetages inconsidérés, illégitimes, sans contreparties de la finance publique privée ont induit encore plus fortement, dans l’illogisme de la continuité de l'alternance du pouvoir, de l'austérité, et autres politiques de l'offre inefficaces, etc, la conduite de l'économie des pays, en France, en Europe et ailleurs, plus de pauvreté, de chômage de masse, de précarité. C'est le second coût en quelque sorte de la socialisation massive des pertes "casinos" de gens aucunement remis en cause, condamnés tant par la justice que la coalition politique sermonnant, en refusant tout débat de fond,  le remboursement de cette dette publique. Cela a accrue le déséquilibre "démocratique" et économique entre classes aisées servant celles des riches et très riches et les autres pauvres. Alors qu'on constate que la financiarisation de plus en plus défiscalisée de ces économies produisent des profits boursiers privés considérables (voir du coté des trous noirs de la finance) et quelque part aux profits immoraux au regard des croissances réelles des PIB en bernes, croissance de l'économie réelle, tout en se désolidarisant du "vivre et être ensemble" de contribuer par l'impôt..., dû à la société, sous prétexte d'impôts divers soit-disant trop élevés, de soit-disant contraintes du code du travail, etc, cette classe majoritaire et pauvre, ces protections sociales, les services publics faisant le bien commun de la société deviennent alors la source et d'envies de plus gros profits privés défiscalisés rapides, et celle la source de dénigrement de culpabilisation personnelle (coût de la solidarité soit-disant trop onéreux, etc) et pour la partie collective dans son efficacité remise en cause (l'exemple de la dégradation de l'enseignement et le rapport PISA, etc).

Il existe un agrégat d'intérêts de favorisés (classes moyennes sup et au dessus) derrière le "ras le bol fiscal" cautionné par le ministre de l'économie..., une personne dit "socialiste",  avec la réponse de Hollande à la débâcle des résultats de ces dernières élections municipales, dans sa dernière allocution (baisse de l'IR des bas salaires mais des autres aussi, des plus riches mécaniquement) et son remaniement et confirmation de cap, convergeant vers le maintient de ce qui est nommé simplement "la systémisité" de nos économies réelles, institutionnelles, Étatiques. Elles sont liées à celle financière mortifère qui par la corruption (politique, verrou de Bercy, etc), la multiplication des conflits d'intérêts, (l'affaire Cahuzac etc), produit une autre "systémicité" plus insidieuse qui visent à affaiblir les États providence lui même. Et par retomber les classes plus pauvres, tout autant stigmatisées, dans une forme de "racisme de classe" comme les travailleurs pauvres issus de la diversité sont la cible privilégiée d'une forme de haine déclarée et/ou sous-entendue (le cas du premier article dans l'introduction et la hausse des taux de TVA, cet impôts indirects injustes, etc), la première masquant des inquiétudes fédérées, détournant l'attention même, produit en réaction un conservatisme social et institutionnel de la classe dominante et ses valets comme serviteurs. Cela, ce mépris de classe, voir "racisme de classe" est aussi à voir ailleurs dans le monde, comme par exemple la prochaine coupe du monde de foot, le Qatar, et l'esclavage moderne d'ouvriers-ères "étrangers-ères" mourant sur les chantiers, se crevant à la tâche. A voir le peu d'empathie politique, intellectuelle, sociale à ce sujet est révélateur de ce cheval de Troie qu'est ce sport, constitutif de ce qui est nommé aussi l'opium du peuple (entendu des pauvres) fédérant aussi une forme de trans-partisanisme.

Mais l'on ne peut aussi s'exonérer de considérer la lourde responsabilité des médias de masse télévisuels et autres, publics et privés, et autres soit-disant intellectuels humanistes comme des discours politiciens de circonstances ayant érigé une forme de "protectionnisme" absolutiste des institutions Étatiques, de la 5e République  (sous l'exigence de l’État de droit, etc). Une forme de rempart en réaction à des faits divers, rares souvent, manipulés et exagérés, de statiques et sondages comme d'autre données officielles truquées, fausses pour certaines, etc, ayant suscité que l'affect, dans le domaine de l'insécurité, ou au contraire, des remparts qui ont tue voir détourné la compréhension et la réelle responsabilité, quand il s’agissait par exemple de personne en "fin de droit" s'étant immolé et donnée la mort devant un Pôle, Emploi, une CAF (et ici aussi), est à comprendre comme mécanisme corollaire articulant ces deux formes de" droitisation de la société" .

Le pire c'est quand ces discriminations, ce racisme divers, est fait aussi sur le ton de l'ironie, de sketch soit disant humoristique. Comme l'ironie faite sur les affaires politico-économico-judicaires aussi tente à neutraliser dédramatiser la portée immorale. Rien de pire en effet que de banaliser diverses formes de haines, de mépris de classe venant du plus haut niveau, même sur le ton de l’ambiguïté et d'autre truc du genre (mais je blague), pour anesthésier la conscience collective d'une libéralisation de la parole la plus vindicative, caricaturale. Même sous la forme soit-disant artistique d'ailleurs.  Bon nombre d'exemple existe ayant fait polémique quant à parler de manière humoristique, cynique, ironique de concurrence entre esclavagisme et antisémitisme, mais aucunement dénoncé quant il s'agit de se moquer de manière répétée, vulgaire, des pauvres, des chômeurs-euses, des étrangers-ères Musulmans-es, des handicapés, etc. De même que les pauvres, chômeurs-euses sans distinction aucune, et amalgamées derrière des caricatures souvent violentes, sont de plus en plus accusés-es d'être des fraudeurs sociaux, des profiteurs-euses, en plus d'être soit-disant fainéants-es, et qu'ils deviennent la cible privilégié de contrôle bancaire par exemple..., l'on ne peut s'empêcher de voir dans cette tentative d'inversion des "charges", l'honteuse déresponsabilisation institutionnelle, patronale, et actionnariale, soit sociale au niveau de la classe dominante par l'argent et autres moyens (voir cela), celle aussi consensuelle sur le plan politique et médiatique, des plus gros fraudeurs fiscaux, à la TVA, etc, saccageant ce "vivre et être ensemble.

La "mondialisation" est une guerre financière, énergétique, de conquête de territoire même récemment, faisant de plus en plus de morts réelles, sociales et autres (civiques et civiles comme la "fin de droit" des chômeurs-euses, et autres personnes au RSA en France)..., quand la "compétitivité" n'est en fait que la lutte des classes aisées, riches, des oligarques, contre les classes pauvres, les bas salaires, les chômeurs-euses, les précaires quelques soient leurs origines, pourvu qu'ils-elles se battent entre eux, sur fond de différences manipulées, et fassent surtout des profits privés, défiscalisés, cachés aux autres, ceux des rentes de situations. Pourvu aussi et que soit fait l'illusion de l'utilité de politiques se différenciant qu'à la "marge", les uns-es voulant aller plus vite et loin, en se repliant sur soi, ou en exagérant la concurrence du moins disant, que les autres voulant y aller aussi, mais masqué, dans une démocratie ne les (ces 50%) représentant aucunement (l'ascenseur social et la "méritocratie" étant des leurs "utiles"), est aussi un objectif corrélé. Ces deux termes sont le cache sexe pudique et exhibitionniste du "racisme de classe" englobant diverses formes de racismes.

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