Dans le premier billet je posais des questions sur la nature de la matière et de la réalité: bien que les murs soient presque vides, nous ne pouvons pas les traverser par une simple décision. Un champ puissant fait écran à nos particules. Si même nos atomes pouvaient se glisser entre les atomes du mur, leur structure risquerait d’être disloquée sans garantie de se reconstituer de l’autre côté.
Qu’aurais-je fait à sa place? Je me posais cette question en lisant la déclaration d’une des Amazones de Kadhafi. Il s’agit d’une jeune femme de 19 ans citée par le Figaro: «... elle affirme par ailleurs avoir été forcée à exécuter des insurgés prisonniers, onze en tout. «Ils les ont amenés un par un en me disant : tue-le (...), si tu ne le fais pas c'est nous qui te tuerons».
La liberté fait partie des piliers de notre société. Le mot est inscrit dans la devise de la France et figure dans le premier article de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Elle semble évidente. Pourtant elle peut être interprétée de différentes manières.
Une photo parue dans la presse dévoile un Steve Jobs très amaigri, tenant à peine sur ses jambes: le combat contre le cancer du pancréas l'use, rapidement semble-t-il. Toutefois un site internet affirme que la photo est retouchée et que l'agence dont elle émane n'est pas fiable. Peu importe. Il fera peut-être comme il a fait avec les grandes nouveautés d'Apple: il annoncera sa mort lui-même lors d'une téléconférence retransmise en direct depuis le Paradis.
Et le disent ouvertement. Dans une lettre récente adressée à leurs organismes de tutelle, plus de 400 scientifiques français demandent un soutien plus explicite des autorités en faveur des thèses du réchauffement et du GIEC. Ils s’opposent ouvertement à ceux qui contestent ces thèses, en particulier sur le fait que le réchauffement soit principalement dû aux humains.
Au-delà de l’aspect factuel et des détails scabreux étalés complaisamment par l’avocat de Madame Nafissouta Diallo, et indépendamment de la ligne de démarcation entre ceux qui voient un déni de justice et ceux qui voient les mensonges de l’accusatrice, cette affaire doit conduire à une réflexion de société plus large.
Le quotidien français Le Journal du Dimanche met en une ce matin une interview de Julie Muret, porte-parole de l’association Oser le féminisme. Le titre est révélateur: l’affaire et le non-lieu sont présentés comme «Révélateurs du sexisme ambiant». On va voir que le rapport de Cyrus Vance donne à ce titre un sens que les féministes n’ont pas prévu.
Un volet de «l’affaire» se termine ici: abandon des charges contre Dominique Strauss-Kahn. Cet emballement planétaire qui aura fait couler autant d’encre et voir des positions aussi contradictoires s’affirmer pendant des mois, s’éteint comme un pétard mouillé.
Dans le monde normal un mur est un mur. Une porte est une porte. Une bille, une bille. Enfin, le monde normal. Celui qu’on voit. Le monde habituel. Par exemple si je veux entrer chez moi sans ouvrir la porte, ça ne le fait pas. Si je veux passer à travers un mur je risque fort d’avoir de nombreuses ecchymoses et des os cassés avant d’avoir entamé la peinture.
La modernité technologique est simple à identifier: un appareil neuf est en principe moderne. Il contient les caractéristiques des dernières recherches. Un voiture dispose d'airbags et d'un système ABS: elle est moderne. Intellectuellement aussi il y a une modernité. Comment l'identifier et en quoi est-elle plus moderne qu'autre chose?