Covid: face à la propagande des patrons de bars et cafés

Alors que l'épidémie poursuit sa progression et que 1400 patients sont hospitalisés en réanimation , le seul thème obsessionnel mis en avant par les grands médias tourne autour des cafés et restaurants.

covid-chiffres-4-octobre

 

Alors que l'épidémie poursuit sa progression et que 1400 patients sont hospitalisés en réanimation , le seul thème obsessionnel mis en avant par les grands médias tourne autour des cafés et restaurants. Pas un mot quasiment sur la situation dans les écoles et les universités, dans les transports, dans les lieux de travail, dans les hôpitaux et EHPAD, dans les quartiers populaires...

Certes il s'agit d'une réelle branche économique et il est donc nécessaire de la prendre en charge.

Mais les communicants qui conseillent les dirigeants corporatifs de la profession mettent en avant d'autres éléments de langage, chargés de donner une tonalité d"intérêt général", plus avantageuse.

Selon ce discours, débité jusqu'au matraquage, les " jeunes" ne sont en sécurité que dans les bars. Si ceux ferment trop tôt, des événements terribles vont se produire dans les lieux publics ou en hiver dans les studios exigus et bondés de ces jeunes. Les beuveries et contaminations échapperont alors au contrôle bienveillant des patrons de bars, qui comme chacun le sait, sont avant tout préoccupés par la santé publique.

Tous ceux qui ont eu à travailler sur le discours des "alcooliers" reconnaissent les méthodes de communication de ce secteur, qui prétend se placer en organisateur et prescripteur de prévention. Il s'agit en réalité de bloquer toute mesure sérieuse visant à réduire la consommation et ses risques et ici de bloquer l'épidémie. Cette manipulation est encouragée par l'attitude des pouvoir publics, toujours complaisants face à ces professions si habituées à manier la proximité avec les ministères et certaines municipalités. L'attitude des maires de gauche de grandes villes, comme Marseille, Paris et Lille est révoltante. Le pire s'est produit à Marseille où les adjoints de la maire Benoit Payan et Samia Ghali ont même encouragé les patrons de bars à refuser d'appliquer des mesures de fermeture destinées à ralentir la circulation du virus. Samia Ghali poursuit d'ailleurs son œuvre démagogique en annonçant un prétendu " Conseil scientifique marseillais" patronné par Raoult.

Alors que nous tous besoin d'une défense claire et organisée contre la pandémie, qui menace particulièrement les plus vulnérables, ce sont encore et toujours les objectifs de la santé publique qui doivent déterminer les décisions publiques, au bénéfice du plus grand nombre.

voir nos articles récents sur le Covid :

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/270920/covid-deja-un-million-de-morts-besoin-urgent-de-mesures-efficaces

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/240920/covid-sortir-enfin-de-la-confusion

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/260820/masques-gratuits-rejetes-macron-attente-la-sante-des-enfants

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/250820/masques-gratuits-pour-les-enfants

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.