Face aux nouvelles infamies d'Edouard Philippe: dans la rue le 17.

Comme son mentor Juppé, il multiplie les menaces et provocations et endosse avec plaisir le rôle du " méchant" Opposons lui la solidarité sociale et l'unité.

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 Droit dans ses bottes

Après avoir pesé, avec Macron et Darmanin, pour un recul de l'âge de la retraite à 64 ans en plus de l'instauration des points, il a recours à la grosse ficelle des fêtes de Noël.


Rappelons que dès le 13 septembre, au soir d'une première grève qui a surpris les commentateurs et le gouvernement par son caractère massif, les organisations syndicales de la RATP et de la SNCF, poussées par les bases, ont annoncé le début d'un mouvement reconductible à partir du 5 décembre.

Le pouvoir, dans son mépris souverain, a alors laissé passer deux mois entiers, considérant qu'il s'agissait d'un feu de paille de secteurs et d'organisations affaiblis. Puis est venue la deuxième surprise du grand succès de la journée du 5 décembre avec ses 800 000 manifestants.

Malgré cela, le gouvernement a continué à jouer le pourrissement et la propagande contre les "privilégiés" de certains régimes particuliers et a même ajouté le recul de la retraite à 64 ans.

Il a ainsi replacé la CFDT dans le camp d'une contestation conditionnelle mais réelle.

Du coup les mêmes qui au gouvernement fustigent les régimes spéciaux ont perpétué spécifiquement celui des policiers, y compris pour ceux qui ne sont pas sur le terrain. Or ce régime est exactement le même que celui de la RATP et de la SNCF 

Ils ont aussi fait quelques concessions salariales aux enseignants. Les cibles sont ainsi clairement désignées: faire passer une réforme nuisible pour toutes et tous les salarié.e.s tout en approfondissant les divisions par la stigmatisation des cheminots et des conducteurs de métro.

Unité, solidarité

Face à cette offensive qui se veut rouleau compresseur, c'est encore et toujours la solidarité sociale et le refus des solutions néo-libérales qui peuvent aider à sortir de cet affrontement. Il faut dire et répéter que les secteurs en grève depuis 10 jours n'aspirent pas à la prolonger. Ce sont eux et elles qui supportent les conséquences financières et psychologiques les plus lourdes. Les difficultés des autres salariés pour se rendre au travail et en revenir sont également au centre de leur préoccupations. La mobilisation prolongée dans le secteur de la santé montre à quel point ce gouvernement agit quotidiennement contre l’intérêt public et ne fait des concessions que quand il y est contraint et forcé.

L'ampleur de la journée nationale du 17, qui devrait voir se mêler tous les secteurs et toutes les organisations, est donc cruciale.

Agissons tous et toutes pour son succès.

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Voir nos articles précédents

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/091219/la-reforme-des-retraites-revelee-par-les-scandales-de-delevoye

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/081219/edouard-philippe-se-moque-du-monde

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/041219/ratp-des-privilegies-qui-souffrent 

https://blogs.mediapart.fr/albert-herszkowicz/blog/261119/5-decembre-les-mensonges-de-macron-et-dominique-caissiere-dans-un-supermarche

 

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