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Aidons les préfets à appliquer le discours d'Orléans

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À propos de l'édition

Je cite : "vous êtes chacune et chacun des affluents qui feront l’Histoire de France de demain, avec vos personnalités, vos propres histoires. Et l’histoire de ce peuple, vous allez aussi contribuer

à la changer". Je cite encore : "Je veux que partout, et c'est l'immense travail que vous aurez à conduire mais je sais que vous en avez la détermination partagée, partout des hébergements d'urgence. Je ne veux plus de femmes et d'hommes dans les rues". Emmanuel Macron s'adresse à des français nouvellement naturalisés le 27 juillet à Orléans. Et l'horizon de ces volontés exprimées par notre Président de la République est la fin de l'année 2017. Cela parait vraiment ambitieux de sa part et ce cap ne peut qu'être salué, encouragé, soutenu. Il n'était pas si clair jusqu'il y a peu dans les mots de nos responsables. Reconnaissons que cet objectif ne soit pas automatiquement facile à atteindre dans chacune de nos villes et pour chacun de nos préfets. Il est donc de notre responsabilité de les aider à y parvenir. Objectif qui allie un impératif d'accueil digne et un traitement administratif respectueux. Que cette édition soit utile à nos préfets : qu'elle leur montre la réalité de la précarité des hommes et des femmes en demande d'asile, afin qu'aucun ne soit oublié et surtout ne dorme dans la rue ; qu'elle les aide à trouver localement des solutions en s'appuyant sur les citoyens, les associations, dans un dialogue franc et durable ; qu'elle leur permette d'être fiers des résultats obtenus en les mettant en valeur. Enfin, je me permets peut être d'apporter une nuance au discours d'Emmanuel Macron. Je cite : "on ne peut pas donner plus que ce que l'on a". Cela peut couler de source. Mais faisons aussi confiance à nos ressources personnelles et collectives et aux effets inattendus de la solidarité, de l'échange, de l'accueil. On reçoit probablement au moins autant que l'on donne. Et on reçoit en particulier la joie de la confiance partagée. Cela n'altère en rien notre capacité à analyser et à prendre en compte notre réalité économique et sociale.

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