SIVENS/ Vive l’OMERTA !

Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog : « Profiter du SILENCE et des complaisances, c'est parfois la meilleure défense ». C’est ce que doivent penser les « personnalités » et les magistrats que je mets vertement en cause sur ce blog depuis le 12 octobre 2019. A commencer par le sénateur Carcenac et l’avocat général Dérens. Mais moi aussi, je profite du silence et de l’OMERTA !

Venant de publier 22 articles circonstanciés sur mon blog dont aucun n’a été mis à la Une du Club Mediapart, je pourrais en être déçu. Mais ce n’est pas le cas. Sincèrement.

Quand on accuse, on prouve !

Dans une affaire à tiroirs relativement complexe puisque s’étant déroulée parallèlement devant diverses sortes de juridictions, j’ai pu ainsi tranquillement faire mienne la « devise de Raymond Marcellin » dans l’affaire des micros du Canard Enchaîné :

« Quand on accuse, on PROUVE ! », sans oublier que cette affaire des plombiers du Canard, qui avait donné lieu à un beau brouhaha, s’était terminée par un magnifique non-lieu ! et une non moins magnifique prescription de l’action publique ! 

L'arroseur n'en avait été pas moins copieusement arrosé.

Profiter de l'Omerta contre une mafia ?

Dans l'Omerta qui règne sur cette affaire de la Métairie Neuve de Sivens, j’ai pu tranquillement publier des accusations graves et précises, preuves à l’appui, contre ce que j’ai appelé « la mafia tarnaise », expression souvent entendue dans le Tarn que j’ai reprise à mon compte, MAIS en expliquant clairement sur ce petit blog de combat pourquoi et comment la destruction illégale de la Métairie Neuve le 1er juin 2015 était une opération mafieuse.

Profiter d’un incendie criminel pour raser illico presto des bâtiments que la loi interdisait de démolir, au seul motif que ces bâtiments étaient le symbole d’une lutte sociale justifiée, et tout ça aux frais et au détriment du département, et tout ça avec la complicité du procureur local que je m'interdis de qualifier "de la République", je suis navré de le dire et de le répéter, c’est une opération mafieuse. Quand on sait que les délits commis à Sivens le 1er juin 2015 l’ont été sous la protection des forces de l’ordre, c’est du grand art. C’est tout de même d’un autre niveau, vu les délits commis, que l’affaire de Tarnac ou que l’affaire des paillotes corses du préfet Bonnet, qui ont en leur temps défrayé la chronique.

Dans l’Omerta qui règne sur cette affaire, j’ai pu tranquillement remettre très précisément en cause le sénateur Thierry Carcenac et le procureur Dérens, les deux fleurons de la mafia tarnaise à la grande époque de Sivens, en expliquant preuves à l’appui les délits qu’ils ont pu commettre en toute impunité à ce jour du fait de leurs fonctions.

J’ai pu tranquillement mettre en cause les magistrats qui les ont couverts jusqu’au plus haut niveau des deux ordres de juridiction, Conseil d’Etat et Cour de cassation, en expliquant, pièces et arguments à l’appui, ce que je leur reprochais, étant entendu qu’il est prouvé que ces magistrats ont rendu leurs décisions, que je qualifie de « scandaleuses », en sachant pertinemment que le procureur Dérens avait été complice des délits qui lui avaient été dénoncés dès les 8 et 10 juin 2015 suite à la destruction illégale de la Métairie Neuve de Sivens le 1er juin 2015.

Dans cette Omerta, j’ai publié tranquillement des billets très circonstanciés, qui ont reçu le soutien de quelques « amis médiapartiens », que je remercie ici, articles dont les posts n’ont été troublés par aucun troll, ce que je trouve aussi formidable.

A ce jour, je ne suis toujours pas attaqué en justice par des gens qui savent pertinemment que Profiter du SILENCE et des complaisances est parfois la meilleure défense. Je ne cache pas que ce serait pour moi un sommet de cette affaire que d’être attaqué en justice pour avoir dit la vérité. Mais qui va oser le faire après ce que je vais dévoiler dans les jours qui viennent ? Alors que tous ces gens au-dessus des lois savent que je détiens les preuves de ce que j’avance après 4 années de combats pour les obtenir ? Vont-ils vouloir faire enfin parler d’eux en m’attaquant sur quelque élément marginal de ce dossier ? Vont-ils ouvrir d'eux mêmes la boite de Pandore alors qu'ils ont tout fait pour la garder bien fermée ?

Avant d’en venir à ce qui s’est passé dans cette affaire aux plus hauts niveaux de l’Etat, c’est dans l’Omerta qui règne que je vais pouvoir atteindre demain un des sommets des turpitudes judiciaires que je dénonce.

Un péril grave et imminent dans la rase campagne tarnaise ?

Un des postulats d’Euclide disait : “Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve”.

A Sivens, on vient de voir et on va voir encore que « Ce qui est affirmé avec preuves peut être nié sans preuve par des magistrats français » (je ne crois pas que ce qui s'est passé dans cette affaire soit possible dans un de nos pays voisins)

Je rappelle – je l’ai longuement développé sur ce blog – que la mafia tarnaise, qui avait décidé de raser la Métairie Neuve de Sivens après l’annus horribilis 2014, a tout simplement profité d’un incendie criminel pour le faire. Comme Thierry Carcenac et sa clique savaient très bien qu’il était interdit de démolir la Métairie, ils ont habillé leur forfait d’un prétendu « arrêté de péril » alors qu’il n’y avait strictement aucun péril dans cette zone inhabitée et interdite au public.

Nous sommes arrivés dans ce « feuilleton » dans la partie de l’affaire qui concerne justement cet arrêté de péril.

Parallèlement aux autres actions engagées, le citoyen Egidio avait demandé au tribunal administratif de Toulouse de déclarer cet arrêté inexistant ou de l'annuler. Après un traitement très particulier de ce recours par un juge toulousain qui a mis la déontologie au placard (ce que j’ai expliqué précisément sur ce blog), cette affaire s’est retrouvée cette année à Bordeaux (cour administrative d’appel).

Demain, je vais montrer sur mon blog comment des magistrats français, sans aucune preuve de quelque péril grave et imminent que ce soit, contre toutes les preuves d’absence de péril apportées devant eux par un citoyen tarnais, en violation flagrante des lois qui régissent les pouvoirs de police du maire, ont tout simplement pris le parti de la maire qui avait signé l’arrêté de péril.

La maire, qui ne s’était pas défendue devant eux, n’avait donc contesté aucun des points de faits invoqués, pièces à l’appui, par le requérant. Eh bien, des magistrats bordelais, au mépris de toute morale professionnelle, se sont pour ainsi dire substitués à la maire de Lisle sur Tarn pour valider cet arrêté de péril invraisemblable et couvrir par la même occasion le procureur Dérens qui était dans ce coup, ce qui ressortait de pièces versées au dossier qui leur était soumis.

J’ai du mal à admettre que des centaines de gilets jaunes aient pu être poursuivis en France depuis quelques mois pour un simple délit de manifester alors que la mafia tarnaise, avec ses cumulards d'infractions, peut dormir tranquille depuis 4 ans en étant payée avec de l’argent public comme je viens de l’expliquer dans ce feuilleton pour ses deux fleurons.

JAMAIS je n’aurais pu croire que ce que je vais dénoncer demain soit possible dans un monde où il est de bon ton pour des politiciens de se gargariser jour après jour de l’Etat de droit. Et encore moins ce que je vais dénoncer ensuite.

Et pourtant…

Je remercie Mediapart de m'avoir permis d'expliquer tranquillement et précisément ce qui s’est passé dans cette affaire au TGI d’Albi, à la Cour d’appel de Toulouse, au tribunal administratif de Toulouse, au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, dans le cadre d'un scandale juridico-politique que je crois sans précédent.

Il me semble que j'ai bien profité de l'Omerta depuis un mois.

Je pourrais presque dire, avec le sénateur Carcenac et le promu avocat général Dérens :

Vive l’OMERTA !

 

pour aller plus loin :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-viguie/blog/151019/sivens-un-procureur-cumulard-d-infractions

https://blogs.mediapart.fr/bernard-viguie/blog/101019/sivens-thierry-carcenac-le-cumulard-d-infractions

pour  aller encore plus loin,

A demain !

https://blogs.mediapart.fr/bernard-viguie/blog/311019/comment-la-cour-de-bordeaux-couvert-le-procureur-derens-et-la-mafia-tarnaise

 

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