Son blog
2 abonnés Le blog de fvilar
Voir tous
  • Texto sobre a decisão de anular a manifestação no Brasil

    Par
  • Note sur l'annulation de la manifestation brésilienne à Paris

    Par
    Les récents événements au Brésil présentaient un contenu assez clair lors de leur début il y a 3 semaines, guidés par les revendications faites par le Mouvement  « Passe libre » (Ticket Gratuit) exigeant la révocation de l'augmentation du prix des tarifs du transport public. Des foules énormes sont descendues dans les rues à l'appui de cette demande, avec une force sans précédent au cours des vingt dernières années.
  • Les Manifs au Brésil d'après un des leaders du Parti Socialisme et Liberté (PSOL)

    Par
  • Mensalão o julgamento

    Par
  • Rodrigo Fresán et les références

    Par
    Lors des Assises Internationales du Roman, qui ont eu lieu à Lyon du 23 au 29 mai 2011, j'ai eu l'occasion de rencontrer Rodrigo Fresán, écrivain argentin célébré par la critique depuis son premier livre, Historia Argentina, publié en 1991 et traduit en français sous le titre L'homme du bord extérieur. On peut regretter ce changement de titre, car le titre perd son caractère ironique, ironie dont son pays est la cible. L'auteur fait une allusion humoristique à ce propos dans son dernier roman, Le fond du ciel : « Cher Isaac, les français changent tous les noms. (Cher Isaac, los franceses le cambian el nombre a todo)».Deux articles dans ce site on parlé de son dernier roman Le fond du ciel . Christine Marcandier a fait une bel analyse du texte (http://blogs.mediapart.fr/edition/bookclub/article/030910/rodrigo-fresan-le-fond-du-ciel) et Sylvain Bourmeau nous a proposé un entretien disponible en vidéo dans lequel il parle de ce roman qui rend hommage à ses maîtres de la science-fiction, mais qui c’est, avant tout, une histoire d’amour. (http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/290710/rodrigo-fresan-toutes-les-histoires-d-amour-sont-de-la-science-fiction). Fresán a participé également de la table-ronde dont le sujet était « la catastrophe ». Il a lu un texte, « Effets spéciaux, affects spéciaux » et nous a parlé de la fonction littéraire de la catastrophe, présente dans la littérature comme déclencheur d'un discours narratif et comme effet fictionnel, depuis l'Odyssée ou la Bible.Rodrigo Fresán est né à Buenos Aires en 1963. Son enfance a été marquée par les livres qu'il lisait, toujours enfermé dans sa maison ou dans celle de sa grand-mère. En cela, sa ville natale pourrait s'apparenter parfaitement à Canciones Tristes, ou Sad Songs, ou pourquoi pas Chansons Tristes, une ville d'où viennent la plupart de ses personnages ou vers laquelle ils se dirigent. Cette ville est introuvable sur un plan, puisqu'elle n'est pas soumise à un espace tangible : elle peut être déplacée dans ce que l'on pourrait appeler les mondes imaginaires, construits à partir d'une bibliothèque. Fresán n'aime pas les étiquettes et c'est pour cela qu'il vaut mieux ne pas le définir en tant qu'écrivain argentin : il a déjà affirmé qu'il ne croit pas aux littératures nationales. Il serait plutôt l'écrivain de sa bibliothèque, construit et formé par elle. Depuis 1984 il travaille comme journaliste et il vit depuis 10 ans à Barcelone. Son activité de journaliste n'est pas très conventionnelle, parce que tout ce qu'il écrit a un fond littéraire, bien que passer d'un mode d'écriture à l'autre soit aussi difficile que de changer de combinaison spatiale, comme il l'explique. Dans la première partie de l'entretien nous avons abordé certaines caractéristiques de son œuvre, telles que les références qui y abondent, ou le rôle de l'enfance ou de la mort dans son écriture. Dans une deuxième partie il nous a parlé de ses auteurs-phares et de ses scènes préférées de la littérature, nous offrant un peu de son monde de lecteur.