Chaque imposture de l'Etat est une injure faite aux Français. Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg révèlent dans leur dernier article " Baudis à l'Institut du monde arabe: s'il n'y avait que les notes de frais... " une "confusion" témoignant de la négligence du "Défenseur des droits" que le président offre à la République. Ce n'est pas un cas isolé.
Ce ne serait qu'un avatar de plus de l'impécuniosité chronique cararctérisant une certaine domesticité publique s'il ne s'agissait en l'espèce de témoigner au Monde le souci français à veiller au respect des droits fondamentaux, à commencer par les droits de l'homme.
C'est très mal engagé.
Philippe Riès, non sans humour, semble s'étonner que nous ne suivions pas l'exemple de Hong Kong en matière de corruption. Inutile de chercher si loin quand International Transparency indique que les champions en la matière sont ... Européens quand le gouvernenement français saborde sa justice financière (lire le rapport à ce sujet).
C'est dans cette ambiance que s'alarme fort justement KOSZAYR à propos de Dominique Baudis "comment un homme aussi peu scrupuleux, aussi si peu soucieux de l'argent public peut-il être objectivement défenseur des droits ?"
Il précise de façon bien arguementée que "Il y a de quoi s'inquiéter, Baudis échappe à tout contrôle a prori :
Article 3 - Moyens budgétaires affectés au Défenseur des droits
Cet articletraite des moyens budgétaires affectés au Défenseur des droits.
Reprenant les dispositions habituelles pour les autorités administratives indépendantes, il précise que :
- le Défenseur des droits est ordonnateur des crédits qui lui sont affectés : cette disposition conforte l'autonomie financière du Défenseur des droits, gage de son indépendance ;
- les comptes du Défenseur des droits échappent au contrôle a priori d'un contrôleur financier du ministère chargé des finances.
En première lecture, le Sénat a adopté, à l'initiative de votre rapporteur, un amendement afin de consacrer le principe d'autonomie budgétaire du Défenseur des droits."
Cette argumentation souligne l'incompatibilité de Dominique Baudis avec le poste, d'autant plus s'il devait s'avérer que la Cour de discipline budgétaire et financière était incompétente.
J'aurai préféré voir un magistrat comme Jean-Louis Nadal au poste de défenseur des droits.
Le président ne partage pas les mêmes critères d'efficacité. Il préfère ceux de quelques happy few affairés et bronzés ; qui, à défaut d'avoir du goût, ont de l'argent.
Quant au défenseur des droits, mis à part cet article de Médiapart et l'indignation de quelques lecteurs, il ne semble pas que cela soulève beaucoup de critiques dans l'opposition.