Liens , FI , asile et immigration

contre proposition de loi des députés de la france insoumise , contre la loi asile et immigration .(et quelques liens) et stockage de billets et de liens sur le même sujet . ou proche genre sur sarah wagenknecht

"La barrière est nette avec l'extrême droite: les électeurs du RN, je veux qu'ils votent pour nous. Mais je leur répète, chez moi comme ailleurs: l'adversaire, ce ne sont pas les réfugiés, les assistés, les immigrés, ce sont les actionnaires." François Ruffin

 

 

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/loan-torondel-je-nai-commis-aucun-delit (criminalisation des aidants )

 

http://www.cadtm.org/L-Aide-publique-au-developpement-detournee-pour-durcir-les-politiques

L’Aide publique au développement doit en principe financer des projets dans les pays du Sud pour lutter contre la pauvreté et appuyer leur essor économique. De plus en plus, les budgets alloués sont en fait utilisés pour des politiques de contrôle migratoire. L’augmentation de façade de cette aide s’explique ainsi en partie par son détournement pour stopper les personnes migrantes aux portes de l’Europe. Un nouvel exemple en est le « Fonds fiduciaire d’urgence » de l’Union européenne [1]. Explications de Jérôme Duval, du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM)

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la suite en cliquant ci dessus ...

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https://blog.mondediplo.net/appels-sans-suite-2

https://www.revue-ballast.fr/frederic-lordon-dire-ensemble-la-condition-des-classes-populaires-et-des-migrants-1-3/

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https://lafranceinsoumise.fr/app/uploads/2018/04/propositions-alternatives-projet-loi.pdf

 

I - Définir une politique migratoire concertée à l’échelle internationale et européenne
A - Pour une gestion mondiale des migrations
B - Pour une politique européenne de solidarité
1) La nécessaire suspension des accords de Dublin et la renégociation ...
2) L’impératif de renégociation des accords du Touquet

II - Accueillir dignement les personnes migrantes
A / L’échec du morcellement des structures et du durcissement répressif
B / Pour un accueil inconditionnel respectueux des droits fondamentaux [...]
1) Un accueil coordonné au niveau national
2) Se donner les moyens d’un accueil spécifique des mineur•e•s
3) Valoriser les initiatives citoyennes et les solidarités en réseaux

III - Garantir le droit d’asile [et l'élargir]
A/ Garantir une procédure ... respectueuse des droits des personnes étrangères
B/ Création de nouveaux statuts pour répondre aux défis contemporains

IV - Dépénaliser le séjour irrégulier [...]
A/ Une véritable politique d’hospitalité et de solidarité
B/ Une même justice pour tous et toutes

V - Donner aux migrant•e•s les moyens d’une insertion ... réussies
A/ Améliorer l’obtention des titres d’entrée et de séjour des étrangers
B/ Favoriser la citoyenneté
1) L’apprentissage de la langue
2) L’exercice d’une citoyenneté pleine et entière :
droit de vote et droit du sol

 

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le pc n'ont plus n'est pas pour la totale liberté d'installation il en parle seulement comme d'une "perspective"  http://international.pcf.fr/sites/default/files/manifeste-web_1.pdf

 

les eelv non plus

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/08/25/25002-20150825ARTFIG00068-migrants-la-patronne-d-eelv-prone-l-accueil-de-tout-le-monde.php

dans le titre cosse parle bien d'accueillir "tout le monde" mais parle de gens qui n'ont pas le choix  , de capacité d'accueil forte , mais pas de totale liberté di'nstallation .

 

https://eelv.fr/pour-une-politique-de-limmigration-conforme-au-respect-des-droits-fondamentaux/

eelv parle "dextension du droit de séjour"  comme fi  , "pour aller vers la liberté dinstallation"  .. juste une perspective , comme le pc .

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http://www.lefigaro.fr/politique/2018/09/26/01002-20180926ARTFIG00291-eric-coquerel-invite-du-talk.php

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 https://www.nouvelobs.com/politique/20180906.OBS1911/clementine-autain-je-ne-suis-pas-convaincue-par-l-approche-de-sahra-wagenknecht.html

 https://www.nouvelobs.com/politique/20180906.OBS1909/france-insoumise-et-immigration-le-discours-de-sahra-wagenknecht-est-de-salubrite-publique.html

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https://mobile.lesinrocks.com/2018/06/21/actualite/letude-qui-tord-le-cou-aux-idees-recues-sur-les-migrants-111097043/ 

https://www.politis.fr/articles/2018/06/comme-le-pen-aurait-fait-38924/

https://www.facebook.com/guillaume.duvalaltereco/photos/a.347528705371770.1073741826.347528652038442/859333107524658/?type=3

 

https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/31655390_586900875024028_7634803585573715968_n.jpg?_nc_cat=0&_nc_eui2=v1%3AAeEOYVzbtvZIh95jck_nXzDXDPAYEopg_UfpBQojDiohuqD0T-cY7U0ksQhViWfVQ7B4O2K1xiRCVWErKHSDzJ5YYLmlrSUV9200tvRx3FoAPg&oh=c31de2f8f39ec98b49b89c98a0899e6b&oe=5B94B81B

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toubon

https://www.nouvelobs.com/monde/migrants/20180417.OBS5280/toubon-s-alarme-des-conditions-de-vie-inacceptables-de-migrants-a-paris.html?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1523947585

 

https://www.facebook.com/LCP/videos/10156854451066336/

 

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http://www.regards.fr/politique/article/migrations-le-debat-pas-la-guerre-reponse-a-jean-luc-melenchon

" Le débat politique n’est pas la guerre. Tout désaccord n’implique pas la haine et la rupture. En politique, la formule du "Qui n’est pas avec moi est contre moi" est la plus mauvaise des conseillères.

  • ( certes mais  la question est "qui joue à qui n'est pas avec moi est contre moi  ? " , on a bien vu ici que des commentateurs considéraient que fi et leur parti était "dans deux camps opposés" , si tant est que leur attaques mensonges et trucages depuis plusieurs années ne suffisaient pas à le comprendre  )

Dans son blog en date du 8 octobre, Jean-Luc Mélenchon s’en prend au Manifeste pour l’accueil des migrants. Il cible la responsabilité de ses initiateurs éditoriaux, Mediapart, Politis et Regards. Il oublie qu’un texte ne vaut pas d’abord par ceux qui l’écrivent, mais par ceux qui s’y reconnaissent : aujourd’hui, ce sont 50.000 personnes et un nombre impressionnant d’associations et de journaux. Tout ce monde n’est pas un ramassis de gogos abusés, engagés malgré eux dans on ne sait quelle croisade contre tel ou tel parti ou mouvement. Les signataires prennent parti sur un point et sur un seul : ils ne veulent pas laisser l’extrême droite pourrir l’espace public européen par ses idées sur l’immigration.

  • ( fi non plus ils ne veulent pas laisser l’extrême droite pourrir l’espace public européen par ses idées sur l’immigration. c'est pourquoi ils ont un programme et des actions des députés bien clair sur le sujet et qu'ils signent sans mégoter l'appel pour l'aquarius qui arrive lui à 250 000  )

Ne pas se tromper d’adversaire

  • ( absolument  : ne pas se tromper d'adversaire  .... )

Je n’ai pas à répondre au nom de qui que ce soit et ne le ferai donc qu’en mon nom propre. Je rappelle tout d’abord que ce texte, dans sa formule initiale, n’a été signé que par des personnalités de la culture, des arts et du monde associatif. Il n’y avait volontairement pas de responsables politiques dans les 150 premiers signataires et il n’était pas question que sa rédaction et sa diffusion soient, au préalable, soumises à l’appréciation de quelque Bureau politique que ce soit. Il est tout de même incroyable que, en 2018, je sois obligé d’énoncer ce rappel démocratique minimal. Ne pas en avoir informé les autorités de la FI, pas plus que n’importe quelle autre instance, est-il un signe de défiance ? Faudrait-il que Mediapart, Politis et Regards s’excusent de ne pas avoir informé les partis ? Mais dans quel pays vivons-nous ?

J’ajoute que je n’ai pour ma part rien à dire contre le programme de la France insoumise. Il est dans la lignée directe des propositions qui ont été celles la gauche de gauche depuis au moins le début de ce siècle. Je n’ai rien contre l’activité du groupe parlementaire FI : avec celles et ceux du groupe constitué par le PC, ses membres mènent le combat contre tous les aspects de la politique Macron, y compris sur le dossier des réfugiés et sur la politique européenne de gestion des flux migratoires.

Je n’ai pour ma part jamais taxé Jean-Luc Mélenchon et la FI de complaisance à l’égard du Front national.

  • ( si roger martelli se sent obligé de faire cette précision c'est qu'il est bien conscient que beaucoup de gens le font !! ... malheureusement il oublie cet état de fait dans la suite de sa réponse ... ! )

En revanche, j’ai critiqué ouvertement les propos tenus par Djorge Kuzmanovic qui, eux, me paraissaient très critiquables, sur la référence allemande, sur la question migratoire et sur les questions dites "sociétales". J’aurais aimé alors que Jean-Luc Mélenchon prenne, sur le fond et non sur la méthode, ses distances avec celui que l’on présentait alors, à tort ou à raison, comme son "conseiller". Il ne l’a pas fait.

Du temps où j’étais membre du PCF et de sa direction, j’ai pris l’habitude de dire ce que je pensais devoir dire. On ne manqua pas alors, à bien des niveaux, de me faire savoir que je participais à d’odieuses campagnes de dénigrement contre le parti et que, ce faisant, je jouais contre mon camp. Cela ne m’a jamais intimidé et j’ai, aujourd’hui encore, la faiblesse de penser que ce n’est pas de mes propos de l’époque que le parti a souffert, mais plutôt d’un certain autisme et d’une culture détestable de la citadelle assiégée.

Voilà des années que je dis et que j’écris mon inquiétude de ce que l’extrême droite ait imposé son obsession de l’identité, la peur viscérale de "ne plus être chez soi", le désir de protection contre un ennemi que, faute de visibilité des responsables vrais, on situe classiquement du côté de l’autre, de l’étranger, du migrant. J’ai souvent écrit mon regret de ce qu’une partie de la gauche baisse la garde. J’ai trouvé cette tendance dans la "Gauche populaire" du PS, dans le "Printemps républicain" avec lequel Emmanuel Maurel a naguère flirté, dans les publications de Laurent Bouvet sur « l’insécurité culturelle » et la nécessité de « comprendre » les angoisses des « petits Blancs », dans les propos de Jean-Claude Michéa brocardant la gauche dite « sociétale » et rêvant du retour au village, dans les développements de Christophe Guilluy expliquant que le clivage du « centre » et de la « périphérie » l’emportait désormais sur le clivage dominants-dominés, dans les dérives de Jacques Sapir affirmant que, dès l’instant où la question de la souveraineté nationale était centrale, le rapprochement des "souverainistes" des deux rives était possible.

  • (mélenchon a déjà expressément refusé l'offre du rapprochement des souverainistes des deux rives en 2015 , proposée par chévenement )

Voilà qui fait beaucoup d’exemples et qui justifie largement, me semble-t-il, que le Manifeste évoque la « petite partie de la gauche » tentée de prendre au sérieux les « questions » posées par l’extrême droite. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon fait-il comme si ce membre de phrase le concernait ? À trop y insister, ne risque-t-il pas d’accréditer l’idée que ses propos peuvent effectivement relever de cette mise en garde ?

  • (   Là roger martelli a oublié sérieusement tout les tirs de barrages important contre fi , et l'affaire brossat n'étant pas la première ,  tout abonné à mdp a pu voir les attaques contre fi , et bien avant ce manifeste  )

Pour l’éviter, et plutôt que de vitupérer le Manifeste, il serait mieux inspiré de dire clairement ce qui l’éloigne des tentations énoncées ci-dessus, comme des énoncés de Djordje Kuzmanovic. Dès cet instant, on pourrait enfin débattre de vraies questions et de désaccords éventuels, qu’il ne faut sans doute pas sous-estimer, mais dont rien ne dit au départ qu’ils vont installer des lignes de fracture au sein de la gauche de rupture.

Peser les termes de la question migratoire

Le premier débat concerne la manière de penser aujourd’hui les phénomènes migratoires sous le seul prisme de la contrainte. Ce n’est pas faux dans l’absolu : la grande majorité des départs, et pas seulement au temps du capitalisme dominant, ont historiquement été motivés par l’exigence du mieux vivre, quand ce n’était pas celle de la survie. Mais le paradoxe de l’histoire est que ces mouvements contraints n’ont pas été pour rien dans la marche en avant de l’humanité. Que serait devenue l’Europe sans l’apport de vagues incessantes de migrations ? Les États-Unis seraient-ils devenus une grande puissance, s’ils n’avaient pas été un melting pot ? La France se serait-elle enrichie de son industrie et de son cadre urbain, sans les apports stimulants de l’exode rural, puis de l’immigration extérieure ? L’histoire a fait des migrations à la fois une douleur et une plénitude, le fruit du dénuement et la possibilité d’y échapper durablement. Que l’immigration pose des problèmes, aux sociétés de départ comme aux sociétés d’accueil, est une chose ; qu’elle soit en elle-même un problème en est une autre. Entre les deux affirmations, la ligne de partage est celle du vrai et du faux.

  • (et bien pas de problème , on est bien sur la même ligne )

Je reviens sur la question des migrations contraintes. Qu’il faille réduire la part de cette contrainte est d’une évidence désarmante. Comment pourrait-on s’opposer à des politiques qui ont pour objectif de réduire la spirale des inégalités, des discriminations et des gaspillages qui sont le lot de nos sociétés contemporaines ? Comment ne pas tout faire pour réduire le poids de cette conflictualité incessante, qui épuise l’Afrique et ses peuples et que nourrissent les intolérables trafics d’armes, dont les grandes puissances font ouvertement et impunément commerce ? Comment dès lors contourner la nécessaire boussole de l’anticapitalisme ? Mais si l’on suit cette piste, ne nous cachons pas qu’il faut le faire de façon conséquente et jusqu’au bout. "L’aide au développement" est une nécessité, mais n’est qu’un simple correctif à la spirale inégalitaire. La règle de la "protection" partielle d’un territoire peut-être un passage obligé ; mais l’absolutisation de la protection, c’est-à-dire le "protectionnisme" est une impasse, quand bien même on y ajoute un adjectif – "solidaire" - qui le contredit. En bref, la protection, oui ; le protectionnisme, non.

  • ( Là encore je me permet une remarque : la nécessité de protection comme passage obligé , mais pas comme une absolutisation , c'est bien ce qui a voulu être exprimé dans "un protectionnisme solidaire"  , c'est bien ce qui a voulu être exprimé en rajoutant solidaire : la protection (puisque ce vocable est préféré) est sur base sociale et environnementale et non de manière absolue ;  et donc non il n'y a pas lieu de voir une  différence ici )

S’attaquer à la puissance de la finance est une nécessité historique et la gauche au pouvoir s’est cassé les dents à s’accommoder de ses contraintes au lieu de la combattre. Mais ce combat est un processus global de long souffle. Et, en attendant qu’il soit parvenu à son terme, que fait-on ? Le flux des migrations – au demeurant exagéré par l’extrême droite et ses fantasmes de "l’invasion" – va-t-il se résorber et se tarir à court et à moyen terme ? L’expérience en cours montre que ce n’est pas vrai. L’amorce de développement des "émergents" n’affaiblit pas la tendance au départ, mais la stimule au contraire, car ceux qui partent vers les destinations les plus lointaines – les nôtres – ne sont pas les plus indigents.

Dans un premier temps, le développement ne ralentit donc pas les déplacements, mais accentue leur caractère inégalitaire : les plus pauvres – et notamment les réfugiés – se déplacent vers les pays pauvres du "Sud", les moins pauvres vers les pays du "Nord". De la même manière, il faut certes espérer que des mesures seront prises, dans l’urgence, pour éviter la dégradation incessante des équilibres climatiques. Mais, même dans l’hypothèse où cette rupture intervient dans le très court terme, il faudra un certain temps pour enregistrer leurs effets globaux. Nous devrons donc faire face à des risques de déplacements massifs de population provoqués par des catastrophes écologiques ou des conflits locaux. Nous le devrons d’autant plus que tout volontarisme doit mesurer ses limites, s’il ne veut pas s’abîmer dans le renoncement, dès le premier obstacle venu. Sur la question de l’aide à l’Afrique, par exemple, la France peut beaucoup, infiniment plus qu’elle ne le fait aujourd’hui. Mais elle ne réglera pas à elle seule l’une des questions les plus capitales, celle du devenir de ce continent africain dont on sait qu’il sera celui du XXIe siècle, comme l’Europe fut celui du XIXe siècle et l’Asie celui du XXe siècle.

Auquel cas, je me permets de poser à nouveau la question à laquelle il n’est pas répondu pour l’instant. Si les flux de migrations se maintiennent, que ferait une France choisissant la voie de la rupture ? Continuera-t-elle d’accepter l’infamie qui voue les pays du Sud à recevoir 80% du flux des réfugiés ? Et si elle constate la persistance de flux de ce type en direction de l’Europe, comment réagira-t-elle ? Suivra-t-elle la logique égoïste à courte de vue de l’Union européenne et de ses États ? A fortiori, laissera-t-elle se généraliser la logique inadmissible, inhumaine et irréaliste de ceux qui prônent le blocage des frontières ?

  • ( Roger Martelli a bien dit qu'il n'avait rien à redire au programme de fi  , y compris sur le dossier des réfugiés et sur la politique européenne de gestion des flux migratoires. Donc non , elle ne généralisera pas la logique inadmissible, inhumaine et irréaliste de ceux qui prônent le blocage des frontières , - pourquoi alors se permettre de poser à nouveau cette question , comme ça , dans une réponse à mélenchon . en disant qu'il n'est pas répondu pour l'instant  ? .. ben si c'est répondu dans le programme et dans l'action des députés que roger martelli approuve ..  ne pas se tromper d'adversaire donc... hein -   )

"no border" de qui se moque ton ?

Venons-en, d’ailleurs, à cette question des frontières et du chiffon rouge du "no border", repris par Jean-Luc Mélenchon. Il est en fait facile de s’inventer des ennemis qui, peut-être, n’existent pas, et en tout cas pas chez ceux que l’on désigne explicitement ? Au fond, le leader de la France insoumise, laisse entendre qu’il n’y a que deux options possibles, quand on pense la frontière. D’un côté, le no border qui est renvoyé aux limbes de l’utopie, de l’autre « l’éloge de la frontière » cher à Régis Debray.

  • ( roger maetelli n'a pas non plus là suivit les débats sur mdp , et les quelques commentateurs qui ont été les plus virulents : c'est bien à chaque fois une totale et inconditionnelle ouverture des frontières qui a été réclamée et qui a servi de base à déclarer la fi méchante méchante tant qu'elle ne déclarait pas cette totalité et cette inconditionnalité )

Je n’ai nulle envie, et depuis longtemps, de m’enfermer dans ce dualisme. La frontière n’est pas une réalité naturelle, mais une construction historique, imposée à la fin du XVIIIe siècle et généralisée aux XIXe et XXe siècles. Politiquement, elle désigne la limite à l’intérieur de laquelle se dénombrent les composantes du peuple souverain et où s’exerce la souveraineté politique. Par fondation, la frontière est à la fois inclusive (le territoire de la citoyenneté partagée) et exclusive (la distinction du national et de l’étranger). Elle a nourri aussi bien le patriotisme démocratique que le nationalisme d’expansion et le chauvinisme cocardier.

Aujourd’hui, la frontière est dans une contradiction. D’un côté, elle est relativisée par la fluidité des échanges commerciaux et financiers et par la montée des déplacements humains de tous types. D’un autre côté, cette fluidité est contredite par le contrôle étroit de la mobilité des personnes. La frontière devient ainsi tout à la fois un lieu flou d’échanges, une sorte d’hypermarché frontalier et une clôture qui prend volontiers la forme d’un mur. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

La nation, bien délimitée par ses frontières, reste un cadre de souveraineté qu’il ne sert à rien de vouloir rayer d’un trait de plume. Mais l’apologie de la frontière, en privilégiant la différence et l’identité au détriment du commun et de l’égalité, risque aujourd’hui de donner de l’eau au moulin de l’esprit de fermeture et au fantasme de la protection absolue. La question la plus décisive n’est donc pas de savoir s’il faut garder la frontière ou la détruire, à court terme en tout cas – à long terme, l’utopie d’un monde sans frontières reste une nécessité. L’essentiel est plutôt de dire quelle conception on a de la frontière : simple bornage du lieu d’exercice d’une volonté commune ou symbole intangible d’une fermeture à un extérieur vécu sur le registre de la menace ?

  •  ( bien sûr , bien d'accord , et donc les fi ont bien la conception du simple bornage du lieu d'exercice d'une volonté et non fermeture à un extérieur vécu comme une menace - moyennant que  le monde capitaliste est une menace , à l'intérieur certes mais aussi celui de l'extérieur -  )

Si c’est cela le choix nécessaire et s’il faut privilégier son second terme, je complète les questions précédentes, très concrètes, que ne peuvent esquiver ceux qui aspirent au pouvoir. S’il s’avère demain, une gauche bien à gauche une fois installée « aux affaires », que les énormes mesures existantes de contrôle s’avèrent incapables de réguler complètement les passages, que fera-t-on ? Continuera-t-on la spirale européenne prônée par Frontex, en accroissant démesurément les techniques de contrôle, de répression et de refoulement ? Cherchera-t-on à maintenir au maximum les plus pauvres chez les déjà pauvres ? Ou bien se résoudra-t-on à suivre la seule politique possible à l’intérieur de nos frontières : la liberté de circulation, l’accueil, l’égalité d’accès de tous à des droits étendus, l’inversion des logiques de flexibilisation, de précarisation et de recul des services publics et l’extension de la citoyenneté à l’ensemble des résidents ?

  • non , le programme de fi , dont Roger Martelli  n'a rien à redire  , refuse expressément frontex et sa répression )

Pas de cadeau à l’extrême droite

Cessons donc d’agiter les sujets qui divisent au lieu de rassembler : protectionnisme contre libéralisme, "pro border" contre "no border", souverainisme contre fédéralisme. Sur la question des migrants, en revanche, l’alternative est simple. L’extrême droite fait son fonds de commerce de l’affirmation selon laquelle l’immigration est une plaie dont la résorption conditionne la possibilité de toute politique en faveur des "nationaux". Face à elle, il n’y a pas d’autre solution que d’affirmer que l’immigration n’est pas un problème, mais une chance et cela jusqu’à aujourd’hui. Si elle pose des problèmes, c’est parce que nous sommes dans un monde, dans une Europe, dans une France où l’on préfère la liberté des circuits financiers, la libre circulation des marchandises à la libre circulation des hommes, où l’on préfère la dérégulation et la privatisation à la stabilité des statuts et à l’appropriation sociale. Un monde, une Europe et une France, où l’on préfère la peur et le repli identitaire à la solidarité et à la mise en commun.

Accepter ou refuser : cela s’appelle un choix de société. Le Manifeste appelle en creux à faire ce choix. Qui, à gauche, peut se permettre de mégoter sur les possibles politiques que cela ouvre ? La montée de l’extrême droite européenne oblige en effet à poser en grand la question des dynamiques politiques nécessaires pour la contrer. On ne peut s’en remettre à la droite pour cela : elle est en train de craquer devant la pression de ses extrêmes. Se confier aux rassemblements plus ou moins centristes, en vitupérant les "extrêmes" qui se touchent ? Impossible : c’est cette logique d’accommodement qui a radicalisé la droite en épuisant la gauche. Si quelque chose se passe, c’est donc à gauche qu’on l’observera. Mais dans quel rapport à l’extrême droite ? En contournant le problème, en expliquant que la question migratoire n’est pas la question centrale ? En concédant à cette extrême droite qu’elle met au centre la question du peuple de sa souveraineté ? Pour ma part, je ne pense pas cette façon de faire recevable. Je la crois même dangereuse. 

  •  ( Non là je ne suis pas d'accord , expliquer que la question migratoire n'est pas la question centrale est une chose saine et importante à faire , d'autant vu le comportement des exagérés de mdp  qui ne sont pas imaginaires et qui font bicher le fn , devant tant de nos bisbilles , -- et cela ne  concède en rien la question de la souveraineté populaire au fn -- )

L’extrême droite se bat en démontant pièce par pièce ce qui la porte, ses pratiques, ses projets, mais aussi ses idées et ses mots. Pas plus en Italie, qu’en Hongrie, qu’aux États-Unis ou en France, la logique souverainiste de l’exclusion ne protège les peuples. Au contraire, elle accroît les inégalités, les tensions et les frustrations. Il en est de même pour la philosophie frontiste des migrations : on ne transige pas avec elle, ni dans les mots ni dans les actes.

L’immigration n’est pas un problème ; l’environnement global des politiques qui l’entourent en est un, et de taille. Ne créditons pas l’extrême droite de ce qu’elle a raison en recouvrant les deux. ( roger martelli )

 

allez , on laisse ouvert pour voir ...

 

 

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https://www.monde-diplomatique.fr/2018/11/RIMBERT/59232

 

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https://youtu.be/ENHc6-JR904  (rt interdit :  levy kuzmanovic regards et un libéral  )

https://blogs.mediapart.fr/alberteins/blog/031118/manifeste-pour-laccueil-des-migrants-interdit-dinterdire

 

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https://www.facebook.com/h2115511515155151515151/videos/10215487317670454/

 

" [...] mélenchon , il a des convictions politiques qui font que jamais il n'appellera à voter pour le front national ". (b tapie)

 

sinon rappelons que le point unique et essentiel du programme du front national c'est contre les étrangers contre les immigrés ou fils d'immigrés notamment ceux venant de pays musulmans  , et donc que de toute façon les question économiques sont subalternes pour eux et que donc ils sont capables de dire tout et son contraire sur la fiscalite et l'économie .. et donc aussi sur l'europe :

https://melenchon.fr/2019/01/20/le-pen-rejoint-lunion-europeenne/

on rapellera donc que sur le point principal qui est les migrants , lepen et mélenchon s'opposent à l'opposé . et que macron n'est pas très opposé à lepen du coup là ( aquarius , droits d'inscriptions , difficultés rajoutées pour les demandes d'asiles , immigration choisie quotas à la sarkozy ) :

vous avez ici ** un fn qui risque l'apoplexie en éructant "immigrationniste immigrationniste "   .... Comment certains peuvent croire qu'il y aurait possibilité d'alliances ? où en est on rendus pour que ça fasse le tour des rédactions des médias sans vergogne et sans peur du ridicule ?

 

 

** vannier face à un fn   (j messiha ) : en tout cas pour tout ceux qui prétendent voir un rapprochement fi-fn sont à la masse , on voit bien les antagonismes clairs et indépassables ... https://www.youtube.com/watch?v=fDO7xcGm2Iw&feature=youtu.be

https://twitter.com/slegrain75/status/1084387694610923520

 

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mélenchon intervention sur mayotte .

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https://www.moustique.be/22244/moi-dounia-hebergeuse-de-migrants-arretee-menottee-emprisonnee

extraits : "Un dimanche d’octobre dernier à 5h30 du matin, dans son appartement ixellois, elle est réveillée par des bruits et des faisceaux de lumière qui proviennent de la cage d’escalier....J’ai ouvert la porte et j’ai dit: "Mais qu’est-ce que vous faites ?!". Et là, il y avait 15 policiers en gilet pare-balles qui rushent à l’intérieur. Deux ou trois m’ont sauté dessus, m’empoignent, me poussent contre le piano, et on me fait une clef de bras. Douloureuse, donc je crie. Immédiatement, ils hurlent à leur tour "Elle résiste, elle résiste! Note-le, écris-le, elle résiste !" ......l’urine, les excréments, le vomi. Ca sent fort. Et à l’intérieur des cellules, c’est encore pire....Après un moment j’ai tellement froid, que, peu à peu, j’utilise la couverture puante et presque raide de saleté. Je tombe peu à peu en léthargie. J’y suis restée à peu près 30 heures, avec une bouteille d’eau et un sandwich."

....

 

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c'était en 2015 , trois ans avant la cabale contre sarah wagenknecht , et donc , anne sabourin , pcf , dit la même chose que wagenknecht ... visiblement brossat a manqué un épisode .

 

https://www.marianne.net/monde/et-la-droite-allemande-tente-dexploiter-le-chomage-des-refugies

Allemagne : exploitation en perspective des réfugiés

Par Yannis Benzaïd

Publié le 25/11/2015 à 20:37

 

 

 

96%, c’est la proportion de réfugiés outre-Rhin qui n’a pas trouvé d’emploi sur l’année écoulée. Mais c'était sans compter sur le grand patronat, très ému de la situation, pour insuffler quelques idées aux franges les plus libérales de la politique allemande.

96%, c’est la proportion de réfugiés outre-Rhin qui n’a pas trouvé d’emploi sur l’année écoulée. Au sein de la CDU (parti libéral d’Angela Merkel), certains s’emparent de ce chiffre pour proposer de revoir le montant du salaire minimum à la baisse - fixé à 8,50 euros brut de l’heure depuis son instauration en janvier. L'enfer étant pavé de bonnes intentions, intégrer ces petites gens passera par en faire des travailleurs à bats coûts.

Dans ce pays en mal d’enfants, où l’on estime à 1,8 millions le nombre de postes vacants d’ici 2020, les patrons allemands dits « enthousiastes » à l’idée d’accueillir un réservoir de main d'œuvre auraient déchanté à l'automne, face aux vagues migratoires de plus en plus massives. En septembre, le quotidien FAZ évalue le coût des 800.000 migrants à accueillir à 10,5 milliards d’euros. Il n’en fallait pas plus aux grandes âmes pour reconsidérer leur hospitalité, et voir en elle « un potentiel fardeau à long terme pour les contribuables allemands ». Das heißt : la charité chrétienne a ses limites.

Les voilà donc souffler à la CDU l’idée de renforcer le système Hartz - cette réforme du marché de l'emploi favorisant la précarité, et ses fameux emplois à 1 euro symbolique de l’heure insufflés dix ans en çà par l’ancien DRH de Volskwagen - et la mise en place d’un certain « régime d’exception » réservé aux réfugiés...

Bien que la notion reste imprécise, une partie de la droite réfléchirait à réduire les prestations sociales et supprimer la réglementation concernant l'âge de la retraite (fixé à 63 ans) comme le rapporte Sevim Dagdalem, députée Die Linke (coalition de gauche allemande) au Bundestag. Elle dénonce : « c'est la promotion de l'inégalité et du racisme ; en plus d'une fructification [à peine voilée] de la situation critique de ces réfugiés ». De fait, fin octobre, le patron allemand d'Airbus réclamait sans vergogne une dérèglementation du marché travail avec, entre autres, des exceptions au salaire minimum pour certaines catégories de personnes et plus de flexibilités avec les contrats courts "parce qu'il vaut mieux entrer sur le marché du travail avec un emploi mal payé que d’être condamné à l’assistanat".

Anne Sabourin, représentante du PCF au parti de la gauche européenne (PGE) s'indigne : « C’est la création d’une sous-catégorie de travailleurs sous-payée, sous-formée, taillable et corvéable à merci ! Nulle question de dignité humaine dans tout ça, mais bien de profiter de la précarité de ces hommes pour mieux les niveler par le bas… Voilà le caractère exceptionnel de l’idée. ».

Eva Bulling-Schröter, députée de l'opposition allemande, fustige la politique à courte vue du gouvernement : « Lorsque des travailleurs sont exclus du salaire minimum, une pression concurrentielle est produite : les réfugiés et les travailleurs allemands modestes sont montés les uns contre les autres. Depuis l'introduction du [SMIC allemand], une grande part de la CDU a tout mis en oeuvre pour le renverser, bien qu'il n'ait pas d'effet négatif sur le marché du travail et qu'au contraire, les salaires plus élevés stimulent l'économie nationale et apportent des revenus dans les caisses publiques - pouvoir d'achat oblige ».

Alors que le pays avoisine le million de migrants, Anne Sabourin ajoute : « Il n’y a pas un million d’emplois vacants ! Il est donc urgent d’en créer et l’Allemagne a les moyens de mener une réelle politique d'investissement. Mais rien n'est fait de côté-là, alors même que Die Linke fait des propositions qui mériteraient d’être étudiées : ne serait-ce que la réduction du temps de travail [40 heures par semaine pour l’instant, ndlr] qui permettrait de faire de la place aux réfugiés comme aux chômeurs allemands ».

La coalition de gauche Die Linke tire à boulets rouge sur la politique d’intégration de la chancelière et dresse un diagnostic accablant : ces hommes, heurtés à la barrière de la langue allemande, « n’ont pas la moindre chance sur le marché du travail ». Heinz Bierbaum, dirigeant de Die Linke, réclame du gouvernement des mesures on ne peut plus concrètes comme des cours d’alphabétisation et ce, pour tous ; réfugiés et migrants. La Banque Mondiale estime par exemple à 53% le taux d’analphabétisme des migrants afghans de 14-24 ans. On aime mieux croire fortuit que Thomas de Maizière, ministre allemand de l'intérieur, ait jugé «inacceptable » le nombre de demandeurs d’asile venus d’Afghanistan, en particulier (pourtant pas les plus nombreux) et les ait convié à rebrousser chemin, à « rester dans leur pays pour le reconstruire »...

Pour l'heure, ce « système d’exception » prôné par un patronat ploutocrate et une partie du CDU reste voeu pieux ; Andrea Nahles, la ministre de l’emploi et sociale-démocrate, continue de faire barrage à leurs propositions. La question de l'accueil et de l’intégration des réfugiés reste sans réponse, portant à son paroxysme les tensions entre les partis composant la coalition formée en 2013. Plusieurs réunions ont eu lieu pour élaborer d'un commun accord la politique à suivre : toutes se sont soldées par un échec tant les divergences sont profondes - parfois même au sein de la droite ; entre la CDU et sa petite soeur la CSU. D’aucuns menacent même d’en finir avec cette coalition et prévoient avec sérieux « la fin de l’ère Merkel ». Dont acte.

(((( en 2015 marianne espérait encore que les divisions ferait capoter ce projet ... raté ,  : c'est fait : http://www.europe1.fr/international/migrants-lallemagne-cree-des-emplois-a-80-centimes-de-lheure-2828170  )))))

 

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sinon les vrais propos de sarah wagenknecht :

http://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492

Check News a traduit pour vous plusieurs extraits d'interviews et de discours, où Sahra Wagenknecht expose sa vision d'une politique d'immigration en Allemagne.

Question posée par le 04/09/2018

Bonjour,

Vous nous avez demandé le verbatim en français des propos polémiques de Sahra Wagenknecht.

En ce mardi 4 septembre 2018, la femme politique allemande, figure important du parti Die Linke, lance un nouveau mouvement politique nommé Aufstehen (en français: Debout), qui intéresse la presse étrangère.

Ainsi Le Monde parle de «l’émergence d’une gauche antimigrants», le HuffPost titre «un mouvement politique de gauche radicale et anti-migrants lancé en Allemagne», Libération note au sujet de Wagenknecht que «l’une des cadres de Die Linke va lancer début septembre un mouvement qui reprend les accents de l’extrême droite sur la question migratoire» et Grazia ose même la présenter comme «l’Allemande à cheval entre Mélenchon et Le Pen». Dans ces articles, on peut lire que cette égérie de la gauche radicale allemande a décidé de défendre une politique antimigrants pour récupérer le vote des électeurs des couches populaires qui se seraient tournées vers le parti d’extrême-droite Alternative für Deutschland (AfD).

Vous souhaitez savoir ce que propose ou du moins ce que déclare exactement Sahra Wagenknecht sur le sujet de l’immigration. Check News a donc consulté ses discours et ses interviews récents sur ces sujets et publie ici des extraits traduits :

Pour un respect du droit d’asile, dont il faut combattre les causes, mais critique d’une immigration de travailleurs étrangers

On peut résumer ses positions ainsi. Sahra Wagenknecht défend le droit d’asile dans sa forme actuelle et s’est opposée à son durcissement. Elle estime cependant que pour régler la crise des réfugiés, il ne suffit pas d’ouvrir les frontières du pays, mais de traiter les causes, qui justifient que des personnes quittent leur pays en guerre. Ainsi elle est contre la vente d’armes à des pays étrangers, notamment la Turquie ou l’Arabie Saoudite.

En ce qui concerne les immigrés, qui ne relèvent pas du droit d’asile, elle estime qu’une position d’ouverture totale des frontières n’est pas une position de gauche, car l’immigration de main-d’œuvre étrangère augmente la concurrence entre les travailleurs allemands et immigrés et tire, selon elle, les salaires vers le bas. Elle y voit une politique souhaitée par le patronat pour baisser le coût de la main-d’œuvre.

Aussi Sahra Wagenknecht considère que cette main-d’œuvre supplémentaire pour l’Allemagne, notamment les travailleurs qualifiés, est un manque à gagner pour les pays d’origine de ces immigrés. Elle défend la mise en place de «limites à la libre circulation des marchandises» pour que ces pays en voie de développement ne soient pas abusés par les pays industrialisés.

Extrait du discours au congrès de Die Linke le 10 juin 2018.

Elle commence ce discours par se féliciter des résultats de Die Linke en progrès lors des élections fédérales du Bundestag, puis insiste sur le fait que Die Linke doit capter l’électorat ouvrier, qui s’est éloigné du parti dans des zones sinistrées, telles que le bassin ouvrier de la Ruhr ou les Länder de l’Allemagne de l’Est. Les propos traduits ici, font suite à un passage, où elle explique qu’elle est fière que son parti s’oppose à la livraison d’armes aux pays étrangers.

«Chers camarades, nous sommes également d’accord pour dire que les guerres sont une cause majeure des mouvements de migration mondiaux. Et nous convenons que les personnes persécutées doivent se voir accorder l’asile. Je suis fier que le groupe parlementaire au Bundestag ait voté contre tout durcissement de la loi sur l’asile et qu’il continuera à le faire. Je pense que cela montre où nous en sommes dans ce dossier.

Et nous sommes également d’accord sur le fait que les réfugiés de guerre doivent être aidés. Il n’y a personne dans Die Linke qui s’interroge à ce sujet. Et je ne pense pas qu’il soit élégant de toujours prétendre que c’est différent. Non, ce n’est pas différent.

Ce dont nous discutons, c’est de savoir si un monde sans frontières dans des conditions capitalistes peut vraiment être une revendication de gauche. Même là, il y a quelque chose qui n’est pas controversé. Nous défendons le droit des pays pauvres de défendre et de protéger leurs marchés, leurs économies, avec des tarifs douaniers contre nos exportations agricoles. Mais cela signifie aussi fixer des limites à la libre circulation des marchandises. Nous exigeons un contrôle des capitaux pour empêcher les spéculateurs financiers de décider des devises, des taux d’intérêt et du sort d’économies entières. C’est pourquoi nous voulons bien entendu fixer des limites à la libre circulation des capitaux.

Oui, beaucoup d’entre nous sont probablement d’avis qu’il est irresponsable d’éloigner les pays pauvres de leurs spécialistes qualifiés parce que la pauvreté et la misère sur le terrain ne font qu’augmenter. Oui, nous discutons de la question de savoir s’il devrait y avoir des limites pour la migration de main-d’œuvre et, si tel est le cas, quelles sont-elles. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas le faire objectivement, sans diffamation ?

Le politicien de gauche Bernie Sanders a également une opinion très tranchante à ce sujet. Je cite Bernie Sanders : «Ouvrir les frontières. Non. C’est une suggestion des frères Koch.» Ce sont de grands industriels avec 40 milliards d’actifs. Je cite Bernie Sanders : «Ce que la droite aime dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Amenez beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois dollars de l’heure. Ce serait formidable pour eux. Je n’y crois pas. Je crois que nous devons travailler avec le reste des pays industriels pour lutter contre la pauvreté dans le monde. Mais nous ne pouvons pas le faire en appauvrissant la population de ce pays.» Voilà ce que dit Bernie Sanders. Et quand Jeremy Corbyn parle sur le sujet, ça sonne pareil. Vous n’avez pas à partager cette opinion, mais Bernie Sanders et Jeremy Corbyn ne sont en aucun cas des gens qui courent après la droite et adoptent leurs arguments. Qu’est-ce que c’est que cette non-culture du débat!

Je ne m’attends pas à ce que tout le monde soit d’accord avec moi non plus. Bien sûr que non. Mais ce que j’attends, c’est une discussion solidaire. Et si moi et d’autres camarades de mes propres rangs sommes accusés de nationalisme, de racisme et de proximité avec l’AfD, ou si l’on suppose que nous cédons à l’ère du temps droitiste, alors c’est le contraire d’un débat solidaire !»

Interview avec la Frankfurter Rundschau le 11 août 2018

Dans cet entretien avec la Frankfurter Rundschaud le 11 août 2018, Wagenknecht se défend des critiques la présentant comme une nationaliste d’extrême-gauche.

«Il y a au moins trois objections à votre mouvement. La première est que vous êtes fondamentalement nationaliste et hostile aux réfugiés. La dernière preuve en est que vous avez parlé de la «morale générale d’une culture de l’accueil sans limites», qui doit être rejetée au même titre que les ressentiments de l’AfD.

Je trouve cela déjà aventureux, que certaines personnes s’opposent de manière réflexive contre le mouvement de rassemblement qui est actuellement en cours de création. Ma position dans la politique des réfugiés est bien connue et m’accuser d’hostilité envers les réfugiés ou de nationalisme est malveillant. J’ai toujours défendu le droit d’asile, qui a été mis à mal ces dernières années. Je suis convaincue que les personnes persécutées ont besoin de protection - mais que le problème de la pauvreté dans le monde ne peut être résolu par une immigration sans frontières. Au contraire, nous devons tout faire pour que l’Allemagne et l’Europe ne continuent pas à détruire les perspectives de vie dans les pays pauvres. Les gens ont besoin d’une perspective dans leur pays d’origine.»

Interview avec la Rhein Neckar Zeitung le 11 juin 2018

Dans cet entretien au lendemain de son discours au congrès de Die Linke, Sahra Wagenknecht défend ses différences avec la ligne majoritaire du parti, notamment sur la question des immigrés. Elle considère que la décision d’ouvrir les frontières en 2015 aux demandeurs d’asile a été une erreur.

«La cheffe du parti Katja Kipping exige que le vote de la conférence du parti pour l’ouverture des frontières soit maintenant accepté et respecté…

Je ne vois aucune raison de changer de position en raison de l’adoption de la motion principale. L’exigence de «frontières ouvertes pour tous» - c’est-à-dire que tous ceux qui le souhaitent peuvent venir en Allemagne - n’est pas incluse dans la proposition principale. Nous voulons combattre les causes de la fuite et aider les gens qui fuient la guerre et qui sont dans le besoin. Nous avons également besoin de plus de justice sociale en Allemagne. Personne dans le parti ne remet cela en question.

Nous sommes pour le droit d’asile et le défendons. Il doit y avoir des frontières ouvertes pour les personnes qui sont persécutées. Mais l’ouverture des frontières pour tous n’est pas réaliste. La perte de contrôle, qui a lieu à l’automne 2015, a changé ce pays, et pas pour le mieux. Cela ne doit pas se reproduire.

Mais le congrès du parti a voté contre une limitation plus stricte de l’immigration et pour l’ouverture des frontières…

Non. Il y a des opinions différentes sur le cours de la politique des réfugiés au sein du parti. Mais on peut s’en accommoder. Personne ne devrait essayer d’imposer sa propre position à tout le monde. Ma position est, que plus d’immigration signifie de plus en plus de concurrence pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires. Et, bien sûr, une plus grande charge sur l’infrastructure sociale.

Nous ne pouvons gérer l’intégration qu’à l’intérieur d’un certain cadre. Nous ne rendons pas non plus le monde plus juste en promouvant la migration; au contraire, elle appauvrit encore plus les pays pauvres. Parce que c’est toujours la classe moyenne qui migre, les plus pauvres ne sont même pas en mesure de le faire. C’est pourquoi nous devons aider sur le terrain.» 

Interview avec le magazine Focus du 19 février 2018

Dans une interview au magazine magazine Focus le 19 février 2018, elle détaille sa vision de la gauche. Répondant aux piques du journaliste, qui décrit les positions des jeunes de Die Linke comme préoccupés par des questions telles que l’appropriation culturelle ou les questions de genre, elle répond qu’effectivement il s’agit de positions singulières qui ne répondent pas aux préoccupations de la caissière de LIDL. Elle défend l’idée que les questions de discriminations doivent d’abord être traitées par l’angle économique. Au sujet de l’immigration, elle déclare alors:

«Ouvrir les frontières pour tous» est irréaliste. Et si la principale préoccupation de la politique de gauche est de représenter les désavantagés, alors la position No-Border est aussi le contraire de la gauche. Tous les succès dans l’apprivoisement et la régulation du capitalisme ont été combattus à l’intérieur des États, et les États ont des frontières. Ce n’est pas sans raison que la Fédération des industries allemandes se bat pour une loi sur l’immigration depuis des années. La migration de main-d’œuvre se traduit par une concurrence accrue pour les emplois, en particulier dans le secteur des bas salaires.

Il est compréhensible que les personnes concernées en aient peur. Il n’y a pas non plus un nombre illimité d’habitations, d’autant plus qu’il en reste peu d’abordables. Les personnes, qui sont persécutées, ont besoin de protection. C’est à cela que sert le droit d’asile, et il ne doit pas être mis à mal. Mais ceux qui veulent surmonter la pénurie de travailleurs qualifiés devraient plutôt investir plus d’argent dans notre système d’éducation.»

Cordialement

Jacques Pezet

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extrait particulier de l'article de libération  , avec commentaire supplémentaire dema pomme .

Les propos traduits ici, font suite à un passage, où elle explique qu’elle est fière que son parti s’oppose à la livraison d’armes aux pays étrangers.

«Chers camarades, nous sommes également d’accord pour dire que les guerres sont une cause majeure des mouvements de migration mondiaux. Et nous convenons que les personnes persécutées doivent se voir accorder l’asile. Je suis fier que le groupe parlementaire au Bundestag ait voté contre tout durcissement de la loi sur l’asile et qu’il continuera à le faire. Je pense que cela montre où nous en sommes dans ce dossier.

Et nous sommes également d’accord sur le fait que les réfugiés de guerre doivent être aidés. Il n’y a personne dans Die Linke qui s’interroge à ce sujet. Et je ne pense pas qu’il soit élégant de toujours prétendre que c’est différent. Non, ce n’est pas différent.

Ce dont nous discutons, c’est de savoir si un monde sans frontières dans des conditions capitalistes peut vraiment être une revendication de gauche. Même là, il y a quelque chose qui n’est pas controversé. Nous défendons le droit des pays pauvres de défendre et de protéger leurs marchés, leurs économies, avec des tarifs douaniers contre nos exportations agricoles. Mais cela signifie aussi fixer des limites à la libre circulation des marchandises. Nous exigeons un contrôle des capitaux pour empêcher les spéculateurs financiers de décider des devises, des taux d’intérêt et du sort d’économies entières. C’est pourquoi nous voulons bien entendu fixer des limites à la libre circulation des capitaux.

Oui, beaucoup d’entre nous sont probablement d’avis qu’il est irresponsable d’éloigner les pays pauvres de leurs spécialistes qualifiés parce que la pauvreté et la misère sur le terrain ne font qu’augmenter. Oui, nous discutons de la question de savoir s’il devrait y avoir des limites pour la migration de main-d’œuvre et, si tel est le cas, quelles sont-elles. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas le faire objectivement, sans diffamation ?

  Le politicien de gauche Bernie Sanders a également une opinion très tranchante à ce sujet. Je cite Bernie Sanders : «Ouvrir les frontières. Non. C’est une suggestion des frères Koch.» Ce sont de grands industriels avec 40 milliards d’actifs. Je cite Bernie Sanders : «Ce que la droite aime dans ce pays, c’est une politique d’ouverture des frontières. Amenez beaucoup de gens qui travaillent pour deux ou trois dollars de l’heure. Ce serait formidable pour eux. Je n’y crois pas. Je crois que nous devons travailler avec le reste des pays industriels pour lutter contre la pauvreté dans le monde. Mais nous ne pouvons pas le faire en appauvrissant la population de ce pays.» Voilà ce que dit Bernie Sanders. Et quand Jeremy Corbyn parle sur le sujet, ça sonne pareil. Vous n’avez pas à partager cette opinion, mais Bernie Sanders et Jeremy Corbyn ne sont en aucun cas des gens qui courent après la droite et adoptent leurs arguments. Qu’est-ce que c’est que cette non-culture du débat!

...

 

!

petite remarque au passage , je me souvient qu'il y a quelques année mélenchon avait dit une bêtise ...

il voulait contredire le discours d'extrême droite qui prétendait que l'immigration serait négative pour la france, coûteuse , insécurité  , identité , déficits ... bref toute leur panoplie glauque . et donc il se lance dans les explications que non ce ne sont pas les immigrés ni l'immigration qui sont responsable des déficits de insécurité etc ... logique .. normal 

mais avec son enthousiasme et sa faconde , et voulant contredire radicalement tous les points des anti-immigrés il s'est trompé , vraiment ,  dans l'exemple qu'il a choisit pour montrer que l'immigration pouvait être positive : il a parlé des médecins étrangers qui viennent exercer en france et que donc la france y trouve un bénéfice .

A juste titre la gauche lui avait rappelé que , non , vider les pays étranger et pauvres de leurs médecins n'est pas une bonne idée . Le lendemain matin il avait reconnu avoir parlé trop vite et qu'il avait choisi un mauvais exemple . Bien sûr certains à gauche avait fait leur reproche de façon normale et avait pris acte de son recul du lendemain . Et bien sûr d'autres avait lancé leur volée de bois vert partidaire et haineuse et continuaient largement leurs anathème contre mélenchon , ignorant sa contrition du lendemain .   Bref mélenchon était un sale colonialiste qui pille le tiers monde en se réjouissant d'une immigration . 

Et donc maintenant voici sarah wagenknecht qui dit ici "il est irresponsable d’éloigner les pays pauvres de leurs spécialistes qualifiés parce que la pauvreté et la misère sur le terrain ne font qu’augmenter" ... et là c'est sarah wagenknecht qui reçoit la volée de bois vert comme quoi elle serait une raciste anti immigrés et anti immigration ... car elle veut aider les gens à rester chez eux .

 

et m'est avis que c'est les même qui agonisaient mélenchon d'être un sale colonialiste qui pille le tiers monde en se réjouissant d'une immigration et qui agonisent aujourd'hui wagenknecht d'être une raciste anti immigration ..

hum ...

 

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un article mesuré sur l'orientation de wagenknecht .... http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article46173

Porte-parole au Bundestag (avec Dietmar Bartsch) du parti Die Linke (La Gauche), Sahra Wagenknecht vient de la gauche anticapitaliste du parti et a longtemps été sa représentante la plus populaire. Avec son époux Oskar Lafontaine – tous les deux très médiatisés – ils animent depuis un certain temps un regroupement informel « Team Sahra », auquel on peut adhérer par internet et qui argumente pour la création d’un nouveau mouvement politique à l’image de La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon. Ils annoncent que ce mouvement sera lancé en septembre 2018, non en concurrence avec le parti Die Linke, mais pour faire pression sur les autres partis dans le sens d’une politique plus sociale.

Certaines positions développées par Wagenknecht et Lafontaine se situent à la droite non seulement de l’aile anticapitaliste du parti, mais aussi de son programme officiel. L’ennemi désigné n’est plus le capitalisme tout court, mais le capitalisme néolibéral débridé. Les « frontières ouvertes » sont désignées comme un projet de la bourgeoisie néolibérale pour exacerber la concurrence au sein de celles et ceux d’en bas et pour affaiblir ainsi le salariat et faire baisser les salaires réels. La défense des acquis démocratiques passe par la défense de la souveraineté des États-nations contre l’Union européenne et les projets – par exemple celui de Macron – de renforcer l’intégration européenne en son sein. En gros, le projet de Wagenknecht et Lafontaine vise à affaiblir l’extrême droite, à contrer l’essor électoral de l’AfD et à gagner des couches de salariés et de laissés-pour-compte allemands qui, mécontents du Parti social-démocrate (SPD) et attirés par la démagogie de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD, extrême droite), ne se retrouvent pas dans les positions de Die Linke. D’après Wagenknecht et Lafontaine, Die Linke ignore trop leur crainte d’être en concurrence, défavorable, avec les immigrés.

Dans son récent entretien sur Mediapart [1], Sahra Wagenknecht explique (à juste titre) que le projet traditionnellement lié à la droite « gouvernementaliste » de Die Linke n’est plus réaliste : « Ce projet d’union des gauches n’est actuellement pas majoritaire. Le SPD se trouve actuellement à 17 % des intentions de vote et, bien qu’étant toujours au gouvernement, il pourrait connaître un déclin rapide. Par ailleurs, le SPD d’aujourd’hui s’est énormément éloigné des positions traditionnelles de la social-démocratie. Il en est à sa troisième “grande coalition” avec l’union conservatrice de Merkel. »

La terrible crise électorale du SPD est liée au fait que ce parti n’a jamais rompu avec l’Agenda 2010 et ses contre-réformes féroces. C’est ce qui motive, d’après Sahra Wagenknecht, le projet de lancer un nouveau mouvement large centré sur les thèmes sociaux : « Avant cela, les sociaux-démocrates ont réalisé les réformes libérales de l’Agenda 2010 de Gerhard Schröder, qui représente le contraire d’une politique d’égalité et de protection sociales. Cela a abouti à la création d’un énorme secteur de bas salaires en Allemagne, qui provoque à son tour une énorme insécurité sociale. Toutes ces choses n’ont rien à voir avec notre programme politique. C’est pour cela que nous sommes en train de préparer le lancement d’un grand mouvement populaire, ouvert à toutes les bonnes volontés de gauche. Il doit rassembler tous ceux qui croient encore à certains éléments d’une politique sociale-démocrate classique. »

Sahra Wagenknecht ne veut pas, dit-elle, de retour au début des années 1970. Mais ce qu’elle oppose au néolibéralisme et capitalisme débridé, c’est surtout un État-providence, national, avec plus de sécurité sociale et plus de protection contre les mauvais effets de la mondialisation capitaliste. La solidarité internationale des salariés et des opprimés ne joue presque aucun rôle dans son discours politique. Pour elle, c’est l’État qui doit protéger les gens, et surtout les plus défavorisés : « Je veux dire par là que nous voulons promouvoir les valeurs d’un État plus social, des salaires plus élevés et plus justes, une politique étrangère européenne autonome, une politique de désarmement, etc. Il ne s’agit bien sûr pas de revenir au programme social-démocrate des années 1970. Le monde a évolué et il faut moderniser. Sur les retraites, par exemple, il ne s’agit pas de rafistoler le vieux système, mais de créer un nouveau système d’assurance où tout le monde cotiserait, du fonctionnaire jusqu’à l’indépendant, et pas seulement le salarié comme aujourd’hui.

« Il s’agit de proposer un programme où l’État protège les gens d’un capitalisme débridé, d’une mondialisation pilotée par les multinationales et d’une concurrence aiguisée par le dumping social. Nous voulons rebâtir un État qui fasse une politique active pour la moitié la moins favorisée de la population et pour ceux qui sont les perdants de la donne actuelle. »

Les membres et les courants de Die Linke qui soutiennent la démarche de Sahra Wagenknecht et d’Oskar Lafontaine ne sont pas très nombreux. Il n’est par ailleurs pas dit clairement le nombre de réponses positives à l’appel qui sera suffisant pour créer le nouveau mouvement en septembre.

Les critiques au projet dans le débat au sein de Die Linke, formulées de manière tranchante surtout par Antikapitalistische Linke [2], se situent à trois différents niveaux d’argumentation :

• Premièrement, Wagenknecht et Lafontaine ne soumettent pas leurs positions aux instances de Die Linke, à leurs discussions et décisions. En effet, Sahra Wagenknecht s’appuie sur sa popularité personnelle, sur sa présence dans les médias et sur ses supporters politiques personnels pour court-circuiter toute controverse sur sa démarche dans son propre parti. La dynamique polarisante de sa démarche dans le parti semble liée à la rivalité avec les deux porte-parole du parti, Katja Kipping et Bernd Riexinger.

• Deuxièmement, Wagenknecht et Lafontaine s’adaptent trop au discours de l’AfD et du « populisme de droite » en rejetant des revendications comme les « frontières ouvertes » par peur de perdre la possibilité d’influencer politiquement les Allemands défavorisés.

• Troisièmement, il y a la crainte, et pas seulement à l’aile gauche du parti, que le lancement du nouveau mouvement nuise à Die Linke. Comme Wagenknecht et Lafontaine ne cessent de répéter que La France insoumise de Mélenchon leur sert d’exemple, cette peur est bien compréhensible, car la FI s’est construite sur les cendres non seulement du Front de gauche, mais aussi du Parti de gauche français.

L’argument de Sahra Wagenknecht selon lequel Die Linke n’a pas pu – jusqu’à maintenant – bien profiter de la crise électorale du SPD est néanmoins fondé : « La principale alternative que l’on m’oppose, c’est que tous ceux qui sont mécontents de la situation ont juste à rejoindre Die Linke. Magnifique ! Mais cela ne fonctionne pas. Cela fait des années que nous espérons que les électeurs du SPD qui sont déçus viennent nous rejoindre. Mais la réalité, c’est que depuis 1998, le SPD a perdu plus de 10 millions d’électeurs. Et nous en avons gagné 2 millions. Il y a donc au moins 8 millions d’électeurs qui ne sont pas venus chez nous. »

À la question « la crainte de créer un parti concurrent à Die Linke n’est-elle pas justifiée ? », Sahra Wagenknecht répond de manière dissuasive : « Non. Créer un parti ne me paraît pas être une étape obligatoire. L’objectif du mouvement est de faire pression sur les partis pour les obliger, le SPD en premier lieu, à faire une politique plus sociale. » Mais alors, le bon exemple de la FI de Mélenchon ne serait donc pas à suivre ? Tout cela n’est pas facile à comprendre.

De toute façon, il me semble y avoir un lien entre l’orientation – si l’on veut « populiste de gauche » – et les formes d’organisations de la FI et du mouvement qu’Oskar et Sahra veulent lancer : les gens « normaux » peuvent y adhérer, ils peuvent venir applaudir, mais ils ne peuvent pas participer à élaborer les positions et à préparer les initiatives. Dans ce beau nouveau monde, ce sont les tribuns qui font tout et qui décident de tout.

Pour le contenu, il faut prendre au sérieux l’argument de la concurrence et des inquiétudes populaires avancé par Wagenknecht : « Ainsi, les réfugiés, qui eux aussi sont pauvres, cherchent des appartements sociaux, donc dans des quartiers modestes, voire défavorisés. Or l’Allemagne manque cruellement de logements sociaux, car le gouvernement a préféré suivre une politique d’austérité. La concurrence sur le logement se renforce au fur et à mesure que l’on fait venir des réfugiés. La situation s’est aussi dégradée dans de nombreuses écoles pas vraiment situées dans les beaux quartiers et qui avaient déjà de gros problèmes avant 2015. Enfin, dans le secteur des bas salaires, là où justement on emploie des gens peu qualifiés, la concurrence est devenue féroce. (…) Je pense qu’actuellement, et pour un certain temps encore, la démocratie ne pourra bien fonctionner que dans le cadre des États-nations. »

À l’argumentation de la concurrence, il ne sert à rien d’opposer une attitude purement humanitaire et moralisante, qui s’en fiche des réalités et des sentiments des couches populaires défavorisées. Il est clair que la revendication des « frontières ouvertes » ne résout pas tous les problèmes. Elle doit faire partie d’un ensemble de revendications transitoires incluant des salaires minimums et des minimas sociaux suffisants, un système d’impôt qui fait payer les riches, une diminution radicale du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche proportionnelle, etc.

Mais surtout, à l’argument de la concurrence, on ne peut pas opposer un « intérêt de classe prolétarien » purement national… qui est totalement fictif. Les intérêts de classe réels ne s’articulent que par l’action solidaire commune internationale pour les mêmes objectifs, que ce soit au niveau européen ou au niveau mondial.

 

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https://www.liberation.fr/planete/2018/08/22/allemagne-l-egerie-de-la-gauche-radicale-penche-a-l-extreme-droite-sur-les-migrants_1673913

"Pour l’heure, le débat secoue déjà très fort la gauche française. Déclencheur : le discours prononcé par Jean-Luc Mélenchon lors de l’université de rentrée de La France insoumise, le 25 août à Marseille. « Nous disons honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux »,"

Il faut également préciser que cette polémique est entretenue par nos chers médias détenus par quelques milliardaires, que des personnes qui se prétendent de Gauche reprennent en choeur leurs éditos et tout simplement révélateur de l'état de décomposition d'une certaine Gauche.

Voir le billet : Pierre Rimbert : Gauche antimigrants, une fable médiatique

Gauche antimigrants, une fable médiatique  par Pierre Rimbert - Le Monde Diplomatique Octobre 2108

Un spectre hante Jean-Jacques Bourdin : « J’ai vu l’émergence en Allemagne — ça m’interroge, d’ailleurs — de cette extrême gauche anti-immigrés ! », s’exclame le journaliste le 4 septembre 2018 sur RMC. Ce jour-là, à Berlin, Mme Sahra Wagenknecht, députée de Die Linke (La Gauche), accompagnée de personnalités issues des Verts et du Parti social-démocrate, présente à la presse Aufstehen (Debout). Inspiré de La France insoumise, ce mouvement espère mobiliser les déçus de la politique et réunir une coalition majoritaire « pour le désarmement et la paix, pour de meilleurs salaires, de meilleures retraites, une fiscalité plus juste et plus de sécurité ; pour plus d’investissements publics dans la formation et les infrastructures », selon l’appel fondateur (1).

Mais, comme Bourdin, la presse française raconte une tout autre histoire : « Allemagne : un mouvement de gauche s’empare du créneau antimigrants » (Agence France-Presse, 4 septembre) ; « Allemagne, une gauche antimigrants émerge » (Le Monde, 4 septembre) ; « Debout, le nouveau parti allemand, se veut de gauche et antimigrants » (RT, 4 septembre) ; « création d’une force de gauche antimigrants en Allemagne » (France Inter, 5 septembre) ; « Allemagne : naissance d’un nouveau mouvement de gauche anti-immigration » (Les Échos, 5 septembre) ; « Vers une nouvelle gauche antimigrants en Europe ? » (La Vie, 6 septembre) ; « Aufstehen, un mouvement de gauche hostile à l’immigration » (Le Figaro, 8-9 septembre) ; « une dirigeante d’extrême gauche crée un parti antimigrants » ; (L’Obs, 13 septembre) ; « un mouvement antimigrants » (Politis, 13 septembre), etc.

 

et c'est reparti pour un tour , bon courage à tous .

 

bah, Dimanche tu as été très actif !laughing

alors, on prend la relève ! normal !laughing

Vous reprenez les propos de la presse française sur Die Linke mais vous ne citez pas les paroles qui ont provoqué ces propos.

Les voici:

Elle fustige " la bonne conscience de gauche sur la culture de l'accueil"

"Plus de migrants économiques, cela signifie plus de concurrence pour les bas salaires dans le secteur de l'emploi"

"non seulement l'ouverture des frontières n'est pas contrôlée mais la police en est réduite à être inefficace. Elle n'a pas les ressources humaines et techniques pour affronter la menace actuelle"

Vous reprenez les propos de la presse française sur Die Linke mais vous ne citez pas les paroles qui ont provoqué ces propos.

Les voici:

Elle fustige " la bonne conscience de gauche sur la culture de l'accueil"

"Plus de migrants économiques, cela signifie plus de concurrence pour les bas salaires dans le secteur de l'emploi"

"non seulement l'ouverture des frontières n'est pas contrôlée mais la police en est réduite à être inefficace. Elle n'a pas les ressources humaines et techniques pour affronter la menace actuelle"

 

"la police en est réduite à être inefficace. Elle n'a pas les ressources humaines et techniques pour affronter la menace actuelle"

Malheureusement, la politicienne aux dents longues Wagenknecht, appelle à renforcer les bandes armées du capital, tout comme l'a fait Mélenchon.

Comme de nombreux autres, vous reprenez sans vérifier (ou à dessin ?) des propos déformés, tronqués et sortis de leur contexte répandus avec complaisance par les médias. Pour savoir (si vous en avez envie) ce qu'a vraiment dit Sahra Wagenkneicht, lisez ceci https://www.liberation.fr/checknews/2018/09/04/que-dit-exactement-sahra-wagenknecht-sur-l-immigration_1676492 pour avoir la véritable teneur de son discours.

 

wagenknecht est pour élargir le droit d'asile et s'est battu de toujours contre les restrictions successives du droit d'asile dans son pays . , elle est pour donner les mêmes droits aux travailleurs étrangers ... oui elle osé dire que les traités de libre échange rajoutaient de la misère à la misère et provoquaient des migrations de la misère . oui elle a osé dire que le patronat pouvait profité d'un effet d'aubaine et de rajouter de la concurrence des misères à la concurrence des misères . rappelons que le patronat a obtenu des jobs à 1euro pour les chômeurs longue durée et des job à 0,8 euro pour les migrants !! elle a juste osé dire qu'elle était contre l'une et l'autre de ces rémunérations  .... certains en ont déduit qu'elle est anti migrants pour ça , ... anti migrants   vraiment ?


(rajout le 28 : En 2017, le candidat Macron promettait d’« accueillir dignement les réfugiés qui ont droit à la protection de la France. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins ». Aucun média français n’avait alors décrit En marche comme un « mouvement antimigrants ». )

" propos sortis de leur contexte"

Quand on utilise le terme " menace" pour parler de l'immigration , cela veut bien dire quelque chose non?

 

En fin utiliser le terme menace pour parler de l'immigration cela ne veut rien dire?


incroyable !!  sidérant !!! hallucinant !!  vous vous êtes fait avoir comme un bleu par les tronquage du mainstream !  à l'insu de votre plein gré  ?    et évidemment c'est pire si vous l'avez fait exprès .

La  "menace" dont elle parle  n'est pas  l'immigration , mais le terrorisme , le manque de contrôle et de moyen de la police c'est pour le terrorisme :

  En 2016, après l’attaque terroriste sur le marché de Noël à Berlin, elle commentait , ....  : «Non seulement l’ouverture des frontières n’est pas contrôlée, mais la police en est réduite à être inefficace. Elle n’a ni les ressources humaines ni techniques pour affronter la menace actuelle.»

et  justement  le terroriste était déjà soupçonné d'activités terroristes avant l'attaque et aurait dû être expulsé , mais ne l'a pas été par manque de moyens . ....  !!  vous voyez le truc ??!!  

(  libé ils sont obligé de un peu préciser le contexte , de dire que c'était après une attentat , ça serait trop gros comme vous , mais il arrive quand même à dire que ces mots seraient tendancieux ,ils arrivent à insinuer faussement que wagenknecht ferait là l'amalgame entre immigration et

qui le terroriste était déjà soupçonné d'activités terroristes avant l'attaque et aurait dû être expulsé , mais ne l'a pas été par manque de moyens . voir ici )

Critiquer les propos de Sahra Wagenknecht, c'est une "cabale" ?

Décidément, vous fréquentez trop les médias propagandistes pro- Poutine,pro-Maduro, pro-Bachar... qui présentent comme des "complots"toute  information qui met en cause leurs idoles.

Oui, le PCF, dans le passé, notamment dans les années 1980, lorsque le FN commençait à monter, a largement repris des éléments de langage xénophobes.

S'il revient aujourd'hui à la raison, tant mieux.

N'oublions pas où mène le discours selon lequel "les migrants volent nos emplois et font baiser les salaires" : à la haine et aux violences xénophobes.

https://www.retronews.fr/economie/echo-de-presse/2018/03/15/emeutes-anti-belges-lens-et-lievin

Le discours électoraliste des Kuzmanovic, Mélenchon et autres Wagenknecht est brillamment et méthodiquement réfuté dans ce billet:

https://blogs.mediapart.fr/vincent-presumey/blog/090918/populisme-de-gauche-ou-pas-immigration-demelons-les-confusions

Comme l'antisémitisme,le nationalisme et la xénophobie sont le socialisme des imbéciles.

 

proletarier-aller-laender

 

 

 

 

J'ai l'impression que nier le problème et faire l'autruche favorise l'ascension irrésistible de l'extrême droite dans toute l'Europe, la vague brune arrive Lancetre, quelle est ta solution pour éviter qu'on la prenne ?

Est-il possible de discuter sereinement de ce problème à Gauche sans tomber de suite dans des caricatures et des insultes ?

 

 

vus n'avez encore lu que le titre pour déverser vos apriori sans réfléchir ... lisez bien ce que disaient ces gens de gauche il y a trois ans ... et relisez donc l'extrait de libé qui n'est pourtant pas mélenchonniste du tout . je conteste , et libé avec moi , que les mots de wagenknecht aient le sens que vous vous acharnez à pretendre donner , vous et les macronnistes  .

tenez voici pour vous aidez des mots du npa (qui réussit pourtant a faire ensuite comme vous , mais leur volonté de paraitre nuancer met en avant leur erreur en fait à vouloir contrer mélenchon et wagenknecht)  :

"effet d'aubaine "... "Que certains employeurs et responsables politiques instrumentalisent l’immigration pour renforcer les logiques d’exploitation est indéniable"

mélenchon et wagenknecht , pour qui le principal problème c'est bien le taux de profit à tout pris et toutes les méthodes des capitalistes pour l'augmenter tant et plus , et pour qui cet effet d'aubaine n'est qu'un symptome supplémentaire de cette politique ,  ne disent rien de plus ....

prétendre qu'il oublient ce taux de profit et inverser l'ordre l'importance et la priorité dans leur raisonnement est encore une arnaque du mainstream dans laquelle vous plongez allègrement

(tenez regardez sur le blog d'acoté jerome henriques critique "radicalement" wagenknecht car d'après lui le problème serait qu'elle ne parle pas des origines de la migration , de la politique étrangère occidentale , des déstabilisations de pays souverain des dictatures auxquelles son pays vend des armes ... alors que c'est le contraire !! lui aussi a plongé dans les mensonges ommissions troncage et trucages des gros titres du mainstream ... !! )

 

 

 

et puis souvenez vous une peu  :

il y a quelques année mélenchon avait dit une bêtise ...

il voulait contredire le discours d'extrême droite qui prétendait que l'immigration serait négative pour la france, coûteuse , insécurité  , identité , déficits ... bref toute leur panoplie glauque . et donc il se lance dans les explications que non ce ne sont pas les immigrés ni l'immigration qui sont responsable des déficits de insécurité etc ... logique .. normal 

mais avec son enthousiasme et sa faconde , et voulant contredire radicalement tous les points des anti-immigrés il s'est trompé , vraiment ,  dans l'exemple qu'il a choisit pour montrer que l'immigration pouvait être positive : il a parlé des médecins étrangers qui viennent exercer en france et que donc la france y trouve un bénéfice .

A juste titre la gauche lui avait rappelé que , non , vider les pays étranger et pauvres de leurs médecins n'est pas une bonne idée . Le lendemain matin il avait reconnu avoir parlé trop vite et qu'il avait choisi un mauvais exemple . Bien sûr certains à gauche avait fait leur reproche de façon normale et avait pris acte de son recul du lendemain . Et bien sûr d'autres avait lancé leur volée de bois vert partidaire et haineuse et continuaient largement leurs anathème contre mélenchon , ignorant sa contrition du lendemain .   Bref mélenchon était un sale colonialiste qui pille le tiers monde en se réjouissant d'une immigration . 

Et donc maintenant voici sarah wagenknecht qui dit ici "il est irresponsable d’éloigner les pays pauvres de leurs spécialistes qualifiés parce que la pauvreté et la misère sur le terrain ne font qu’augmenter" ... et là c'est sarah wagenknecht qui reçoit la volée de bois vert comme quoi elle serait une raciste anti immigrés et anti immigration ... car elle veut aider les gens à rester chez eux .

 

et m'est avis que c'est les même qui agonisaient mélenchon d'être un sale colonialiste qui pille le tiers monde en se réjouissant d'une immigration et qui agonisent aujourd'hui wagenknecht d'être une raciste anti immigration ..

hum ...

 

 

Pour Lancetre, Ruffin ovationné à la fête de l'Humanité wink

 

 

© FrancoisRuffin80

 

 

 

Et voilà, encore une fois, aucun respect pour le personnel hospitalier.

Imaginez un peu dans quel état elles vont le trouver le Lancetre nos infirmières, pour la reprise le lundi matin en plus.

Ah non, j'avais oublié que ces feignasses de fonctionnaires bossaient aussi le dimanche et les nuits, autant pour moi.

 

 

pétard , il faut même que je défende le pc ,

Non  le pc n'était pas anti immigrés , au contraire , il voulait les même droits pour les fançais et pour les immigrés  , il dénoncait juste l'utilisation des différences par le patronat pour justement diviser ouvriers français et ouvriers étrangers , que lui marchais , considérait comme égaux . il dénonçait les ghettos et leurs concentrations de pauvreté . Il prévenait qu'une politique de mise en concurrence de chacun contre tous et surtout sur base de nationalisté , allait monter les uns contre les autres et donc amener la xénophobie ... et c'est bien ce qui c'est passé !! 

« Nous pensons que tous les travailleurs sont frères, indépendamment du pays où ils sont nés (...) » ..  « dans la crise actuelle, elle [l'immigration] constitue pour les patrons et le gouvernement un moyen d'aggraver le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français."" (marchais janvier 81)

Il  rappelait ,  ( comme le npa qui est obligé de le reconnaitre implicitement à linsu de son plein gré au détours d'un texte )   , qu'il y a bien un effet d'aubaine "... "Que certains employeurs et responsables politiques instrumentalisent l’immigration pour renforcer les logiques d’exploitation est indéniable"  .

de même , en allemagne ,  wagenknecht dénonce déjà depuis toujours toutes les logiques d'exploitation des travailleurs par le capital . Rappelons que en allemagne les chômeurs de longue durée sont traqués et forcés de prendre des emplois à 1,05 euros ... elle se bat contre ... là il est proposé aux migrants des jobs à 0,8euro de lheure ... elle est contre de la même manière .

les mots de sarah wagenknecht ne sont donc à aucun moment contre les immigrés mais contre toutes les méthodes d'exploitations des ouvriers , d'où qu'il viennent , et contre toutes les actions crapuleuse du capital qui fait tout pour mettre les gens pauvres en concurrence .. sarah wagenknecht est et a toujours été pour un état social qui a accueille dignement les immigrés et ce en leur donnant les même droits que tous ...

ni plus ni moins

et vous lancetre , êtes vus pour les job à un euro pour les chomeurs longue durée et êtes vous pour des jobs à 0,80 euros pour les migrants ???

 

 

Merci d'avoir mouché Lancètre à ma place, sa mauvaise foi m'épuise!

Si vous pouviez maintenant passer à Griset la buche (ou brisait lacruche, je ne sais plus) dont la fauxculterie nous saute au nez à chaque ligne... Courage camarades!

 

 

Non non j'ai arrêté avec melchior griset labuche hi han ....

Quand je suis arrivé sur mdp il y a huit ans , j'ai eu de longues discussions , cordiales ,  avec lui .  Il avait fait des billets où il "démontrait"  , bien avant macron , que le libéralisme qu'il renommait modernisme pouvait être de gauche ... puis d'autres plus âpres et ensuite , au fur et à mesure il a arrêté de développer et maintenant il ne fait plus que des petites phrases pour tenter de faire passer ses idées ; insinuation , ironie ,  troisième degré et volonté du bon mot et de la formule originale mélangés , et contre un peu tout le monde . il me semble qu'il préfère maintenant un bon mot ou une belle formule plutôt que de dire des trucs précis qui iraient au clash ...

et puis c'est vrai que c'est plus dur à répondre du coup ,  on risque de passer pour l'agressif . donc ma foi tant que ses insinuation restent trop vagues , je préfère le laisser dans le flou ...

 

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autre polémique :

Andréa Kotarac

4 mai, 11:23

 

Mes réponses complètes au Nouvel Observateur concernant ma présence à Yalta:

- Quel était l'objectif de votre présence à la conférence de Yalta ?

L’objectif de fond était de m’enrichir lors de ce forum économique des réflexions de plus de 90 pays relatives à l’extraterritorialité des lois américaines ou encore au rôle dollar dans les relations commerciales.

L’objectif de forme était d’apaiser par ma simple présence française le contexte russophobe de ces élections européennes: ici un rapport au parlement européen contre les Fake News mettant la Russie et les terroristes sur le même plan, là 300 soldats français envoyés à la frontière russe en Estonie par notre gouvernement.

Alors que Macron semble vendre des armes contre le Yémen provoquant la pire crise humanitaire, c’est bien évidemment moi, élu local, qui intéresse nos adversaires. Pas parce que je suis conseiller régional mais parce que je suis LFI.

- En avez-vous convenu avec Jean-Luc Mélenchon ou avec un membre de la direction de LFI ? Ou y étiez-vous en votre nom propre ?

En mon propre nom. Chaque personne est invitée individuellement.

Alors, d’autres me reprochent d’être en Crimée rattachée à la Russie. Je rappelle que notre programme « Avenir en Commun » ne reconnaît que l’ONU comme autorité légitime. À ce titre, il n’existe aucune résolution condamnant le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie. Il n’existe que des sanctions unilatérales américaines. Même pas suivies par l’ensemble des pays de l’OTAN.

Ces attaques sont infondées.

- Est-il vrai que vous conseillez Jean-Luc Mélenchon en matière de politique étrangère ?

Jean-Luc est un homme d’Etat. Il est le seul à connaître à la perfection l’état des relations internationales.

S’il y a bien un conseiller de Melenchon en la matière, c’est lui-même.

- Marion Maréchale-Le Pen et Thierry Mariani étaient présents au sommet. Comprenez vous que la présence d'un élu insoumis à ce même sommet interroge ?

Le Monde a souhaité réaliser un vieux feuilleton politique à l’instar de « Beverly Hills » à Yalta. L’article ne retient que 3 personnes sur les 3000 invités du monde entier et ce, en période électorale.

Malheureusement, lorsque vous êtes invités à l’étranger, soit vous vous y rendez, soit vous déclinez. L’hypothèse de choisir qui est autorisé à être invité en vous envoyant la liste préalablement n’existe que dans l’imaginaire des donneurs de leçons professionnels.

Malheureusement pour eux, la plus grande délégation n’était pas européenne mais africaine. Là encore notre programme propose expressément une coopération avec l’Afrique. On me répond qu’il n’y avait que des dictateurs. 1000 dictateurs africains à Yalta sur 194 états dans le monde, ça me semble beaucoup.

Pour les interrogations et les attaques, je retiens celles de M. Glucksmann qui fut conseiller de Saakachvili en Géorgie, un homme qui fut chassé et condamné pour abus de pouvoir par la justice de son peuple.

Glucksmann semble aussi avoir été pour la guerre en Irak avec pour résultat 1 million de morts et soutien de M. Sarkozy. Ce n’est pas mon cas.

Alors qu’il n’arrive pas à dire « votez pour moi », en meeting ou en débat, je finis par croire que son prompteur est un miroir.

- Dans le Monde, vous dites que vous n'êtes pas d'accord avec eux sur de nombreux sujets mais que vous l'êtes sur la défense de la souveraineté nationale et sur la nécessité de s'allier à la Russie. Pourriez-vous préciser ce point ?

Le plus grand regret est que la rédaction du Monde ne retient que deux phrases, qui plus est tronquées, pour buzzer, sur 25 minutes d’interview.

En ce qui me concerne personnellement, oui je suis souverainiste. Dans ma région, avec Jean-Luc, nous avons eu à soutenir les salariés d’ex-Astom Hydroélectrique (General Electric) menacés de perdre leur emploi, mettant aussi sur la sellette 11000 sous-traitants. Cette vente d’un fleuron français aux US est le résultat des lois extraterritoriales américaines et de notre manque de protections. Devrais-je faire semblant de dire le contraire?

Comment mener la planification écologique avec des turbines hydrauliques américaines, des barrages privatisés et le monopole ferroviaire détruit ?

Sur l’alliance avec la Russie, elle ne veut pas dire pro-Poutine. Je ne le suis pas. Notre programme évoque d’ailleurs « une alliance altermondialiste avec les BRICS » pour sortir de la logique du FMI. Je rappelle à certains gauchistes que le « R » de BRICS ce n’est pas pour Rungis.

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