Résistance non-violente contre la répression anti-Gilets Jaunes

Contre l'ultralibéralisme et la répression sauvage de Macron contre les GJ, seule la résistance non-violente de la grève des achats peut peser économiquement. Signons tous les pétitions-préavis de grève des achats et boycottons multinationales et hypermarchés. Ou courrons au réchauffement climatique et à la disparition des d'espèces indispensables à notre survie (ex pollinisateurs)

Actes après actes des Gilets Jaunes, la violence d'État est de plus en plus forte et les handicapés à vie se multiplient, comme se multiplient les milliers de manifestants en garde à vue préventive ou condamnés à des amendes ou même à la prison.

 

Devant les risques de cette répression, certains abandonnent les manifestations. Ainsi le pouvoir et ses serviteurs médiatiques peuvent nous abreuver, épisodes après épisodes de “le mouvement des Gilets Jaunes s'essouffle”. Selon eux ça fait 26 semaines qu'il “s'effrite”. On se demande bien pourquoi il faut mobiliser des milliers de forces de l'ordre pour contrôler si peu de monde. Entre autres, combien coûtent les dizaines de milliers de bombes lacrymogènes et de flash-balls et aussi combien coûtent les heures d'hélicoptères pour surveiller les cortèges ? 121 villes (et combien de rond-points non comptabilisés) se partageraient “18 600 manifestants” (plus de 37 000 selon le Nombre Jaune), ça fait très cher le manifestant pacifique !

 

Car l'immense majorité des Gilets Jaunes est pacifique. La preuve aveuglante en a été faite par les vidéos des fuyards gazés que Castaner a accusés d“attaque d'un hôpital”. Désormais les “fake news” made in communication  made in propagande du gouvernement sont prouvées. Il est de plus en plus difficile de cacher que la violence est du côté de la police et non des manifestants.

 

La non-démission du ministre de l'Intérieur, après ses mensonges (“attaque” devenue “intrusion violente”) démontés par les vidéos, démontre que le premier flic de France applique juste les ordres de notre MONARC. Le président de la 5ème république doit donc assumer toute la responsabilité des violences des forces à ses ordres. Enfin ! Plus vraiment président de la république, puisqu'il a choisi d'être le chef du parti LREM depuis la Roumanie.

 

Aussi en tant que chef de parti, il devra tirer les conséquences d'un pourcentage minime pour la liste Loiseau à l'élection européenne et donc démissionner ou au minimum dissoudre l'Assemblée Nationale. Cette élection doit donc ėtre considérée comme un référendum anti-Macron. Aucune abstention ne doit manquer pour ce R.I.C. révocatoire grandeur nature. Avec 33 listes (34 listes moins celle pour LREM), chacun peut retrouver ses idées et même ceux qui veulent boycotter l'UE peuvent voter pour une petite liste qui n'aura pas les 5% nécessaires pour y envoyer des députés.

 

Le taux d'abstention décidera de la sanction ou de l'apparente victoire de la politique de Macron et de la poursuite des “réformes” ultralibérales du président pour les ultrariches. Avec zéro abstentions et 10% des suffrages exprimés pour LREM c'est un camouflet pour Macron, tandis qu'avec le même nombre de voix, mais 50% d'abstention, c'est un plébiscite de 20%, pour un blanc seing aux casses des retraites, de la Sécu, de la démocratie, pour les privatisations… à venir.

 

Cependant, dans la 5ème république, le roi, élu pour 5 ans, peut ignorer tous les besoins que ses sujets expriment par leurs votes, seul un rapport de force économique peut infléchir ses choix. Mais Macron se fout des “Gaulois réfractaires”, il obéit à ses sponsors, les oligarques (“1ers de cordée”) qui ont financé sa campagne. C'est donc un rapport de force avec leurs multinationales qu'il nous faut gagner pour que ces Arnault, Niel, Drahi, Pinault, Mulliez… lui imposent de stopper son bras de fer avec les citoyens. Aussi, même un écrasant référendum anti-Macron doit s'accompagner d'une résistance économique non-violente pour imposer la prise en compte de nos choix.

 

C’est un tel rapport de force économique qu'ont exercés les Gilets Jaunes en décembre, en bloquant les rond-points et ainsi déstabilisant tout le commerce des fêtes de fin d'année. Cela a partiellement réussi. Pour stopper les pertes des commerçants (indépendants, mais surtout des multinationales de ses amis : Auchan, Carrefour, boutiques de luxe aux Champs-Elysées des Arnault, Pinault...) Macron a dû faire quelques concessions pour augmenter le pouvoir d'achat. Il a déshabillé Pierre et Paul (les contribuables) pour habiller Paul (le bénéficiaire de la fausse augmentation du SMIC de 100€, payée par l'état). Cependant, avec sa répression sauvage, augmentée par ses récentes lois liberticides, il est impossible de renouveler ces blocages.

 

Il faut donc trouver un blocage économique par d'autres moyens. Or, le mode le moins dangereux et le plus efficace pour bloquer la société de consommation est de moins consommer (moins sur-consommer les ressources de la planète) et surtout de revendiquer clairement de faire la grève des achats et donc la grève de la TVA (c'est principalement la TVA sur nos achats qui finance l'état, et non les impôts sur le revenu ou les sociétés). Si des milliers, des millions de consommaCteurs boycottaient les produits des multinationales et les hypermarchés qui les vendent, les chiffres d'affaires en baisse seraient des pertes, de dividendes pour les capitalistes et de revenus pour l'état, qu'ils seraient obligés de stopper en cédant à nos revendications.

 

Mais, comme pour n'importe quelle grève, ces actions doivent être coordonnées et revendiquées. Aussi cette grève par la consommation nécessite un préavis de grève. Chaque grèviste des achats doit s'engager devant le gouvernement et les capitalistes à limiter ses achats le plus possible et à respecter tous les jeudis d'hypermarchés morts. La concentration de cette grève sur un jour par semaine permet de mesurer le poids des clients perdus dans les tiroir-caisses.

 

Si tous les citoyens étaient informés de ce mode d'action non violente, sans risques, et qui, au pire, peut leur rapporter de faire des économies et de prendre conscience de leur impact sur l'environnement, les millions de non-consommateurs : par force (chômeurs, précaires, petits retraités, étudiants, handicapés…) ou : par choix ( 2 millions de signataires de la pétition sur le climat, écologistes, décroissants, végans, localistes…) auraient une puissante influence sur le monde dans lequel ils veulent vivre.

 

Tous les signaux sont au rouge, nous allons à l'extinction de la race humaine, par le réchauffement climatique et l'extinction des espèces dont nous dépendons pour vivre (par ex les abeilles pollinisatrices). Seules des actions drastiques et immédiates pour enrayer notre surconsommation (gadgets inutiles, obsolescence programmée, mode…) et nos pollutions (pesticides, ordures, gaspillages...) pourraient inverser la vapeur du Titanic.

 

Alors pour donner une chance à chaque citoyen de choisir son futur, il faut les informer de cette possibilité d'agir. Si chaque lecteur de ce texte relayait les pétitions-préavis en liens, les signait, les faisait signer autour de lui, tous unis dans cette grève générale par la consommation, nous pouvons gagner un avenir meilleur.

 

Signons tous ces pétitions-preavis de grève des achats sur Change.org, puis boycottons multinationales et hypermarchés.

Liens vers les pétitions :

1ère pétition-préavis de grève de la consommation

contre les réformes ultralibérales de Macron :

2ème pétition-PRÉAVIS de grève de la TVA pour un RIC RÉVOCATOIRE

 pour obtenir le R.I.C. révocatoire

 

 

PS : liens vers les explications de départ dans l'édition du club : "entre-republique-et-bastille " 

1ère explication de la grève de la consommation

Résistance non violente par la grève des achats

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