CREDIT AGRICOLE, LE 11 MARS : SOCIETAIRES OU POTS DE TERRE ?

Le scandale des "mauvais sociétaires" de Saintes a pris des proportions étonnantes. Les questions sur la véritable identité de nos banques coopératives sont désormais un sujet majeur et une clarification est, désormais, indispensable. Poursuivre dans le flou conduirait dans le mur. Que dira la Cour d'Appel de Poitiers ?

Charente-Maritime : ils contestent leur exclusion de la caisse locale du Crédit agricoleLe 29 avril 2014, avant l'assemblée générale de la caisse locale du Crédit agricole de Saintes. 

 

Défilant, jour après jour, derrière une large banderole barrant la rue - « Saintes veut vivre avec le Crédit Agricole » - et accompagnés par les citoyens et les sociétaires, faisant valoir les positions de l’AREMUT (Association pour la reconquête du mutualisme), Richard Baron et Lucien Normandin n’imaginaient pas ébranler tout un système et pouvoir déclencher la foudre.

        La démocratie en question

Etre virés ? Comment prévoir une expropriation autoritaire par des dirigeants inquiets, conscients de la fragilité d’une démocratie trop bien organisée, une pyramide à l’envers en équilibre sur sa pointe et menacée par la transparence ?

Ils se croyaient sociétaires, propriétaires de leur société coopérative, de « leur » caisse locale de Crédit Agricole Mutuel… et, donc, ayant le devoir de la défendre, de contrôler ses orientations, ses implications locales, le respect de la loi du 10 septembre 1947 et de la charte de la coopération. Et en droit de refuser la délocalisation de la filiale « Caisse Régionale ». Ils n’étaient rien. Que des pions, des figurants utiles, des pots de terre. Ils devenaient encombrants.

          Le privilège de la force

Pour les dirigeants - qui se vivent comme devenus maîtres du bien commun - une seule solution : fracasser les deux sociétaires-potiches. Fracasser deux pots de terre pour terroriser tous les autres et Imposer l’omerta. Pour conserver le pouvoir (absolu). Un mépris de classe des barons et des petits marquis pour la piétaille des sociétaires vus comme des propriétaires « théoriques », virtuels sans plus.

Le 11 mars, lundi prochain à 14H, la Cour d’Appel de Poitiers va en juger. Les deux « sociétaires minables » exigent le respect de la loi. Le respect des droits de dix millions de sociétaires qui veulent pouvoir faire confiance à leurs élus et salariés. Qui croient dans l'avenir d'authentiques coopératives financières.

 

Voir sur cette édition :

LES MAUVAIS SOCIETAIRES

Voir la presse économique, cBanque (l'info pour vos finances) :

BANQUE : ETRE SOCIETAIRE, A QUOI CA SERT ?

Voir sur cette édition :

CREDIT AGRICOLE : LE COMMERCE DES PARTS SOCIALES

 

Voir sur cBanque :

BANQUE : LES SOCIETAIRES DOIVENT-ILS PAYER EN CAS DEDE FAILLITE

Voir "Sud Ouest" :

ILS CONTESTENT LEUR EXCLUSION DE LA CAISSE LOCALE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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