quelques liens à conserver

je conserve ici quelques liens que je n'aimerais pas perdre.

https://www.mediapart.fr/tracker

https://blogs.mediapart.fr/perso fonctionne à l'identique du tracteur général, mais ne prend en compte que les billets ou articles sur lesquels nous avons posté un commentaire. Bien pour suivre son "activité" mais peut enfermer dans une bulle si outil exclusif.

https://blogs.mediapart.fr/perso/comments  Ce lien permet de retrouver nos commentaires dans l'ordre inverse de leur parution (en haut de la liste les derniers publiés)

infos données par Utopart et Jean-Claude Charrié dans les commentaires du billet de NATHALIE ML

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des liens ajoutés au billet mais qui n'apparaissent pas car il est fermé aux commentaires :

Commentaire fait sur le billet : Oettinger, Les pays du sud de l'UE doivent bénéficier de la solidarité du bloc

Et en plus j'ai un fils qui se prénomme Guillaume,  né un 4 janvier et fêté le 10 du même mois.

Guillaume est inspiré du prénom germanique Willhelm. Guillaume accorde beaucoup d’importance à la confiance que ses amis et sa famille lui accordent. Ambitieux, il se fixe de grands objectifs et travaille dur pour les atteindre. Ce grand romantique est un homme fidèle. Son honnêteté fait partie de ses plus grandes qualités. (Read more at https://www.prenoms.com/prenom/GUILLAUME.html#RPDSl6kP6w5VsKBg.99)

C'est peut-être la fidélité et l'honnêteté qui m'attire chez eux ?!

Philippe Guillemant explique que notre futur est déjà dans notre passé et notre passé se retrouve dans notre futur. Ce qui montre une certaine "dépendance" à notre fil de vie, bien souvent originaire dans une certaine contrainte. Mais voici ce qu'il dit du hiatus ou plutôt ce que j'entrevois ici de ce phénomène dont j'ai parlé dans mon travail et que je retrouve bien ici :

"... cette faille continue de ne pas exister dans le futur de l'ancienne configuration et [qu']elle existe bien dans le passé de la nouvelle ..." (p.140)

Oettinger également, en disant cela introduit une faille dans le discours des états du nord.

En théologie il est dit que « Pâque programme … le « pont qui franchit le hiatus » mais sans supprimer le hiatus ».

Jésus semble avoir compris très tôt, si ce n’est toujours, qu’il y avait un écart fondamental entre la Loi de Dieu et la culture des hommes produisant « la dureté de l’impiété » dont parle Hegel. Ce que, nous semble-t-il, Hegel traduit ainsi :
« on doit dépasser la culture dans la religion qui est plus générale car elle dépasse le seul plan empirique : on entre dans le monde de la religion qui est l’attitude la seule capable d’assumer cette réalité ».
C’est probablement cet écart que le hiatus traduit et que Jésus a comblé, ce que nous comprenons dans les propos de Urs von Balthasar :
« la prédication ne peut être que la continuation, en vertu d’une mission, de l’annonce que Jésus a faite de lui-même, puisque lui seul peut combler le hiatus. Il s’y enfonce, mais de telle sorte que le hiatus s’enfonce en lui. Il doit nécessairement se proclamer lui-même comme étant « la vie », « la résurrection » (Jn 11, 25) dans la mesure où lui seul peut être l’identité de ce qui, pour Dieu seul (qui ne meurt pas) et pour l’homme seul (qui ne ressuscite pas), serait une pure contradiction. (La Dramatique divine, trad. Fr. Namur, culture et vérité 1993, p. 63 – dans le cours Théologie de la Trinité).
(extrait de l'un de mes devoirs de théologie).

L'ouverture à l'autre différent !

Pour le 1er jour de l'été 2018 c'est une "Bonne Nouvelle" ... acceptons-en l'augure. Ne dit-on que La Parole peut créer un Monde ?!

 

Commentaire fait sur le billet de Claude Lelièvre : Quel pouvoir à l'Ecole ?

Il est intéressant que vous reveniez sur ces éléments que j'ai  pu travailler grâce à vous lorsque j'ai eu à faire ma recherche sur les relations de l'école face aux parents d'élèves

Les valeurs que vous avez relevées - régularité, obéissance, humilité, modestie, pauvreté, mortification de l'esprit et des sens - je les ai retrouvées lorsque j'ai eu à travailler en théologie "les Béatitudes" ! C'est là où j'ai pris conscience de la formidable perversion qui s'est produite lorsque, même l'église, a perdu cette référence là.

J'ai pu depuis remettre, un peu, certains éléments en ordre car il y a beaucoup de confusion dans tout cela, je crois que j'en avais déjà parlé lorsque vous aviez écrit un billet sur "la réserve mentale" ou "la restriction mentale". Dans un autre billet publié à la suite du vôtre, j'avais écrit ceci au sujet de cette "réserve mentale" :

Pour ce qui est de la "réserve mentale" définie par le Littré : "réserve qu'on fait d'une partie de ce que l'on pense pour tromper ceux à qui l'on parle", je pense aujourd'hui qu'il ne s'agit pas de "tromper" mais de la démarche du Maître dans l'initiation face à l'apprenti, il peut le guider, le stimuler, voire le provoquer, mais il ne peut pas lui dire où il doit aller, la "découverte" de ce chemin d'initiation se fait seul, d'où la solitude que l'on rencontre dans le système scolaire.

Je pense que les valeurs comme l'idéal directif que cherchait à transmettre l'école étaient principalement destinés d'abord aux agents de l'E. N. afin que les élèves s'en imprègnent. La mortification de l'esprit et des sens, qu'il aurait été préférable de nommer différemment, est la base de la position que l'enseignant devrait avoir face aux élèves, s'empêcher de juger et de rejeter un élève dont les "performances" sont bien moindre que ceux que l'on nomme "bons élèves".

Le mérite étant reconnu à ceux qui font preuve de ces qualités, le non-jugement et l'inclusion. Nous aurions une autre société aujourd'hui si cela avait été possible.

 

 

Commentaire posté dans le billet

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/010917/ragtime-la-cinematheque-milos-forman-en-chamane-emancipateur

Je lis en ce moment un livre du docteur Partap Chauhan "Ayurvéda, l'équilibre de la vie" (éditions Le Courrier du Livre, 2009). Nous avons beaucoup perdu de cette recherche que les Grecs appelaient "la juste mesure".

Dans le chapitre "La constitution psychologique", et le paragraphe sur "l'équilibre mental", l'auteur relate une anecdote qui nous parle de nos manières d'être, elle m'a fait réfléchir (p.96), la voici :

Chacun de nous désire être indépendant mais en réalité, nous sommes esclaves de notre corps et de notre mental. On peut illustrer ceci par une histoire du Bouddha, considéré comme grand maître de son mental et de ses sens. Un jour une personne cracha sur Bouddha et l'insulta. Il essuya le crachat en disant : 'Avez-vous autre chose à dire ?'. L'homme fut surpris et répliqua : 'Je viens de vous insulter, pourquoi n'êtes-vous pas en colère ou bouleversé ?'. Bouddha répondit : 'Je ne suis pas votre esclave. Que je me mette en colère ou pas, c'est mon choix. Mon mental n'est pas l'esclave de vos actes'.

Un autre extrait p.104 est aussi très intéressant, il révèle ce que peut apporter une certaine discipline si elle est comprise et pratiquée à bon escient, mais aussi les manques si cette discipline n'existe pas, nous aurions à en tirer quelques conséquences sur ce que nous vivons dans nos relations.

Dans la philosophie indienne, le bonheur est divisé en trois types selon le mode ou guna qui a permis de l'atteindre.

On dit du bonheur qui 'a le goût du poison au début mais qui, à la fin, devient nectar' que c'est le bonheur obtenu à partir du mode de sattva, ou bonté.

Le bonheur qui provient de la satisfaction ou de la stimulation des sens 'apparaît comme un nectar au début mais est un poison à la fin' ; il est obtenu à partir du mode de rajas, ou passion.

Et le bonheur obtenu par 'illusion du début à la fin' et qui pousse à trop dormir, à la paresse et à l'extravagance, est obtenu à partir du mode tamas ou ignorance.

Nous pouvons aussi rencontrer tous ces thèmes dans le Christianisme, mais ils ont tellement été dilués qu'ils ne font plus sens sans une étude approfondie de ses fondements.

Le "héros" de Ragtime aurait pu tirer profit de cette sagesse s'il avait pu y avoir accès. Elle suppose le lâcher prise, mais peu ont accès à cette qualité tant elle est difficile à acquérir.

 

 

Commentaire fait sur le billet de Gilles Rouby : Education populaire: un capital en voie de disparition ?

Je trouve que ce billet est bien complémentaire à celui-ci, il y a beaucoup à penser de ces différents groupes qui se voulaient autonomes et qui désormais sont tiraillés par les différents désirs d'autonomies des uns et des autres. Il nous faudrait peut-être réfléchir à ce qui les fondent tous !?

J'ai abordé ces évolutions qui traversent l'Histoire dans ce texte, aujourd'hui l'idéal directif s'est transformé en idéaux directifs et il n'est peut-être pas anodin si les difficultés sont au rendez-vous. Qu'en pensez-vous ? A l'époque c'est un conflit avec l'E. N. qui m'a mis sur ce chemin mais j'ai découvert depuis qu'il s'applique bien souvent dans tout conflit. Qu'est-ce qui anime les uns et les autres et sommes-nous vraiment sur la même onde !?

Ici à la page 4 j'ai pu répertorier les différents axes au travers desquels le processus d'émancipation s'est développé selon les préoccupations des hommes de leurs temps.

Et un petit plus tiré du livre de Jacques Julliard : Les Gauches Françaises 1762 - 2012 : Histoire, politique et imaginaire.

 

 

Commentaire posté sur le billet de Claude Lelièvre

 

Il y a beaucoup de possibles dans votre billet. On peut le prendre de plusieurs manières. J'aimerais parler de l'enseignement comme forme d'initiation des jeunes qui sont confiés à l'E. N., mais je pense également que les adultes n'en sont pas dispensés car on apprend à tout âge en se confrontant aux autres.

Un livre de Xavier Péron sur le peuple maasaï est particulièrement intéressant à ce sujet : "Retour à la Vie". Voici un petit extrait, (paroles de Kenny Matampash Ole Meriti, Directeur au Kénya de l'ONG :"Voisinage en Action" et Porte-parole le plus respecté de la cause maasaï).

"Je vais vous expliquer comment redevenir des Hommes, au travers de mes observations qui sont le fruit de mes nombreux voyages, mais aussi en vous révélant ce que nous pratiquons depuis des temps imméroriaux avec en particulier l'objectif commun de savoir vivre ensemble sur la base des valeurs que j'ai citées. 

Savoir partager, savoir aimer, se sentir concernés par le bien-être d'autrui, être une source d'inspiration pour chaque être humain en chemin, mettre en application chaque jour les raisons qu'il y a à vivre ensemble. Pas étonnant donc que notre société se soit bâtie sur le concept de voisinage de telle sorte que personne n'ait jamais à souffrir de solitude, le pire de tous les maux pour nous...

A l'âge de dix, douze ans, [l'enfant] rejoindra tous ceux de sa génération en un immense et unique village, pour que ses pères spirituels rassemblés en cette seconde phase capitale de son Initiation, le bénissent, lui donnent de précieux conseils et surtout lui transmettent les valeurs et la force pour grandir en tant qu'Etre Humain : comment respecter et honorer l'Autre, tous les Autres, comment respecter son Environnement, comment aimer, comprendre ce qu'est l'Humilité et la mettre en pratique, comment être intègre et le rester, comment être heureux avec ce que l'on a et remercier, louer sans cesse le Créateur...

En ce moment, nous expérimentons pour la première fois de notre histoire, la possibilité d'être complètement détruits par l'invasion de nouvelles idées et de nouvelles technologies. Nous sommes mis devant le fait accompli de nouveaux concepts, nous assistons impuissants à l'arrivée de scientifiques mettant au point de soi-disant merveilleuses innovations, d'anthropologues qui parlent de nous en termes froids, de toute une palette d'intervenants occidentaux ou occidentalisés qui y vont de leur petite étude, et pourtant nul ne semble s'intéresser à la dignité humaine en train de disparaître. Et avec elle, l'amour pour ses proches, ses amis, l'Homme en général, et par voie de conséquence, l'amour pour son Environnement, notre Terre-Mère. Qui peut mettre en lumière ce déficit d'attention si lourd d'effets pervers ? ...

Je crois que tout ce qui est entrepris dans le monde actuel vise à nour détruire, à nous anéantir...

L'urgence selon moi est de poser au monde cette question qui résume tout : pourquoi les Peuples Premiers dont nous, les Maasaï, faisons partie, continuent-ils malgré tout de faire preuve de la même joie de vivre ? Pourquoi continuent-ils d'être des gens heureux ? Et pourquoi ne craignent-ils pas le pouvoir nucléaire ? Pourquoi n'ont-ils pas peur de la société de consommation et des découvertes de la sciences ?

La réponse est aussi simple que la question : c'est clairement dû à leur Bien-Etre dont la source n'a jamais été dominée par la passion de l'Avoir, et parce que l'Inititation leur a révélé la force vitale du monde invisible. C'est ce dont l'Occident manque cruellement !...

Pourtant nous avions nous aussi un certain type d'initiation qui s'est complètement perdu au fil du temps. Qu'est-elle devenue aujourd'hui ? Et si nous prenions l'Histoire sous cet angle, peut-être que nous pourrions repenser et recomposer la transmission à la lumière de ce que nous dit Kenny, grâce à la transversalité des savoirs pour atteindre une certaine connaissance.

 

 

Un article très intéressant

Provocations et contestations: l’autre «esprit français»

4 mai 2017 Par Joseph Confavreux

sur lequel j'ai laissé ce commentaire :

Très intéressant. Cet "autre esprit français" qui remet en question ce qui lui a été transmis me semble avoir quelques liens avec un certain travail proposé par Alain Didier-Weill, psychanalyste et dramaturge. Il se laisse entre-apercevoir dans 2 de ses livres, pour ceux que je connais :

Les trois temps de la Loi (2008)

Un mystère plus lointain que l'inconscient (2011)

Ces trois temps de la Loi ont déjà été décryptés selon plusieurs axes (ici page 4) pour ceux que j'ai retrouvés et ils permettent de comprendre d'où surgissent ces provocations et contestations lorsque l'individu entre en conflit avec la société dans laquelle il vit car ils n'acceptent plus "sa normalité". Mais c'est un travail énorme que de l'approfondir et le mettre en forme. Ce que je propose n'est qu'une esquisse !

Cette "construction" qui "autorise" cette remise en cause, nous cherchons à l'anéantir. Je ne sais pas comment peuvent vivre ensemble des personnes qui sont, pour chacune, à des étapes différentes de ces trois temps de la Loi ?

 

 

Je viens de lire l'article de François Bonnet

A ne pas égarer non plus ! Il nous ouvre à un avenir à construire, différent de ce que nous connaissons, un inconnu difficilement envisageable aujourd'hui, espérons que nous ne dilapiderons pas cet acquis et que nous saurons nous montrer à la hauteur des enjeux que notre histoire a construit au fil du temps. Une "épuration" du projet si ce terme "épuration" n'était pas chargé de tant de violence. Méfions-nous donc de la pureté ou de la perfection pour nous concentrer sur ce qui est possible, le temps permettant l'évolution des constructions humaines.

J'ai retrouvé un ancien billet qui pourrait se révéler intéressant pour la période qui s'annonce.

 

 

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