Le bon soldat Blanquer et nous

A la question : comment se fait-il que Jean-Michel Blanquer soit toujours à son poste? la seule réponse cohérente et logique est : parce qu'il fait du bon boulot. Tout le reste n'est qu'affabulation. Alors : soyons cohérents et logiques.

De nombreux enseignants, parents d'élèves ou simples citoyens s'interrogent ces jours-ci : comment après le désastre de l'école à la maison où quasiment aucun outil de l'Education nationale ne fonctionnait normalement, comment après une semaine de galère identique à celle vécue il y a un an jour pour jour, comment après un tel fiasco peut-on expliquer que le ministre  Blanquer ne soit toujours pas démis de ses fonctions? 

Au risque de paraître provocateur, je resterai logique et répondrai : parce qu'il fait bien son travail. Parce que celui qui l'a choisi ne trouve aucun motif à son limogeage. Et surtout : n'en a jamais trouvé un seul depuis mai 2017. 

Pourtant, ce n'est pas la première fois que cette question apparait. 

Déjà, il y eut la même, en miroir, en mars 2020. Faisons fonctionner ce truc auquel notre conscience apolitique se refuse de faire appel : la mémoire. 

Jusqu'au jeudi 12 mars 2020 au matin le ministre affirmait que la fermeture des écoles n'était même pas envisagée (1). "Jamais"! Paf, le soir même, surprise  (pour celui qui fait confiance à son ministre) : le président annonce la fermeture de toutes les écoles. Qu'à cela ne tienne, le ministre annonce dès le lendemain que "nos professeurs sont déjà habitués à certaines de ces modalités [...] les documents sont prêts, les instructions sont prêtes." (2) Bref, tout va pour le mieux. Un truc qu'on n'avait "jamais envisagé" devient une chose "prête". Il y a comme une contradiction du ministre par lui-même.

Tout d'abord, quelqu'un qui se tient prêt signifie qu'il a envisagé un événement auquel il se prépare à faire face. Si vous envisagez l'éventualité de précipitations en sortant de chez vous, vous pourrez dans ce cas vous tenir prêt en emportant votre parapluie. Si vous ne l'emportez pas c'est que vous n'envisagez pas cette éventualité. Or, le ministre, lui, se prépare même aux choses qu'il n'envisage pas. Ce n'est même pas le type qui part en vacances avec le bonnet, la doudoune, le maillot de bain, le masque et le tuba puisque celui-ci justement envisage tout. Le ministre se fout juste de nous prétendant être prêt après coup alors que les sites tombent tous en rade. Comme en avril 2021. 

Et comme cette semaine, les Russes étaient déjà dans le coup.(3) Et cette semaine, comme l'année dernière, nous ne pouvons que constater que notre ministre, pourtant si attaché à la lutte contre les obscurantismes et les complotismes mais surtout pas les manichéismes, préfère prendre le risque de déclencher une crise diplomatique plutôt qu'admettre une impéritie organisée. 

En effet, le ministre a beau démultiplier les prétendues causes des pannes, toutes  démenties par les faits les unes après les autres (4), on doit bien se rendre à l'évidence : rien ou pas grand chose n'a été fait depuis un an dans ce domaine. Du côté du ministère on affirme que 200 000 enseignants auraient été "formés à l'école à distance" depuis l'année dernière. (5) Un quart d'enseignants! Pourtant, dans le monde réel, la situation est bien autre. Dans ce monde-là, la formation continue des enseignants a été réduite à peau de chagrin depuis bien longtemps. Le peu qui reste, M Blanquer s'est entêté à le recentrer sur les fondamentaux. A savoir les mathématiques et le français. Ainsi cette année où les besoins réels des enseignants étaient surtout la préparation d'un éventuel reconfinement et donc une formation digne de ce nom sur les outils numériques, la réponse de la hiérarchie a été : PNF et PNM! A savoir Plans Nationaux en Français et en Mathématiques, avec les majuscules SVP! En guise de "formation" numérique nous avons eu des liens dans des mails à lire tranquillement chez nous, le soir. Au cas où on s'ennuierait.  

Malgré tout, les enseignants étaient décidés à faire ce qu'ils peuvent pour cette semaine d'enseignement à distance. Mais comme ils étaient nombreux à être décidés, le système des "tuyaux" ne l'a pas supporté. Quasiment toutes les plateformes liées à l'Education Nationale étaient en panne tout au long de la semaine. 

Pendant ce temps, rue de Grenelle, on économisait 600 millions d'euros sur le budget de l'année 2020. Quelqu'un, quelque part avait décidé qu'il n'était pas nécessaire de dépenser cet argent. 

Donc : puisque nous avons vécu cette semaine une situation identique à celle de mars 2020 et que celle-ci n'avait pas été un motif de limogeage de ministre, il n'y avait aucune raison que ces satanés tuyaux causent quelque départ du gouvernement que ce soit.

D'autant que le ministre s'est heurté à tant d'autres mises en contradictions avec le réel pendant cette crise sanitaire et qu'aucune d'entre elles n'a été un motif de démission ou d'évincement. Florilège des fait n'ayant pas entrainé l'éviction du ministre :

Ni le fait de déclarer en permanence que les enfants seraient non-contagieux, y compris après l'apparition des variants;

ni le fait de jouer avec les chiffres de contaminations ramenant ceux-ci à la baisse en permanence ou alors feignant de ne rien comprendre à ceux-ci (6);

ni le fait de déclarer les études sur les purificateurs d'air "non probantes" et d'écarter toute possibilité de leur achat (7);

ni le fait de déclarer qu'"aucun pays au monde" ne fournit gratuitement des masques pour les élèves (8);

ni le fait d'annoncer la vaccination des enseignants pour le mois de "mars au plus tard" pour finalement la repousser pour le mois de juin (pour le moment!) (9);

ni le fait de promettre des masques transparents pour les enseignants travaillant en maternelle ou avec des enfants en situation de handicap dont bon nombre de ces enseignants n'ont jamais vu la trace (10);

ni le fait d'être dans l'incapacité d'organiser des tests massifs dans les écoles (11);

ni le fait de fournir des masques prétendument toxiques au personnel (12);

ni le fait de se refuser l'achat de masques chirurgicaux ou FFP2, préférant les masques en tissu;

ni le fait d'avoir organisé l'école basée sur le volontariat des familles en mai et juin 2020 créant ainsi une rupture d'égalité entre les classes sociales (13);

ni le fait que c'est aux amis ou voisins des familles concernées qu'il avait demandé de convaincre les parents de mettre leurs enfants à l'école alors que c'est lui-même qui avait mis en place le principe du volontariat (14);

ni le fait d'avoir joué en permanence avec les protocoles sanitaires, les allégeant ou les durcissant sans aucune logique apparente, ceux-ci étant toujours respectés car truffés des expressions telles "éventuellement", "dans la mesure du possible" ou encore "est recommandé" : où essayer c'était déjà gagner; 

ni le fait d'avoir des tenus des propos comme celui-ci :"Assumer ce risque (de contamination) quand on est parent me paraît peu de choses par rapport à l’importance qu’un enfant ne se déscolarise pas." tout en ayant toujours clamé que les enfants n'avaient jamais été déscolarisés en France, vu que la continuité pédagogique avait fait des miracles au printemps dernier (15);

ni le fait d'avoir de nombreuses fois utilisé les médias pour faire des annonces avant d'en informer le personnel par voie officielle;

ni enfin le fait d'avoir posté une vidéo parodique pour dénoncer la souffrance des enfants engendrée par l'école à la maison trois jours seulement avant l'annonce de M Macron sur le retour de celle-ci (16)!

Chacun de ces épisodes était objet d'indignations, de colères et de l'incompréhension de la part du monde enseignant ainsi que de la part des parents d'élèves. Et presque à chaque fois il y eut des gens pour demander : comment peut-il encore rester en place?

On est dans l'obligation de croire encore une fois qu'il fait simplement bien son travail.

Tiens, son vrai travail, quel est-il? C'est celui de la transformation complète de l'école. Une école issue du rêve néolibéral dont les contenus sont réduits aux quatre piliers fondamentaux : lire, écrire, compter et respecter autrui. Il y tient et ne perd jamais une occasion de le rappeler. Pour avoir une idée de ce à quoi ressemblera cette école je vous invite à lire par exemple ces deux textes : ici et ici. Une école publique au rabais où les enseignants sont privés de toute liberté pédagogique et soumis par une surveillance et un contrôle permanents. Une société issue des rêves néolibéraux où le troupeau est conduit par une élite éclairée par le savoir et la science (17). Et où chacun sait bien rester à sa place et doit "s'adapter" pour être employable. Car, bien sûr, ce qui se cache derrière tout cela est bien l'économie de marché et ses totems.

C'est ce travail que M Blanquer exécute parfaitement bien. Et quand on connait ses liens avec l'Institut Montaigne ou l'IFRAP, on ne peut s'en étonner. A moins de faire preuve d'une très grande naïveté. Les réformes qu'il a déjà imposées vont dans ce sens d'une inégalité croissante : le baccalauréat et Parcoursup en sont des exemples dénoncés par une large part des enseignants. Celles qu'il prépare vont exactement dans le même sens. On a pu en avoir un avant goût sur les programmes de l'école maternelle (18) ainsi que celles dont le Grenelle de l'éducation a fait la promotion vernie de bons sentiments trompeurs (19). Son projet de 2S2C n'étant pas tout à fait enterré va dans le même sens : vider les programmes scolaires de tout contenu "superflu" et en laisser la gestion aux collectivités. Exit donc l'EPS ou les activités artistiques. Faites de la place aux "fondamentaux"! (20)

Donc, dire encore une fois, à ce moment du texte, et après l'énumération des prétendus couacs, que M Blanquer est en poste car il fait bien son travail est tout sauf complotiste. Le contraire serait considérer nos gouvernants comme des incompétents ou des inconscients. Or, le fait que M Blanquer soit toujours à son poste signifie qu'il accomplit bien sa tâche principale, le reste étant secondaire et ne pouvant donc être le motif d'une éviction. 

Face à ces indignations et ces colères, le ministre a toujours répondu par des contre-attaques n'hésitant pas à aller sur le terrain de la provocation ou même de la violence.

Ainsi on a pu vivre des épisodes de diversion divers et variés empruntant la plupart du temps des arguments à l'extrême droite, créant eux-mêmes de nouvelles indignations et colères :

- sur la tenue "républicaine" des collégiens et lycéens (21)

- sur les "ravages de l'islamo-gauchisme" dans les universités (22)

- sur des enfants musulmans qui refuseraient de s'asseoir sur des chaises rouges car ce serait la couleur du diable (23)

- sur le fait qu'il ait lui-même failli perdre la vie en ayant exercé ses fonctions au service de l'école républicaine! (24)

On a aussi pu voir comment il traite les enseignants un peu trop opposés à ses réformes ou qui s'accordent un peu trop de liberté :

- la répression contre "les trois de Melle" (25)

- contre ceux de Bordeaux (26)

- les sanctions contre Hélène Careil (27)

Ayant en tête cette répression et en lisant les conclusions du Grenelle de l'éducation on ne peut que frémir. On peut aussi s'exaspérer en voyant un bon nombre de collègues et de syndicats enseignants qui ne voient rien venir. Voir le Sgen-Cfdt qui applaudit la loi Rilhac récemment votée et qui s'inscrit pleinement dans cette trajectoire néolibérale  ne peut que susciter un agacement qu'on essaie de surmonter en argumentant de façon raisonnée.

Vous en voulez encore?

Deux événements à haute valeur symbolique montrent bien le peu de considération que le ministre accorde aux personnels.

Tout d'abord il y a le non-hommage à Christine Renon, cette directrice d'école qui s'est suicidée dans son établissement. Sa lettre d'adieu expliquant son geste désespéré avait été tentée d'être noyée dans une surdité et un silence hiérarchique scandaleusement méprisant. (28)

L'hommage à Samuel Paty a lui aussi fait ressentir aux enseignants de France la réalité de la déconsidération que le ministre cultive envers eux. Les diverses hésitations sur les horaires de rentrée après les vacances d'automne ou encore le caviardage de la lettre de Jaurès que les enseignants devaient lire ce jour-là montrent bien le logiciel froid de M Blanquer. (29) Rendre hommage à l'enseignant assassiné oui, mais prononcer les paroles sur la liberté pédagogique que Jaurès avait formulées surtout pas. Cette liberté pédagogique qui se trouve être la cible principale du ministre dans son projet se devait d'être tue, bâillonnée, même en ce jour particulier. La mise à nu d'une idéologie froide et intransigeante eut lieu ce jour-là. Une preuve supplémentaire que la bienveillance et les bons sentiments ne sont que de façade. 

Mais outre les sanctions et les diversions le ministre dispose d'autres outils surprenants dans sa lutte face aux enseignants qui lui sont opposés : la calomnie et les mensonges (déjà évoqués plus haut avec le terrain d'extrême droite) ainsi que la manipulation grossière de la réalité.

Il a donc pu :

- déclarer que la réforme du bac suscitait l'adhésion

- fournir les chiffres sur les prétendus "enseignants disparus" au printemps dernier pour ensuite déclarer qu'il ne faut pas calomnier les enseignants tout en promettant des sanctions contre ceux qui auraient "disparus" entretenant le flou et donc l'idée qu'une part des enseignants seraient des bons à rien (30)

- que la plainte du collectif Stylos rouges était un coup de "poignard dans le dos", contre lui, si bon, si protecteur, si paternaliste envers les enseignants (31)

- promettre une revalorisation "historique" des salaires enseignants, parlant même d'en faire "les mieux payés d'Europe" pour finalement réduire cette historicité uniquement à une prime informatique de 150 euros annuels pour 69 pour cent d'enseignants (il est bon ici de rappeler les 600 millions d'économies déjà évoqués)

- priver les professeurs documentalistes de cette prime en expliquant que celle-ci est réservée aux enseignants qui sont "devant les élèves" (!) (32)

- promettre le recrutement massif d'enseignants pour la rentrée de 2020 sans préciser qu'il s'agit pour la plupart de contractuels, donc précaires et dont les contrats n'iraient même pas jusqu'à la fin de l'année scolaire (et dont un bon nombre ne sera pas payés pendant les vacances scolaires, ce qui permettra au ministre de s'adonner à son passe-temps favori : réaliser des économies)(33)

La cerise sur le gâteau (ou plutôt la moutarde sur le lapin) de tout ceci pourrait être le syndicat "Avenir lycéen". Cette affaire est un exemple paradigmatique du fonctionnement ministériel. Un syndicat monté de toutes pièces pour soutenir la politique du ministre, faisant ainsi croire à une adhésion des lycéens à son projet et en minimiser les oppositions. Puis, lors de la révélation de l'affaire par Mediapart et Libération, balayer toutes les accusations d'un revers de main en parlant d'une "affaire à partir de rien" ou encore de "beaucoup de sauce et peu de lapin". Monter une structure pour manipuler les données réelles et quand celles-ci reviennent par le biais d'enquêtes journalistiques, tout simplement les nier ou les ignorer. Sans même prendre en considération l'éventuel argent public investi dans tout cela, le procédé en lui-même est assez problématique.

Pour finir, nous pouvons, à travers un regard global sur tous ces éléments, confirmer notre première intuition. A tous ceux qui se questionnent comment se fait-il que M Blanquer soit encore à son poste nous pouvons répondre simplement et en toute logique : parce qu'il fait bien son travail. 

Son travail de réformes, de transformation (qui a dit saccage?!) de l'école publique est prioritaire et est le seul sur lequel il est jugé. Tout le reste, y compris la réalité, est soumis à celui-là.

Même l'hommage rendu au collègue assassiné n'a pu prétendre à une priorité puisqu'il se serait agi d'une liberté accordée aux équipes enseignantes jugée trop grande et certainement trop subversive.

Même la forte probabilité d'un reconfinement n'a pu modifier les contenus de la formation continue qui se devait de rester centrée sur les fondamentaux.

Les salaires des enseignants doivent rester précaires et les éventuelles revalorisations seront soumises au respect des bonnes méthodes d'enseignement préconisées par la hiérarchie (appelées "mérite" par le langage néolibéral) mais aussi attachées à des tâches de surveillance, de contrôle des pairs (aussi appelées "tutorat" par le Grenelle).

Que font les enseignants face à ce rouleau compresseur déterminé et cynique? 

Les uns jouent aux autruches. Jusqu'ici tout va bien. Ils applaudissent même parfois, espérant peut être se faire une des rares places au soleil que réserve ce nouveau système qui se profile aux plus dociles et aux plus visqueux. Il y en a toujours eu de ces idiots utiles dont la conscience politique et la capacité d'empathie dépassent difficilement leur propre image se reflétant dans un miroir de poche. Petit, le miroir et petite, la poche.

D'autres sont indignés mais ne savent que faire de toute cette colère et de ce sentiment d'être ignorés ou méprisés. Car il y a aussi la conscience professionnelle qui dit : on ne peut pas faire une grève longue, ni une grève de zèle, ni quoi que ce soit car ce serait trahir nos élèves qui ont besoin de nous. Certes, mais ceux de nos élèves qui viendront plus tard, ceux qui ne sont même pas encore nés, n'ont pas mérité qu'on les abandonne non plus. 

Cet abandon sera acté le jour où l'on nous confisquera notre liberté. Notre liberté doit être effective, réelle.

Mais cette confiscation a-t-elle déjà eu lieu? A voir... 

1- https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-la-fermeture-totale-de-toutes-les-ecoles-jamais-envisagee-assure-le-ministre-de-l-education_3862803.html

2 - https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-13-mars-2020

3 -  https://www.01net.com/actualites/le-ministre-jean-michel-blanquer-est-devenu-la-risee-des-twittos-a-cause-de-hackers-russes-1885407.html

A ma connaissance, aucune preuve de ces attaques de mars 2020 n'a été fournie par l'administration. 

Pour ce qui est de cette nouvelle attaque "apparemment venue de l'étranger" lire ici :

https://www.mediapart.fr/journal/france/070421/education-la-fable-de-blanquer-sur-les-cyberattaques-venues-de-l-etranger

4 - Responsabilité d'OVH démentie dans l'heure par son PDG par exemple : https://www.01net.com/actualites/ovh-dement-les-accusations-de-jean-michel-blanquer-sur-le-plantage-des-services-d-ecole-a-distance-2040635.html

5 - Si, si! Information fournie par Chistelle Rebière, dans RTL midi, le 6 avril 2021! Cette dame joue à merveille le rôle de bouclier au service du ministre. A écouter ici : https://www.rtl.fr/emission/rtl-midi/rtl-midi-du-06-avril-2021-7900016816

6 - Comme par exemple chez M Bourdin. Episode évoqué ici :

https://blogs.mediapart.fr/jadran-svrdlin/blog/190321/le-reve-panoptique-de-jean-michel-blanquer

7 - http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/11/03112020Article637399851741179501.aspx

8 - https://www.liberation.fr/checknews/2020/08/27/est-il-vrai-qu-aucun-pays-au-monde-ne-propose-les-masques-gratuits-a-l-ecole-comme-le-dit-blanquer_1797872/

9 - https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/coronavirus-blanquer-avait-il-pour-objectif-de-vacciner-les-enseignants-en-mars-7900006642

10 - https://www.liberation.fr/checknews/ou-en-est-on-dans-la-distribution-des-masques-inclusifs-20210301_Y5P6MMOGKNFVVELG4M6THONFSA/

11 - https://www.la-croix.com/Famille/Covid-19-lent-demarrage-tests-ecoles-2021-03-17-1201146049

12 - https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/masques-toxiques-les-precautions-d-emploi-doivent-etre-scrupuleusement-respectees-7800914263

13 -  En quoi ce fut un mépris de classe : https://blogs.mediapart.fr/jadran-svrdlin/blog/260420/volontariat-ou-desengagement-reintroduire-du-sens

14 - A lire cet entretien avec Elizabeth Martichoux, sur LCI, le 26 mai 2020 : https://www.vie-publique.fr/discours/274794-jean-michel-blanquer-26052020-retour-de-plus-denfants-lecole

15 - Encore sur LCI : https://www.lci.fr/politique/confinement-la-fermeture-des-ecoles-n-est-pas-le-remede-miracle-pour-vaincre-l-epidemie-de-covid-19-assure-blanquer-sur-lci-2181360.html

16 - https://www.20minutes.fr/societe/3009347-20210329-coronavirus-jean-michel-blanquer-publie-parodie-pink-floyd-faveur-maintien-ouverture-ecoles

17 - Sur ce sujet voir le livre de Barbara Stiegler : 

"Il faut s'adapter. Sur un nouvel impératif politique", Collection NRF Essais, Gallimard

18 - Voir le dossier du Café pédagogique sur le sujet : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2020ReformeMaternelle.aspx

Ainsi que l'émission des Etats généraux de l'éducation consacrée à la maternelle où le sujet était largement abordé et dénoncé. Emission qui devrait être bientôt disponible en ligne, le lien devrait être disponible ici : https://twitter.com/EtatsGenerauxE

19 - Texte explicatif mentionné plus haut : https://blogs.mediapart.fr/jadran-svrdlin/blog/060321/lart-de-lautonomie-subordonnee-ou-la-nouvelle-liberte-pedagogique

ou encore celui-ci, en deux parties :

https://aoc.media/analyse/2021/03/28/grenelle-de-leducation-le-clap-de-fin-de-jean-michel-blanquer-1-2/

https://aoc.media/analyse/2021/03/29/externaliser-le-pilotage-pedagogique-le-clap-de-fin-de-jean-michel-blanquer-2-2/

20 - Voir les explications de Didier Delignières :

https://didierdelignieresblog.wordpress.com/2020/06/08/2s2c-derriere-la-belle-histoire-la-grande-arnaque/

21 - https://www.franceinter.fr/societe/tenue-republicaine-pour-aller-a-l-ecole-jean-michel-blanquer-moque-sur-twitter

22 - https://www.europe1.fr/politique/ce-quon-appelle-lislamo-gauchisme-fait-des-ravages-denonce-jean-michel-blanquer-4000366

23 - Dénoncé ici : https://rennes.snes.edu/gouvernement-incompetent-ministre-insouciant.html

24 - "Celui qui vous parle a failli perdre la vie en étant au service de l'école publique", "pour les enfants les plus défavorisés de France", c'est ce qu'a répondu le ministre au député Alexis Corbière exhibant ceci comme une immunité face aux critiques. En fait il avait été victime d'un accident de pirogue lorsqu'il était recteur en Guyane. Moi même, j'ai un collègue qui a été victime d'un accident de la route en se rendant dans une école du 15ème arrondissement de Marseille pour y effectuer un remplacement auprès des élèves parmi les plus défavorisés de France. L'administration lui avait fait comprendre qu'il ne fallait pas trop trainer avec la reprise car les remplaçants étaient devenus une denrée rare. Il n'avait à l'époque pas songé à leur opposer une réponse telle celle du ministre. 

https://www.bfmtv.com/politique/vous-avez-ete-sacrement-ambigus-tensions-autour-de-la-laicite-entre-blanquer-et-la-france-insoumise_AD-202102120409.html

Le lien ci-dessus raconte l'échange du ministre avec le député, et pas celui de mon collègue brigadier avec l'administration. Mais que font les médias?

25 - https://www.politis.fr/articles/2020/05/les-trois-de-melle-symbole-de-la-repression-contre-les-opposant-es-aux-e3c-41951/

26 - https://www.sudeducation.org/communiques/apres-les-4-de-melle-les-3-de-bordeaux-on-ne-touche-pas-a-nos-camarades/

27 - https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/200321/non-la-mutation-forcee-dhelene-careil-non-lautoritarisme-de-leducation-nationale

Pour une analyse plus globale de cette répression :

http://philippe-watrelot.blogspot.com/2021/02/mise-au-pas.html

28 - https://www.liberation.fr/france/2019/10/02/apres-le-suicide-de-christine-renon-le-silence-qui-derange_1755087/

Même le Figaro :

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pantin-le-jour-d-hommage-a-christine-renon-retenu-sur-le-salaire-d-une-partie-des-enseignants-1-20200204

29 - https://www.liberation.fr/france/2020/11/01/hommage-a-samuel-paty-l-etrange-tripatouillage-de-la-lettre-de-jean-jaures_1804167/

30 - https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/06/16/l-education-nationale-n-a-jamais-affirme-qu-il-y-avait-40-000-professeurs-decrocheurs_6043048_4355770.html

31 - https://www.rtl.fr/actu/politique/blanquer-vise-par-plainte-d-enseignants-pour-mise-en-danger-un-poignard-dans-le-dos-7900014986

32 - https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/12/11/prime-d-equipement-informatique-les-documentalistes-se-mobilisent_6063075_3224.html

33 - https://www.sudeducation35.fr/2020/11/26/remplacement-denseignant-e%E2%80%91s-le-ministre-choisit-lemploi-precaire/

https://13.snuipp.fr/spip.php?article5018

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