E. Quilgars

London - Royaume-Uni

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  • Néolibéralisme et néo-féodalité : la leçon de M. Charlès

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    Dans un passage de La Montagne magique, Settembrini fait remarquer au jeune Hans Castorp que « l’homme n’émet aucune affirmation de caractère général tant soit peu suivie sans se trahir tout entier, sans y mettre involontairement tout son Moi, sans y représenter, en quelque sorte par une parabole, le thème fondamental et le problème essentiel de sa vie ».
  • Les paradis fiscaux en 7 vers illustres

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    Les bibliophiles avertis et les dissidents de l'ordre néo-libéral disposent désormais d'un nouvel ouvrage de référence à placer sur leurs rayons entre les écrits de Naomi Klein et de Paul Jorion. Il s'agit du dernier livre de Nicholas Shaxson, Treasure Islands («Les îles au trésor»), paru en début d'année en Angleterre et qui, comme l'indique aimablement son sous-titre, permet de tout comprendre ou presque sur «les paradis fiscaux et les hommes qui volent le monde».
  • La Grande-Bretagne à l'encan?

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     Quand on n’a plus d’argent pour payer ses dettes, on vent les bijoux de famille, n’est-ce pas?
  • Faut-il encore monter dans l’ascenseur social ?

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    J’ai toujours aimé Henry Miller. Ce n’était pas le genre d’homme à prendre l’ascenseur social. Dans Virage à 80, un court texte de la fin de sa vie, il écrit ceci : « Ce sont les petites choses qui comptent – pas la renommée, ni le succès, ni la fortune. En haut de l’échelle la place est rare, tandis qu’en bas on est des foules à tenir ensemble sans se bousculer et sans personne pour vous emmerder. » Miller était un sage : il avait compris que l’ascension sociale n’est pas un paisible voyage, mais un combat acharné contre soi-même et les autres.
  • Sarko vu de Londres : le nabot de la République ?

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    Contrairement à ce que pourraient penser les mauvais esprits, il y a bien eu un « Sarkozy effect » en Angleterre. Ç’a été en avril 2008 : après une visite du couple présidentiel à Londres, les commerçants de la ville ont connu un boom des ventes de chaussures à talonnettes. Le Daily Telegraph, qui a relaté en son temps ce glorieux phénomène, en avait déduit que Sarkozy avait décomplexé les nombreux Anglais qui, tout comme lui avec la belle Carla, se sentent honteux en public auprès d’une compagne plus grande ; désormais, ils n’hésitaient plus à se rehausser de quelques centimètres au moyen de cette quasi-prothèse. En anglais, on appelle « Cuban heels » (« talons Cubains ») les talons pour hommes : il est vrai que cette dénomination est particulièrement bienvenue et que, avec les Ray-Ban et la Rolex, elle complète très bien l’attirail du latin lover m’as-tu-vu, sentimental et vaguement alcazaresque qu’incarne notre président.