Liens sur l'éduc nat

à usage personnel , juste pour éventuellement copier coller dans les discussions sur les fils mdp : liens sur l'éducation nationale . ... ( à partir de rangements ici de différents billets de mon blog , qui sont alors supprimés)

 

Résumons.
Le ministre : Elèves de seconde, faites ce qui vous plait avec les spécialités.
Les parents : On n’y comprend rien.
Les profs : On voudrait bien vous expliquer mais plein de trucs ne sont pas clairs.
Les chefs de bahut : Pas de panique ! Tout va bien se passer.
Les élèves qui prennent le ministre au mot : Moi je veux arts appliqués.
Les profs principaux : Tu confonds, ça c’est la 1°STD2A mais c’est hyper sélectif.
Les élèves : Ah, alors je prends arts, anglais et SVT.
Les profs principaux : Il va falloir changer de lycée alors.
Les parents : Pas grave ! Il y aura un emploi du temps aménagé pour qu’il aille dans l’autre lycée.
Les profs principaux : Ah non, c’est impossible. Demandez confirmation au chef d’établissement.
Les chefs de bahut : On peut pas vous dire mais ce sera compliqué. Il doit partir ailleurs.
Les élèves : Mais je ne veux pas partir. Ils sont ici tous mes copains…
Les PsyEN : Alors, tu as un lycée à 30 km de chez toi avec la spécialité Arts…
Les parents : Mais il y aura un moyen de transport pour y aller au moins ?!
Les chefs de bahut : Ah ?! Jamais entendu dire ça.
Les profs principaux : De toutes façons, tes résultats ne vont pas te permettre d’avoir cette spécialité car la priorité est aux élèves du lycée d’accueil et puis après aux meilleurs dossiers.
Les parents : Mais pourquoi on ne l’a pas dit avant qu’il fallait aller ailleurs dès la Seconde ?
Les profs principaux : Parce qu’on ne le savait pas.
Les éditorialistes : Le ministre est vraiment très populaire car il fait enfin bouger les choses à l’Education nationale.
Les élèves : Bon, ben, je vais rester ici alors… Je vais prendre Anglais, Allemand et SVT.
Les chefs de bahut : Ah non, tu ne peux pas prendre deux spécialités de langue. Et puis de toute façon, on n’a pas l’Allemand.
Les élèves : Mais je fais de l’Allemand depuis la 6ème.
Les PsyEN : Ben oui, mais c’est comme ça.
Les profs d’HG : Et les épreuves du nouveau bac ?
Les IPR : On ne peut rien vous dire pour le moment.
Les profs de SVT : Et pour les questions sur la sexualité que les élèves ne feront pas.
Les IPR : Faites preuve d’initiative pédagogique. Chamboulez le programme de Seconde d’ici juin.
Les profs de maths : Mais on y est ou pas dans l’enseignement scientifique ?
Les IPR : Non.
Le ministre : Si.
La députée qui a changé 5 fois de parti et qui sait tout mieux que tout autre : Bien sûr que oui. C’est le ministre qui me l’a dit.
Le ministre : Ah ! Vous voyez ! Donc, chers élèves, venez avec moi pour les photos dans le JDD dimanche prochain et après choisissez vos spécialités et commencez à préparer vos lettres de motivation pour Parcoursup.
Les élèves : D’accord, je prends Anglais, SES et SVT. J’aime bien étudier les gens.
Les profs de SES : Alors, oui, mais en fait, on fait surtout de l’économie. La socio, il y en a toujours mais c’est quand même plus trop ça.
Le ministre : N’écoutez pas, ils ne disent que des bobards. Fais ce que tu veux, gamin !
Les chefs de bahut : Oh mais je vois que tu n’as pas pris les maths. C’est une erreur grave…
Les élèves : Ben, justement, j’aime pas les maths ! Depuis toujours !
Les chefs de bahut : C’est pas une raison. Tu vas prendre les maths. A la place de la SVT.
Les élèves : Mais j’aime pas les maths et j’aime la SVT. Et le ministre a dit…
Les parents : Oui, le ministre a dit…
Les chefs de bahut : Il l’a dit mais chez nous, ce n’est pas possible. Il faut prendre les maths pour réussir.
Les profs de maths : Alors le nouveau programme est plus lourd que l’ancien de S. Donc ce sera difficile car il n’est pas au niveau.
Les élèves : Ah, vous voyez… Et j’aime pas les maths !
Cédric Villiani : Les maths c’est super et la réforme est super. Tout ce qui est dedans est vraiment très facile. Je le sais, j’ai tout compris.
Les parents : Bon, ok pour les maths. Ils ont raison, c’est important. Prends-les un an et tu abandonneras en fin de première.
Les profs principaux : Attention, il y aura une épreuve de maths en fin de Première.
Les élèves : Qui comptera pour le Bac ?
Les chefs de bahut : Ben oui. Ce sont des spécialités pour le bac, c’est normal que ça compte pour le bac.
Les parents : Mais ça a été dit ça ? On n’en a jamais entendu parler.
Les chefs de bahut : Ah, nous on était au courant.
Les profs : Pas depuis le début…
Les chefs de bahut : Si, si…
Les profs : De toutes façons, personne ne nous écoute. Cela fait un an et demi qu’on prévient.
Les éditorialistes : Les profs ne pensent qu’à augmenter leur salaire. Salauds de gauchistes !
Les parents de la PEEP : Le ministre, enfin voilà un homme qui sait ce qu’il faut faire !
Les parents de la FCPE : Euh, vous nous dîtes quand on peut commencer à dire qu’on n’est pas d’accord.
Les profs : Pour démissionner c’est où ?
Les syndicalistes de terrain : Allons, allons, on va mener des actions. On va mettre 20 à tout le monde.
Les élèves : Chic, chic, chic, je vais l’avoir ma spécialité Arts alors.
Les chefs de bahut : Non, non, ils n’ont pas le droit de faire ça et s’ils continuent, le ministre viendra leur donner la fessée devant les caméras de CNEWS, BFMTV et LCI.
Les élèves : Trop dég…
Les CPE : Tu veux deux heures de colle pour manque de respect ?
Les éditorialistes : Oh oui, chic ça la fessée ! Ca changera des gilets jaunes.
Les parents : Et sinon, le Bac il se passe comment maintenant ? On veut dire, après la réforme ?
Les profs : Ca commence dans dix mois.
Les élèves : Hein ?! Quoi ?!
Les parents : Mais c’est bientôt !
Les profs : Ben oui !
Les parents : Mais pourquoi vous le disiez pas ?
Les profs : On l’a dit mais personne ne nous écoute. On est comme des cheminots sauf qu’on n’a pas la retraite à 55 ans.
Les éditorialistes : Pour ce que vous bossez !… Feignasses !
Les sondeurs : Ah oui ! Des feignasses ! 78 % des Français le disent.
Les éditorialistes : Ah ! Vous voyez !
Les sondeurs : Mais 65 % disent qu’ils aiment les profs…
Les profs : Ah quand même !
Les sondeurs : … quand ils mettent des bonnes notes.
Les CPE : Nous, ils disent comme le dernier rapport officiel ? Qu’on ne fait pas nos 35 heures alors qu’on bosse matin, midi et soir très tard ?
Les sondeurs : On ne va pas faire un sondage sur un rapport officiel. On n’a pas que ça à foutre.
Les éditorialistes : Vivement qu’on privatise !
Les élèves : Mais je ne sais toujours pas ce que je prends moi. Maths, puisque c’est au choix mais que je dois le prendre… SVT parce que j’aime… Anglais parce que c’est utile.
Les chefs de bahut : Et ton quatrième vœu ?
Les élèves : Quel quatrième vœu ?
Les profs principaux : Celui qu’on te donnera si tu n’as pas un des trois premiers.
Les élèves : Mais j’ai choisi mes trois premiers.
Les profs principaux : Mais il n’est pas sûr que ça rentre dans les emplois du temps.
Les élèves : Mais si je veux pas le quatrième ?
Les chefs de bahut : Tu l’auras quand même. Surtout si tu n’es pas assez bon pour faire une des trois spécialités que tu as choisies.
Les élèves : Mais je suis nul en maths ! Je l’aurais pas alors ! Chouette !!!
Les chefs de bahut : Non, tu auras les maths. Pas forcément les SVT.
Les élèves : Mais je veux faire de la SVT !
Les chefs de bahut : C’est comme ça. Tu n’avais qu’à bosser en maths.
Les élèves : Alors, je vais mettre les maths en quatrième vœu et la SVT en premier.
Les psyEN : Stratégiquement, ce n’est pas une bonne idée. Tu risques de ne pas avoir SVT et de te retrouver à devoir aller faire des maths dans un autre lycée.
Les élèves : Ah mais non !
Les psyEN : Il y a justement un lycée avec la spécialité maths où il va rester quelques places. Mais ils n’auront pas maths complémentaires en terminale si tu abandonnes les maths.
Les parents FCPE : Je me demande si c’est pas une usine à gaz ce truc…
Les éditorialistes : La fédération des parents gauchistes, on la connait. Toujours contre tout.
Les profs : Puisqu’on vous dit que c’est le bazar ! Même nous, on ne comprend pas tout.
Le ministre : On pourra changer de spécialités quand on voudra.
Les profs : Mais non, c’est pas possible.
Les éditorialistes : Mais si c’est possible !
Le Figaro : Mais si c’est possible et c’est génial !
Le Point : Encore une annonce du ministre qui montre la souplesse de la réforme.
Libé : Le ministre ne va-t-il pas trop vite ?
L’Humanité : C’est la lutte finale ! Groupons-nous et demain, on pourra avoir un minibus pour amener les élèves dans un autre bahut.
La ministre du supérieur (qui a des airs assortis à son domaine ministériel) : Et n’oubliez pas Parcoursup, hein c’est important. Il a déjà fait sa lettre de motivation, votre enfant ?
Les élèves : Non… Parce qu’il faut être motivé en plus du travail qu’on a à faire ?
Les parents : Je crois que cette réforme va handicaper notre petit chéri.
Les élèves : Oh oui, parce que je voulais faire SVT et pas faire maths.
Les parents : On va te mettre dans un privé pas sous contrat. Comme ça tu feras ce que tu veux.
Les profs : Mais non !
Les parents : Mais si !
Les profs : Mais vous tuez l’Ecole publique !
Les parents : Mais non, c’est vous ! Ils l’ont dit sur BFMTV !
Le ministre : Enfin, la voix de la raison se fait entendre.
Les profs : Et merde !… On est fatigués !… Et en plus j’ai trois paquets de copies à rendre pour lundi.

Post-scriptum : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existant ou ayant existé depuis quelques mois ne serait pas un hasard mais bien la preuve que tout ce qui précède est totalement vrai et garanti sans bobards ni même exagération…

 

Aucune description de photo disponible.

 

https://www.snes.edu/Retour-vers-le-futur.html

https://www.snes.edu/IMG/pdf/20190417_note_secteur_lycees_statistiques_orientation_reforme_blanquer_v2.pdf

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je nesuis pas sûr d'avoir votre avis sur cette histoire d'écrit ou pas ...

mais pour les maths :

" Ne pas permettre trois niveaux en maths, comme le souhaite la réforme Blanquer qui va être abandonné, aura des conséquences sur la capacité de la France à développer une expertise technologique. En effet, trois niveaux de maths sont indispensables au lycée. - Un niveau de base pour ceux qui souhaitent abandonner les maths. Celui-ci est cadré pour les futurs professeurs des écoles dont 80% sont issus des filières littéraires. - un niveau outillages indispensables, destinée à celles et ceux qui n'ont pas envie d'approfondir la logique mathématique, mais qui veulent se garder la compétence pour leur métier futur. - un niveau approfondissement de la logique mathématiques"  +++

en effet , et cette réforme bousille les deux premiers niveaux pour ne garder que le niveau d'approfondissement ...

il n'y a plus rien , à part les maths approfondies , il n'y a plus rien du tout . c'est tout ou rien .

ce faisant , au lieu de supprimer le coté sélectif des maths comme semble le penser notre sympathique bien que macroniste médaillé vilani (en plus de vouloir remonter le niveau de maths pour la recherche) , Moi je crois bien que cela va au contraire augmenter largement l'avantage dans la poursuite des études de ceux qui auront pris maths . Par exemple  pour les professeur des école , n'importe qui qui aura fait un peu de maths prendra une notes bien supérieure aux autres candidats pour le concours  ou pour ceux qui  si jamais  préfèrent ensuite fait de l'économie ou de la finance par exemple ...

et ben coincés  seront coincés : vous voulez faire de l'économie ou de la finance , vous n'avez pas pris maths en première ? ben coincés !

 

c'est une cata pour les élèves ,

ou alors les élèves et les parents auront compris et des élèves vont prendre maths approfondies alors qu'ils n'ont pas le niveau , en se disant qu'ils vont caler un peu mais qu'ils vont faire un efforts et savoir prendre du recul face aux difficultés , mais que au moins ils ne lacheront pas les maths totalement  . Du coup c'est nous les profs de maths qui allons souffrir avec des classes très hétérogènes pour pourtant un programme ambitieux , à faire en quatre heures par semaines alors que les actuelles 4 heures sont déjà insuffisantes ...

ou alors les chef d'établissement mettrons dans une même classe ceux qui auront pris maths-hg-ses et dans une autre ceux qui auront pris maths-physch-svt ... et on aura refait les filières !!

 

petite anecdote : mon lycée a accueilli villani pour une conférence (avec mr torrossain le chef chef   des programme de maths en france ) . Avec mes collègues prof de maths  de mon lycée , on leur a ont posé ces problèmes .. ils nous ont répondu plutot cordialement :. villani reste sur l'idée que cela enlèvera  ce coté selectifs des maths et se réjouit de meilleurs étudiant en maths dans le supérieur . torrossian fait de la langue de bois et se contredit sur les professeurs des écoles et les mathématiques .

pour les horaires en maths bien trop courts   , villani dit que c'est impossible d'augmenter les horaires sinon on n'aurait pas les profs de maths à mettre en face car les étudaints actuels sont trop mauvais ... franchement je suis pas d'accord , peut être que les étudiants sont moins bons qu'il y a trente ans , mais bon il faut pas exagérer , ils sont certes peut être moins bon en calcul matriciel ,  en groupes sous groupes et autres difficultés universitaires , mais il ne faut pas déconner , ça peut faire de bon profs de collège et lycée tout autant quand même ; ça sent l'enfumage pour masquer une politique austéritaire , à l'insu (ou pas) du plein gré de villani ...

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la reforme blanquer et les maths

L'indispensable enseignement des mathématiques Par Karina Gerdau, docteure en anthropologie biologique (Université de Bordeaux 1), chercheuse indépendante en archéoanthropologie — 19 avril 2019 à 18:26

 

https://www.liberation.fr/debats/2019/04/19/l-indispensable-enseignement-des-mathematiques_1722397

une enseignante chercheuse s'inquiète de la réforme du bac en france . Pendant huit ans elle en a expérimenté l'équivalent au près d'élèves britanniques et elle a constaté l'augmentation des échec universitaires due au manque d'éducatuon scientifique et mathématique .

[...]

De par mon expérience, le manque d’éducation scientifique et mathématique nuisait à leur réussite universitaire, même dans les sciences humaines et sociales. Les étudiants britanniques n’ayant pas étudié les mathématiques et les sciences au lycée (6th Form ou College) avaient un taux d’échec plus élevé et de moins bons résultats globaux que les étudiants ayant suivi ces spécialités pour obtenir le GCE A-Level.

[...]

 

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blanquer est bien en lice pour le pipeau d'or , mais pas avec un gros bien voyant , non , avec une multitude de foutage de gueule :

SNES Section académique de Montpellier
Enclos des Lys, Bât. B - 585 rue de l’Aiguelongue - 34090 MONTPELLIER
Tél. : 04.67.54.10.70
Fax : 04.67.54.09.81 - s3mon@snes.edu www.montpellier.snes.edu

JM Blanquer à France Inter le 28 mars : propagande du ministre et complaisance des journalistes. Rectifions les bobards !

Ce matin 28 mars, JM Blanquer était l'invité de France Inter et force est de constater qu'il a pu dérouler son discours et asséner moult contre-vérités sans aucune contradiction de la part des journalistes censés connaître un tant soit peu le sujet traité et vérifier la véracité de ses dires. Ce matin, France Inter est devenue 20 minutes durant le porte- voix officiel du gouvernement.

Depuis des mois, les représentants des enseignants, dans les instances ministérielles et académiques, puis les équipes enseignantes elles-mêmes, dans toutes les salles des profs, expriment leur rejet massif de la réforme du lycée et du Bac, et expliquent en quoi elle ne résoudra pas les difficultés actuelles du lycée et de l'entrée dans le supérieur, et n'atteindra pas les objectifs que feint de s'assigner le ministre : "réduire les inégalités sociales, simplifier le baccalauréat, offrir plus de liberté aux élèves dans leur parcours de formation". Les contre-vérités du ministre ce matin en offrent quelques illustrations flagrantes :

Sur les spécialités et la prétendue liberté de choix des élèves de 2nde :

  • -  JMB : "[Les élèves] auront la possibilité de changer [de spécialité] entre la 1ère et la terminale."
    France Inter : "C'est réversible ? "
    JMB : "Bien sûr que c'est réversible !".
    FAUX ! Les élèves doivent choisir 3 spécialités en 1ère et en abandonner une en Terminale
    (extrait du fascicule Questions-réponses sur le Bac 2021 du ministère, question 27 page 10 : "En fin d’année de première, parmi les trois enseignements de spécialité qu’il a suivies en classe de première, chaque élève doit choisir les deux enseignements de spécialité qu’il souhaite poursuivre en terminale.")

    Le ministre ne connaît-il pas le contenu précis de sa réforme, ou essaie-t-il d'en tordre la réalité ? Quoiqu'il en soit, la supposée liberté de choix des élèves de 2nde apparaît de plus en plus comme un leurre !

  • -  France Inter : "Si je suis en 2nde, imaginons que je veuille devenir ingénieur, et la spécialité Sciences de l'Ingénieur n'existe pas dans mon lycée, qu'est-ce qu'il se passe ?"
    JMB : "Auparavant, vous faisiez S, c'était assez standard."
    ...
    FAUX ! Auparavant, un élève de 2nde qui souhaitait faire S-SI pouvait s'inscrire dans un lycée qui proposait cette série.

    ... "Et s'il y a SI à quelques centaines de mètres ou même à 1 ou 2 km dans un lycée de la ville, c'est possible d'aller le suivre à côté" ...
    Dès la rentrée 2019, un élève est donc appelé à suivre une partie de son cursus dans un autre lycée que celui où il est inscrit ! Quel progrès ! Et quelle facilité pour combiner les emplois du temps, régler les questions de transport, de responsabilité, etc.

    ...France Inter : "S'il reste des places !"

    En effet la note ministérielle aux recteurs du 6 mars précise que les spécialités de 1ère sont réservées aux élèves de 2nde du même lycée, et ne sont ouvertes aux élèves d'autres lycées que s'il reste des places ! Dans ce cas, l'élève qui ne pourrait obtenir cette spécialité se verra proposer (imposer ?) une spécialité de son lycée qu'il n'a pas choisie !

    JMB : "Il y a toujours des problèmes de ce genre, on peut toujours souligner des imperfections, il peut y en avoir forcément"
    Un aveu de l'impréparation totale des services ministériels dans la mise en place de la réforme ?

  • -  JMB : Sciences Informatiques et Numérique : nous créons une discipline nouvelle, j'ai d'ailleurs créé le CAPES informatique pour l'année prochaine"
    INTOX ! Le CAPES informatique ne sera instauré qu'à la session 2020 des concours ! Aucun enseignant n'est formé spécifiquement à ce jour pour enseigner la spécialité NSI à la rentrée 2019. Et les quelques lauréats de concours de 2020 ne couvriraient qu'une infime partie des besoins d'enseignement en NSI !

Sur les heures supplémentaires imposées aux enseignants

- JMB : "En 2019, nous créons des heures supplémentaires, c'est une opportunité de pouvoir d'achat pour les professeurs"

INTOX ! Chacun appréciera la méthode d'augmentation du pouvoir d'achat du ministre : travailler plus pour gagner un peu plus (rappel : une heure supplémentaire d'un enseignant n'est pas majorée, au contraire elle est moins payée qu'une heure de service normale pour un collègue dès sa 6e année de métier, et pour un collègue à la hors-classe l'heure supplémentaire vaut 1/2h de cours normal !

Sur la disparition des maths du tronc commun de 1ère générale :

  • -  JMB : "Aujourd'hui on a le tout ou rien : vous pouvez être en L et ne pas faire de maths" Certes, mais actuellement vous pouvez aussi suivre la spécialité Maths en L !

  • -  JMB : "Et en S, vous avez des maths qui sont les mêmes pour tous"
    FAUX : JMB feint d'ignorer la spécialité maths des terminales actuelles, qui ajoute 2h aux 7h du tronc commun !

  • -  JMB "Vous avez un petit peu, très légèrement, de mathématiques au travers de l'enseignement scientifique" Tellement peu de mathématiques, que dans beaucoup de lycées, cet enseignement sera réparti entre la SVT et la physique-chimie !

  • -  JMB : "L'élève aura soit quelques heures de maths au travers de l'enseignement scientifique, je veux dire sur toute l'année..."

    Ah, quelques heures de maths pour l'année entière, en effet c'est très léger !

  • -  ... "soit il a 3h de maths en maths complémentaires"
    FAUX ! en 1ère, il n'y a pas de maths complémentaires, option qui n'existe qu'en terminale

  • -  ... "soit il a 6h de maths en spécialité" FAUX : c'est 4h en 1ère !

  • -  ... "donc c'est 3, 6, ou 9 !"
    FAUX ! Le ministre devra revoir ses fiches, il a confondu la 1ère et la Terminale, a fait croire que les maths complémentaires pouvaient s'ajouter à la spécialité maths (contredit par un membre de son cabinet, responsable de la pédagogie, lors d'une audience avec l'Association des Profs de Maths : "M. Stanek rappelle la règle qui a été précisée aux Recteurs : seuls les élèves ayant fait la spécialité maths en première pourront choisir l’option « maths complémentaires ».), s'est embrouillé sur le volume horaire des enseignements...

    La méconnaissance manifeste du ministre sur les modalités de mise en place de sa réforme, teintée d'une dose de tromperie sur la marchandise, prouvent s'il en était besoin combien les inquiétudes et alertes des personnels, des élèves et des familles sont fondées !

    En fin d'entretien, le ministre a osé lancer : "Je suis complètement dans le dialogue, à l'écoute".
    Les enseignants et leurs représentants qui demandent depuis près d'un an l'annulation de cette réforme et sollicitent en vain l'ouverture de discussions réelles sur l'avenir et l'amélioration du lycée, apprécieront !

    Pour la section académique du SNES-FSU Montpellier Bertrand HUMEAU

 

 

 

j'ai un collègue d'un lycée voisin , ulcéré par cette réforme , qui démissionné de son poste de pp en lisant cette lettre : excellent :

En conclusion de ce conseil, je tenais à vous signifier ma démission de ma mission de professeur principal. Ma décision est personnelle mais ses motivations proviennent de contingences extérieures. Je m’en explique brièvement, la réforme des lycées, du baccalauréat et celle de l’accès au supérieur ont pour effet de faire des professeurs principaux les artisans majeurs de transformations que mon éthique personnelle et mes convictions réprouvent. Je ne puis décemment accepter de continuer à collaborer activement avec un système profondément inique qui passe son temps à évaluer, à sélectionner et qui rogne sans cesse sur ceux qui ont le moins tout en préservant ceux qui ont déjà le plus.
Au-delà, si le corps enseignant y compris moi-même supporte de fait la baisse effective de ses revenus, une augmentation parallèle du nombre d’élèves à prendre en charge, s’il peut continuer à voir ses congés menacés et ses retraites amputées, s’il est capable d’assumer une démultiplication sans précédent de ses missions, s’il peut-être contraint de se taire, s’il peut voir son statut profondément remis en cause, et semble en mesure de passer sous les fourches caudines de la réforme du lycée, je m’en distingue par mon refus de consentir à la perversion de mon métier. Je n’accepte pas d’être réduit en contremaître évaluateur, rôle que la réforme nous impose de jouer.
Cette démission est donc à la fois un geste personnel mais aussi une forme de contestation face à une injustice notoire pour des fonctionnaires dévoués et face au saccage de ce que nous avons de plus précieux en commun, l’éducation de nos jeunes.

Merci pour votre attention

 

 

ha bon . et sil refuse de faire les taches de pp , quest ce qu'il risque ? qu'on lui enlève ses indemnités de pp ? hé ben du coup de fait il a démissionné quoi ....

 

 

le con est bac ?

 

 

voilà , avec ce genre de connerie et de bisbilles stupides  recréer  " un rempart qui défend le vrai peuple "  va pas être facile ...

 

 

Réforme du lycée professionnel : "La destinée de nos élèves ? Devenir des ouvriers dociles et mal formés"

Par Anthony Cortes

Publié le 27/09/2018 à 17:54

 

Mobilisés ce jeudi 27 septembre, les acteurs du lycée professionnel protestent contre la baisse drastique des heures d'enseignement des matières générales sans aucune compensation. Une décision qui pourrait condamner les élèves de ces établissements à rejoindre prématurément le monde du travail.

Lorsque Jean-Michel Blanquer évoque le futur des lycées professionnels, il n'a qu'un mot à la bouche : "excellence". À en croire le personnel de ces établissements, mobilisé ce jeudi 27 septembre dans toute la France, il ne faut pas y voir l'expression d'une ambition... mais plutôt une contrevérité. En cause, le contenu de la réforme du lycée professionnel. Annoncée dans les grandes lignes au mois de mai dernier, et déjà accueillie plutôt fraîchement par les syndicats du second degré, elle fait de nouveau frémir les professeurs, inquiets pour leur sort et celui de leurs élèves. En cause : la récente réception des nouvelles grilles horaires, mises à jour selon les modalités prévues par la réforme, qui entreront en vigueur à la rentrée 2019. Concrètement, et au global, les élèves de bacs professionnels perdront ainsi 4 heures de cours par semaine. "Pour les élèves, c'est un temps de formation important qui est définitivement perdu. Et pour les enseignants, cela annonce des suppressions de postes", se désole Bérénice Courtin, co-secrétaire générale du Snuep-FSU, syndicat du lycée professionnel.

Une vision "utilitariste" des matières générales

Ces heures, effacées de l'emploi du temps de ces lycéens, concernent uniquement des matières dites "générales" : français, mathématiques, langues vivantes. Sur toute la durée de la formation, les heures consacrées aux maths diminueront de 16% et de 13% pour le français. Jusqu'à atteindre 50% pour la deuxième langue vivante. Sur certains de ces créneaux, quelques heures de "co-intervention" prendront place. En clair : des cours mêlant enseignants professionnels et généraux. "Ces jeunes méritent mieux que des cours de français axés sur l'élaboration d'une lettre de motivation, tempête Maxime Besselièvre, secrétaire national de la CGT Educ'action

[... ]

la suite ici :

https://www.marianne.net/societe/reforme-du-lycee-professionnel-la-destinee-de-nos-eleves-devenir-des-ouvriers-dociles-et-mal

 

Oui on commence à bouger mais ce n'est pas facile.

Une grève dans les lycées professionnels le jeudi 27 septembre 2018. Plusieurs syndicats ont en effet appelé à un mouvement de protestation contre la réforme Blanquer qui, selon eux, va « aggraver les conditions de travail, supprimer des postes dans toutes les disciplines et entraver la réussite des jeunes ! »

La « réforme » Blanquer de la voie professionnelle s’inscrit dans un cadre bien précis : celui de réduire les moyens affectés aux services publics d’Éducation. Dans cette « réforme », l’intérêt des élèves et des personnels est inexistant. Elle est dans la lignée de la réforme de 2009 et la généralisation du Bac Pro en 3 ans où la réduction d’une année de la scolarité des élèves de l’enseignement professionnel a provoqué des dégâts considérables chez les jeunes comme chez les professeurs de lycée professionnel »

 

2018-06-04-reformevoiepro-comparatif-grilles-bacpro

Résumons la réforme du lycée

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