Liens sur l'éduc nat

à usage personnel , juste pour éventuellement copier coller dans les discussions sur les fils mdp : liens sur l'éducation nationale . ... ( à partir de rangements ici de différents billets de mon blog , qui sont alors supprimés)

La blague du jour: "C'est aussi une façon de sortir d'un certain fixisme dans les difficultés: aujourd'hui, le système de l'éducation prioritaire est construit de telle façon que les écoles s'y installent. Elles cherchent à ne pas en sortir, car cela impliquerait pour elles d'avoir moins de moyens. Il faut mettre en place d'autres logiques. Pourquoi, par exemple, ne pas récompenser les établissements qui en sortent? Les équipes peuvent le comprendre à l'échelle locale. " Blanquet
En fait on fait exprès d'être REP + pour avoir plus de moyens!!! Du coup on nous enlève les moyens?!

 

 

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Lu ce soir en fin de conseil de classe:

En conclusion de ce conseil, je tenais à vous signifier ma démission de ma mission de professeur principal. Ma décision est personnelle mais ses motivations proviennent de contingences extérieures. Je m’en explique brièvement, la réforme des lycées, du baccalauréat et celle de l’accès au supérieur ont pour effet de faire des professeurs principaux les artisans majeurs de transformations que mon éthique personnelle et mes convictions réprouvent. Je ne puis décemment accepter de continuer à collaborer activement avec un système profondément inique qui passe son temps à évaluer, à sélectionner et qui rogne sans cesse sur ceux qui ont le moins tout en préservant ceux qui ont déjà le plus.
Au-delà, si le corps enseignant y compris moi-même supporte de fait la baisse effective de ses revenus, une augmentation parallèle du nombre d’élèves à prendre en charge, s’il peut continuer à voir ses congés menacés et ses retraites amputées, s’il est capable d’assumer une démultiplication sans précédent de ses missions, s’il peut-être contraint de se taire, s’il peut voir son statut profondément remis en cause, et semble en mesure de passer sous les fourches caudines de la réforme du lycée, je m’en distingue par mon refus de consentir à la perversion de mon métier. Je n’accepte pas d’être réduit en contremaître évaluateur, rôle que la réforme nous impose de jouer.
Cette démission est donc à la fois un geste personnel mais aussi une forme de contestation face à une injustice notoire pour des fonctionnaires dévoués et face au saccage de ce que nous avons de plus précieux en commun, l’éducation de nos jeunes.

Merci pour votre attention ( un collègue à moi )

 

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http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2019/03/14032019Article636881436110565276.aspx

Comment stopper le mouvement hostile à ses réformes ? JM Blanquer pense avoir trouvé la solution dans la répression des enseignants. Des professeurs et des élèves du lycée Philippe Lamour de Nîmes sont convoqués le 14 mars par deux inspecteurs généraux. Cette convocation est justifiée par l'annulation par les enseignants du bac blanc dans ce lycée. Selon le Dasen, c'est le cabinet du ministre qui a diligenté cette mission d'inspection. Alors que le ministère vient d'annoncer son intention de poursuivre pour faute professionnelle les enseignants qui n'ont pas fait passer les évaluations nationales de Cp, Ce1 ou 6ème et que des professeurs d'un lycée sont menacés de poursuite pénale pour avoir mis des 20/20, voilà que le ministère ouvre un nouveau front en lycée. [...]

A l'origine de cette visite, l'annulation par les professeurs du lycée Lamour des épreuves du bac blanc prévues le 18 février. Ce matin là le Dasen se déplace en personne avec 4 inspecteurs pour distribuer les sujets de l'examen blanc. Mais seuls 15 élèves acceptent de plancher. Les autres vont en cours. Un débat s'engage avec le Dasen sur la réforme du lycée et sur l'obéissance des enseignants. Il durera jusqu'à 12h30 où le Dasen repart sans avoir fait céder les enseignants [...]

Loin d'arrêter net la grogne contre la réforme, la nouvelle a eu jusque là l'effet contraire. Trois autres lycées nîmois (sur les 5 de l'agglomération) ont rejoint le mouvement er décidé d'annuler leur bac blanc. [...]

 

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Je sors du conseil d'administration de mon lycée ...  On a parlé du rapport  :  (heures d'enseignement données au lycée) / (nombre d'élèves)

en 2012  H/E =  1,26

en 2017  H/E = 1,18

Il manque donc entre 6 et 7 % des moyens par rapport à 2012 . Et avant on avait sarkozy qui avait déjà foiré le truc , donc non seulement ce gouvernement hollande n'a pas du tout compensé les attaques faites par sarkozy , mais il  a aggravé le problème  !

Et quand on discute un peu avec les gens , ou en famille , et qu'on cherche des points positifs à ces gvt hollande , ressortent imanquablement le mariages pour les couples homosexuels (et c'est vrai que c'est un le point positif ... ) et le soucis de bien faire dans l'éducation nationale . Alors si l'action dans l'éducation nationale est un bon point , je vous laisse imaginer le reste ...

Moins 7 %   d'aggravé par rapport à sarkozy   , - 7 .

 

 

(et dire que hamon a commencé à aller voir hollande avant même de contacter mélenchon au contraire de ce qu'il avait promis , et quil a fallu deux demandes publiques de Mélenchon pour qu'il puisse y avoir contact .... quelle tristesse ... on s'est encore fait avoir par le ps ... )

 

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Réforme du lycée professionnel : "La destinée de nos élèves ? Devenir des ouvriers dociles et mal formés"

Par Anthony Cortes

Publié le 27/09/2018 à 17:54

 

Mobilisés ce jeudi 27 septembre, les acteurs du lycée professionnel protestent contre la baisse drastique des heures d'enseignement des matières générales sans aucune compensation. Une décision qui pourrait condamner les élèves de ces établissements à rejoindre prématurément le monde du travail.

Lorsque Jean-Michel Blanquer évoque le futur des lycées professionnels, il n'a qu'un mot à la bouche : "excellence". À en croire le personnel de ces établissements, mobilisé ce jeudi 27 septembre dans toute la France, il ne faut pas y voir l'expression d'une ambition... mais plutôt une contrevérité. En cause, le contenu de la réforme du lycée professionnel. Annoncée dans les grandes lignes au mois de mai dernier, et déjà accueillie plutôt fraîchement par les syndicats du second degré, elle fait de nouveau frémir les professeurs, inquiets pour leur sort et celui de leurs élèves. En cause : la récente réception des nouvelles grilles horaires, mises à jour selon les modalités prévues par la réforme, qui entreront en vigueur à la rentrée 2019. Concrètement, et au global, les élèves de bacs professionnels perdront ainsi 4 heures de cours par semaine. "Pour les élèves, c'est un temps de formation important qui est définitivement perdu. Et pour les enseignants, cela annonce des suppressions de postes", se désole Bérénice Courtin, co-secrétaire générale du Snuep-FSU, syndicat du lycée professionnel.

Une vision "utilitariste" des matières générales

Ces heures, effacées de l'emploi du temps de ces lycéens, concernent uniquement des matières dites "générales" : français, mathématiques, langues vivantes. Sur toute la durée de la formation, les heures consacrées aux maths diminueront de 16% et de 13% pour le français. Jusqu'à atteindre 50% pour la deuxième langue vivante. Sur certains de ces créneaux, quelques heures de "co-intervention" prendront place. En clair : des cours mêlant enseignants professionnels et généraux. "Ces jeunes méritent mieux que des cours de français axés sur l'élaboration d'une lettre de motivation, tempête Maxime Besselièvre, secrétaire national de la CGT Educ'action

[... ]

la suite ici :

https://www.marianne.net/societe/reforme-du-lycee-professionnel-la-destinee-de-nos-eleves-devenir-des-ouvriers-dociles-et-mal

 

Oui on commence à bouger mais ce n'est pas facile.

Une grève dans les lycées professionnels le jeudi 27 septembre 2018. Plusieurs syndicats ont en effet appelé à un mouvement de protestation contre la réforme Blanquer qui, selon eux, va « aggraver les conditions de travail, supprimer des postes dans toutes les disciplines et entraver la réussite des jeunes ! »

La « réforme » Blanquer de la voie professionnelle s’inscrit dans un cadre bien précis : celui de réduire les moyens affectés aux services publics d’Éducation. Dans cette « réforme », l’intérêt des élèves et des personnels est inexistant. Elle est dans la lignée de la réforme de 2009 et la généralisation du Bac Pro en 3 ans où la réduction d’une année de la scolarité des élèves de l’enseignement professionnel a provoqué des dégâts considérables chez les jeunes comme chez les professeurs de lycée professionnel »

 

2018-06-04-reformevoiepro-comparatif-grilles-bacpro

 

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https://www.francetvinfo.fr/politique/une-professeure-de-dijon-convoquee-par-son-rectorat-apres-avoir-critique-emmanuelmacron_3109737.html

 

"Emmanuel Macron est terne, Emmanuel Macron est vieux, Emmanuel Macron n’est pas un président. Emmanuel Macron est un commercial arrivé au pouvoir par le pouvoir des urnes funéraires." Cette attaque en règle contre le chef de l'Etat vaut à son auteure, Sophie Carrouge, une professeure du lycée Le Castel de Dijon (Côte-d'Or), d'être convoquée par son rectorat, jeudi 20 décembre. C'est ce qu'a appris franceinfo auprès de l'académie.

Dans cette tribune publiée sur le site dijoncter.info mercredi 12 décembre, deux jours après l'allocution du président de la République, la professeure de lettres ironise sur la forme du discours présidentiel : "Hugh grand chef blanc, tu as bien parlé et tu as restauré l'autorité du conseil des anciens, tous ces chauves à grandes bouches qui parlent, parlent et comprennent qu'un bon indien est un indien mort ou grabataire." Sophie Carrouge, qui milite pour la défense des lycéens sans-papiers, explique à franceinfo avoir réagi, "ivre de rage", "au mot 'immigration' lâché par Emmanuel Macron" dans son discours.

"Je me doute que l'angle d'attaque possible, c'est le droit de réserve", déclare Sophie Carrouge, qui fait valoir sa liberté d'expression. "Ils vont sans doute m'attaquer sur le fait que je mentionne ma profession et mon établissement." "Mais chez les enseignants, ce droit de réserve n'est pas le même que dans la police par exemple, il est jurisprudentiel", affirme-t-elle.

Et la professeure de dénoncer "un contexte très inquiétant". Selon elle, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, "serre la vis de manière très spectaculaire". L'enseignante dénonce le projet de loi sur l'école en préparation et les sanctions disciplinaires qu'il prévoit à l'encontre des enseignants qui dénigreraient l'institution. "L'Etat est en train de bétonner le système pour restreindre la liberté d'expression de chaque fonctionnaire", fustige ainsi la professeure.

Laurent Rabbé, avocat au barreau de Paris, spécialiste du droit de la fonction publique, estime que l'enseignante aura du mal à faire valoir ses arguments. "Au titre de ses obligations statutaires, un professeur de la fonction publique d'Etat a un devoir de réserve sur la politique mise en œuvre par sa tutelle, a fortiori par le chef de l'Etat", explique-t-il à franceinfo. Le juriste estime que le rectorat pourrait légitimement lancer des poursuites disciplinaires contre Sophie Carrouge pour manquement à cette obligation. "Tenir de tels propos publiquement en se présentant en tant qu'enseignante, c'est prendre le risque de sanctions disciplinaires, tranche le conseil. Individuellement, c'est un choix, c'est un risque à prendre".

En attendant, des collègues et des parents d'élèves du lycée Le Castel ont apporté leur soutien à Sophie Carrouge dans un communiqué. Ils appellent même à manifester devant le rectorat, jeudi après-midi, au moment où l'enseignante sera convoquée. Contactée par franceinfo, l'académie n'a souhaité faire aucun commentaire.

La convocation s'est soldée par "un rappel au devoir de réserve", indique à franceinfo Isabelle Cheviet, secrétaire départementale du Snes-FSU de Côte d'Or. La teneur de l'entrevue était "une incitation à la plus extrême prudence", confirme Sophie Carrouge. Pas de sanction donc pour l'enseignante. "Je peux continuer à écrire mais je n'écrirai plus : 'Je suis enseignante'", commente la professeure. Le rectorat a rappelé qu'"un fonctionnaire ne doit pas critiquer sa hiérarchie et l'Etat employeur", confirme la syndicaliste. Mais de conclure : "Si elle avait seulement signer de son nom, sans mentionner sa profession et son établissement, ça passait."

((((""""Si elle avait seulement signer (sic) de son nom, sans mentionner sa profession et son établissement, ça passait."""")))

 

le texte lui même  :

 

Le grand chef blanc a parlé treize minutes pour apaiser le ressentiment de millions d’indiens. Le grand chef blanc, au début de sa palabre, a prévenu que si les millions d’indiens continuaient de lui courir sur le calumet, il allait être intraitable pour rétablir l’ordre. Il en va de l’autorité du grand tipi de l’Élysée.

Le grand chef blanc accorde une part de bison fumé supplémentaire pour les fêtes et chaque mois, les vieux indiens recevront une galette de maïs et une bouteille d’eau de feu. Les jeunes indiens sont sommés de ranger leurs flèches dans leur carquois au plus vite sinon ils finiront empalés sur le totem de justice et le grand chef blanc les enduira de goudron et de plumes. Hugh grand chef blanc, tu as bien parlé et tu as restauré l’autorité du conseil des anciens, tous ces chauves à grandes bouches qui parlent, parlent et comprennent qu’un bon indien est un indien mort ou grabataire.

Qui a pu regarder sans hurler Emmanuel Macron hier soir à 20h sur toutes les chaînes comme au bon temps de l’ORTF ? Plus d’audience que pour la coupe du monde, nous dit-on. Nous sommes dans un monde où le football est une unité de mesure et où on pense qu’un élan collectif peut être acheté pour 100 euros. Un monde où un président de la république peut commencer une allocution sans présenter ses excuses à toutes les victimes des répressions policières, à celui qui n’a plus de main, à celui qui n’a plus d’œil, à celle qui s’est fait insulter et traiter de sale petite pute arabe. Un président qui ose jeter en pâture le mot fédérateur, le mot censé rassembler le peuple, le mot « immigration ». Rassemblons-nous pour bouffer de l’étranger, du mineur isolé, du jeune majeur aux poches vides, du vaurien métèque et profiteur.

Emmanuel Macron pendant treize minute a montré son vrai visage, mains sur la table, yeux rivés au prompteur avec l’empathie du dompteur pour le lion. Saute dans le cerceau, français en gilet jaune ou pas, et ferme ta gueule. A partir de janvier, tu l’auras ta friandise et toi le vieux encore vivant tu seras moins taxé et pourras donc souscrire une assurance obsèques avec option cercueil en mélaminé renforcé avec poignets en laiton. De nombreuses voix s’élèvent (dont celle de Laurent Berger, qui est au syndicalisme ce que Vivagel est à la gastronomie) pour enjoindre les gilets jaunes modérés à saisir la main tendue. Un peu la même sensation que si on serrait la pogne d’un alien gluant et hostile. « We are our friends » comme dans Mars Attacks !

Je suis professeure et je remercie tous les lycéens pour leur courage physique et moral. Sans eux, je serais désespérée dans mon lycée à écouter papoter celles et ceux qui ont des avis éclairés sur le monde, tendance lampe de chevet. Je remercie les gilets jaunes qui campent sur les ronds-points et qui m’ont aidé à comprendre que, non, derrière chaque français dans la débine, ne se cache pas l’ombre grimaçante de Marine Le Pen. Vive la lutte, la rage joyeuse, l’union des contraires. Quelle que soit l’issue de ce mouvement, la France y aura gagné en dignité et en intelligence collective.

Emmanuel Macron est terne, Emmanuel Macron est vieux, Emmanuel Macron n’est pas un président. Emmanuel Macron est un commercial arrivé au pouvoir par le pouvoir des urnes funéraires. Ton bulletin de vote signe ta perte camarade.

Sophie Carrouge (professeure lycée Le Castel)

je le signe aussi : Vincent Avella (professeur au lycée paul cézanne)

 

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L’image contient peut-être : texte

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sinon on avait ça aussi :

https://aix.snes.edu/censure-a-l-education-nationale.html

CE.13I SECRETARIAT PARTICULIER IA13 <ce.sp13@ac-aix-marseille.fr>
Date : mer. 12 déc. 2018 à 14:31
Mesdames, Messieurs les Chefs d’établissement, Chers collègues,
Afin d’éviter que ne s’installent chez nos élèves et leurs parents, des éléments d’information relatifs à la réforme du lycée et du baccalauréat, tronqués, incomplets voire fallacieux, je vous demanderai de bien vouloir veiller à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d’élèves et élèves.
Sans vouloir aller à l’encontre des droits réglementaires de nos collègues enseignants en termes de réunions d’information syndicale ou de travail autour de ces évolutions, il est important que nous restions maîtres des messages construits à l’intérieur de nos structures.
Par ailleurs, si des réunions associant enseignants, parents et élèves se sont déjà tenues au sein de vos établissements à votre insu, voire contre votre gré, je vous remercie de bien vouloir m’en faire part pour notre information.
Avec mes remerciements et l’assurance de mon soutien en ces temps difficiles,
DB, le DASEN des Bouches-du-Rhône

Non contente d’instrumentaliser les Conseils de la Vie Lycéenne pour intimider les jeunes et leur faire une présentation irénique des réformes, sans qu’aucun adulte ne puisse apporter nuance, questionnement ou contradiction, l’Education Nationale, par la voix de son plus haut représentant dans le département, appelle en des termes explicites à empêcher l’organisation de réunions publiques, par les élus représentant la communauté éducative dans les Conseils d’Administration.
Cette volonté d’empêcher toute discussion sur les réformes Blanquer n’est pas seulement un terrible aveu de faiblesse ou un mouvement de panique, c’est aussi l’affirmation d’une volonté sans précédent dans l’Education Nationale de réduire les personnels au silence.

Face à cette volonté inédite de mettre au pas les professeurs, le SNES-FSU Aix-Marseille appelle les collègues à se rapprocher des collectivités territoriales, des associations, des institutions culturelles, pour trouver des salles afin d‘organiser dans les meilleurs délais ces réunions publiques qui inquiètent tant l’Education Nationale, et à tenir un discours de vérité aux familles dans le cadre des réunions institutionnelles d’information organisées dans les établissements : à ce stade, nous ne sommes toujours pas en mesure de répondre aux questions des familles sur la mise en place de la réforme à la rentrée scolaire 2019 (programme, nombre de places dans les enseignements de spécialité, nature des épreuves, effectivité de l’offre d’options, dédoublements, compatibilité des emplois du temps entre enseignements au choix …).

Le SNES-FSU Aix-Marseille appelle à participer en nombre aux actions en cours, et en particulier à la journée d’action du vendredi 14 décembre 2018, en décidant collectivement de recourir à la grève dans le cadre des assemblées générales d’établissement. Il organisera une « Opération vérité sur les réformes et les effectifs » mercredi 19 décembre 2018 à 14 h à Marseille, sous la forme d’une conférence de presse ouverte aux représentants des différents établissements, à l’occasion de la tenue du Conseil Supérieur de l’Education Nationale et du Comité Technique Ministériel.

A Marseille, le jeudi 13 décembre 2018

 

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https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/13/bac-l-education-nationale-ne-pourra-pas-assurer-une-offre-raisonnable-sur-tout-le-territoire_5396688_3232.html

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/reforme-du-bac/les-maths-vont-elles-vraiment-disparaitre-des-epreuves-du-bac_3107713.html

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https://www.francetvinfo.fr/societe/education/des-professeurs-revendiquent-leur-liberte-de-critiquer-l-executif-avec-le-hashtag-jesuisenseignant_3112943.html

 

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Malgré les tentatives ministérielles de dissimulation, le SNES-FSU est en mesure de livrer une estimation de la destruction d’emplois dans les académies : – 158 à Amiens, – 276 à Lille, – 178 à Rouen... Toutes les académies perdent des emplois. Pourtant les effectifs augmentent !

L’objectif présidentiel était connu : supprimer 50 000 emplois de fonctionnaires d’État en cinq ans, au nom du dogme de la réduction de la dépense publique. Les conséquences étaient prévisibles avec un affaiblissement programmé des services publics, notamment l’Éducation nationale, qui représente près de la moitié des emplois de la Fonction publique d’État.

Lire la suite de l'article dans le nouveau numéro de l'US, en ligne ici : https://www.snes.edu/IMG/pdf/48p_us_mag_784_pdf_bd.pdf

 

Aucun texte alternatif disponible.

 

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taille des collèges !! à voir absolument :

https://fakirpresse.info/la-courbe-qui-plonge

 

 

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 Trouvée par un collègue du national sur le site du collectif la Chaîne des Bahuts.

MOI, PROFESSEUR-E DANS LE LYCEE BLANQUER (un article presque imaginaire réalisé à partir d'éléments réels)

Rentrée 2020, depuis que les réformes Blanquer sont passées, beaucoup de choses ont changé... Mon métier n'est plus le même, enfin pas tout à fait. Et les lycéens, plus tout à fait les mêmes non plus.

Cette semaine, encore une fois, nous organisons les épreuves ponctuelles du Bac Blanquer, de façon locale. Le temps d'enseignement aux élèves en est clairement amputé (1). L'organisation ainsi que la correction des épreuves nous prennent un temps fou. Les élèves sont sous pression, Parcoursup oblige ! (2)

L'organisation du Bac, anciennement national, a été reportée sur nous. Désormais local, le Bac n'a plus de valeur universitaire (3), ce qui justifie la sélection. Le choix des spécialités et la valeur de ton bac dépend de ton lycée, donc du lieu où tu habites, bravo pour les inégalités !

Les parents vont encore me demander de faire passer d'autres épreuves ou de remonter les notes afin d'étoffer le dossier Parcoursup de leurs enfants(4). Je suis stressé car je ne sais pas si l'année prochaine, les élèves choisiront ma matière. L'ambiance dans la salle des profs est pourrie...

Beaucoup d'élèves abandonnent les maths dès le second trimestre de seconde, parce que le niveau est bien trop élevé dans la spécialité de première(5). Et on n'a plus le temps d'aider ceux qui prennent cet enseignement, les programmes n'ont jamais été aussi lourds. C'est « en marche ou crève », seuls les « meilleurs » survivront... Les élèves doivent faire des choix qui limitent leur possibilité d'orientation : SVT ou physique ? histoire-géographie ou SES ? Eux ne savent pas comment choisir et pour nous des postes sont en jeu. Quant aux programmes de SES, ils ont un programme digne du magazine Capital et d'une chronique de Dominique Seux : mon idole !

Certains amis me disent : te plains pas, ton salaire a augmenté... Oui, mais parce que j'ai plus d’heures sup... depuis qu'on impose 2 heures sup à tout le monde... cela a aussi détruit le poste d'un collègue dont il a fallu reprendre les heures (6). Et avec le système Blanquer, mon emploi du temps est pourri, il est impossible d'avoir un après-midi de libre pour les copies, préparer les cours, aider les élèves à s'orienter, recevoir les parents, etc...Tous mes week-end sont donc consacrés à mon travail, sympa pour le temps libre et l'ambiance à la maison ! Sans compter les classes surchargées, les copies qui vont avec...

Et puis, j'en ai assez, l'orientation est devenue tellement angoissante que les élèves ne me parlent plus que de ça ! Depuis la fermeture des CIO, ils ne peuvent compter que sur nous, et on a peu de temps à consacrer à chacun : dans la réalité, on est loin des 54 d’orientation promises par Blanquer, même en comptant le temps qu’il faut pour se rendre au salon de l’étudiant le plus proche… Alors certaines familles, qui en ont les moyens, se tournent vers les « coachs d'orientation» privés. Et, par peur de ne pas voir leur enfant retenu sur Parcoursup, elles sortent leur chéquier pour l’envoyer dans des écoles privées (7), très chères, qualité non garantie… Stop ! On ne parle que de sélection et de stratégies d'orientation, alors que l'école est normalement le lieu de la culture !

Pour couronner le tout, les proviseurs ont une pression terrible, et nous la font bien partager. Les établissements gèrent eux-mêmes la pénurie de moyens, doivent choisir entre les options, les dédoublements, l'accompagnement personnalisé, doivent proposer une « offre » attractive, et sont évalués tous les cinq ans, par des «experts » qui n'ont jamais enseigné (et en lycée pro, par des chefs d'entreprise !)(8) Et ce n'est pas fini. Dans les projets du Ministère, les profs seront directement recrutés par les proviseurs et le statut de fonctionnaire va passer à la trappe (9) ... La mise en concurrence généralisée de tous et toutes, alors qu'on sait que cela ne marche pas !

Mais attention, chut ! « L'école de la confiance » de Blanquer m'interdit de dire tout ça (10).

Bon alors, je retourne préparer mes panneaux publicitaires pour la journée portes ouvertes. Il ne faudrait pas que les collègues des autres matières nous piquent trop d’élèves, sinon mon poste risque de sauter...

 

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https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/13/bac-l-education-nationale-ne-pourra-pas-assurer-une-offre-raisonnable-sur-tout-le-territoire_5396688_3232.html

Le gouvernement construit sa politique industrielle à coups de financements publics massifs autour de deux priorités : le véhicule autonome et, depuis le rapport Villani, l’intelligence artificielle (IA). Dans le sillage, l’ENA a même ouvert un nouveau concours réservé aux docteurs en sciences, certes à dose homéopathique : trois places en 2019…

Avant l’été, la réforme du bac apparaissait comme un pas bien plus significatif. Douze spécialités proposées en première pour le bac général étaient annoncées. Parmi elles, les sciences de l’ingénieur (SI), jusqu’alors accessible aux seules premières S, et, nouveauté, une spécialité « numérique et sciences informatiques » (NSI).

Les spécialités de la voie générale sont censées être en cohérence avec les attendus que les universités ou classes préparatoires exigeront dans Parcoursup. Dès l’année prochaine, les élèves actuellement en seconde devront en choisir trois, puis seulement deux des trois en arrivant en terminale. Elles seront donc déterminantes pour leurs études supérieures. On peut critiquer l’idée que le destin d’un jeune se forge par ses choix au printemps de la seconde, mais la réforme avait le mérite de la cohérence.

Inter

Hélas, les détails du déploiement du bac 2021 dévoilés après l’été montrent la domination d’une étrange forme d’IA, l’intelligence agenouillée… Sur le fond, de nombreuses tribunes, notamment dans le Monde, ont déjà dénoncé des programmes d’histoire repliés sur la France ou des programmes de sciences économiques et sociales désincarnés ; toutefois, on peut encore compter sur la liberté pédagogique des enseignants pour maintenir une certaine ouverture. En revanche, ces derniers seront impuissants face à la distribution de l’offre des spécialités sur le territoire.

La note de service n° 2018-109 précise que seules sept spécialités qualifiées de « plus classiques » doivent pouvoir être accessibles pour chaque lycéen de la voie générale, non pas dans son lycée, mais dans un périmètre « raisonnable ». Mais ni SI ni NSI ne figurent parmi ces « classiques ». Qualifiées de « plus spécifiques », elles « feront l’objet d’une carte académique, voire nationale », comme si la connaissance du numérique ne pouvait pas être aujourd’hui utile dans la plupart des formations supérieures, y compris littéraires, et des métiers.

 

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 https://dthevenieau.wordpress.com/2018/06/27/peut-on-refuser-parcoursup/

Peut-on refuser parcoursup ?

Publié le 27 juin 2018

Enseignant en philosophie, l’arrivée de la loi ORE et de parcoursup cette année ont été un véritable calvaire pour le professeur principal que j’étais en terminale littéraire. Au début personne ne savait vraiment ce qu’il adviendrait mais peu à peu les choses sont devenues très claires. Cette réforme est une des plus importantes que j’ai eu à vivre depuis 30 ans. La sélection qu’elle induit à l’entrée de l’Université et les bouleversements que vont produire les critères sur lesquels elle se fonde sont fondamentaux pour les élèves, mais le silence quasi général des enseignant-e-s et des parents dans mon établissement est peut-être maTheWallFile plus grande sidération. J’ai malgré tout décidé de continuer la lutte avec les moyens modestes du combat isolé, en refusant la charge de professeur principal à travers une lettre ouverte au proviseur de mon lycée. La publication de ce courrier ici sera peut-être ressentie comme une démarche narcissique plutôt que comme un appui sérieux pour changer les choses mais il m’a semblé nécessaire de le faire, pour ne pas rester seul.

 

 

 

Monsieur le Proviseur,

Comme l’heure des vœux pour la prochaine année scolaire est arrivée, je me permets de vous préciser par ce courrier plus officiel et précis ce que j’ai déjà pu dire succinctement en votre présence en conseil de classe.

Professeur principal de terminale depuis presque 30 ans et souvent en série littéraire comme la philosophie que j’enseigne m’y prédispose (au vu du nombre d’heures partagées avec les élèves de cette filière), j’ai toujours essayé de guider les futur-e-s bachelier-e-s dans leurs choix d’études supérieures avec la conviction que personne n’est figé dans son être et que toute personne peut changer. « L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons en faire. » disait Bergson et j’ai toujours considéré que le déterminisme statistique n’est vrai que si on l’applique et que la volonté de quiconque peut permettre d’inventer son avenir. Ce principe philosophique me semble découler des valeurs humanistes qui doivent nous guider dans notre tâche. Dans ce cadre j’ai cependant toujours intégré que certaines filières particulières et techniques nécessitent un minimum d’acquis spécifiques et que le type d’enseignement qu’on y pratique impose des classes à effectif réduit donc des choix précis. Mais j’ai toujours pensé que la connaissance universitaire devait rester ouverte à tou-te-s sans quoi le sens même de toute éducation serait perdu, à savoir le goût pour la connaissance sans fin, le risque admis de commettre des erreurs pour les redresser, la construction d’un esprit critique nécessaire à la liberté de penser, l’apprentissage de l’autonomie réelle, la rencontre avec l’autre, … socle de la construction de tout être humain émancipé.

La loi ORE et Parcoursup, en instituant de fait une sélection à l’entrée de l’Université, ne permettent plus d’ouvrir à chaque élève les mêmes horizons. Bien sûr, on nous assène que c’est pour ne plus procéder à d’injustes tirages au sort des bachelier-e-s qu’on a fait cette loi et qu’on l’a mise en œuvre avant même qu’elle soit adoptée par nos élu-e-s. Mais on peut tout de même se demander comment on a réussi, en si peu de temps, à mettre un dispositif comme celui-là en place alors qu’on a été incapable, depuis 1998, de voir venir l’afflux d’étudiant-e-s lié à un surcroît de naissance ? Le tirage au sort est donc bien lié à cette surnatalité connue et non anticipée et pas à APB.

Quoi qu’il en soit, cette réforme disruptive est certainement la plus importante que j’ai eu à subir dans ma carrière et, ne pouvant l’assumer, je ne souhaite donc plus être professeur principal.

Je ne me sens pas capable d’expliquer à mes élèves, le jour de l’élection des délégué-e-s de classe, qu’être élu-e leur donnera un avantage au titre d’un engagement que d’autres n’ont pas pu avoir parce qu’ils n’ont pas rassemblé assez de voix.

Je ne me vois pas dire à ces autres d’aller prendre une carte de membre dans une association humanitaire (tant qu’à faire), juste pour avoir une attestation qui prouvera leur engagement extérieur.

Je ne me sens pas de dire aux élèves dont la vie intime est si lourde qu’ils préfèrent la taire et qui n’ont pas la force de faire mieux que de venir en cours chaque jour, qu’ils perdront des points dans la grande répartition des places.

Je ne me sens pas capable de dire à mes élèves qu’ils doivent renoncer à la vérité pour se plier à une rationalité algorithmique qui préférera les lettres de motivations formatées à 1500 signes plutôt qu’un courrier sincère.

Je ne me vois pas conseiller à mes élèves de faire croire qu’ils ont fait des voyages à l’étranger pour qu’un calculateur leur octroie un supplément de points.

Je ne pourrais pas continuer de leur laisser croire que le baccalauréat est le premier grade universitaire, comme le dit pourtant la loi, alors que c’est dorénavant faux.

Enfin plus égoïstement, je ne pourrai pas me résoudre à abandonner les principes philosophiques et professionnels qui m’ont guidé depuis ces 30 dernières années, à savoir que je suis seulement là pour donner le goût du doute, l’envie de penser par soi-même et sûrement pas que pour soi-même, pour susciter la remise en cause de ce qu’on nous présente comme « inéluctable », pour que chacun ne pense pas qu’il faut finir avant l’autre dans un quelconque classement pour avoir plus de chance de trouver une place dans la société, pour donner accès à des valeurs dégagées de la simple utilité, pour permettre que ces valeurs et principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité ne soient pas que des mots posés au fronton des lycées mais résonnent dans les intentions de chacun-e. Je ne peux donc pas conseiller à mes élèves d’aller faire la queue devant des écoles dans lesquelles on laisse d’abord entrer une certaine « aristocratie scolaire » pour qu’elle choisisse de prendre ce qui l’intéresse, et d’attendre leur tour pour prendre ce qu’il restera.

Elève de terminale désintéressé, fils de mineur « n’ayant obtenu qu’un bac G2 » (comptabilité), je crois qu’avec Parcoursup j’aurais été loin dans la queue pour entrer dans les facs de psychologie et philosophie que je voulais faire et dans lesquelles j’ai pourtant été diplômé. Mes profs m’auraient certainement et fortement conseillé, pour mon bien, de demander un BTS « facile » sans quoi je n’aurais pas d’avis favorable… Voilà pourquoi je ne veux pas avoir à devenir celui que je n’aurais pas voulu rencontrer quand j’étais en terminale.

J’ai conscience de vos obligations quant à la nécessité de mettre deux professeurs principaux dans chaque terminale mais je ne doute pas que vous trouverez des volontaires bien plus compétent-e-s que moi. Pour ma part je ne veux pas scier la branche sur laquelle je suis assis et dévaloriser le baccalauréat qui ne garantit plus rien, encore moins avec l’annonce de sa réforme qui va faire de la philosophie la tâche noire qu’il faudra rapidement nettoyer.

J’ai tenu à formuler ma position par écrit car je pense qu’elle concerne tout-e-s celles et ceux que l’avenir de l’Education intéresse et je tiens à leur faire connaître ouvertement tellement le silence autour de cette question du sens de notre métier m’effraie.

En espérant que, quand bien même vous ne puissiez accéder à ma demande vous la comprendrez, je vous prie, Monsieur le Proviseur, d’accepter mes sincères et libres salutations.

Didier Thévenieau

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https://blogs.mediapart.fr/ingenieur-different/blog/180418/les-trompettes-de-parcoursup

 

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https://www.francetvinfo.fr/societe/education/parcoursup/parcoursup/parcoursup-quand-les-les-tres-bons-eleves-menent-la-danse-les-classes-prepas-peinent-a-se-remplir_2800235.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1528956837#xtor=CS1-746

https://www.facebook.com/nicoleferroniofficiel/videos/1836658113035967/

 https://blogs.mediapart.fr/pierre-jourlin/blog/240518/un-lyceen-du-sud-de-la-drome-ne-peut-pas-venir-faire-ses-etudes-avignon

https://blogs.mediapart.fr/edition/indignations/article/250518/parcoursup-plus-destructeur-que-les-black-blocks

https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/mon-universite-va-craquer

https://www.huffingtonpost.fr/jean-christophe-blondel/4-raisons-pour-lesquelles-dans-les-milieux-populaires-parcoursup-inquiete_a_23443587/?utm_hp_ref=fr-homepage&ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

 https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/110518/pour-le-retrait-de-la-loi-orientation-et-reussite-des-etudiants?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

SNES-FSU

4 h ·

[Presse] #ParcourSup #ParcourZut #ParcourSupercherue "Le système précédent, APB, privilégiait déjà en toute discrétion les bacheliers de l'académie d'origine pour équilibrer les flux d'étudiants. Mais les chiffres de #Parcoursup que Le Figaro s'est procurés mettent pour la première fois en évidence à quel point l'enseignement supérieur parisien exclut les lycéens de banlieue, y compris lorsqu'ils sont bons élèves, en raison du système de sectorisation."

L'article de Marie-Estelle Pech à lire sur Le Figaro (en version abonné pour le moment)

lefigaro.fr

 

Parcoursup : Comment Paris évince les lycéens de banlieue

EXCLUSIF - En raison du système de sectorisation, Parcoursup exclut les…

 

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arrestation arago :

https://www.facebook.com/lenouvelobservateur/videos/10160678083935037/

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http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/05/jeune-president-vieux-con.html

Le jeune président de la Start-up Nation était en fait un vieux con comme les autres.

Je partage à peu près autant les idées d'Emmanuel Macron que la déclaration d'impôt de Patrick Balkany. Mais il est deux points sur lesquels j'espérais que la raison puisse l'emporter sur mes convictions. Primo il était "jeune". Et deuxio il ne se ferait pas prendre le mulot dans le bon coin puisqu'à l'instar du proctologue, il voyait du digital partout. 

Et puis il y eut #Parcoursup. Alors là j'avoue qu'au delà de l'algorithme tout moisi, en plus de faire bien pire que le déjà sinistre APB, ma sidération fut totale. Tout le monde savait que la fin de la hiérarchisation des voeux allait causer un bordel innommable. Tout le monde l'avait expliqué et démontré. En tout cas tous les gens sérieux. Mais je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas qu'un gouvernement et un ministère puissent en toute connaissance de cause assumer le fait que sur les 750 000 lycéens de terminale, plus de 400 000 d'entre eux soient "en attente" ou "sans affectation" alors que le démarrage des épreuves du bac était fixé au 8 juin. Je ne comprenais pas davantage, sauf à vouloir littéralement mettre le feu aux lycées et à la jeunesse, que ce même gouvernement assume et revendique l'éventuel déblocage de places en université "au fil de l'eau" : c'est à dire qu'il puisse choisir de distiller le stress au jour le jour pour que cette jeunesse là n'ait jamais de répit. Et puis d'un coup j'ai compris. La logique du truc m'est apparue.

J'ai compris que le projet politique de notre jeune président était de semer une graine : celle de l'humiliation quotidienne, celle de l'intranquillité permanente qui fait grandir la résignation qui, à son tour, façonnera le corps et l'âme de la chair à Managers dont a besoin le patronat. Et puis bien sûr, la graine de la concurrence. Toujours mettre les gens en concurrence.

Le lendemain des résultats de Parcoursup il y eut des classes entières de terminale où aucun, je dis bien aucun lycéen n'avait autre chose que "refusé" ou "en attente". Je vous laisse juste imaginer l'ambiance et la tête du prof y débarquant le matin. Et si l'imagination vous fait défaut alors allez voir sur Twitter, sur Facebook, ou dans les journaux. 

Donnez-moi les explications que vous voudrez mais les faits sont têtus : plus de la moitié d'une classe d'âge s'est trouvée, à 15 jours de l'examen du baccalauréat, avec un avenir qui indiquait "refusé" ou "en attente". On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. Mais l'on n'a pas davantage envie d'être "refusé" ou "en attente" comme seule alternative sérieuse.  

Mais cela n'était pas suffisant. Pour que l'humiliation soit totale, pour qu'elle achève de bâillonner les rêves et de cisailler la colère à la racine, il fallait lui montrer, à cette jeunesse, à quel point la vie était injuste et précaire et qu'elle l'accepte comme une norme raisonnable. Que l'envie même de la colère lui soit ôtée. Et pour cela rien de mieux que la stochastique, l'aléatoire, l'irrégularité, le brouillage des repères, des quelques repères restants, et la mise en concurrence.

Alors on vit fleurir, notamment sous le hashtag #Parcoursupercherie, beaucoup d'incompréhension : les meilleurs dossiers avec les meilleures moyennes se voyaient refusés là où leurs camarades avec de bien moins bonnes notes et de moins bons dossiers se trouvaient pris. A l'incompréhension s'ajouta le dégoût qui était le début du renoncement : puisque même cela devenait incohérent, à quoi bon lutter, à quoi bon résister ? Bien sûr certains bons dossiers étaient, eux, pris partout. Ils seraient les premiers de cordée de demain, eux seuls auraient le choix c'est à dire non seulement la possibilité de choisir pour eux-mêmes mais également la responsabilité bien plus écrasante d'aliéner et de subordonner l'avenir des autres à leur choix propre. Tant qu'ils n'auraient pas renoncé à tel ou tel voeux, tant qu'ils n'auraient pas "choisi", les autres resteraient "en attente". Quand on veut fabriquer de l'oppression il faut donner à certains cet avant-goût du sentiment de toute puissance que ressent l'oppresseur et espérer qu'ils y prennent goût. 

Ce pari de l'humiliation de la jeunesse, s'il était mené à son terme, serait une victoire éclatante : la victoire des managers. Car toute cette histoire n'est rien d'autre qu'un conditionnement, une préparation aux formes routinières de management par le stress qui attend cette jeunesse et que réclame le Medef.

Comme dans tout pari osé bien sûr il y avait un risque. Le risque d'une rébellion. Et que cette rébellion prenne. Toute étincelle si faible qu'elle soit devait immédiatement être douchée. 

Ils sont une vingtaine de lycéens et de lycéennes, tous et toutes mineur(e)s, à avoir passé 48 heures en garde à vue et à être aujourd'hui mis en examen. A 17 ans. Motif ? Refus de résignation. Refus d'humiliation. Refus du bâillon. Ils ont, avec des adultes dont certains sont enseignants, osé tenté d'occuper un lycée parisien. Je dis bien "tenté d'occuper". Pacifiquement qui plus est. Le jeune président et son ministre de l'intérieur cacochyme, mais le jeune président avant tout, a collé en garde à vue et mis en examen plus d'une vingtaine de lycéens mineurs parce qu'ils ont voulu manifester leur sentiment d'humiliation devant une machinerie sociale qui craque de toute part et où chaque repère est patiemment foutu en l'air par une agitation qui se veut "réformatrice" et qui n'est que destructrice. 

On n'est pas sérieux quand on a 17 ans. On n'est pas sérieux, on n'est pas en garde à vue, on n'est pas mis en examen. La honte et la colère que je ressens ce soir n'est pas prête de s'éteindre. Mais ma colère ne compte pas.

Le jeune président est avant tout un vieux con, certain de son pouvoir, mais qui a peur. Réprimer la jeunesse pour l'exemple n'a jamais été une marque de fermeté mais le signe d'un vieux con apeuré. Qui a peur de la jeunesse, de toutes les jeunesses, qu'elles soient dans les idées ou dans les corps. Alors il noie quelques Zadistes sous des tombereaux de grenades. Alors il met en garde à vue et en examen des lycéen(ne)s. Alors il dit les yeux dans les yeux à 400 000 lycéens : apprenez à avoir peur de l'avenir, apprenez à attendre, apprenez à vous soumettre aux désirs et aux choix des premiers de cordée qui demain seront vos managers, apprenez à vous résigner, apprenez à renoncer. Pour y parvenir mieux il traîne avec lui un Gérard Collomb dont la jouissance cacochyme ne tient qu'à l'illusion qu'il a d'être autre chose qu'une place manquante en EHPAD et dont le nom est moins un patronyme qu'une métonymie digestive mal orthographiée.

Le jeune président, c'est à porter à son crédit, n'a jamais prétendu être le président des jeunes. Il est désormais, pour une immense partie de la jeunesse, devenu ce qu'il n'avait jamais finalement cessé d'être : juste un vieux con de plus.

Et comme tous les vieux cons qui l'ont précédé dans ces fonctions, son avenir à lui n'est ni "en attente" ni "refusé". On raconte qu'il était plutôt sérieux quand il avait 17 ans. Et qu'il a eu ses tilleuls verts, et sa promenade. S'il s'imagine Rimbaud rappelons-lui qu'il n'est qu'un Créon. Et qu'il prend le risque de fabriquer une génération d'Antigone.

Et que nous ne le laisserons pas faire. 

 

Quelques liens sur cette affaire.

Libération, "On a voulu faire de nous un exemple", récit synthétique et glaçant des faits. 

Le thread de Maître Eolas sur les aspects juridiques de ces mises en examen, tout aussi glaçant. 

Sur Politis, "Réprimés pour l'exemple." 

Article et enquête de Mediapart.

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https://www.facebook.com/820192041524227/videos/820269321516499/

Tu es en attente sur Parcoursup sur la licence que tu veux ? Mais tu ne veux pas prendre le risque d'attendre jusqu'à septembre avant de savoir si tu es pris dans ta filière ? En bref tu veux avoir le dernier mot. Ce dernier mot la ministre nous l'a garanti pourtant rien ne t'assure encore de pouvoir au final chosir ton avenir. Alors pour avoir le dernier mot, et être sûr d'intégrer la filière que tu souhaites, viens faire signer ta garantie d'étude dans la filière de ton choix en te rendant le 30 mai à 15h devant le rectorat de ton académie ! Le 30 mai c'est #notrederniermot !
Ta garantie d'étude (imprime-la si tu peux) : https://docs.google.com/…/1I_K6xml3TAjDOeqBgdUBnAd8oGG-k_sx…

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un petit dévelopement de moi même sur fb , dans le fil d'une discossion avec un "macronniste" :

 

mensonges les propositions arrivent progressivement au fur et à mesure des réponses des lycéens qui ont déjà reçu une pu plusieurs propositions

 

Miki Horiuchi  Quel mensonge ? elle dit juste que quel que soit le logiciel , s'il y a moins de place que d'étudiants , à la fin il en restera sur le carreau ...

En l'occurence ici le fait est que pour tout les élèves moyens doivent attendre et attendre sans être totalement surs qu'ils auront une place . Que la majorité voire la grande majorité récupère quand même une place à la fin ne change rien au fait qu'ils vont rester des jours et des jours à regarder tomber les choix des plus forts en se disant que peut être il seront dans ceux qui n'auront pas de place .


Alors on peut se moquer en disant qu'il leur suffit d'un peu de patience ou de force d'âme pour supporter quelques semaines d'attente , oui oui bien sûr . Mais en attendant parcours sup n'est donc pas mieux que apb (le tirage au sort n'étant que le délire crétin d'un techno coincé par le problème du moins de place que d'étudiants)

Il faut adapter l'université au miniboom de natalité des années 2000 , au lieu de sabrer cette génération .

""Seconde chance , permettre de rebondir ,permettre de s'adapter , offrir des opportunité"" ce pourrait être dans les discours de campagne de macron ...Il faut donc donner aux élèves ric rac ou moyens l'opportunité d'aller correctement dans le supérieur , même au sens des valeurs libérales de macron ... On connait tous dans notre entourage des élèves ric rac voire faibles au lycée qui ont finit par faire de bonnes études ( perso 6 au bac en maths et je suis prof.... de maths , mais d'autres c'est encore plus haut chercheurs et tout ) .. Et puis tout le monde sait bien que entre un ado de 16 18 ans devant le programme assez plat du lycée , et un jeune majeur devant les développements tout de même plus intéressants en fac les choses peuvent vraiment changer . Tout le monde sait bien qu'à 16 18 ans le milieu , la famille le quartier pèse beaucoup dans la réussite scolaire ; même parmi les plus consciencieux qui ont passé la première sélection de fin de troisième ; à tout ceux là il faut leur laisser le temps de rattraper les aisés ... Et donc si on met la sélection à 17 ans au lycée , on entérine la sélection sociale ...

Bien sûr ça coûte un peu des sous , et alors ? l'éducation est un investissement , pas une charge . Et je ne vous fais pas grâce des milliards donné à d'autres qui n'en n'ont pas besoin ...

Bien sur sur 10 élèves vraiment faibles au lycée et qu'on accepte dans le supérieur peut être seulement deux ou trois vont vraiment s'en sortir , et donc on aura fourni un service ""pour rien"" au sept autres , mais au moins le gain réalisé par l'ascension des trois permet déjà en grande partie de récupérer la mise . Sans compter que si on les refuse tous les dix , on se prive de talents , on augmente la frustration, et ce n'est pas que sept qui se retrouve dans le bas du classement à ne pas tirer la france vers le haut grâce à ses capacités , mais dix ! en plus en ayant l'impression qu'on ne leur a pas donné leur chance .

Et puis ne soyons pas naïfs , la sélection se fera au cours des années de fac (et dans la vie comme vous le dites si bien ) . Mais au moins les recalés auront tenté leur chance et n'auront pas le sentiment d'injustice

""bref"" , au nom même des idées libérales , il faut laisser à chacun la liberté d'aller dans le supérieur . Pour la france cela fera au final plus de diplomés et plus de connaissance . or on est dans une société de connaissance , un pays est plus fort s'il a plus de gens biens formés et bien diplomés .

 

 

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 https://www.facebook.com/Haaaroun/videos/856232724587549/     ( émeutes , éducation , violences policières , palestine )

 

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http://skhole.fr/de-la-d%C3%A9saffection-pour-les-%C3%A9tudes-scientifiques-par-pierre-arnoux

Ce site fait un lien clair entre la désertion des fillières scientifiques et les réformes de l'éducation de ces dernières années.

 

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Il y a 20 ans quand j'enseignais au collège en ZEP à Bobigny on a mis en place les parcours diversifiés ancêtre des IDD. Je crois que c’était alors une réforme due au ministre Bayrou. Et je me souviens qu'à cette occasion on avait inventé les "horaires planchers" dans les disciplines fondamentales comme les mathématiques ou le français. Il s’agissait de récupérer des heures pour mettre en place ces fameux parcours interdisciplinaires.

Un bilan a-t-il été sérieusement fait ? Je n’ai jamais entendu de collègues s’enthousiasmer de ce qu’avait pu apporter cette nouveauté pour aider les élèves.

La mise en place de cette réforme a coïncidé avec la diminution des heures projets dans notre collège ZEP, ce qui a mis à mal la mise en place des projets que nous avions dans notre collège (groupes de niveau en math) et qui marchaient très bien (on le constatait sur les notes en math au brevet par rapport aux collèges du secteur).

En même temps ont disparus les classes de 4e, 3e techno et 4e 3e insertions. On a donc gardé dans nos classes des élèves en très grande difficulté en 5e sous le prétexte falacieux que ces classes étaient des classes de relégation. Pourtant rien n’a été mis en place chez nous pour améliorer la prise en charge de ces élèves.

En 1999, je suis au lycée. La réforme met en place les TPEs (travaux personnels encadrés). Nouvelle diminution des horaires disciplinaires pour mettre en place ce dispositif interdisciplinaire.

Là encore l’intérêt de ces TPEs est pour le moins douteux. Qui peut sérieusement prétendre que les TPEs motivent les élèves en difficultés ?… Ah si ! Les notations de ces épreuves du bac permettent à beaucoup d’obtenir leur bac car souvent surnotés (pressions de la hiérarchie obligent… ces épreuves sont la plupart du temps évalués par les collègues du lycée où les élèves sont scolarisés et on a constaté dans certains lycées privés des moyennes aussi faramineuses que douteuses). Mais les quelques élèves qui ont vraiment profité intellectuellement de ces travaux sont les bons élèves qui ont pu travailler sur un sujet qui les intéressait. Ces élèves n’ont pas appris à être autonomes, ils l’étaient déjà.

 J’apprends que les nouvelles réformes du collège mettent en place les EPI, de nouveau en ponctionnant des heures sur les disciplines.

 J’avais entendu qu’une réforme des collèges était devenue indispensable car c’était à ce niveau que les difficultés se concentraient. Le constat est exact. Mais qu’est ce qui dans les nouvelles propositions peut susciter un quelconque espoir de voir les choses s’améliorer ? Les recettes proposées sont toujours les mêmes, les mesures sont des prétextes pour diminuer les horaires disciplinaires.

 Par ailleurs on sait déjà ce qu’il faut attendre de la communication des médias et du gouvernement si nous, enseignants protestons de ces réformes peu sérieuses. « On ne peut jamais réformer dans l’éducation nationale » « ces faignasses de professeurs font grève pour un oui ou pour un non ».

Pourtant les collègues sont en fait plutôt dociles et ont encaissé ces empilements de réformes débiles souvent sans broncher. Pourtant je ne peux que constater que le syndicat majoritaire du second degré toujours accusé de conservatisme a toujours bien anticipé les conséquences de ces réformes successives.

 Des collègues découragés se contentent de râler tous les jours dans les salles de professeurs et ne protestent plus en public et ne font pas grève… il faut dire que vu leur salaire de plus en plus maigre, ils préfèrent faire bonne figure devant leur hiérarchie pour essayer de gagner une promotion… plutôt que de perdre une journée de salaire et à se faire insulter dans les média.

 Et pourtant l’heure est grave. Nous sommes en train de priver toute une génération des moyens de réflexion et d’esprit critique pour comprendre le monde qui l’entoure. Quand des élèves réputés avoir un bon niveau ne sont plus capables de comprendre correctement des textes simples en français comme des consignes de mathématiques c’est que notre système éducatif a complètement failli.

 La première mesure à prendre est plutôt de redonner des heures indispensables aux disciplines fondamentales comme le français, les mathématiques et l’histoire-géographie. Récupérer toutes ces heures perdues pour enfin pouvoir aider les élèves à progresser, surtout dans les collèges difficiles. Et créer des dispositifs spécifiques pour les élèves en grande difficulté qui ont été abandonnés dans le collège unique et rétablir de véritables exigences. Et après on pourra parler d’interdisciplinarité.

Avellina , mariée à Avellino.  (1° mai 2015)

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