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Petite Lucette est un quintet de jazz, puisque c'est ainsi qu'on a coutume d'appeler les musiques de création qui puisent leur inventivité dans l'écriture plus ou moins collective, l'improvisation plus ou moins libre, la tonalité plus ou moins respectée, une instrumentation variée plus ou moins basée sur le rythme, et d'autres ingrédients qui épicent les menus des un/e/s et des autres.
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Message personnel envoyé à Denis Lavant qui est à Göteborg et avec qui, le saxophoniste Lionel Martin et moi, avons créé le CD "Les déments" à qui vient d'être décerné un Coup de cœur de l'Académie Charles Cros !
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Les Noces de Cana est l'un des films dont la partition sonore est la plus scénarisée bien qu'elle fut en grande partie enregistrée en reportage, au Louvre, sous le tableau de Véronèse. J'enregistrai donc in situ les commentaires des visiteurs et les replaçai ensuite pour coller aux mouvements de la caméra virtuelle. Écoutez bien, les dialogues sont aussi drôles que passionnants.
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Voici un article essentiellement destiné aux fans de Frank Zappa, du moins celles ou ceux qui seraient comme moi passé/e/s à côté d'Ant-Bee.
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L'article datant du 10 mai 2013, j'aurais pu titrer la peau de chagrin, tant nous sommes allés de Charybde en Scylla. Rien n'a changé, tout a empiré. J'ajoute que je comprends mal le peu d'intérêt que suscite la culture dans les colonnes de deux des magazines qui me semblent les plus combatifs, à savoir Mediapart et Le Monde Diplomatique...
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Avec raison Pierre Oscar Lévy nous obligea à refaire la toupie du Chardin pour mieux l'animer. Nous nous étions donnés tant de mal à caler la planche la fois précédente alors qu'il me suffisait de l'incliner au fur et à mesure des lubies de la toupie pour que sa rotation dure le plus longtemps possible tout en variant ses mouvements.
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Wilfried Wendling remixe des œuvres de Luc Ferrari, ou plutôt il compose, collaboration défiant le temps, pour accompagner ce premier livre des éditions de La Muse en Circuit. Bizarre bizarre est une œuvre sonore qui se joue miroir du roman-photo ou, plus justement, ombre projetée, sorte de kaléidoscope des œuvres de l'un et de l'autre...
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La musique d'Erwan Keravec n'est pas sans risque, c'est d'abord une expérience réclamant de s'abstraire de son quotidien rassurant. La cornemuse, instrument tellurique, y est pour quelque chose. Son album "solo" Whitewater, qui signifie eaux vives, d'essence toujours minimaliste, fait bien l'effet d'un bain chaud entre 36° et 40°, comme au lagon bleu...
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L'accélération fait tendre l'oreille à l'astronome comme à ses admirateurs. Même lorsqu'il regarde ses genoux il entend les étoiles et nous croyons les voir. L'horloge sonne au mur. On devine le ciel derrière la fenêtre fermée. La retenue de la première partie cède la place à une profusion d'équations musicales à l'instant même où l'idée jaillit, symbole de la création.
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Pour s'accorder à Christelle Séry merveilleusement électrique, Etienne Cabaret choisit la clarinette basse et les percussions grattées, frottées, secouées. Au fil du disque, la complicité montre une fois de plus le secret de la réussite. On peut s'aimer, se désirer, faire de la gymnastique, ou pas, mais sans la complicité la vie reste éphémère...