Un mensonge déguisé en vérité MH370 / Le roman de François Renault

Bienvenue au roman de François Renault sur la disparition du vol MH370. La forme d'un roman déjà, qui laisse à l'auteur plus de l'attitude et de liberté d'esprit. Quand il s'agit d'échafauder des hypothèses de construire de fait une intrigue semée de rebondissements on se contraint justement à beaucoup de cohérence.


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J'étais sur place en Malaisie quand c'est arrivé. Beaucoup d'émotion ici en Asie dans les milieux aéronautiques et beaucoup de solidarité envers les malheureux disparus et leur familles, et ce qui frappe par contraste avec les événements français de juin 2009, c'est la grande dignité de la Cie Malaysia Airlines. Je veux dire, avant toute choses, le CEO de Malaysia a exprimé ses pensées profondes pour les passagers disparus et leur familles, et n'a pas cherché à mettre en avant" les meilleurs pilotes du monde " mais a clairement dit ce qu'il savait au moment où il parlait. La Cie elle-même a publié les noms des pilotes et leur expérience. Comme l'Airbus d'Air France Rio-Paris, le 777 de Malaysia volait en croisière au FL350 mais là s'arrête la comparaison, car, et c'est là une différence majeure entre les deux vols, celui de Malaysia était en contact radio et radar. Au dessus d'une mer peu profonde ( 80 m max ) le golfe de Thaïlande, et par grand beau temps. L'autre différence énorme c'est que sa dernière position connue a été aussitôt publiée.... on a vu moins transparent ! Dans le cas français dès le début et d'une manière indigne on a laissé entendre qu'on ne retrouverait jamais l'avion, alors que dans le cas du vol 370 de la Malaysia Airlines tous les acteurs officiels indiquent une très forte probabilité de retrouver très vite l'épave ( si épave il y a ? ) et les enregistreurs. L'autre différence très émouvante est qu'on peut visionner le play back du vol sur le site FlightRadar24.com et donc réaliser où l'avion aurait disparu. 

Dès le 9 Mars 2014, j'avais écrit cela. Dès le 9 Mars 2014 j'avais posé la question d'un HIJACKING, auquel j'avais consacré au moins quatre ou cinq billets. On peut retrouver ces billets comme suit.

Et s'il s'agissait de Hijacking ? 

Et s'il s'agissait de Hyjacking ? (2)

Et s'il s'agissait de Hijacking ? (3)


De fil en aiguille, j'avais acquis la conviction personnelle, que l'avion avait pu se poser quelque part. J'avais expliqué que le 777 avait pu échapper aux radars militaires en se glissant dans le traffic aérien si dense du détroit de Malacca, en volant transpondeur éteint sous un autre avion de ligne. 

Folle théorie, délires ? Toujours est-il que quelle ne fût pas ma surprise quand je reçus un jour une convocation de la Gendarmerie des Transports Aériens, section de recherches de CDG, Division de lutte contre les atteintes à la sécurité et à la sûreté aériennes. J'y fus reçu par un Enquêteur de police judiciaire, et un Enquêteur Aéronautique. 

J'écrivais à l'époque sur le crash de l'Egyptair et j'avais pu quasiment démontrer la forte probabilité que l'avion eût été abattu par un missile. Analyse fondée sur le rapport final établi par les Pays Bas sur le MH 17, et sur une étude très poussée sur les explosifs. Chacun sait que des traces de TNT avaient été retrouvées sur les débris... L'étude sur les explosifs concluait que le TNT n'était utilisé en fait que dans les missiles...

Je pensais que cette audition porterait sur les billets que j'avais écrits à l'époque sur ce sujet. 

Que nenni ! Les enquêteurs souhaitaient m'entendre à propos du MH370. Le journal le Monde avait aussi cité un de mes billets. 
En fait à l'époque Ghyslain Wattrelos avait enfin obtenu l'ouverture d'une information judiciaire et c'est dans le cadre de cette information judiciaire que les gendarmes avaient reçu commission rogatoire. On a passé toute une après midi ensemble, passionnante. J'avais proposé un test grandeur nature avec un A330 de l'Armée de l'Air, dans une opération secrète évidemment, où cette A330 se glisserait sous un avion de ligne dans le détroit de Malacca...

On avait fini par parler de l'Egyptair, et les gendarmes m'ont fait déposer sous serment, avec la consigne de stopper mes billets sur l'Egyptair, ce que j'ai volontiers accepté. En échange on resterait en contact sur ce sujet...

Bref, je suis heureux de l'arrivée du roman de François Renault







 

 

 

 

 

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