Emmanuel Ethis

Sociologue du cinéma, Président de l'Université d'Avignon

Avignon - France

Sa biographie
Président de l'Université d'Avignon, Professeur des universités, Sociologue de la Culture, Emmanuel Ethis consacre ses recherches à la sociologie du cinéma, à la réception des œuvres filmiques et à l'analyse des publics et des spectateurs de cinéma, mais aussi des festivals (Cannes, Avignon, Lumière). Membre du Conseil de la Création Artistique et de l'International Advisory Board of the Research Project Dynamics of World Cinema, il préside également l’Institut Supérieur des Techniques du Spectacle ainsi que la Commission Culture et Université. Ouvrages disponibles: Aux marches du Palais, Le Festival de Cannes sous le regard des sciences sociales (2002), Avignon, le public réinventé (2003), Pour une po(ï)étique du questionnaire en sociologie de la culture (2005), Les Spectateurs du temps, pour une sociologie de la réception du cinéma (2007), Avignon, le public participant (2008), Sociologie du cinéma et de ses publics (2009). Prochainement sortent chez Armand Colin quatre nouveaux ouvrages: (1) De la Culture à l’Université, (2) Films de campus, épreuves identitaires, (3) Rendez-vous au cinéma, le cinéma près de la vie et (4) Les Belles ténébreuses, une sociologie des stars de cinéma.  
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  • Du danger des expertises scientifiques dans le monde judico médiatique : l’exemple de la comparaison de voix dans le cas Cahuzac

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  • GLADSTONE GANDER, l’incarnation «repoussoir» parfaite de la chance et de la vanité

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     «Certains films, certaines fictions, certaines bandes dessinées, nous aident à préserver notre foi dans nos désirs d’un monde éclairé, face aux compromis que nous passons avec la manière dont le monde existe». (Stanley Cavell, Le Cinéma nous rend-il meilleurs ?)Inhumain, trop inhumain. Dans la galerie des personnages Disney, il est en un qui remporte tous les suffrages de l’exaspération auprès la quasi-totalité des jeunes lecteurs duJournal de Mickey et de Picsou Magazine : en français il porte le nom de Gontran Bonheur (Gladstone Gander en anglais).Stéréotype du dandy snob et endimanché, Gontran Bonheur n’est pas un canard, c’est un jar, un jar vantard, gandin hautain toujours tiré à quatre épingles, adepte des costumes cintrés et du cheveu rudement cranté. On imagine sans difficulté qu’une eau de Cologne lavandée recouvre le moindre soupçon de transpiration chez cet animal qui ne suinte que vanité et incompréhensible veine. Lorsqu’enfant, on ne s’est pas encore construit - comme nous le faisons fatalement tous un jour - notre petite théorie personnelle sur la chance et le bonheur, sur le bien et le mal, sur le destin et la providence, rencontrer au détour d’un récit dessiné Gontran Bonheur ébranle forcément un peu. Il incarne à n’en pas douter l’une des figures les plus authentiques de l’individu puant, égocentrique et fier de l’être. Gontran Bonheur, c’est un aristocrate qui aurait partie liée avec un sort nourri d'une injustice écrasante telle que peuvent nous la renvoyer ceux qui ne se sont donnés que la peine de naître, ceux-là mêmes qui n’ont pas besoin de réussir quoique ce soit puisque précisément "tout" leur réussit.
  • À qui parles-tu ? L'affaire du bonus du DVD du Cirque de Chaplin

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    «L'histoire humaine est par essence l'histoire des idées.» (H.G. Wells, The outline of history)Depuis le 6 novembre 2010, une rumeur enflamme le web. On aurait trouvé une preuve que les voyages dans le temps existent! C’est George Clarke, un réalisateur irlandais, qui a mis au jour ladite preuve en regardant de près les bonus du DVD qui présentent le «making-of» du film The Circus de Charlie Chaplin tourné en 1928. En effet, Chaplin avait pris soin à l’époque de filmer ceux qui se rendaient à la première projection de son film.L’historien Marc Ferro a longtemps défendu le fait qu’il nous fallait considérer les images documentaires comme des sources incontournables pour interpréter le passé. On a pu grâce à ce dernier constaté que le peuple des campagnes allemandes ne se prenait jamais pris au sérieux lorsqu’il devait saluer le Führer. Des rires étouffés suivaient souvent le salut. Sans l’examen détaillé de ces images, on aurait pu croire, précise Marc Ferro, que ce peuple entier croyait en ses gestes et aux significations qui les accompagnaient. Les films documentaires nous apportent la preuve que non. 
  • Culture et Université

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