-
Après la dégringolade des derniers films de Martin Scorsese, revoir Mean Streets permet d'apprécier l'authenticité et la sincérité du réalisateur à ses débuts. Film quasi autobiographique, du moins dans l'étude de son milieu social et de sa jeunesse dans le quartier italien de New York, le film possède une valeur documentaire exceptionnelle...
-
Après celui de juin dernier, Rigobert Dittmann m'envoie la suite du texte qu'il a rédigé en allemand pour sa revue Bad Alchemy #120. Je le traduis vite fait mal fait, car je suis incapable de suivre son style...
-
Fraîchement sorti de l'Idhec, j'étais allé demander du boulot à l'un des patrons de Gaumont. Il m'avait répondu que j'avais l'air d'avoir quinze ans et que personne ne me prendrait au sérieux. Cela lui rappelait ses débuts où il s'était laissé pousser la barbe pour faire plus vieux. Je suivis son conseil et me retrouvai à travailler sur des films de René Clément ou Jean Rollin !...
-
De temps en temps nous plongeons dans le passé, feuilletant nos cahiers d'écolier, photos, boîtes fourre-tout. Il faut parfois attendre des décennies, mais les accumulateurs finissent par rendre leur jus. En 2010 j'avais exhumé "les 10 vinyles que j'ai achetés pour leurs pochettes et dont la musique ne m'a pas déçu, bien au contraire, puisqu'ils sont à l'origine de ma vocation de compositeur"
-
Des amis, des amies m'ont parfois reproché d'aller trop vite dans mes relations amoureuses, comme si mon enthousiasme faisait peur et empêchait certaines relations de s'établir. J'ai toujours répondu que si c'était la bonne personne pourquoi perdre du temps en simagrées, et en cas de fausse route autant s'en apercevoir le plus tôt possible !...
-
Les grains glissent sous nos pas comme si nous étions pris dans le flot d’un sablier. Pas loin s'étendent les terrains militaires où sont testés les armes atomiques. Un parfum de fin du monde flotte sur cet endroit surexposé. Presque toutes mes diapos se révèleront blanches, transparentes, avec nos corps d'extraterrestres irradiés comme si nous nous évaporions.
-
Bir Başkadır (Ethos) s'appuie sur les différences entre ville et campagne, laïcs et conservateurs religieux. Masum est un polar où la folie est au coin du bois. Dans les 2 séries les femmes tiennent des rôles forts dans un pays où le patriarcat s'exprime avec violence. La rédemption, thème récurrent dans le cinéma turc, n'intervient qu'en faisant sortir les cadavres des placards.
-
Plus le chaos prend le dessus, mieux je m'y retrouve dans ce mélange des genres où l'électronique et l'acoustique participent à cette épopée épique qui entraîna Ryūichi Sakamoto à composer de mémorables musiques pour le cinéma. Finalement l'ambient prend les couleurs de notre temps et le kraut jazz décape le dance floor...
-
Pamphlet anti-patriarcal tout à fait d'actualité même si l'action se passe à l’avant-veille de la Première Guerre Mondiale. La défaite française de Sedan qui a marqué la fin de Napoléon III est plusieurs fois évoquée, mais l'orgueil et le conservatisme allemands sont explicitement visés par l'héroïne qui ne pense qu'à faire publier son roman sur la vie d'une prolétaire au service d'aristocrates.
-
Mon nouveau synthé russe se joue à deux mains, mais je dois tenir mon smartphone pour prendre la photo. Si je veux profiter des glissés du gyroscope et phénomènes de gravité en l'inclinant et le secouant, il vaut même mieux que je me saisisse carrément de instrument extrêmement intuitif permettant d'improviser à la volée...