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Billet de blog 7 févr. 2022

« Quand il fait triste Bertha chante », de Rodney Saint-Éloi. Les ailes de mère

« Sans vérité l’insignifiance est totale »

Frederic L'Helgoualch
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

© Jeho-Nephtey Abraham


  « Tu as tout vendu, tu as tout acheté. Je parie que les gens sont nombreux à ne pas savoir ce que signifie cette phrase si simple. C’est ce qu’on dit quand on est conscient d’avoir tout achevé. Terminus. Fini. Acheté. Payé. Plus de dette. »


 Alentour point de calices ouverts de daturas, ultime parfum enivrant exhalé vers l’assistance venue la célébrer, de vapeurs de rhum et de tabac mêlées aux poussières d’une terre sèche qui accueille les govis : Bertha ne retournera pas au hameau de Bois Cochon ni dans la cité de Chatry, son corps ne retrouvera plus jamais l’atmosphère d’alcôve tropicale de son Haïti chérie. 
Ni ces sons vernaculaires qui y défient depuis toujours avec panache la mort. 


  « Une cérémonie chaude sous un grand acacia, près d’une rivière familière, Cazmir. Un oiseau bavard chante sur ton passage la chanson de Lumane Casimir, ‘Papa Gede bèl gason’. Tes amies racontent plein d’histoires sur ton compte, en dansant, en riant et en pleurant. Elles te filent des accoutrements rouge vif, soutien-gorge, culottes colorés et ajustés de sorte qu’aucun homme téméraire n’ose s’approcher de toi ni de ta tombe. Les plus modérées restent au café et au thé et s’affairent près de la cuisine où flottent les odeurs de menthe, de mélisse et de cannelle. Les fêtards s’offrent une débauche en bonne et due forme. Les roulements de tambours endiablés remplissent les têtes et rythment les jambes [...] Personne ne meurt au pays-pourri de mort naturelle. Personne ici n’a peur de la mort qui en fin de compte n’est qu’épouvantails. Allo, allo, quelle belle mort, chères Commères ? Donnez-moi un masque pour démasquer les zombies ? Libérez la place, bande de loups-garous et de voleurs de cadavres ? Aidez-nous à ouvrir la porte du paradis. Prêtez-moi, mes petites chéries, vos dents en or pour que je puisse refaire mon visage de singe ! Les voies s’entremêlent dans un concert d’invocations afin de conjurer les mauvais sorts.
Coulent le Barbancourt et le clairin blanc entre ces longues prières chantées, ces jeux de cartes et de dominos, et ce petit peuple de pleureuses, et ces blagueurs entêtés, qui gardent éveillé le village en cette nuit infinie, entrecoupée de voix et de tam-tams. »

© Jeho-Nephtey Abraham


  Bertha a glissé sur une marche d’église américaine. Après un rapide coma qui a permis à ses proches paniqués (sa fille Ertha, ses fils Rodney, Hébert et Léopold, ses amies commères de la diaspora installées aux États-Unis) d’affluer vers la douairière (trop tard), c’est dans une paisible église du Connecticut que repose maintenant le cercueil de cette femme au caractère bien trempé qui toute sa vie aura rêvé de posséder les ailes légères des oiseaux. Si elle en avait eu, elle se serait hâtée - nul doute permis - de rentrer mourir au pays à temps. Mais le temps et le libre-arbitre sont bien les sujets majeurs de ce livre lumineux. 


« "Bertha, kouman ou ye, vye sè m ? Sa ou fè nou la ? Sak pase lakay la ? Nan men kiyès ou kite nou ?" Comment vas-tu ? Et la maison ? Pourquoi nous abandonnes-tu ? »

Bertha a tout acheté, Bertha a tout vendu.

Rodney Saint-Éloi, poète, romancier, académicien et éditeur (il a fondé la maison québécoise Mémoire d’encrier, devenue référence dans l’espace francophone en littérature-monde), installé depuis 2001 à Montréal, tente avec ce magnifique hommage dans lequel Leonard Cohen, Coupé Cloué et même Fidel Castro passent têtes et sinistres macoutes bras armés, roman qu’Alain Mabanckou compare au ‘Livre de ma mère’ d’Albert Cohen, d’entamer ou de clôturer le deuil de la femme de sa vie. 

Catherine Mavrikakis (une autre adoptée québécoise), récemment, s’est livrée au même exercice complexe avec ‘L’absente de tous bouquets’ pour métamorphoser la douleur de la perte et perpétuer le souvenir. Quel autre moyen, pour un écrivain, que d’immortaliser sur papier cette existence-matrice achevée, d’utiliser sa plume - seule arme disponible pour dompter la souffrance - pour tonner à la face d’une Terre jusqu’ici indifférente : « Voyez qui elle était ! Voyez cette lumière solaire ou lunaire selon les heures, ignorée par le plus grand nombre et désormais éteinte ! Ainsi était mère, entendez son chant » ?

© Jeho-Nephtey Abraham

  Le lecteur sait, en entamant la lecture de tels ouvrages si personnels, que celle-ci sera un voyage mouvementé sur les eaux de l’intime et de la pudeur scarifiée, que les résonances avec sa propre histoire, ses propres terreurs et réminiscences, ne manqueront pas de le faire chanceler à son tour au fil des pages. 


« Sans vérité l’insignifiance est totale », disait Bertha.

À ce précepte, héritage maternel sublime, que se tient le grand poète haïtien en nous contant la vie de cette fille d’Haïti exilée en Amérique. 

  Et peu importe que le lecteur visualise ou non les artères d’une mégapole canadienne, les basements new-yorkais ou les paysages d’un village niché dans les mornes caribéens, lorsque les grands écrivains réussissent ainsi leurs ricochets, atteignent leur cible : l’universel. 

  « À tes funérailles, je ne faisais que chanter. Personne ne le savait. Le chant, dit-on, efface les peines et libère les énergies. 
Je mesure à ta mort tout ce que tu m’as donné. Toi qui n’accumules rien sinon ce peu de ciel, de nuage et d’eau, je te dois cette abondance d’exister. Quand je ris c’est à toi que je pense. Ton grand rire de cascade rappelle les eaux mêlées des fleuves. Quand je crie mon bonheur, c’est à ton visage collé à mon visage. Ton visage bondit de colline en colline et plonge ses racines dans les effluves des mers. »

  « Tchwip... » « Tchwip... » Combien de fois l’a-t-elle entendu, ce claquement de langue sonore, ouvertement jugeur et malveillant, Bertha ? Très tôt et toute sa vie. Son premier enfant, Rodney, fut conçu lorsqu’elle n’était qu’une jeune domestique, avec le fils de famille mulâtre. Dans une société qui se base encore névrotiquement sur les teintes de peau pour définir la place de chacun - restes empoisonnés de la période coloniale - l’idylle ne pouvait que mal se terminer pour la jeune fille à la peau trop noire, d’extraction sociale trop basse. « Malè youn fanm se pou tout lòt fanm », "le malheur d’une femme appartient à toutes les autres femmes" déclarait grand-mère Contita. Les maîtresses des grandes maisons bourgeoises ne l’entendaient cependant pas de cette oreille et Bertha renvoyée de se réfugier dans une campagne protectrice, son premier fruit précieux en germe. Le moment décisif durant lequel Bertha, sa machine Singer au travail, décidera de se tenir droite pour le restant de ses jours, indifférente aux claquements de langue toxiques, chants joyeux en bouche même lorsque les tempêtes se déchaîneront. Bertha aura quatre enfants, chacun de père différent. Amoureuse obstinée, voulant malgré les déconvenues successives encore y croire, elle se tiendra toujours tête haute, philosophe (« ce que Dieu veut ») et fredonnante lorsque ces incorrigibles hommes faibles qui se comparent si aisément aux héros depuis longtemps endormis de la Révolution (1804) prendront la poudre d’escampette, atteints de ce mal si commun et destructeur que l’écrivaine sud-africaine Sindiwe Magona nomme ‘la maladie des pères absents’. Même lorsque les sbires du régime Duvalier piétineront ses rêves simples d’une maison et d’un jardin bien à elle, se partageant entre eux les économies d’une vie. Que les ravages du ‘noirisme’, encouragé par le tyran cynique, parviendront à ses oreilles, achevant de creuser le gouffre, la haine artificielle entre Haïtiens, de désespérer de l’avenir de la nation. Lorsque l’un des fruits de ses entrailles sera emporté au delà de l’océan par un géniteur parvenu et revanchard.

Aucun des hommes de sa vie ne fera le déplacement pour le dernier voyage de Bertha

© Jeho-Nephtey Abraham


  « Je sais pourquoi quand il fait triste autour de moi je chante. En fait, c’est de toi que j’ai appris la leçon.
Je te regarde. Même après tes funérailles, tu restes dans mes yeux. Et cela me donne l’envie de marcher sur la montagne, tenir dans ma main une étoile, libérer l’oiseau en cage. »

Jij jije'm byen’ chantonnait Bertha, air populaire et entraînant de l’artiste Coupé Cloué. ‘Jij jije'm byen’ même lorsque l’heure de l’exil vers les États-Unis, la honte ressentie de quitter sa terre, sera venue (Rodney Saint-Éloi partira lui plus tard pour le Canada). ‘Jij jije'm byen’ chantonnait encore Bertha, même lorsque la grosse pomme new-yorkaise s’avèrera n’être qu’une jungle sauvage sur laquelle le roi dollar règne, qu’elle sera éjectée manu militari de son basement-refuge sous les yeux atterrés d’un Rodney venu de l’île natale la visiter.

Jij jije'm byen © Coupé Cloué - Topic


« Le soir même, j’essaie de te consoler. Je veux t’offrir tout l’argent qu’il faut pour te sortir de cette mauvaise passe. Curieusement, tu as le moral. Tu as l’habitude de la débrouille. Tu sais mieux que moi ce que c’est que vivre. Tu classes déjà dans les archives du quotidien cet épisode de ta vie alors que moi, j’en ai honte. Tu me dis que c’est ainsi la vie. Dans la gêne, la honte et la débrouillardise. C’est ça, l’exil, cette manière de s’humilier, s’abaisser devant la vie, plier les genoux. Tu tombes et te relèves déjà. Et c’est toi qui me rassures, moi qui vis au pays-pourri où la misère n’a pas d’égale, où les gens brassent l’air et la mer pour faire du vent. Tu me surprend encore de ta voix si calme qui dit : "Ne panique pas. New York n’est pas faite pour les capons. New York est un livre de mathématiques. Un train déraillé déboulonnant sans chauffeur. Tous les jours, une formule nouvelle s’y ajoute. »

Le « pays-pourri. » Le terme peut sembler féroce voire masochiste pour qui n’est pas familier de la littérature haïtienne, du langage sans ambages des Haïtiens exaspérés par les innombrables freins mis par une petite oligarchie insulaire (sous les applaudissements de la communauté internationale) sur le chemin du bien commun.

© Jeho-Nephtey Abraham

  ‘Quand il fait triste Bertha chante’ n’est pas que le récit d’une vie, ni même de deux (le parcours parallèle de l’écrivain, description de la cooptation nécessaire pour qui veut se faire une place dans les lettres haïtiennes), ni même seulement les leçons de vie continues d’une mère à son enfant (son refus de venir assister à la cérémonie d’accueil de son intellectuel de fils à l’Académie des lettres du Québec) mais bien également le portrait d’un pays en souffrance, abandonné à ses démons, qui pousse ses enfants à l’exil. Tant le futur paraît improbable ici. Seuls les Haïtiens peuvent le dire (susceptibilité des peuples blessés mais fiers) avec des formules populaires au cordeau qui feraient mordre la poussière à tous les beaux parleurs occidentaux des plateaux et tribunes [anecdote personnelle : un journaliste me contactant quinze minutes avant son direct pour me demander un ‘panorama de la littérature haïtienne’. Quinze minutes. Pour dire l’intérêt sincère et le degré de fumisterie] qui s’improvisent experts quand frappe à l’improviste le goudougoudou (voir aussi ‘Fatras Port-au-Prince’ de Jean-Marie Théodat et ‘Laisse folie courir’ de Gerda Cadostin, sur cette parole piquante, impitoyable) et, Bertha de ne point se priver d’user de ce privilège critique, dernière liberté intellectuelle, ultime miette non-volée à une liberté de mouvement physique ô combien déjà rognée par le réel, avec une acidité et une faconde qui sont en fait l’expression de la clairvoyance désabusée, avec un mordant qui n’est finalement que l’expression de la conscience du gâchis institutionnalisé. De l’amour certes éternel pour la terre et le peuple mais, amour constamment bafoué et trahi par les intérêts particuliers, par la corruption endémique. ‘Nous ne trahirons pas le poème’, recueil poétique de Rodney Saint-Éloi, de prendre dès lors ici aussi tout son sens. 

  « Petits pays. Politiciens, intellectuels et pacotilleurs brassent les vents. Ni chaud ni froid, ni avant ni après, le cataclysme pétrifie le vide, désastre nommé île, tout est rogné, pays chéri, pays libre souverain, tout est rogné, pays libre et indépendant, implacable, pays cimetière, pays point de faire-part, mort raide. Pays paradoxe. Pays marelle. La chance n’en finit pas de se trémousser sur les cordes du désespoir. Les escarmouches délimitent le territoire de la honte. Avons-nous encore un cœur d’humain ? "Pendons-nous, dit un chroniqueur, pour en finir une fois pour toutes avec ces simagrées de vie." Aurons-nous le courage de ne pas manger nos excréments ? Rat pa kaka, que les rats s’abstiennent de faire caca. Ténèbres pleines et entières sur toute l’étendue de la république. Adversité à toute épreuve. La chimère recouvre les moindres corps, le chiendent du venin pousse dru, étalant ses tentacules sur les toits. La seule vérité qui rassemble reste la gangrène de la trahison, la superfluidité des bien-pensants, la contamination des principes, ni bien ni mal, ni plaisir ni chagrin, pa pi mal, n ap degaje n, nous brassons, nous nous débrouillons, marchons clopin-clopant dans le brouillard de la malvie. Faisons route ensemble avec les cadavres. Faisons route ensemble avec les charognards. Les banques ne manquent pas de maquiller le malheur. Cannibales, nous nous enfonçons de plus belle dans ce charnier à ciel ouvert jusqu’à atteindre l’expression la plus achevée de l’horreur. Nous nageons dans une boule puante, cupidité grandiloquente, suicide lent, tout le monde court vers sa gloire ou sa perte, tout le monde bâtit sur des socles pourris l’avenir, sa réputation, sa petite maison sur la montagne, tout le monde suce la fabuleuse misère des autres pour échapper à la vindicte de la faim. Camarade, frère et sœur dans la patrie mal aimée, dis-moi de quelle haine et de quel mépris tu portes le nom ? Il n’y a pas de victoire dans cette ruée vers la mort. Tout le monde chante pour rester debout, pays-pourri, mon beau pays chéri, sirop, miel, rapadou, mélasse, pays la-douce-qui-vient. Le jour ne se lève pas sur l’aube. Tout le monde ment en dansant, en chantant 1804, la victoire des héros. Les héros sont vivants, disent-ils. Les héros sont morts, disent-ils. Tout le monde fait semblant de s’accrocher à la lumière du jour naissant. Comment va Commère ? Comment va la vie ? Comment va la mort ? Tout le monde rêve au suicide dès le coucher du soleil. Puis, tout le monde donne dos à tout le monde. Tout le monde boit fort, danse fort, espérant une mort paisible, au prochain ouragan qui déferlera, beau destin de malheurs en attente d’autres malheurs. »

l’écrivain, poète et éditeur Rodney Saint-Éloi © Marie-France Coallier / Le Devoir

  Ainsi parlait Bertha, la mère qui rêvait posséder des ailes d’oiseau. Chantonnait pour tenir le malheur à distance.

Bertha, la femme qui avait tout vendu, tout acheté. Répandait ses effluves inoubliables de Cologne, à défaut - puisque - du parfum des daturas tant aimés. 

— ‘Quand il fait triste Bertha chante’, Rodney Saint-Éloi, ed. Héloïse d’Ormesson — 

* voir également ‘Nous ne trahirons pas le poème’ de Rodney Saint-Éloi chez Points ed., ‘Les racistes n’ont jamais vu la mer’, avec Yara El-Ghadban, chez Mémoire d’encrier 

* ‘Plumes haitiennes’ 

 • Sur AyiboPost, média haïtien engagé et dynamique Quand il fait triste Bertha chante’ : Rodney Saint-Éloi intime. Hommage à mère 

Photos d’illustration : cordialité du talentueux photographe Jeho-Nephtey Abraham. Son compte Instagram 

                 — Deci-Delà

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