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Billet de blog 1 mai 2017

UN CHAOS EN HERITAGE

L’article 16 de notre constitution confère des pouvoirs d’exception au Président de la République.Imaginons les dans les mains d'une équipe bien décidée et mue par des sentiments peu démocratiques .l’Histoire n’oublie pas qu’Hitler et le pourrissement moral du peuple allemand étaient arrivés, benoîtement, par les urnes.

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                                                           UN  CHAOS EN HERITAGE

 Un autre samizdat rennais : « voici Dupont Aignan, déjà à genoux devant Marine, comme la Goulue devant Toulouse- Lautrec. J’entends déjà les zélotes « des chiennes de garde », fanatiques de la réciprocité, se rengorger  triomphalement : «  c’est un juste  retour des choses, messieurs. Qui d’entre vous pourrait dorénavant affirmer "fontaine  , je ne boirai pas de ton eau" ? » .

 On peut légitimement voir les choses ainsi. Mais je sais que la colère a  les œillères de la passion. Son  champ de vision  dangereusement réduit, elle en vient à faire «  feu de tout bois » .Notre cerveau reptilien prend alors le dessus et ne laisse que peu de neurones fonctionnels pour la raison.

Méditons sur le point suivant. L’article 16  de notre constitution confère des pouvoirs d’exception au Président de la République. Il stipule : «  Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances … ».http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp

 Ces motifs ainsi exposés ont été, le plus facilement du monde, trouvés par Sarkozy pour ordonner sa  guerre contre la Libye et  faire assassiner Kadhafi.  Sarkozy  avait d’autorité  imposé le « droit d’ingérence » (qui n’engage que notre maître à penser,  Bernard Henri Levy)   en lieu et place des traités internationaux,  régissant le recours à la guerre. Pourtant, ces derniers,  ratifiés par la France,  se trouvaient - et se trouvent toujours-  sous la protection de l’Article 55 de la Constitution.

 Nous avons moqué ces  «  nigauds » d’Américains mystifiés  par une loi datant de la guerre de sécession. Elle avait conféré  à Abraham Lincoln des pouvoirs exorbitants ; elle a permis à l’administration G.W.Bush de forger  le «  Patriot Act », le scalpel qui a permis de châtrer, proprement,  le Bill of Right des USA.

 « Ce n’est pas en France   que de telles choses arrivent », grommellent, en chœur, la lippe méprisante, nos M. Jourdain et nos Tartarin franchouillards. Eh bien si, justement ! Prenant prétexte des attentats (qui, rappelons-le, relèvent du code pénal, tout bêtement) n’a-t-on pas proclamé l’état d’urgence perlée, en criant abusivement et illégitimement  à la  « guerre » ? C’est bien commode : l’état d’urgence ampute des pans de liberté publique et met sous l’éteignoir toutes les revendications sociales.

 Imaginons ce qu’une équipe bien décidée et mue par des sentiments peu démocratiques pourrait imposer. Si le Français est volontiers  oublieux, l’Histoire, elle, n’oublie pas qu’Hitler et le pourrissement moral du peuple allemand – un grand peuple – étaient arrivés, benoîtement, par les urnes, sourire aux lèvres, gants de velours et promettant, la bouche en cœur,  à qui voulait  les entendre, le nirvâna National Socialiste. Nous connaissons le résultat.

 À ceux des «  insoumis », des « Juppéistes », des « Fillonnistes », des  socialistes -encore ulcérés de la trahison des Valls et autres éléphants – à tous ceux  qui se drapent de leur quant-à-soi et optent pour la vengeance au rabais de l’abstention ou du vote blanc,  je rappellerais qu’il y a un temps pour chaque chose : le temps de l’unité républicaine, aujourd’hui, et celui de la revanche demain, lors des législatives.

 L’avenir, alors, serait synonyme d’union nationale, de coalition des centres ou, tout simplement, de cohabitation ; mais la démocratie, au moins, resterait sauve. Il nous appartiendrait, alors, de retrousser nos manches et - toute honte bue-  de reprendre ce que notre laisser-aller  avait abandonné aux apprentis sorciers. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelles  sont les causes de cette déliquescence ?

 1-     Les causes externes.

1-1. Les guerres  désastreuses des USA pour la domination du Moyen-Orient pétrolier et la désinformation, inouïe, dont ce pays a fait montre pour anesthésier nos opinions.

1-2. La Syrie, pour deux raisons. D’abord la guerre civile  dont le pourrissement  a fini par impacter les communautés chrétiennes, amenant ainsi de l’eau au moulin des forces centrifuges. Pourtant, la tolérance des Syriens n’est plus à démontrer. L’animosité réciproque Druzo-Chretienne,  qui culmina en 1860, ne la concerne plus : l’Histoire l’a, depuis,  isolé dans un état mitoyen dont les dispositions confessionnelles de sa propre Constitution font  le malheur : le Liban. Rappelons qu’après le «  génocide » arménien, la Syrie avait accueilli plus de 800 000 réfugiés de tous les âges ; elle  les  savait chrétiens .A titre de comparaison- pour situer l’échelle des valeurs-  la France, elle, n’en  avait  recueilli  que 40 000 et  en plus triés sur le volet, aptes au travail : pas folle la guêpe ! Jeter l’opprobre de l’intolérance religieuse  sur les Syriens est d’une injustice insigne : le Pape François, lui,  refuse ce stupide amalgame.

 La deuxième raison jette un éclairage obscène sur la situation syrienne. En effet , les « maîtres du monde », l’hubris effréné ,  attendaient de l’éviction de l’équipe dirigeante actuelle la mise en place d’une administration conciliante  qui aurait  permis   la finalisation du projet de pipeline Qatar- Koweït- méditerranée (que le régime Assad avait osé refuser) et du   pipeline Irak-méditerranée . La route syrienne d’évacuation du pétrole, ainsi sécurisée, aurait abaissé les coûts  de revient du brut et aurait ôté d’un coup, un seul, bien des menaces et des goulets d’étranglement géographiques et politiques : le golfe persique, l’entrée de la mer rouge et ses pirates, le Canal de Suez. Les terminaux  pétroliers d’une Syrie domestiquée auraient dédoublé la route continentale d’évacuation du brut et partant, réduit  l’importance  stratégique  de la Turquie.

 L’intervention russe, en Syrie, fut approuvée par les BRICS qui s’inquiétaient de l’emprise hégémonique américaine.  C’est ainsi que les flottes chinoise et russe se retrouvèrent, au large de la Syrie (juste avant l’intervention russe)   à faire des ronds dans l’eau, épaule contre épaule, au grand dam de l’OTAN  .

1-3. L’Irak, l’Iran et l’Arabie Saoudite  La rivalité de l’Iran et de l’Irak résultait de leur ambition partagée de devenir le « gendarme du golfe persique ». La religion n’était pas un motif de discorde. A preuve,  l’Arabie Saoudite,  au salafisme « wahhabisé », virulent de prosélytisme,  regardait avec les yeux de Chimène les efforts entrepris par   l’Iran, shiite, pour contrer la montée en puissance de l’Irak de Saddam Hussein, à majorité sunnite.

  La Révolution iranienne changea la donne. La règle du genre veut qu’une révolution qui ne parvient pas à s’exporter  soit  condamnée à mourir ou à muter et que les états voisins, par un réflexe de survie, entreprennent, automatiquement, de circonscrire les foyers de contagion. En 1979, l’Arabie Saoudite vit d’un mauvais œil l’ébullition révolutionnaire iranienne et entreprit de soustraire sa population shiite (concentrée dans les régions pétrolifères, à l’est du pays) à l’influence, devenue délétère,  du voisin. Ce n’est qu’à ce moment-là que la rivalité religieuse wahhabisme contre shiisme duodécimain apparut. 

Ce qui divise les entités religieuses saoudienne et iranienne, ce n’est bien sûr pas le Coran, mais leurs différents Fiqhs. Ces derniers sont aussi des marqueurs  d’assises culturelles et de ce fait, sont   instrumentalisés par les rivalités politiques. L’élargissement de la sphère d’influence du Fiqh de l’un, au détriment de celle  de l’autre , a des conséquences religieuses , politiques, sociales et militaires qui bouleversent  les alliances , les allégeances et le clientélisme .Ce n’est , somme toute ,qu’une histoire de place en tête de gondole qui ne nous concerne pas ; mais nous avons , pour usage strictement  domestique , cru devoir importer toutes leurs passions.

1-4. DAESH. DAESH, c’est d’abord le résultat de l’éclatement de l’Irak ; c’est surtout la fraction sunnite de l’armée – laïque – de Saddam Hussein, renvoyée  violemment à son obédience religieuse.

 En effet, comment expliquer sinon le nombre de spécialistes de la guerre dans les rangs du « khalifat » autoproclamé d’Al Baghdâdi : pilotes d’avions et d’hélicoptères, tankistes, servants de batteries classiques, d’  « orgues de Staline », et de missiles. A l’évidence, les djihadistes de tout poil, en provenance des 4 coins du monde (comme les brigadistes internationaux de la guerre civile espagnole) endossent, bien souvent,  le linceul du martyr avant  de finir leur apprentissage de soldat. De plus, une Kalachnikov se calle d’elle-même dans les mains de n’importe quel rêveur ;  il n’en va pas de même du manche à balai d’un hélicoptère, d’un avion ou du pupitre de commande d’une batterie de missiles.

DAESH, ce fut d’abord le résidu de l’armée de Saddam Hussein que le Proconsul américain, Bremer, condamna  à l’errance et à la faim. Rappelons que le pétrole d’Irak fut confié aux Kurdes et aux Shiites - vassaux de l’oncle Sam  depuis. Les Sunnites se retrouvèrent, ainsi, sans subsides ; ils redécouvrirent les bienfaits des traditions tribales de la période antéislamique : les razzias.

D’évidence, des islamistes sont venus se greffer ensuite  sur ce corps constitué. Il y eut d’abord Al Qaeda, en déconfiture, qui trouva là un écosystème propice  au bouturage de son renouveau ; il y  eut ensuite l’internationale djihadiste (vétérans d’Afghanistan, des Balkans, d’Algérie, de Tchétchénie, du Daghestan, du Yémen et d’Arabie Saoudite)qui eut à s’employer ;  il y eut enfin  des Français, des Belges, des Anglais, des Allemands , nourris d’Islam sur le pouce :  75 % d’entre eux   ne connaissent de cette religion que les makrouts et zlabias de maman et les 25 % restants sont des convertis, en quête de justification de leur vie,  boutés hors de leurs nids de misère, d’ignorance et d’injustice  par la colère, mauvaise conseillère. 

 Les attentats sur notre sol, c’est d’abord ces derniers. DAESH – dont le discours reste inaudible à l’oreille équilibrée -  n’a fait que suivre notre actualité, récupérer  l’humiliation et la colère des uns et des autres  et les lâcher contre nous, comme on lâche ces taureaux  dans les rues  d’Espagne, l’espace d’une féria et qui, au comble  de la fureur, encornent à hue et à dia.

Les plus résilients d’entre nous guérissent de l’injustice ; mais, en règle générale,  on ne guérit jamais de l’humiliation .Ni  la faiblesse, la dépendance  et l’impuissance conjuguées ou pas,   en butte au mépris sans frein ou seulement à l’inconscience de la bêtise, ni  la femme violée, ni l’enfance souillée, ne peuvent laver  leur vie de l’indélébile stigmate psychologique infamant de l’humiliation.

C’est  du sein de ces « gueules cassées du Moi » que jaillissent les revanches malsaines, débridées, qui à leur tour viennent fracasser l’innocence .La milice et la collaboration, sous la botte hitlérienne, avaient vu briller de ces diamants noirs sortis du sordide du quotidien ;  la fin du 19ième siècle également ( https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/250916/lecon-de-clemenceau-aux-febriles-dhier-et-daujourdhui   ).  

C’est un  cercle vicieux. Les psychologues qui ont esquissé une réponse -après les récents attentats-  se sont vus renvoyés à leurs chères études par des hommes politiques dont les carrières prospèrent  sur la litière de notre peur et de notre ignorance. M. Valls n’a-t-il pas proclamé que comprendre, c’est excuser ?

Non ! Comprendre c’est un  droit fondamental et un devoir citoyen. Il  libère de la peur de l’inconnu et donc  des enclos de Panurge et, en sus, génère  l’énergie indispensable pour remettre sur son séant une France désarçonnée.

       2-Les causes internes. 

Ces causes sont, bien sûr, le chômage endémique, l’abandon, à leur propre sort, de notre jeunesse, de la classe ouvrière et des petites  retraites mais aussi la prédation financière, l’entrisme,  les mains sans gêne dans les poches des citoyens  et enfin, les medias en osmose avec l’air du temps, l’âme mercenaire  souvent,  médiocres à plein temps(les exceptions se comptent sur les doigts d’une main).

 Les journaux, en particulier, en butte à la spirale des déficits, sont tombés dans des mains de sans scrupules inféodés à tels intérêts ou tels autres. Comment peut-on parler de démocratie dans ces conditions ?

Nos media se découvrent l’échine souple :  ils courtisent les « séides » de la politique,   flattent la vanité des  « bachagas » de la nouvelle philosophie, vendus à l’étranger, perclus de tics, méchants comme la teigne, semant, au quotidien, le grain de la discorde  , agonisent- sur commande - le même bouc émissaire depuis 30 ans. Ils  entretiennent au jour le jour -ces fossoyeurs du vivre ensemble - un écran de fumée trentenaire, pour occulter à la vue des Français les véritables problèmes du pays, comme on détourne l’attention de bébé  de sa douleur.

Une campagne de désinformation sans précédent  a soutenu l’effort de prédation US. Elle a constitué , en France ,le tronc commun où sont venus se greffer , tout naturellement , les propagandes de  factions domestiques particularistes  - certaines respectables, d’autres pas – qui sont :le laïcisme , l’athéisme militant , les  associations gays et lesbiens  ( https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/231116/laicisme-maladie-infantile-de-la-laicite  ), le féminisme , le sionisme ,  les  associations juives pro-israéliennes, l’extrême-droite  classique , les ultras , nostalgiques de  l’Algérie française, les   néo-conservateurs américains  et  leurs  antennes  européennes etc…

Leur cheval de bataille ?  L’Islam, essentialisé jusqu’à la caricature. Leur  drapeau ? Le laïcisme outrancier, prenant  en otage la laïcité et violant la loi du 09 décembre 1905, (https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/011016/lettre-ouverte-m-le-president-de-la-republique )  tout en s’en réclamant, sans vergogne.

C’est ainsi qu’a été interposé entre la vérité et nous, entre la réalité et nous, entre nos propres lois et nous, et même entre notre constitution et nous, un Islam essentialisé, «  sirop typhon » du genre. Il est misogyne, homophobe, agressif, envahissant, ennemi de la démocratie et de la laïcité, exclusif, intolérant  et prosélyte, nous disaient les tenants de ces intérêts particularistes.  «L’Islam, c’est la religion la plus conne du monde », lança  Michel Houellebecq  dans une manière de coup de pied à la face du souffreteux Islam de France,  déjà  KO, la tête dans le caniveau.   

Après vérification, on s’aperçoit que  « ces doux compliments » ne concernent qu’une toute petite fraction des 12% des musulmans du monde concernés par le  « Salafisme». Les 88% restants vivent un Islam tranquille qui se décline sous différentes obédiences et cultures,  sous divers régimes politiques ( https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/270916/de-la-soi-disant-unicite-de-la-sharia-et-du-pseudo-monolithique-islam )(de la Malaisie, à la démocratie toute british, à des pays qui le sont beaucoup moins). Par ailleurs, nul besoin d’être un aigle pour s’apercevoir que la quasi-totalité des victimes des « djihadistes » sont des musulmans. Dire cela n’ôte, bien sûr, rien à la douleur des familles qui ont perdu un être cher sur les chemins de l’horreur ,mais doit, en principe, interdire les amalgames et permettre de relativiser.

M. Robert Badinter décrit assez bien la transduction dans les faits de ces messages particularistes délétères https://www.youtube.com/watch?v=-Da1gld07OI        (pour faire court,  allez à la minute 5.35) : «(…) Faire voter des lois de circonstance qui ne répondent pas à un besoin réel c’est de la démagogie judiciaire. (…) Le résultat (de notre propension à légiférer) aujourd’hui, c’est une violence physique gratuite comme il n’y en a jamais eu dans notre société. C’est lié à des causes sociales, la plupart dues à la politique de Nicolas Sarkozy. Cette politique ne pouvait que décevoir. Vient à ce moment-là quelqu’un de plus sécuritaire et d’encore plus démagogique, le FN, qui rafle la mise ».  Sur la question du sort qui est fait à l’Islam de France, M. Robert Badinter déclare « vous ne pouvez exploiter les thèmes « insécurité : je vais vous protéger », « l’immigration clandestine : je vais l’arrêter », sans qu’inévitablement la surenchère ne se fasse   : « c’est parce qu’on n’a pas assez fait »;   «  plutôt que d’utiliser la copie, venez à l’original» ; etc… . C’est ainsi que Le FN est porté par des années de propagande qui vont dans son sens et qui, au regard des faits, se révèlent impuissantes. (…). Je ne supporte pas que, depuis des années, on stigmatise une population. Ce sont des citoyens français(…) quand on fait un débat sur l’identité nationale avec en arrière-plan des problèmes comme celui de la burqa, quand on annonce l’Islam et la Laïcité – Laïcité, un principe fondamental de la République – on ne peut pas ne pas  avoir le sentiment qu’on met de côté, qu’on pointe du doigt, qu’on stigmatise  ceux qui sont membres de la communauté nationale. La république est une et indivisible, elle ne reconnaît que des citoyens sans aucune distinction de sexe, de race, de religion, d’opinion, ou d’orientation sexuelle.  Dès l’instant où vous annoncez Laïcité et Islam, vous pointez du doigt et stigmatisez par voie de conséquence les musulmans. Comment nos concitoyens musulmans ne ressentiraient pas comme une  blessure et une exclusion ?  Donc, c’est semer les grains de la division, je dirais peut-être plus(…)  ».

 Nous avons escaladé la montagne du mensonge et de la haine de l’autre par son versant occidental ; dans le prochain billet nous l’aborderons par son versant  islamiste.   

Je m'associe au souhait  de Nelson MANDELA: :« Que vos choix soient le reflet de vos espoirs et non de vos peurs" .

                                                                                                                                                                      BELAB

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