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Communiste sans parti. Auteur de: "Etrangers, immigrés, bienvenue! vous aussi êtes ici chez vous", "L'Irruption des prolétaires", "Gilets Jaunes une lutte ouvrière décapante", "Réinventer le communisme"

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Billet de blog 26 avril 2025

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Jusqu’ici tout se passe comme prévu

Le capitalisme a conquis la planète. Il bute aujourd’hui sur un monde fini, à la fois du point de vue écologique, et pour ses possibilités d’extension. Les rivalités entre les 1% qui profitent de ce système et les 99% s’accroissent. Les rivalités au sein de ces 1% aussi. Le chaos que Poutine et Trump génèrent est une manifestation de ces contradictions et en même temps les aggravent.

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Comme prévu aussi la classe supposée apporter une alternative au capitalisme, la classe ouvrière, ouvriers et employés, est devenue majoritaire dans la population active mondiale. Comme prévu mais pas dans les délais envisagés : Selon les estimations de l’OIT, les salariés[1] sont devenus majoritaires dans le monde entre 2005 et 2010. Il y a moins de 20 ans.

I) Un déroulement capitaliste prévu

Ce capitalisme qui a mis 5 siècles, du 14ème au 18ème, à s’imposer contre le féodalisme, était mu par les progrès technologiques : de la caravelle de Christophe Colomb à l’intelligence artificielle d’aujourd’hui, en passant par les différentes révolutions industrielles, le charbon, l’électricité, le numérique… Le capitalisme est passé aussi par des phases diverses d’organisation : nationales, commerciales, maritimes, esclavagistes, industrielles, financières, colonialistes, fascistes, impérialistes, mondialistes... Depuis que le capitalisme s’est imposé en Europe occidentale, en 3 siècles supplémentaires il s’est étendu au monde entier. Il en est à présent à une mondialisation que Trump met en cause depuis sa réélection. Dans le monde entier le capitalisme a transformé les paysans en prolétaires. Il a sorti l’espèce humaine des grandes famines qui caractérisaient les sociétés d’agriculteurs. Il a développé une certaine forme de démocratie, fait apprécier la notion d’état de droit, réduit l’emprise des superstitions religieuses, amorcé l’émancipation des femmes etc.  Comme prévu aussi le capitalisme a traversé de nombreuses crises économiques, financières, politiques. En particulier lors de révolutions socialistes où les prolétaires ont tenté de l’emporter sur la bourgeoisie. Ces tentatives de durée variable ont presque toutes échouées. Pour s’en tenir à la France, les premières révolutions bourgeoises contre le féodalisme, les « maillotins » de 1382, la Fronde de 1650 etc. avaient elles aussi été vaincues avant de l’emporter lors de la révolution de 1789. Les révolutions socialistes comme la Commune de Paris de 1871 ou la révolution de 1917 en Russie par exemple, ont échoué en particulier parce que les prolétaires y étaient encore minoritaires dans la population active. Et aussi parce que le capitalisme avait encore des développements possibles, avec la mise en œuvre de nombreuses innovations technologiques qui sont « sa marque de fabrique », par son extension géographique dans les derniers recoins du monde, par son extension à tous les domaines de la vie économique et sociale. Les crises qu’a connu le capitalisme ont eu jusqu’à présent un caractère local. Même la grande crise de 1929 a eu des conséquences mondiales mais qui ne se sont pas manifestées instantanément partout. L’émergence du fascisme qui en a résulté a touché des pays comme l’Allemagne et l’Italie qui n’étaient pas les pays dominants du capitalisme. Ceux-ci étaient encore à l’époque les États-Unis, la Grande Bretagne et la France. Ces derniers l’emportent sur le nazisme grâce à l’alliance avec l’URSS, ce qui relativise déjà un peu l’échec de la révolution de 17. Une autre révolution entamée comme une révolution socialiste sera un succès. La révolution chinoise de 1949, en tant que lutte de libération nationale, contre le fascisme japonais d’abord, puis contre la sécession de Taïwan organisée par Chang Kai check appuyée par les Américains, ouvre la voie aux autres indépendances nationales. Car, comme l’avait prévu Lénine, l’impérialisme donne lieu à des luttes d’émancipation nationale, mais qui se déroulent sur un temps là aussi bien plus long que prévu, comme le prouvent les luttes d’Ukraine et de Palestine toujours en cours.  

II) Le chaos apparent actuel

La politique de Trump si elle semble erratique, souligne simplement que la crise du capitalisme se généralise et se débat dans des contradictions : réduire la dette ou maintenir la dominance du $ ? comment réindustrialiser tout en extorquant autant de plus-value aux salariés occidentaux que celle obtenue des travailleurs des pays dominés ? Comment taxer la Chine sans entrainer ni inflation ni rupture des chaines de production ? etc. Voir le billet : Trump 100% logique.  Car les pays dominés cessent de l’être, et réduisent ainsi les possibilités de surprofits impérialistes. Les États-Unis qui assuraient 50% du PIB mondial en 1945 n’en font plus que 25%.  Les Brics[2], les émergents, dépassent aujourd’hui l’économie des pays occidentaux. De 1992 à 2024 la part du PIB mondial assurée par le groupe des pays occidentaux, le G7[3] a diminué de 45% à 30%, celle des Brics au contraire a augmenté de 16% à 35%. Et de nombreux autres pays veulent rejoindre les Brics. Il est sain que l’économie de pays comme la Chine ou l’Inde, peuplés de 1,4 milliard d’habitants, rattrape et dépasse celle d’un pays comme les Etats-Unis qui en comptent 340 millions. La Russie fait partie des Brics où elle pèse relativement peu économiquement, mais elle bénéficie du passé d’ancienne puissance économique de l’URSS et est restée une superpuissance militaire. Cette puissance militaire est mise aujourd’hui au service d’une politique d’agression impérialiste qui distingue la Russie des autres pays constituant les Brics. La Chine qui a besoin de se prétendre communiste pour avoir l’adhésion de son peuple, apparait comme un socle de stabilité dans ce chaos comme elle l’a montré entre autres face aux offensives tarifaires de Trump.

III) Dire que tout va comme prévu ne veut pas dire que tout va bien

Dire que tout va comme prévu, cela ne veut pas dire que tout va bien !et de toutes façons pas dans les délais prévus !

Des millions de gens souffrent et meurent encore de la faim et de la soif dans le monde. Les conditions climatiques s’aggravent, de nombreuses espèces disparaissent annonçant un horizon dangereux pour l’espèce humaine elle-même. Si les inégalités entre pays se réduisent, les inégalités sociales que mesurent les rapports successifs d’Oxfam, s’aggravent. La richesse et les moyens de production sont concentrés dans les mains d’un nombre toujours plus limité d’oligarques. Les guerres, dont celles de Palestine et d’Ukraine sont des manifestations aigues, font des milliers de victimes et détériorent les conditions de vie de millions de personnes. Celle d’Ukraine a perturbé les approvisionnements en céréales et en énergie de nombreux pays. Les agissements de Poutine et de Trump amplifient l’insécurité dans le monde. L’arrêt par Trump de l’aide au développement, même si elle était faible, réduit encore le peu de protection sociale dans de nombreux pays pauvres. Cette protection sociale est aussi mise à mal dans les pays occidentaux avec la diminution des surprofits tirés de l’exploitation des pays dominés, et compte tenu que les profits des 1% sont sacrés en système capitaliste.  L’augmentation des budgets de guerre se fait au détriment des budgets pour la santé et accroissent les risques de pandémies. La mise en cause des échanges internationaux par la mise en place unilatérale des tarifs douaniers et la décrédibilisation de l’OMC, fait craindre crises financières et récessions. Le non-respect des traités internationaux, à commencer par l’intégrité des pays par des superpuissances agressives, en Ukraine, en Palestine, au Groenland etc., le mépris des décisions de l’ONU, la non-reconnaissance des instances internationale comme la Cour Pénale Internationale, et la Cour Internationale de Justice, mettent en cause des acquis démocratiques et la paix. Donc si tout va comme prévu, tout ne va pas bien. Les communistes, depuis Marx, n’ont pas arrêté d’annoncer cette crise, bien avant qu’elle ne soit perceptible pour le plus grand nombre. On assiste aux prémices. Ce serait ballot qu’une crise générale du capitalisme, si souvent annoncée prématurément, ne soit pas reconnue quand elle se déroule sous nos yeux !

IV)  Lutte contre la fascisation

On peut caractériser de « fascisation » le fait que les deux superpuissances dirigées par des groupes d’oligarques quasi mafieux, la bande de St Pétersbourg, la bande de New York, mènent des guerres coloniales en Ukraine et en Palestine, et à l’intérieur instaurent des politiques particulièrement inégalitaires, anti démocratiques et la peur des pouvoirs en place. Voir : Trump est-il fasciste ? Ces politiques ont le soutien, la complaisance, la connivence des partis d’extrême droite dans le monde, même si leurs nationalismes les amèneront à se diviser et à s’opposer.

Ces politiques fascisantes sont la réponse de certains oligarques à la crise générale du capitalisme. Mais il y a une très grande différence avec la montée du fascisme des années 30 : Cette fascisation s’exprime aujourd’hui non chez les outsiders, les perdants de la course au colonialisme comme l’Allemagne et l’Italie dans les années 30, mais au cœur même du système capitaliste, au cœur des superpuissances, Russie et États-Unis. Elle touche la monnaie mondiale le $. Elle manifeste que la crise du capitalisme n’est plus seulement locale, partielle, mais générale.

Il n’y a nulle part dans le monde des forces, des pays capitalistes, porteurs d’un projet capitaliste démocratique alternatif. L’Europe est soumise aux mêmes pressions fascisantes et est trop intégrée au capitalisme financier anglo-saxon pour proposer un autre mode de production. Preuve en est que les seules propositions alternatives qu’on entend sont celles d’un retour à un capitalisme concurrentiel, non monopoliste, non financier, non impérialiste, accompagné d’un retour aux idées du « siècle des lumières [4]» du 18ème siècle, celui de la démocratie bourgeoise, qui exigerait une marche en arrière improbable de l’histoire.

La conséquence importante à l’absence d’une alternative capitaliste démocratique à la fascisation c’est que la réponse à cette crise ne peut pas être celle du front antifasciste démocratique des années 30 et 40, qui ramènerait à un capitalisme passé d’âge, et qui plus est très enjolivé. Comme cette nostalgie des « 30 glorieuses » qui fait l’impasse sur les guerres coloniales incessantes qui soutenaient ces années « glorieuses ». Toutes les tentatives de « contrôler la finance », de « réguler » les excès, de réduire les tendances au monopole, comme les poursuites contre Google, Microsoft, Meta etc. dernièrement, sont vouées à l’échec. Les évolutions prévues du capitalisme vers les monopoles, la financiarisation, la polarisation des richesses chez un petit 1%, le gangstérisme, sont inéluctables. Elles exigent donc une réponse globale, la mise en commun des richesses, et en premier lieu des moyens de production, le communisme. Un communisme qui n’est pas l’avenir radieux, mais la solution pour éviter le pire, l’effondrement de l’espèce humaine où nous mènent les 1%. Or justement on a vu que la classe qui a intérêt au communisme, les prolétaires, est depuis récemment la classe majoritaire dans le monde. En étant conscient que cette transition d’un système à un autre se déroule comme les précédents, esclavage, féodalisme, capitalisme, sur des décennies et des siècles. Cependant compte tenu des difficultés d’aujourd’hui et des désastres en vue, le plus tôt sera le mieux. Si le communisme est inéluctable, l’urgence est de définir son projet de façon à éviter les échecs du passé.

V) Le communisme inéluctable

Le communisme c’est l’égalité, ce que personne ne conteste, et l’égalité répond aux souhaits d’un nombre croissant de gens face au scandale des inégalités de richesses croissantes. Cependant les expériences historiques précédentes ont montré que la dérive vers une société inégalitaire touche aussi les sociétés qui se veulent en route vers le communisme. Il suffit d’observer la société chinoise aujourd’hui. La nationalisation des moyens de production ne suffit pas, une révolution culturelle est nécessaire. Le caractère internationaliste du communisme est lui aussi peu contesté : « prolétaires de tous les pays unissez-vous » est notre mot d’ordre. Même si là encore des déviations chauvines et nationalistes introduites par l’aristocratie ouvrière[5] en particulier ont existé et existent encore au sein du mouvement communiste. Or cet internationalisme est indispensable pour aborder correctement aussi bien les inégalités de richesses, que les problèmes climatiques et écologiques qui se déroulent sans tenir compte des frontières. Cet internationalisme est aussi un garant de la paix entre pays, souhait de la majorité des humains.  

Le reproche essentiel fait au communisme c’est le manque de libertés, en particulier individuelles, mais aussi collectives. A un moment où la fascisation des sociétés capitalistes montrent que sauver le capitalisme devient incompatible avec la démocratie, cette dernière n’a pourtant de perspectives qu’appuyée sur un projet communiste. Ce qui implique que ce projet porte et intègre les acquis démocratiques du au capitalisme :  Le projet communiste doit intégrer que les libertés individuelles favorisent l’innovation et au final le collectif. Par exemple ne pas opposer les libertés « réelles » aux libertés « formelles » : l’expérience montre que l’absence de libertés formelles n’a jamais renforcé les libertés réelles ! L’état de droit protège les plus faibles. La démocratie c’est au moins autant le respect des minorités que l’application mécanique de la règle majoritaire… Bien d’autres acquis des sociétés capitalistes doivent être repris dans un projet communiste : l’amorce de l’émancipation des femmes par exemple. Là encore un coup d’œil à la photo du bureau politique du PCC, 25 « mecs », ne laisse pas de doute… Voir ici Xi Jin Ping, la Chine et nous.

Un autre reproche fait au communisme est qu’il serait « ringard ». Si on part de la Commune de Paris le communisme a 150 ans, le capitalisme 800. C’est le capitalisme qui est ringard.

Le crime organisé

Parmi toutes les impasses dans lesquelles le capitalisme mène les sociétés humaines considérons l’insécurité, qui accable de si nombreux quartiers. Cette insécurité est directement liée au crime, le narco trafic, la prostitution, etc.   Pourquoi vivre parfois difficilement de son travail quand la preuve s’étale que les gains vont plus au capital qu’au travail ? Vont plus à ceux qui jouent avec la loi qu’avec ceux qui la respectent ? Comment combattre le crime quand l’exemple est donné d’en haut : à partir des paradis fiscaux offshore, les iles Caïmans, Panama ou Dubaï où les détenteurs des capitaux des multinationales partagent avec les mafias les mêmes cabinets de juristes, avocats, comptables, financiers pour gérer et mêler leurs trésoreries ? La délinquance ne fait que porter à l’extrême le mantra du capitalisme « Enrichissez-vous ». Sans un changement de perspectives, de mentalités, le communisme, la criminalité avec les sommes pharamineuses qu’elle engendre et la corruption qu’elle permet, semble irrépressible, de Marseille à Rennes !. Elle engendre de l’insécurité pour tous, comme de nombreux pays nous en donnent l’exemple au point d’être gangrénés par les gangs et la corruption, et de devenir des narcos états.

L’Intelligence artificielle, l’IA

L’Intelligence artificielle, apparait comme une nouvelle révolution technologique majeure : exploiter, optimiser toute l’information produite par les humains va accélérer de façon extraordinaire les connaissances. En même temps elle suscite de l’inquiétude et des oppositions. À juste titre : pourquoi, basée sur l’exploitation des données de chacun, sur les productions intellectuelles, artistiques, scientifiques de millions de gens, elle ne bénéficierait qu’à un petit groupe d’oligarques, seuls à même de mobiliser les fonds nécessaires aux gigantesques data centers ? Les peurs que l’IA engendre en système capitaliste sont tout à fait justifiées. Le manque de confiance aussi. En même temps toute tentative de régulation est elle aussi vouée à l’échec. On n’a pas l’exemple d’une technologie nouvelle qui ne se répand pas si elle apporte des avantages, et ceux de l’IA sont fantastiques. Restreindre les accès de l’IA aux données, limiter son utilisation, serait brider ses potentialités. C’est dommage par rapport à l’ensemble des difficultés et des possibilités auxquelles est confrontée l’espèce humaine sur notre planète et au-delà (dans l’espace pas au ciel !). Puisque les données sont communes, pour rétablir la confiance et libérer toutes les potentialités de l’IA, il faut que ses résultats soient aussi mis en commun, et non captées par quelques-uns.  Le communisme est la solution aux différents problèmes soulevés par le développement de l’IA. Voir aussi le billet Comment chevaucher l’IA ?  On a ici le cas où le développement des forces productives, dont l’IA est la dernière manifestation, rentre en contradiction avec l’organisation de la société, le système capitaliste. Comme prévu.

Pour que tout continue comme prévu… et que ça se passe bien ! il faut que les travailleurs s’organisent. Outre leur organisation spontanée, syndicats, comités de lutte, grèves, occupations etc. il faut aussi qu’ils fassent leur le projet communiste. Pour cela il faut que le projet communiste soit convainquant, qu’il soit dégagé de la gangue de calomnies où les 1% ont intérêt à l’enfermer, mais aussi que les erreurs et échecs réels soient pris en compte dans un projet communiste démocratique, écologique, internationaliste[6].

[1] Approche, faute de meilleures statistiques, du nombre de prolétaires, ouvriers et employés qui sont aujourd’hui environ 2,4 milliards sur une population active mondiale de 3,5 milliards. Voir : Deepseek : les classes sociales dans le monde.

[2] Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Iran, Égypte, Éthiopie, Émirats arabes unis.

[3] Allemagne, Canada, États‑Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni.

[4] Steven Pinker, Le triomphe des Lumières, 2018. Caractéristiques à ce sujet aussi les œuvres de Pierre Rosanvallon.

[5] Jacques Lancier, L’irruption des prolétaires, Éditions Manifeste ! 2022.

[6] Jacques Lancier, Réinventer le communisme, un communisme démocratique, écologique, européen, internationaliste, Amazon, 2018.

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