Emmanuel Macron et les intellos

Le grand raout d’Emmanuel Macron avec les intellectuels a été considéré comme un « faire valoir présidentiel », un « piège » au cours duquel « il nous assène sa com politique ». J’évoque les interventions sur les questions sociales de Dominique Méda et Julien Damon. Diverses autres chroniques dans ce billet : sur les Gilets jaunes, sur Ridicule et Nunuche (Le Pen et Loiseau) et sur Calvi la honte.

Pascal Bruckner, au premier plan, de dos, au milieu. Pascal Bruckner, au premier plan, de dos, au milieu.

Lors de la rencontre d’Emmanuel Macron avec les 64 intellectuels le 15 mars sous les lambris dorés de l'Elysée, après qu’il ait serré les paluches (certains cherchant à montrer leur éventuelle proximité avec lui, comme Philippe Aghion, obséquieux, lui attrapant le bras), il est interrogé en premier lieu (on ne sait pas trop pourquoi) par Pascal Bruckner qui part tout de suite sur les Gilets jaunes qualifiés d’« anarcho-fascistes ». S’exprimant comme à l’ordinaire avec hargne et dégoût, il parle d’ « effondrement progressif » : j’ai cru dans un premier temps qu’il parlait de lui-même, mais non, il parlait du pays. 

Dominique Méda Dominique Méda
Ensuite, c’est Dominique Méda qui prend la parole. Avec elle, c’est autre chose, une vraie pointure dans le domaine, large, qui est le sien : elle insiste sur « la double urgence, sociale et écologique ». Elle ironise sur l’ENA (dont cette multi-diplômée est issue) : « ensemble de recettes, de dogmes, de croyances : ces politiques ont échoué ». Elle reproche au Président d’avoir mis en cause le modèle social français qui n’y est pour rien, au contraire. Il aurait fallu lancer un plan d’investissement important pour la transition énergétique, créant des emplois (20 milliards d’euros par an) en augmentant les impôts pour les plus riches et en acceptant de faire un peu plus de déficit. Macron répond en disant que le problème n’est pas les inégalités mais « la construction des inégalités primaires » qu’il faut corriger (surfant sur sa phraséologie habituelle sur les inégalités de destin, qui prône l’égalité des chances mais qui en réalité dissimule le report de la lutte contre les inégalités aux calendes grecques). Il ne croit pas au plan d’investissement. Il dit vouloir penser la transition en prenant en compte le social, sans accroître l’impôt ni la dette et donc sans dire comment.

Au cours de ces 8 heures de discussion, il s’exprimera parfois avec précision, parfois de manière peu compréhensible, dans une sorte de logorrhée au cours de laquelle il agite des mots comme pour remplir un discours. Je dirais même que par moment ça fait pschitt. Il importe pour lui, à travers ce type de prestations, de paraître brillant. Il y parvient mais avec un effet boomerang : est-ce vraiment le rôle du président de palabrer ainsi, n’est-ce pas finalement contreproductif d’afficher une telle prétention ?

Julien Damon Julien Damon
Julien Damon, sociologue, auteur de livres sur les SDF et les bidonvilles, chroniqueur au Point, iconoclaste qui tient parfois des propos déconcertants tellement il ne veut pas passer pour un défenseur bizounours  des pauvres, ironise sur la « giletjaunologie » et les intellectuels qui sont là pour dire qu’ils ont toujours un peu raison. Il se contentera de constater, à juste titre, que les pauvres des quartiers, des bidonvilles, des minima sociaux se sont peu mobilisés : puisqu’un effort a été fait pour les classes moyennes, il interpelle le Président : « il est possible d’en faire un autre en direction des moins favorisés ».

 L’économiste Daniel Cohen, quant à lui, s’est dit « peiné » de voir que l’expérimentation sur un revenu de base proposée par 18 Départements n’a pas été acceptée par le pouvoir. Emmanuel Macron fait cette réponse incroyable : si on autorise certains à mettre en place un revenu de base, « alors d’autres pourront supprimer le RSA » ! Oubliant sans doute que le RSA a fait lui-même l’objet d’une expérimentation (sabotée, il est vrai, par une mise en œuvre du RSA accélérée par la volonté de Nicolas Sarkozy).

Dominique Méda a regretté ensuite dans Libération que les intellectuels opposants aient été « pris en otage », la rencontre s’étant transformée en « faire valoir présidentiel ». D’autres ont envoyé en direct des Sms cités par Libération : « c’est un gros piège, on sert la soupe et il nous assène sa com politique ». Frédéric Lordon, Thomas Piketty, Gérard Noiriel, entre autres, avaient refusé l’invitation.

Emmanuel Macron con-tent !

ensemble-avec-macron
La page Facebook de « Ensemble avec Emmanuel Macron », plus que le site internet de LREM, recense régulièrement les décisions « positives » prises par le gouvernement. C’est de bonne guerre. Sauf que bien souvent il s’agit d’une pub de l’action de tel ou telle ministre. Comme Jean-Michel Blanquer vantant sa réforme contestée ou Agnès Buzyn avec son projet de loi « Ma Santé 2022 » (alors que l’on assiste à une crise hospitalière sans précédent, qui sera aggravée puisque toute la politique gouvernementale consiste d’abord à faire des économies sur les dépenses publiques).

 Depuis le 15 mars, il est possible pour un futur retraité, en s’adressant à un seul organisme (un portail regroupant la plupart des différents régimes), de connaître ses droits. Ce compte Facebook macroniste s’en vante, sauf que le « nouveau monde » n’y est pour rien : c’est un dispositif lancé en 2016, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2019. Il est opérationnel en fait depuis mi-mars et c’est bien. Pas certain que la Macronie aurait pensé à une telle réforme, elle qui veut simplifier les retraites, pas en améliorant l’ouverture des droits, mais en réduisant les pensions (« les mêmes droits pour un euro cotisé », malgré son apparente logique, est une entourloupe qui permettra de réduire le montant des pensions en jouant sur le montant du point d’indice à la discrétion du pouvoir en place, ce qui a pour but et qui aura pour effet d’inciter chacun à s’assurer dans le privé).

[26 mars]

 Actualité Gilets jaunes du Gers

 Samedi 23, les Gilets Jaunes ont monté une cabane, ou plutôt une « maison citoyenne », au Rond-Point des Justes, à Auch (au chef-lieu du Gers, en Occitanie) avec un important stock de palettes. Par ailleurs, 250 motards ont fait copieusement vrombir leurs gros moteurs dans les rues et ronds-points d’Auch, polluant un peu plus l’atmosphère, laissant de la gomme sur le macadam, ayant bien du mal à bloquer la circulation comme au rond-point de la Patte d’Oie où, sans l’aide de deux agents de la Police nationale juchés sur leur petit scooter, ils n’y seraient pas parvenus. Paradant sur leurs grosses machines et leurs trikes rutilants, ils tenaient à manifester, par ce type de concentration qu'ils affectionnent, leur solidarité avec les Gilets jaunes, même si, sur le Rond-Point, ils ont fait plutôt bande à part.

[Photo YF] [Photo YF]
Dimanche 24, c’était l’Assemblée Citoyenne (AC) à Mauvezin (2150 hab à 30 km d’Auch)  : là, pas de motards, et assez peu de présents. Une soixantaine de participants tout de même, rassemblés au Foyer Rural. Une réunion s’est déroulée durant plusieurs heures. Chacun ne devait parler que 2mn30 (règle pas trop respectée) et les propositions étaient prises en note, sur tableur projeté à l’écran, selon une méthodologie stricte (avec vote) afin de bien afficher une démarche démocratique. Une délégation venue de Gimont regrettait que seuls les projets étaient pris en compte et non les éléments de débats. Il est vrai que la rigueur en vigueur (qui surprendrait grandement ceux qui causent à distance des GJ sans aller les voir) peut paraître déconcertante. Les sujets abordés sont très liés à l’organisationnel (cagnottes, déplacement à l’Assemblée des GJ prévue à Saint-Nazaire début avril et défraiement, nécessité d’avoir un « vrai animateur » pour faciliter les débats, soirée festive à prévoir), à la volonté de montrer l’engagement citoyen (comme le nettoyage des berges ou le don du sang). Sur le fond, un GJ s’engage à dresser la liste des revendications (comme cela avait été déjà décidé à la précédente assemblée citoyenne) et un membre de l’assistance, Guadeloupéen habitant Mauvezin, propose de réduire le temps de travail afin de partager l’emploi. Une petite voix murmure au loin : « les syndicats font déjà ça », mais une banderole sera confectionnée dans ce sens. La question de l’occupation permanente de la cabane est posée : avec humour sans doute, quelqu’un lance : « y a pas de SDF à Auch ? ». Finalement, la proposition qui a obtenu le plus d’assentiment (52 pour, sans contre ni abstention) est celle de Theaud, d’Alternatiba et des Jeunes pour le climat, proposant la tenue d’une assemblée citoyenne inter-mouvements.

La journée se termine par le soutien à l’action lancée par Olivier Alquier qui avait, au préalable, rappelé que les Gilets jaunes n’étaient pas un clan : il part mardi pour rejoindre Paris à pied, en voulant manifester sur la route la fraternité qu’il a connue sur les ronds-points et en défendant un projet qui le tient à cœur, celui des briques en terre crue (dont il est spécialiste). Il rendra compte régulièrement de son aventure sur son compte Facebook et sur son blog hébergé par Mediapart.

[25 mars]

 Ridicule et Nunuche

marine-le-pen-et-nathalie-loiseau
Lors du débat sur France 2 le 14 mars entre Marine Le Pen et Nathalie Loiseau, la présidente du Rassemblement National s’est ridiculisée en fixant le Smic français à 36 € (« Me semble-t-il », a-t-elle ajouté). Alors qu’il est à 10,03 €… brut ! On voit bien d’où parle Mme Le Pen, à quelle caste elle appartient, lorsqu’elle confond le montant du Smic et le coût horaire de la main-d’œuvre (pour l’entreprise) dans l’industrie et le secteur marchand (36 € en Allemagne, 38 en France : à noter que dans certains secteurs c’est l’inverse, ce qui explique que des entreprises allemandes s’installent en France et ce qui explique peut-être l’erreur de MLP). Manifestement, il lui manquait sur la table la fiche adéquate.

Mais le clou de cette émission a été lorsque Madame Loiseau a annoncé, au moment de conclure, que l’émission l’avait finalement incitée à se porter candidate à la tête de liste LREM pour les européennes, jurant que ce n’était pas préparé. On était gêné : pas parce qu’en faisant cette « révélation » Nathalie Loiseau, qui avait plutôt raté sa prestation, se montrait plus que jamais nunuche, mais parce qu’on se surprenait à partager l’éclat de rire de Marine Le Pen.

[24 mars]

 Carton rouge

Devant la Préfecture du Gers lors de la venue d'Edouard Philippe [Ph. YF] Devant la Préfecture du Gers lors de la venue d'Edouard Philippe [Ph. YF]
Le premier ministre Edouard Philippe ne chôme pas : à peine avait-il organisé hier au Havre la démission de son remplaçant à la mairie qui draguait tranquillement en envoyant des photos pornos de lui-même (on saura bientôt si l’ancien maire ignorait les pratiques de son successeur qu’il avait adoubé), il déboulait dans le Gers pour promouvoir le numérique. Discrètement, mais avec quatre autre ministres. L’info ayant fuité, une bonne centaine de manifestants à l’appel de l’Intersyndicale (CGT, SUD, FO, FSU) se rappelait à son bon souvenir, en lui délivrant une belle cargaison de cartons rouges devant la Préfecture, à Auch : parce qu’il vient en se cachant du public, parce qu’il n’a pas accepté de recevoir une délégation des syndicats, parce que son gouvernement organise l’abandon des territoires, des hôpitaux, la suppression des emplois aidés, les fermetures de classes, parce qu'il a refusé un pavillon à l’Aquarius (et laissé mourir en mer des migrants cherchant du secours).

[Photo YF] [Photo YF]
La longue liste des propos méprisants du chef de l’État était rappelée, ainsi que les salaires et pensions qui stagnent (alors que les émoluments des patrons du CAC 40 progressent de 27 %). La répression du mouvement social a été dénoncée et un appel à la grève illimitée lancé. Anne-Marie, Gilet jaune au rond-point de Gimont (entre Auch et Toulouse), protestait contre la réforme de l’Unedic et le contrôle renforcé des chômeurs, et le désert médical (il devient difficile de pouvoir obtenir une consultation auprès d'un généraliste dans le Gers).

[Photo YF] [Photo YF]
Il y avait comme une fatigue de certains intervenants de devoir répéter tout ce qui dysfonctionne dans notre pays, sans que la mobilisation soit à la hauteur des enjeux. Théaud exprimait le soutien des Jeunes pour le climat à cette manifestation tandis que Sébastien, pour les Gilets jaunes du Rond-Point des Justes à Auch, constatait que le premier ministre préférait rencontrer des chefs d’entreprise (en ce moment même à Mirande) plutôt que les chômeurs et les salariés. Une escouade de CRS trouvait le moyen de faire son apparition au moment précis où il protestait contre les violences policières ! Il appelait à venir nombreux à l’acte 19 du lendemain.

[22 mars]

 Pôvre de nous

[Ph. YF] [Ph. YF]
Une certaine presse se plaint en chœur des impôts. Pour ne citer que Le Point, son dossier s’ouvre sur une pauvre malheureuse qui paye 4459 € d’impôts sur le revenu, 1245 € de taxe d’habitation et 1018 € de taxe foncière. Il ne lui reste que 2449 € pour vivre ! Soit sans doute (mais ce n’est pas précisé) un revenu de 2900 € nets mensuels, avant impôts. Mais elle se plaint car il lui faut déduire encore 800 € de remboursement de son prêt immobilier. Elle commente : « J’ai parfois l’impression qu’il aurait fallu travailler moins, gagner moins, car j’aurais payé moins ».

Ce qui est odieux ce n’est pas le commentaire d’une personne, c’est la façon dont ce média s’en gargarise. Je sais de bonne source comment un ancien directeur du Point (FOG, pour ne pas le nommer) demandait aux journalistes de ramener des anecdotes croustillantes sur des gens au RSA, pour faire le buzz sur d’éventuels abus. Et ils s’étonnent de provoquer la colère !

[20 mars]

Calvi la honte !

calvi
Calvi s’est donc une nouvelle fois distingué sur Canal + (L'Info du vrai !): envisager finalement d’ouvrir des stades pour enfermer les manifestants arrêtés. J’ai passé beaucoup de temps à relever les saillies de celui qui animait C dans l’air, l’émission du groupe Lagardère sur France 5, ses propos étant régulièrement anti-sociaux. Je note que le film J’veux du soleil (Ruffin-Pierret) le cite aux côtés de l’inénarrable Aphatie comme spécialiste de la haine anti-Gilets Jaunes (les accusant des pires ignominies), lui qui fait du journalisme enfermé dans sa tour d’ivoire, sans jamais faire du terrain.

[20 mars]

 . voir Yves Calvi, Branquignol ou bas du plafond

  Le rêve des ultra-libéraux

En Une du Time : « Je suis titulaire d’un Master. Je fais deux jobs [en plus de celui d’enseignante]. J’ai 16 années d’expérience. Je donne mon sang pour payer les factures. Je suis prof en Amérique ». 

time

Enfants immigrés abusés aux USA

Nombreux enfants d'immigrés retenus dans des centres de rétention auraient été victimes d'abus et de violences sexuelles, selon le New York Times.

. voir mon post Facebook avec traduction de l’article du NYT : http://bit.ly/2TYAQa0

 Manif du 19 mars

montage
Plusieurs centaines de manifestants (400 peut-être) se sont rassemblés place de la Libération à Auch et ont défilé dans les rues de la ville. Je passe sur les interventions des représentants syndicaux défendant des services publics de qualité, une sécurité sociale solidaire, une justice fiscale, sociale et écologique. Comme souvent, les orateurs prononcent leurs discours portés par des hauts-parleurs qui couvrent les conversations qui vont bon train, comme si chacun, dans l’assistance, profitait de ce rassemblement pour échanger avec ses amis. Mais lorsque Charlotte, lycéenne, a pris la parole, le brouhaha a baissé soudain d’un ton : « nous nous battons pour l’émergence d’une société égalitaire », a-t-elle proclamé. S’adressant aux syndiqués, aux écologistes, aux Gilets jaunes, aux chômeurs et chômeuses, aux sans-papiers, elle déclare : « nous, lycéens, menons le même combat qui fait si peur au pouvoir ». Elle s’exprimait le plus souvent en se détachant de ses notes, regardant la foule, qui l'a applaudie chaleureusement.

[19 mars]

 L’A.S.E. et les enfants de criminels

France Inter a traité le 18 mars au Téléphone sonne du rapatriement des enfants de djihadistes. Je ne veux pas commenter plus avant, sinon que je suis d’accord avec l’avocate Marie Dosé qui, à une auditrice qui estimait que notre société n’avait aucune responsabilité et que ces parents avaient fait un choix (criminel) en connaissance de cause, a dit que c’était l’honneur d’une démocratie de récupérer ces enfants. Elle a précisé que parmi les signataires de l’appel allant dans ce sens, il y a des parents de victimes des attentats terroristes en France. Ce que je voudrais plus précisément aborder c’est le rôle de l’Aide Sociale à l’Enfance dans l’accueil et la prise en charge de ces enfants. La directrice adjointe de l’ASE du 93 a répondu aux questions avec précision et compétence (le 93 a accueilli, dans la discrétion, 40 enfants depuis 2016). Alors que l’ASE est si souvent décriée par des médias faisant leurs choux gras de cas graves, ignorant délibérément le travail réalisé au quotidien par la très grande majorité des professionnels du secteur, on avait là la preuve qu’il y a possibilité de communiquer positivement sur ce service éducatif et social public. Encore faut-il que les médias invitent sur leurs plateaux les professionnels qui ont quelque chose à dire.

[18 mars

enfants-des-djihadistes

. Excepté le premier texte sur Emmanuel Macron et les intellos, les petites chroniques suivantes sont parues sur mon compte Facebook aux dates indiquées entre crochets.

 Billet n° 455

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr

Lien avec ma page Facebook

Tweeter : @YvesFaucoup

   [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans le billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question. Par ailleurs, les 200 premiers articles sont recensés, avec sommaires, dans le billet n°200. Le billet n°300 explique l'esprit qui anime la tenue de ce blog, les commentaires qu'il suscite et les règles que je me suis fixées. Enfin, le billet n°400, correspondant aux 10 ans de Mediapart et de mon abonnement, fait le point sur ma démarche d'écriture, en tant que chroniqueur social indépendant, c'est-à-dire en me fondant sur une expérience, des connaissances et en prenant position.]

[Photo YF] [Photo YF]

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.