Covid 19 ou TINAcovid ?

Une maladie sévit depuis le milieu des années 1980 : TINA : « There Is No Alternative ». Il n'y a pas d'alternative à l'hyper-libéralisme économique. À l'occasion de la crise sanitaire de la Covid 19 est apparue la TINAcovid. Là aussi, la politique en est à l'origine : « Il n'y a pas d'alternative à la vaccination ». Comme pour toute maladie, on peut en décrire le diagnostic et le traitement.

Une maladie sévit depuis le milieu des années 1980. Il s'agit de TINA : « There Is No Alternative ». Il n'y a pas d'alternative à l'hyper-libéralisme économique. La construction européenne ne peut pas suivre un autre chemin que celui prévu par le traité de Maastricht. Mais qui a lu en intégralité ce texte particulièrement opaque ? Et si l'on estimait devoir voter contre Maastricht, on était considéré comme un anti-européen. Désinformation, opacité et culpabilisation sont des outils souvent utilisés pour convaincre du bien fondé des mesures proposées et contraindre le peuple à suivre un chemin tracé à l'avance. Cette maladie touche les États, et donc les peuples. Les mêmes règles poursuivies de façon invariable depuis trois décennies ont mis les États sous la coupe des marchés financiers et les peuples en servitude. En France, le droit de vote ne représente plus qu'un simulacre de démocratie.

À l'occasion de la crise sanitaire de la Covid 19, une maladie similaire est apparue : la TINAcovid. Là aussi, la politique est à l'origine de cette maladie, avec pour la circonstance une adaptation du dogme TINA à la Covid 19 : « Il n'y a pas d'alternative à la vaccination ». Comme pour toute maladie, on peut en décrire le diagnostic et le traitement. Mais il faut au préalable faire le lien avec la Covid 19.



Signes cliniques de la Covid 19

Les signes cliniques de la Covid 19 sont maintenant bien connus. On observe une très large variété de manifestations depuis l'absence de symptômes, en passant par un banal rhume ou une forte grippe, jusqu'à une insuffisance respiratoire aiguë et le décès. On dénombre ainsi 42.000 décès en France en 2020 selon l’INED.



Diagnostic de la TINAcovid

En basculant de la Covid 19 à la TINAcovid, on enterre la médecine, car c'est maintenant la politique qui dirige les opérations. La TINAcovid est en effet une gestion politique de la Covid 19. Lors de la précédente épidémie à MERS-CoV en 2012, on définissait un cas confirmé par la présence de signes cliniques et d'un test PCR positif. Mais pour la TINAcovid, un cas confirmé est défini par la simple positivité d'un test PCR, qu'il y ait des symptômes ou non (dans ce dernier cas, c'est un peu comme si une personne en bonne santé se disait « tiens, j'ai la grippe, mon test PCR est positif »). Par ailleurs, en ne quantifiant pas la charge virale, en augmentant le nombre de cycles d'amplification jusqu'à produire des faux positifs, on augmente artificiellement le nombre de cas. L'ampleur de la Covid 19 est donc majorée grâce à une nouvelle définition d'un cas confirmé et à l'absence de quantification de la charge virale.

La gestion de la crise sanitaire par la TINAcovid ne répond plus à une logique médicale, ne serait-ce que par le simple fait d'empêcher les médecins de ville de soigner, générant ainsi un afflux massif de patients sans aucune prise en charge préalable et donc à un stade trop avancé de la maladie dans des structures hospitalières déjà malmenées et fragilisées depuis une décennie. D'où le nombre élevé de décès dès le premier jour d'hospitalisation. Pas moins de quatre rapports (Assemblée Nationale, Sénat, Mission indépendante nationale, collectifs citoyens) ont ainsi mis en lumière de nombreuses erreurs et incohérences.

Par contre, on peut retrouver une certaine logique en considérant la convergence d'intérêt entre la TINAcovid et le capitalisme financier. Il n'y a aucun intérêt à promouvoir un ancien traitement passé dans le domaine public car sa rentabilité est dérisoire (il faut rappeler qu'une autorisation de mise sur le marché conditionnelle n'est accordée que si le nouveau médicament répond à des besoins médicaux non-satisfaits, comme l'absence de traitement autorisé). Il est bien plus intéressant de promouvoir des médicaments innovants soit en diffusion limitée mais à des coûts faramineux (comme le remdesivir), soit en diffusion mondiale (comme les vaccins par injection génique). Cela permet de maximiser les profits, car pour le capitalisme financier, la santé est devenue l'objet d'un vaste marché. Il n'est plus question de promouvoir la santé mais au contraire d'alimenter une industrie de la maladie.



La thérapie de choc de la TINAcovid

Depuis une décennie, on a négligé le plan pandémie et démantelé l'hôpital sous l'effet des politiques hyper-libérales. Le gouvernement a poursuivi les mêmes politiques puis a géré la crise par la peur :

- il s'est appuyé sur une nouvelle terminologie d'un cas confirmé et a omis de quantifier la charge virale, ce qui a eu pour effet de gonfler le nombre de cas, et d'empêcher de casser les chaînes de contamination,

- il a muselé la médecine de ville en limitant la liberté de prescription pour présenter le confinement comme solution unique, et certains praticiens qui tentaient de soigner leurs patients étaient poursuivis par l'Ordre des médecins,

- il a bloqué toute tentative d'essais cliniques avec les molécules anciennes (ou bien on a réalisé des pseudo-essais à un moment inadéquat de la maladie, ou encore à des doses inadéquates).

Une fois la médecine bâillonnée et la peur générée, après avoir tué la science en utilisant des études manipulées ou frauduleuses, le slogan de la TINAcovid apparaît : « Il n'y a pas d'alternative à la vaccination ». On vante les mérites de cette toute nouvelle technologie malgré des contrats opaques avec l'industrie pharmaceutique qui est par ailleurs déchargée de toute responsabilité. Puis le débat sur l'obligation vaccinale divise la société, et même les familles. Il suffit maintenant de l’autorisation d’un seul des parents pour procéder à la vaccination d'un mineur de 12 à 15 ans.

Alors que nous sommes toujours en phase 3, les règles pour mener des essais cliniques ne sont pas respectées car en théorie, toute personne qui se prête à une recherche biomédicale doit être volontaire, et peut refuser de participer. De plus, concernant les essais cliniques chez l'enfant, l’autorisation de participer doit être donnée par les deux parents.

Les médecins doivent participer pleinement aux injections géniques, ce qui n'est pas sans poser problème avec le code de déontologie. En effet, selonl'article R.4127-39, « les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ». C'est précisément le cas des vaccins à ARN/ADN puisque la balance bénéfices/risques ne sera connue qu'en 2023. Il faut rappeler que les effets indésirables des vaccins à ARN/ADN sont sous-déclarés, que les chiffres de décès imputés aux vaccins sont minorés, et que le taux de déclaration des effets secondaires liés à un médicament est inférieur à 10 % de l’ensemble des effets indésirables de vaccins. Cette sous-déclaration fausse l’évaluation du rapport bénéfices/risques.

« Il n'y a pas d'alternative à la vaccination ». Ce dogme vaccinal est régulièrement martelé par les médias (la plupart des médias sont contrôlés par des grands groupes financiers) et par les autorités sanitaires. Les voix dissidentes sont traités d'anti-vaccins ou de complotistes, comme naguère les opposants à Maastricht étaient traités d'anti-européens. On peut aussi trouver des variantes comme par exemple l'affirmation péremptoire « L'hydroxychloroquine, ça ne marche pas ». Ou bien « L'OMS a déclaré que l'ivermectine n'était pas indiquée ». De simples affirmations qui suffisent pour écarter l'utilité d'essais cliniques ou d'études observationnelle en médecine de ville. Si on retrouve ce genre de discours dans la bouche de journalistes, certains députés ne sont pas en reste :

- « la technologie en cause, dite ARN messager, est étudiée depuis plusieurs années et ne présente aucun danger, en elle-même, pour votre santé. La seule incertitude qui demeure concernant cette technologie concerne la durée de l’efficacité des vaccins à ARN. Le risque, qui existe, est donc fortement limité et les bénéfices peuvent être grands » 

- « la balance bénéfice risque du vaccin ne fait aucun doute »

- « Les vaccins autorisés contre la Covid-19 en France sont très efficaces, puisque nous disposons désormais de données scientifiques très conséquentes en la matière ».

« Contre le virus, une seule solution : la vaccination ».

Ou encore, cet appel de 41 parlementaires : « Nous, parlementaires socialistes et apparentés, réclamons de sortir de cette situation kafkaïenne en édictant une ligne de conduite claire, seule à même de nous permettre de sortir de cette pandémie : l'instauration de la vaccination obligatoire contre le Covid-19 ».

Il faut donc rappeler que ces vaccins à ARN/ADN ne bénéficient que d'une autorisation de mise sur le marché conditionnelle d'un an, que la balance bénéfices/risques ne sera connue qu'en 2023 (on sait qu'elle est probablement défavorable chez les moins de 45 ans), et que les données scientifiques sur les vaccins à ARN/ADN émanent de chercheurs en conflit d'intérêt avec les laboratoires. . De plus, comme on pouvait le craindre, ils semblent peu efficaces sur les nouveaux variants et n'empêchent pas la transmission du virus comme l'annonce le CDC aux États-Unis fin juillet 2021.  Mais pour la TINAcovid, il n'y a pas d'alternative aux injections géniques. L'obligation vaccinale et le pass sanitaire sont votés le 23 juillet 2021 par seulement 23 % des députés. Les débats ont été bien trop courts. Il est également possible qu'un certain nombre de députés (à l'image des médecins) soient tiraillés entre le devoir d'obéissance à des consignes de parti, et la réalité de plus en plus apparente d'un nombre spectaculaire d'effets secondaires graves qui dépassent de loin en nombre et en gravité ceux qui ont motivé l'arrêt d'une campagne de vaccination pour un virus de la grippe porcine H1N1 en 1976. D'où l'embolie du système de pharmacovigilance.



Retrouver le chemin d'une liberté collective par l'éradication de la TINAcovid

Nous sommes face à de graves manquements du pouvoir. Aucun regret n'a été exprimé, pas une mesure n'a été reprise des quatre rapports sur la crise sanitaire. Un cheminement semble donc calculé pour nous diriger depuis le début vers l'obligation vaccinale. La population n'a pas été médicalement protégée, elle a de plus été psychologiquement maltraitée, choquée, puis fracturée entre vaccinés et non-vaccinés. Grâce à un tour de passe passe, les non-vaccinés deviennent des parias alors que le pouvoir lui-même est responsable d'une situation catastrophique sur le plan sanitaire et économique. La TINAcovid a créé cette situation de toute pièce. Des profits gigantesques sont réalisés par des injections géniques toujours en phase d'essai clinique et dont l'autorisation de mise sur le marché conditionnelle pourrait ne pas être renouvelée fin 2021 ou début 2022.

Ceux que l'on fait passer pour des anti-vaccins sont en réalité des citoyens vigilants, attachés à la liberté de soigner et la pluralité des approches de soins, et donc des opposants à la TINAcovid. Quand on est en guerre, on utilise toutes les armes à disposition. On ne peut pas se permettre d'attendre un an les résultats d'essais randomisés, d'attendre un an pour avoir des vaccins en phase d'essai clinique et sans certitude sur leur efficacité, d'attendre deux ans pour avoir peut être des médicaments innovants.

Vaccinés et non-vaccinés devraient marcher tous ensemble pour que la Covid 19 soit traitée comme elle aurait dû l'être dès le début, avec une collaboration entre la médecine de ville et l'hôpital, et comme le recommande le rapport des collectifs citoyens :

- Diffusion des informations sur les mesures de base pour soutenir l'immunité : Vitamine D, Vitamine C, Zinc, alimentation, exercice physique, activités, liens sociaux, gestion du stress

- Application de la recommandation de la Société Française de Microbiologie pour les résultats des tests PCR et des tests salivaires

- Casser les chaînes de contamination par une stratégie « tester, tracer, isoler » ciblée en premier lieu sur les PCR positives fortes ou sur les tests salivaires avec Ct inférieur à 25

- Prise en compte des données du réseau Sentinelles

- Conseil scientifique constitué d'une représentation égalitaire des différentes approches de la maladie, ainsi que des représentants des associations de malades Covid

- Traitements précoces pour les formes symptomatiques de la maladie avec confinement ciblé suivant des critères scientifiques (sujets malades avec une PCR positive, cas contacts, sujets à risques, etc...) au lieu d'un confinement généralisé sur l'ensemble de la population

- Développer des études observationnelles en médecine de ville avec liberté de prescription, sous recommandation temporaire d'utilisation, de molécules anciennes comme l'ivermectine 

- Incitation à la recherche d'autres traitements précoces pour les formes symptomatiques.

- Une stratégie vaccinale sûre et validée à adapter aux risques liés aux tranches d'âge, avec différents types de vaccin dont des vaccins à virus tués,

- Des laboratoires pharmaceutiques responsables de leurs produits

- Augmentation des moyens humains et financiers alloués à l’hôpital public.



En conclusion

« Nous sommes en guerre » a dit le président de la République. Mais contre qui est-elle dirigée ? Drôle de guerre où l'on désarme la médecine et où l'on traumatise sa propre population par la peur. On voudrait aggraver la situation que l'on ne s'y prendrait pas autrement. On peut aussi s'interroger sur le rôle du cabinet McKinsey dans la campagne vaccinale, un cabinet condamné aux États-Unis dans le scandale des opioïdes, et sur des éventuels conflits d'intérêt.

Si la guerre n'est pas dirigée contre la Covid 19, serait-elle dirigée contre la population ? Cela peut sembler pour beaucoup difficile à imaginer, tout comme il est difficile de concevoir que des parents puissent être toxiques. Mais à y réfléchir, il y aurait alors une continuité depuis la mise sous tutelle des  États par les marchés financiers (ce qui a déjà entraîné d'importantes répercussions sociales et de souffrances humaines) pour arriver à l'étape suivante, la mainmise sur le vivant et l'asservissement de l'humain. Si l'on se place dans cette hypothèse, on voit bien que la question n'est pas de retrouver une pseudo liberté individuelle au travers d'une injection génique qui a montré ses limites. Il s'agit de retrouver notre liberté collective au travers d'un changement de régime politique, d'une démocratisation des institutions avec un contrôle de la société civile sur les décisions politiques, d'une remise en question des modalités de la construction européenne, d'une chasse à la corruption ou aux conflits d'intérêt, que ce soit dans la politique, la science et la médecine. Ce afin de redonner à la science ses lettres de noblesse, et de permettre à la médecine de soigner une maladie dans les règles de l'art.

Nous sommes en fait à la croisée des chemins. Quelles sont les perspectives ? On peut se référer aux études qui ont tenté de modéliser ce qui pourrait survenir en conséquence de la crise sanitaire de la Covid 19. Différents scénarios ont été élaborés, en particulier par les instituts techniques agricoles, par la revue Futuribles ou d'autres encore. Ils concernent la situation mondiale, européenne et française. 

Il y a le scénario d’une gouvernance mondiale autoritaire, dans un monde digitalisé du fait du développement de l’intelligence artificielle avec instauration d’un contrôle social, et déshumanisation de nos sociétés. De nombreux conflits armés sont susceptibles d’émerger.

Il y a le scénario du déni, avec une fuite en avant de l'hyper-libéralisme et du consumérisme, avec ses répercussions croissantes en particulier au niveau de la destruction accrue des écosystèmes.

Il y a le scénario d’une dépression profonde avec hausse du chômage et de la précarité, montée des mouvements sociaux, développement de l’insécurité, paupérisation des ménages et fragilisation des jeunes. Ce scénario serait particulièrement probable pour la France.

Il y a le scénario d’une chute de la population mondiale, avec une mortalité directement liée au virus, aux répercussions de la pandémie et du confinement, aux autres pathologies non-soignées, à l’explosion des troubles psychiques et des addictions, à la pauvreté, la malnutrition, aux diverses répercussions sociales de la crise économique, voire aussi à des effets tardifs (mais pour l'instant inconnus tels que des cancers, des maladies auto immunes, ou des troubles de la fertilité...) des vaccins à ARN/ADN, surtout après de multiples injections du fait d'un manque d'efficacité de ce type de vaccins sur les nouveaux variants.

Et pour ce qui concerne notre espace géographique, en cas d’incapacité à mettre en place des politiques de coopération, il y a le scénario d’une dislocation de l’Europe avec des tendances nationalistes ou le développement d’États policiers en Europe.

Parmi ces différents scénarios, il existe un scénario plus favorable vers une sortie de crise avec le moins de répercussions négatives. Ce scénario consiste en une transformation de notre système économique par une remise en cause de la globalisation économique, une démondialisation, une relocalisation des activités, une refonte du système économique, un assainissement du système financier, le développement d’une économie verte raisonnée. Ce scénario assure par ailleurs une véritable prévention des pandémies. 

Quel est notre projet de société ?

 

Dr Thierry Medynski

 

article publié également sur le site https://www.changerhumaniser.fr/ à la page https://www.changerhumaniser.fr/covid.html

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