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Billet de blog 5 nov. 2021

Plan C : Que faudra-t-il faire quand l’effondrement sera complet ? (partie 2)

Expliquons pourquoi le plan A (stabilisation et sauvegarde de notre civilisation globalisée avec quelques ajustements) et le plan B (décroissance organisée et planifiée) sont condamnés à l’échec.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans la première partie de l’article, j’ai expliqué que notre actuelle civilisation était un système complexe et j’ai résumé ses besoins, ses interactions et ses processus internes les plus importants. J’ai également exposé à quel point chacune de ces choses interagissaient les unes avec les autres comme pour tout système de ce type.

Ce qu’il faut comprendre là-dedans, c’est qu’un système complexe, en plus d’avoir une efficacité qui dépasse de loin la somme de l’efficacité de chacun de ses constituants,  développe de nombreux mécanismes de compensation qui permettent une meilleure stabilité de ce dernier et une meilleure résistance aux agressions et aux chocs de manière générale. En revanche, il existe une contre-partie à cela : si une défaillance grave d’une partie du système survient, cela peut entraîner la totalité du système dans sa chute en raison de l’interconnexion et de l’interdépendance de ses constituants, ce qu’on ne constaterait pas dans un système plus simple et plus chaotique.

Pour illustrer cela par un exemple, je vous demande d’imaginer une lampe à filament qui représente un système électrique des plus simples. Si vous l’alimentez avec un courant électrique dont l’intensité est progressivement décroissante, vous allez voir décroitre de manière progressive l’intensité lumineuse jusqu’à l’extinction complète et cela, de manière globalement proportionnelle. Autrement dit, le phénomène est à peu près linéaire. Maintenant, si vous faites la même expérience, non pas avec une lampe à filament, mais cette fois-ci avec un ordinateur, le résultat ne se fera pas attendre : après quelques dysfonctionnements pas forcément perceptibles, lorsqu’un certain seuil d’intensité électrique sera atteint, ce dernier cessera brutalement de fonctionner… Il n’y a ici pas de relation linéaire entre la sévérité d’un dysfonctionnement et ses conséquences sur le système de manière globale. On parle d’ailleurs d’« effet-seuil » pour bien illustrer le côté brutal du basculement d’un état à un autre.

Deuxième chose importante à saisir concernant la défaillance d’un système complexe est le principe d’irréversibilité. Autrement dit, une fois le seuil d’effondrement atteint, il n’y a pas de retour possible en arrière : il devient nécessaire de construire un nouveau système.

Prenons à nouveau un exemple pour faciliter la compréhension du phénomène : celui d’un être humain (parfaite illustration d’un système complexe) atteint d’une infection bactérienne sévère qui échappe à tous les traitements mis en place. Lorsque le corps atteint un seuil de dysfonctionnement entrainant la mort, le système subit tout un tas de  de dégradations à une vitesse exponentielle. Après un certain temps, même si les bactéries responsables du problème initial sont toutes mortes faute d’oxygène pour assurer leur propre survie, il est impossible de faire redémarrer le système car les dégradations qu’il a subies rendent une telle chose impossible. L’état de mort est donc irréversible.

Or, notre civilisation globalisée est plus assimilable à un être vivant qu’à un ordinateur qu’on pourrait rallumer une fois le courant revenu. En effet, si un ordinateur est éteint, le système est inerte et reste en l’état sans subir de dégradation. Dans le cas du système « civilisation globalisée », s’il cessait brutalement de fonctionner, chacun de ses constituants ne resterait évidemment pas inerte à la manière des composants d’un ordinateur mais continueraient d’évoluer pour leur propre compte en subissant tout un tas de dégradations, à la manière des constituants d’un être vivant qui vient de subir un arrêt cardiaque.

Ceci étant acquis, passons à la suite. Lorsqu’on a compris le fonctionnement du système complexe « civilisation globalisée », qu’on a compris qu’il était susceptible de mourir ou plutôt, de s’effondrer de manière irréversible et que les éléments qui assurent son fonctionnement sont tous déséquilibrés ou menacés à des niveaux plus ou moins sévères, cela ne veut pas dire pour autant que la « maladie » qui est la sienne est potentiellement mortelle. En bref, il y a de nombreux dysfonctionnements en son sein et dans ses interactions avec d’autres systèmes, mais cela ne veut pas dire pour autant que cette situation va forcément aboutir à l’effondrement généralisé du système.

Le prochaine question à poser est donc la suivante : les actuelles défaillances du système  « civilisation globalisée » et celles qui vont survenir de manière imminente, ajoutées les unes aux autres, sont elles susceptibles d’aboutir à un authentique « shut-down » ?

Évidemment, comme l’humanité s’organise pour la première fois depuis son apparition en un système aussi complexe, on manque d’expériences passées sur lesquelles s’appuyer pour affirmer scientifiquement une telle chose. Et quand bien même aurait-on l’exemple de milliers de civilisations analogues à la nôtre pour essayer d’établir de bons indicateurs qu’on ne pourrait toujours pas le démontrer de manière « mathématique ». Tout simplement parce que les systèmes complexes ne sont jamais tout à fait les mêmes de l’un à l’autre et surtout sont… « complexes »… Pour faire simple, ils ne peuvent être appréhendés par une seule spécialité scientifique quelle qu’elle soit ou par une suite d’indicateurs mais seulement par une approche pluridisciplinaire aboutissant à un faisceau d’arguments qui tend vers une conclusion possible, probable, très probable ou quasi-certaine. Il suffit de prendre l’exemple de la climatologie pour comprendre ce que je veux dire.

Alors quoi ? Je vous ai menti depuis le début en vous disant que j’étais sûr de mon fait ? Non, évidemment…

Une fois de plus, prenons l’exemple d’un autre système complexe pour lequel on est en mesure de faire des projections souvent fiables malgré son infinie complexité et son infinie variabilité, celui-là même que je maitrise au mieux du fait de mon expérience professionnelle : un être humain.

En ma qualité de réanimateur, je comprends bien comment fonctionne globalement un corps humain, mais aussi comment il dysfonctionne de manière grave et comment il est susceptible de réagir aux mesures correctives mises en place pour essayer de corriger les défaillances. Ainsi suis-je en mesure de prévoir comme nombre d’autres collègues, parfois avec une certitude très proche de 100 %, quand une situation va aboutir au décès du malade dans un délai bref. Il suffit que les défaillances systémiques soient suffisamment sévères malgré les traitements entrepris et conduisent à des impasses de fonctionnement global pour créer la certitude implacable d’une issue défavorable imminente.

Résumons : défaillances systémiques suffisamment sévères + traitements entrepris insuffisamment efficaces ou inexistants = impasse de fonctionnement global = issue défavorable imminente et certaine.

Peut-on dès lors transposer ce genre de raisonnement au système complexe qui nous concerne ici, à savoir notre civilisation globalisée ? Disposons-nous des connaissances permettant une telle chose ? Ma réponse, et celle d’auteurs bien plus émérites et bien plus intelligents que moi, est « oui » et je vais vous détailler pourquoi.

Revenons tout d’abord à la dynamique des systèmes complexes et parlons de l’étude du comportement de ces derniers par rapport aux limites qui leurs sont imposées par l’environnement au sein duquel elles évoluent. 

Trois schémas existent : 

  • Celui de la croissance du système suivi d’une stabilisation avant le dépassement de la limite de soutenabilité par l’environnement qui l’accueille. Ce cas de figure aboutit à un équilibre pérenne sans effondrement.
  • Celui du dépassement modéré suivi d’une décroissance forcée puis d’oscillations autour d’un équilibre se situant bien en dessous du niveau maximal atteint et en dessous du niveau qui aurait pu être atteint dans le précédent cas de figure, cela en raison de la dégradation environnementale induite par le dépassement.
  • Enfin, le schéma appelé « dépassement et effondrement » (ou « overshoot and collapse »), consiste en un dépassement large des limites imposées en théorie par l’environnement, suivi d’un effondrement complet du système en raison de la dégradation environnementale majeure provoquée par ce dépassement.

Essayons ensuite de déterminer si nous nous trouvons dans le troisième cas de figure en nous posant la question suivante : notre civilisation a-t-elle gravement dépassé les limites de la soutenabilité pour ce qui est de la capacité de l’environnement à nous fournir de quoi continuer à vivre en son sein ? 

Si on se fie à ceux qui ont créé des indicateurs pour essayer de mesurer une telle chose, la réponse est toujours oui, quel que soit l’indicateur. Le plus connu de ces derniers est « l’empreinte écologique » qui représentait, en 2019, 170 % de la biocapacité totale de la planète… Si l’on part du principe que la planète n’est pas vraiment faite pour soutenir la présence d’une seule et unique espèce, que nous avons besoin d’une biosphère en bon état de fonctionnement pour survivre, et qu’il faut donc avec magnanimité allouer quelques ressources aux autres espèces, certains auteurs ont établi (un peu arbitrairement, il est vrai) à 50 % l’empreinte écologique maximale raisonnable qui devrait être la nôtre pour rentrer dans le cadre d’un développement soutenable. 170 % vs 50 % à chaque année qui passe… s’il ne s’agit pas là d’un dépassement de limite, je ne sais pas ce que c’est… Mais il existe une bien plus mauvaise nouvelle : cela ne fait pas seulement un ou deux ans que nous consommons bien plus que ce que la planète est en mesure de régénérer et nous totalisions, en 2019, une dette écologique de plus de 17 années de production planétaire, chiffre qui doit désormais approcher les 19 années de dette écologique…

Imaginons que vous dépensiez depuis plusieurs années 70% de plus que ce que vous gagnez par an et que vous ayez atteint un endettement de 19 fois ce gain annuel, si vous demandiez à votre banquier s’il pense que vous avez dépassé la limite, que pensez-vous qu’il vous répondrait ?

À la lumière de ces éléments, il apparait évident que nous nous trouvons dans le troisième cas de figure, celui du « dépassement et effondrement ». Mais ne nous satisfaisons pas de cela et allons un peu plus loin en nous posant une nouvelle question : si nous avons dépassé tant que ça les limites planétaires, par quel miracle arrivons-nous à nous maintenir sans être déjà dans la situation d’un effondrement complet depuis longtemps ?

C’est simple : d’une part, les réserves de ressources étaient colossales avant que nous commencions à les entamer et, d’autre part, quand elles ont commencé à être moins disponibles, nous avons développé des mécanismes compensatoires extrêmement puissants donc forcément extrêmement gourmands en énergie. Ces fameux mécanismes compensatoires pourraient être assimilés dans notre raisonnement aux « traitements symptomatiques » donnés au malade en attendant que la cause du déséquilibre soit réglée.

Pour mieux permettre de comprendre de quoi il s’agit, citons un des premiers exemples de mécanisme compensatoire : Thomas Maltus, en Angleterre au début du XIXème siècle, prévoyait selon ses observations l’apparition rapide d’une inadéquation entre la croissance démographique et la capacité du sol à fournir suffisamment de nourriture pour alimenter la population. Mais l’importation massive de guano comme engrais azoté a permis d’augmenter les rendements agricoles. Puis, quand cela est devenu insuffisant, est apparue au début du XXème siècle, la fabrication des engrais azotés de synthèse en utilisant du méthane. Enfin, l’arrivée des tracteurs alimentés en dérivés du pétrole et des pesticides eux-aussi synthétisés à partir de pétrole ont permis l’avènement de l’agriculture intensive, augmentant encore les rendements agricoles. Mais, désormais, les nouvelles améliorations technologiques, toujours plus gourmandes en ressources et en énergies fossiles ne sont plus destinées à augmenter les rendements mais seulement à parvenir à les maintenir dans de nombreux endroits du monde et pour de plus en plus de cultures. En d’autres termes, la tendance claire est la suivante : on injecte toujours plus d’énergie dans les mécanismes compensatoires pour arriver à seulement maintenir la production.

Ce phénomène est appelé la « loi des rendements marginaux décroissants » et c’est une notion capitale à saisir pour bien comprendre le propos général. Son principe est le suivant : lorsque vous complexifiez un système quel qu’il soit, c’est dans l’objectif d’améliorer son efficacité, de repousser des contraintes, de régler des problèmes. Au début, tout se passe bien et chaque amélioration amène un bénéfice net qui rend le système de plus en plus efficace. Mais vient un moment où chaque tentative d’amélioration abouti à un bénéfice toujours moins important. Au bout d’un certain seuil, chaque complexification génère plus de problèmes qu’elle n’en règle et le système perd en efficacité au fur et à mesure qu’il se complexifie. Et comme chaque complexification nécessite de l’énergie en plus, pour une même quantité d’énergie ajoutée, le gain d’efficacité baisse progressivement jusqu’à aboutir à une perte d’efficacité. 

Dans le cas présent, la succession de mécanismes compensatoires aboutit à des rendements marginaux décroissants et à aucun moment ne s’est posée la question de rétablir l’équilibre qui était à l’origine de la nécessité de ces mécanismes.

Mais l’amélioration des rendements agricoles est loin d’être le seul mécanisme compensatoire qui est touché par ce phénomène. Aussi parmi les ressources renouvelables, la majorité d’entre elles sont touchées. Quand la pêche s’est perfectionnée, nous avons été capables de prélever toujours plus de poissons en finissant par dépasser leurs capacités de régénération. Quand les stocks de poissons ont commencé à baisser, nous avons mis au point des technologies et des outils nous permettant d’aller les chercher plus loin et plus efficacement pour maintenir les rendements. Au fur et à mesure, les stocks se sont trouvés tellement effondrés que les rendements ont commencé à chuter quelles que soient l’énergie injectée dans les mécanismes compensatoires et il a même été nécessaire de mettre en place des quotas de pêche pour enrayer cette chute inexorable. Je pourrais aussi en détailler d’autres, comme l’utilisation croissante de l’eau douce au sein des nappes phréatiques ou dans les cours d’eau mais je pense que vous avez compris le principe.

Bref, tous ces mécanismes ont compensé au début les déséquilibres provoqués par une population trop nombreuse et trop exigeante en ressources par rapport à ce que le milieu pouvait apporter, tout ça en y injectant des quantités d’énergies toujours plus importantes. Quand les flux d’extraction ont dépassé les capacités de régénération, les stocks se sont mis à baisser entraînant avec eux une baisse des capacités de régénération. Comme les besoins n’ont jamais cessé d’augmenter, il a été jugé nécessaire de continuer à pousser le système en se reposant sur des énergies fossiles abondantes et la situation est arrivée au point où nous en sommes : une dette écologique colossale qui aboutit à la chute des « rendements marginaux » malgré les quantités toujours croissantes d’énergie injectées dans le système.

Et nous voilà avec la conclusion suivante : les « traitements symptomatiques » sont arrivés au bout de ce qu’ils peuvent faire car nous avons atteint le point de basculement des rendements marginaux décroissants.

Mais, en fait, la situation est bien pire que ça. Essayez de vous imaginer ce qu’il se passerait si on commençait à retirer ces mécanismes compensatoires. En médecine, cette situation a un nom : cela s’appelle une « décompensation » et cela abouti à la mort si rien n’est fait rapidement pour restaurer l’efficacité de ces mécanismes.

Pour expliquer où je veux en venir, il nous faut revenir à notre déficit et à notre dette écologique. Si on prend du recul pour regarder la situation, on peut faire le constat suivant : la biomasse ne pouvant arriver à fournir suffisamment de ressources et d’énergie pour soutenir le système, l’humanité a fait appel à la puissance des énergies stockées dans le sous-sol depuis des millions d’années pour compenser et surexploiter la surface. En bref, nous avons vécu à crédit sur le dos des énergies fossiles. Le problème, c’est que l’époque de l’abondance des énergies fossiles est terminée : d’un côté, ces dernières commencent à manquer pour ce qui concerne le pétrole et le gaz (cf partie 1) et de l’autre, le CO2 qu’elles dégagent provoque un dérèglement climatique qui va déstabiliser la totalité du système plus encore qu’il ne l’est déjà.

Faisons pour l’instant abstraction du dérèglement climatique et intéressons-nous pour l’instant exclusivement à la crise d’approvisionnement énergétique, en cours depuis 2006, date du pic d’extraction des pétroles conventionnels. Le problème de l’énergie, c’est qu’elle est nécessaire absolument à toute chose. Et le système « civilisation globalisée n’échappe pas à cette règle : la totalité de ses constituants, de son organisation consomme de l’énergie. Si je devais de nouveau faire une comparaison avec un corps humain, ce serait l’équivalent du dioxygène (O2). Faites diminuer la quantité d’O2 en dessous de ce dont ont besoin les cellules et la totalité du système commence à dysfonctionner, jusqu’à ce que les mécanismes compensatoires soient débordés et que survienne la mort.

Dans notre situation, les mécanismes compensatoires, malgré leurs rendements marginaux décroissants, ont également besoin d’une quantité d’énergie toujours croissante pour apporter leur soutien au système (cf partie 3).

En bref, la spoliation énergétique provoque déjà un dysfonctionnement globalisé du système et plus le système va dysfonctionner et moins il va être capable d’extraire de l’énergie de l’environnement. Les mécanismes compensatoires vont défaillir, entraînant une chute vertigineuse des rendements, d’autant plus que les stocks de ressources renouvelables sont déjà effondrés et que ceux de ressources non renouvelables seront de moins en moins exploitables dans un contexte de décrue énergétique. Les premiers symptômes sont déjà visibles avec l’explosion des prix du gaz en Europe et les coupures d’électricité en Chine avec mise à l’arrêt du secteur industriel…

Vous avez compris le principe : la défaillance systémique sévère se profile et les « traitements » sont non seulement inefficaces mais vont aussi défaillir en même temps que le système. L’impasse de fonctionnement global est juste devant nous, sous nos yeux. Pour le voir, il suffit juste d’écarter tout ce qui obstrue notre vision, tous ces gens qui gesticulent dans tous les sens.

Mais cette issue est-elle certaine et n’y a-t-il rien que l’on puisse faire pour l’éviter ? En d’autre termes, ai-je démontré que le plan A et le plan B sont vains ? Pas encore tout à fait, c’est évident, et je complèterai l’argumentaire dans la 3ème partie de ce sujet.

Bibliographie : 

  • Dynamique des systèmes complexes : « Comment tout peut s’effondrer » P. Servigne, R. Stevens. Conférences de V. Mignerot sur le risque d’effondrement. « Les limites à la croissance » D. Meadows et al, mise à jour de 2004.
  • Déficit et dette écologiques : « Empreinte écologique et biocapacité » M. Wackernagel. « Les limites à la croissance » D. Meadows et al (2004).
  • Mécanismes compensatoires et loi des rendements marginaux décroissants : « L’effondrement des sociétés complexe » J. Tainter. « Les limites à la croissance » D. Meadows et al (2004).
  • Décrue énergétique et conséquences, impasses de la transition énergétique : « Dormez tranquille jusqu’en 2100 » J-M. Jancovici. « L’âge des Low-techs » P. Bihouix. « Comment tout peut s’effondrer » P. Servigne, R. Stevens.

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