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Billet de blog 26 janv. 2022

Les crimes masculinistes (12-12)

Depuis une dizaine d'années, les crimes masculinistes augmentent de manière considérable. Cette évolution est principalement provoquée par une meilleure diffusion - et une meilleure réception - des théories MGTOW, mais surtout à l'émergence de la communauté des incels, ces deux courants radicalisant le discours misogyne de la manosphère.

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Introduction : une violence masculiniste en expansion

Depuis une dizaine d’années, les attentats anti-féministes se sont multipliés à travers le monde. Cette évolution est le témoignage d’un symptôme – et le plus carabiné – d’un processus particulier que l’autrice féministe Susan Faludi nomme le « Backlash » - bien que ce terme soit parfois contesté car de tout temps, chaque lutte féministe s’est heurtée au conservatisme des forces réactionnaires. Pour autant, ce « backlash » repose sur le développement de mouvements antiféministes plus ou moins structurés, qui revendiquent défendre le “droit des hommes” qui serait prétendument menacé par le féminisme.

Si la manifestation des théories masculinistes est en constante progression, elle connaît également deux évolutions : d’une part, elles se propagent principalement sur internet, d’autre part leur dangerosité augmente considérablement. En effet, selon une récente étude, ce sont les communautés MGTOW et Incel qui dominent et effacent le conservatisme de l'antiféminisme d'antan. Ainsi, il n’est pas illogique de retrouver des masculinistes dans les rubriques de criminologie, ce que nous verrons dans cet article.

J’utilise volontairement le terme d’attentat pour une raison simple : les violences de masse perpétrées contre les femmes reposent sur une idéologie qui justifie, pour le criminel, le bien-fondé de ces actions. Ainsi, le terme d’attentat est parfaitement approprié d'une part puisqu'il y a une dimension politique dans ces agissements, d'autre part car les femmes sont tuées “parce qu’elles sont des femmes”.

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1. La violence est intrinsèque aux théories masculinistes : MGTOW et Incel

Il est vrai que chez le MGTOW, les appels aux meurtres sont peu fréquents. Ce courant masculiniste préconise aux hommes de se mettre à distance des femmes, voire d’arrêter toutes relations avec elles. Cependant, même si cette idéologie repose sur le désintérêt des femmes, sa grille de lecture est structurée par une forte misogynie. C'est un point de vue confirmé par l'anthropologiste des médias Jie Liang Lin dans son étude de 2017.

Je montre dans un précédent article sur le MGTOW que certaines formes de violences sexuelles, comme le harcèlement sexuel, sont parfaitement cautionnées. Le viol, comme phénomène structurel, est contesté, tout comme la notion de consentement. La communauté MGTOW peut tuer, comme en témoigne le féminicide causé par Mickael P, un youtubeur MGTOW qui a poignardé à mort son ex-conjointe à son domicile. Malgré son arrestation, ses 1331 vidéos misogynes et d’appels à la haine, notamment des menaces contre son ex-conjointe, sont restées en ligne pendant des mois.

En ce qui concerne la communauté des incels, la violence est plus assumée. Les incels se considèrent comme des "célibataires involontaires". Selon eux, ils ne pourront jamais avoir de relations sexuelles avec les femmes, ces dernières vont donc devenir les cibles de leur haine. Sur leurs forums, les appels aux viols ou aux meurtres sont très fréquents, tout comme l’apologie des terroristes anti-féministes.

Evidemment, la manosphère prétend que les meurtres perpétrés par une minorité de leurs membres ne sont que des erreurs car leurs textes officiels ou leurs ouvrages ne prôneraient pas la violence physique, ce qui est partiellement faux !Par ailleurs, ils oublient volontairement qu’il y a chez eux une apologie omniprésente de la violence sexuelle, et que la structure même de leur grille de lecture est fondamentalement misogyne et attise la haine. En d'autres termes, les féminicides perpétrés par les membres de la manosphère ne sont pas des anomalies de leurs théories mais des lois intrinsèques à leurs systèmes de pensée. Les meurtres conjugaux et les attentats antiféministes ne sont donc pas un manque de rationalité du système masculiniste mais constituent sa rationalité elle-même.

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2. L’attentat de l'École polytechnique de Montréal : 6 décembre 1989

Le premier féminicide de masse

La tuerie de l'École polytechnique de Montréal au Canada est le premier attentat dont le motif repose sur l’antiféminisme. Elle a lieu le 6 décembre 1989 et ouvre la voie à d’autres criminels. L’assassin se nomme Marc Lépine (Gamil Gharbi comme prénom de naissance). Il est âgé de 25 ans. Sa haine des féministes est motivée d’une part par le sentiment d’une masculinité en crise dont elles seraient les protagonistes, d’autre part par des déceptions amoureuses et amicales avec les femmes :  ”[les féministes veulent] conserver les avantages des femmes [...] tout en s’accaparant ceux des hommes. »  écrit-il. Les deux sentiments mobilisés par ce terroriste sont omniprésents dans l’ensemble des communautés masculinistes : les hommes seraient devenus les nouvelles victimes d’une société féminisée.

Une semaine avant son attentat, Lépine prépare minutieusement son projet. Il achète une arme semi-automatique, une carabine qu’il prétend utiliser à « des fins sportives ». Quelques heures avant l’acte final, il rédige une lettre de trois pages dans laquelle il explique la motivation de son crime : sa haine des féministes qui aurait « détruit sa vie ». Il finit sa lettre par le nom de 15 femmes publiques issues notamment du monde politique et syndical qu’il faudrait assassiner pour la cause des hommes.

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine commet le premier féminicide de masse à l'École polytechnique de Montréal. Muni de sa carabine, il entre dans une salle d’ingénieur où une cinquantaine d’étudiants et d’étudiantes travaillent. Il sépare les 9 femmes de la promotion et fait partir tous les hommes. Désormais seul avec les femmes, après avoir revendiqué à haute voix sa « haine des féministes » et son « combat contre le féminisme », il ouvre le feu et tue 6 femmes et d’autres sont blessées. Ensuite, il parcourt les couloirs et les salles de l’établissement et ouvre le feu sur les nombreuses personnes qu’il rencontre faisant 8 morts et plusieurs blessés. En moins de 20 minutes, Marc Lépine tue 14 jeunes femmes - douze étudiantes en ingénierie, une étudiante infirmière et une employée de l'université -, et blesse 13 autres personnes dont 10 femmes et 3 hommes, puis retourne l’arme contre lui et se suicide. 

Cet attentat antiféministe est la fusillade en milieu scolaire la plus meurtrière de l’histoire du Canada. Il faut ajouter également qu’au moins 3 personnes se suicident à la suite de cet événement. Après un long déni, c’est seulement en 2019 que le Canada reconnait cet attentat comme antiféministe.

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Marc Lépine, une idole chez les masculinistes

Depuis ce crime de masse, la sociologue Mélissa Blais note l’attrait que provoque Marc Lépine chez certains groupes masculinistes. Par exemple, elle montre que son action meurtrière est valorisée au sein d’un groupe d’aide pour les hommes violents ou par des militaires canadiens au cours des années 90. En 2005, un homme nommé Donald Doyle menace de mort des collectifs de femmes, notamment la Fédération des femmes du Québec. Il affirme être « la réincarnation de Marc Lépine » et qu’il va « terminer le travail qui n'a pas été fini ». L’homme sera finalement arrêté à son domicile par la police qui trouvera deux carabines et des munitions. En 2009, après son échec pour obtenir la garde de sa fille, un homme du nom de Mario Morin menace de morts les employés de la direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Pour lui aussi, son idole n’est nulle autre que Marc Lépine.

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3. George Sodini : 4 août 2009

Le 4 août 2009, George Sodini perpétue un féminicide de masse dans un club de fitness en Pennsylvanie avant de se suicider. Aux alentours de 20h15, armé d’un arsenal de guerre, l’homme entre dans un cours d’aérobic, dépose son sac au sol et éteint les lumières de la salle. Plongé dans le noir, il sort deux armes semi-automatiques et tire plusieurs dizaines de fois avant de retourner l’arme contre lui. Trois femmes sont tuées et une dizaine d’autres personnes sont gravement blessées. 

Si Sodini ne se réclame d’un quelconque mouvement masculiniste, le mobile de son crime de masse relève de l’antiféminisme. En effet, Sodini était membre de ce centre Fitness. Dans son journal, il raconte qu’il a passé des mois à regarder les femmes du club avec envie alors qu’aucune ne lui prêtait d’attention particulière. Il se plaint d’être dépressif et de n’avoir pas fréquenté de femme depuis 19 ans. Pendant l’enquête, les enquêteurs découvrent que Sodini avait exprimé à multiples reprises sur internet sa haine des femmes, sa profonde misogynie, sa rage de ne « pas leur plaire » et globalement sa frustration sexuelle, des thèmes souvent repris par les incels. C’est pourquoi, son crime est particulièrement discuté et valorisé dans cette communauté.

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4. Elliot Rodger, premier des Incels : 24 mai 2014

Le 24 mai 2014 dans l’Etat de Californie (USA), un homme de 22 ans nommé Elliot Rodger assassine 6 personnes et en blesse 14 autres. Le jour de l’attentat, il publie en ligne son “manifeste” intitulé « My Twisted World » et une vidéo nommée « Retribution » (« Châtiment »), dans lesquels il émet son désir de punir les femmes qui n’auraient jamais fait attention à lui et qui ne l’auraient jamais aimé : « Je ne sais pas pourquoi vous les filles, vous n’avez jamais été attirées par moi, mais je vais vous punir pour tout ça. C’est une injustice, un crime, parce que je ne sais pas ce que vous ne voyez pas en moi. Je suis le mec parfait, et pourtant vous vous jetez dans les bras de tous ces hommes odieux, au lieu de moi, le gentleman suprême. » Et plus loin : « Le jour du châtiment, j’entrerai dans la maison des étudiantes les plus sexy du campus, et je massacrerai chaque salope blonde gâtée et coincée que je vois à l’intérieur ».

Le jour de l’attentat, il poignarde d’abord trois personnes dans son propre appartement - les trois victimes subiront plus d’une centaine de coups de couteau -, puis se dirige vers le siège d’une sororité (associations étudiantes américaines) pour assassiner le plus de femmes possibles. S'il n’arrive pas à rentrer à l’intérieur, il abat trois jeunes femmes qui passent devant le siège, puis blesse au moins treize autres personnes à Isla Vista, près du campus de l'université de Californie à Santa Barbara. Après des échanges de tirs avec la police, il se suicide en retournant l’arme contre lui.

Elliot Rodger était membre de PUAHate.com, un site regroupant des hommes qui accusent les Pick-Up Artist de les avoir escroqués avec de faux conseils pour plaire aux femmes. Cette communauté s’est d’ailleurs emparée de cet attentat en affirmant que leurs techniques de séduction (en réalité de harcèlement) permettraient d’éviter ce type de tragédie. Rodger est le premier terroriste antiféministe qui se revendique incel, et il deviendra pour cette communauté un héros divinisé du nom de « Saint Elliot ».

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5. Alek Minassian : 23 avril 2018

Le 23 avril 2018, 29 ans après avoir connu son premier féminicide de masse, le Canada connaît un second attentat antiféministe. Dans la ville de Toronto, un homme de 25 ans nommé Alek Minassian percute volontairement tous les passants qu’il croise sur un kilomètre avec une fourgonnette de location. Le bilan humain est lourd : 10 personnes - dont 8 femmes - perdent la vie et 16 autres personnes sont blessées. Il est arrêté par la police quelques heures après.

Quelques minutes avant son attentat - dont il reconnait avoir planifié un mois auparavant -, il poste sur Facebook une apologie du terroriste Elliot Rodger. Il affirme également sa fidélité à la communauté des incels en appelant à la « rébellion des incels », et justifie sa haine des femmes en évoquant sa frustration sexuelle. Dans sa publication, il annonce son désir imminent de tuer le plus possible de « Stacy » et de « Chad », qui sont des noms fictifs donnés par les incels pour désigner deux types d’individus sexuellement attractifs. Stacy représente la femme blanche, blonde, très attractive physiquement, alors que Chad représente l’homme alpha sexuellement attractif, soit le contraire des incels. Le 3 mars 2021, Minassian est reconnu coupable des 16 chefs d’accusation contre lui, mais la sentence est repoussée pour janvier 2022. 

Au Canada, la manosphère est très présente et se développe dangereusement. Dans ce pays, les tueries les plus violentes ont souvent été le fruit de masculinistes. En effet, si l’attentat antiféministe de l’école de Polytechnique de Montréal en 1989 est la fusillade en milieu scolaire la plus meurtrière  de l'histoire du Canada, l’attentat d’Alek Minassian est, pour cette nation, l'attaque à la voiture-bélier la plus meurtrière de tous les temps.

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6. Scott Beierle : 2 novembre 2018

Le 2 novembre 2018, un attentat antiféministe se produit dans un club de yoga situé en Floride (USA). L’auteur, âgé de 40 ans, se nomme Scott Beierle. En fin de journée, il rentre dans la salle de sport qui dispense les cours de yoga et ouvre le feu avec une arme de poing. Il tue 2 femmes et blesse 5 autres personnes avant de se suicider en retournant l’arme contre lui.

Scott Beierle était un militant d’extrême droite connu pour ses publications racistes et misogynes. Il publiait sur internet des vidéos et des chansons dans lesquelles il proclamait sa haine des noirs, des immigrés et des femmes : « La mort aux meufs que je n'arrive pas à mettre dans mon lit » écrivait-il. Beierle faisait également partie de la communauté des Incels, et glorifiait la mémoire du terroriste Elliot Rodger.

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7. Tres Genco : 21 juillet 2021

Le 21 juillet 2021, un homme de 21 ans nommé Tres Genco est arrêté et inculpé par la police pour avoir voulu réaliser un attentat antiféministe de grande ampleur. En effet, quelque temps avant son arrestation, il écrit un manifeste dans lequel il affirme vouloir « massacrer » au minimum 3000 femmes par « jalousie et vengeance ». Admirateur du terroriste Elliot Rodger, il veut perpétrer son attentat le même jour que celui de Rodger, un 24 mai. Comme ce dernier, Tres Genco fait partie de la communauté des Incels.

Au moment de son arrestation, Tres Genco est en pleine planification de son attentat. Il s'est renseigné sur des résidences étudiantes ainsi qu'une université de l’Etat de l’Ohio, puis s'est procuré un vrai arsenal de guerre : « deux pistolets, un gilet pare-balles, des munitions un sweat à capuche avec le mot « vengeance », un couteau, un pantalon cargo, des gants tactiques, deux magazines Glock 17, une attache à la ceinture Glock 17 de 9 mm et une attache pour un étui ». Il a également suivi un entraînement militaire dans une base de Géorgie en 2019. Lors de son arrestation, Genco est muni d’une arme à cadence rapide et son inculpation a très certainement permis d'empêcher un attentat antiféministe. 

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8. La France ? Le 30 août 2020

La France n’a pas connu d’attentat anti-féministe. La « culture » antiféministe de l’hexagone a principalement été porté par des conservateurs (Zemmour, Soral, Guillot), secondairement par des Pick-Up Artist. Néanmoins depuis plusieurs années, ces figures s’effacent au profit d’un antiféminisme plus violent, dont certains masculinistes peuvent cumuler des millions de vues sur youtube (L’observateur et Le Raptor pour le MGTOW, Baptiste Marchais, Papacito, Philogynes, Valek). Par ailleurs, la communauté incel est inexistante. Ainsi, on observe que les attentats antiféministes ont surtout lieu dans des régions où les deux communautés, MGTOW et Incel prennent une grande importance dans la manosphère (principalement l’Amérique du Nord).

Pour autant, il s’est produit récemment en France une attaque antiféministe peu relayée par les médias. Le 30 août 2020 dans la ville de Montpellier, un groupe de 4 colleuses démarre leur séance de collage proche du Pont de Lapeyronie. Alors en pleine action, un automobiliste s’arrête à leur niveau et proclame des menaces : ”Je m’appelle Satan et j’ai violé la femme de Dieu. Et je vais vous violer”. Avant de repartir, l’homme donne un avertissement aux 4 femmes : “J’arrive, je vais revenir”. 

Aux alentours de 23h, environ 15 minutes après les premières menaces, la voiture revient en roulant à contresens sur le pont de Lapeyronie. L’homme monte sur le trottoir en accélérant en direction du groupe des colleuses. Si l’une d’entre elles parvient à éviter la voiture, les trois autres sont percutées au niveau des hanches et des jambes. Alors que pour deux femmes les blessures sont superficielles, une autre doit être hospitalisée. Par ailleurs, certaines ont subi par le passé des violences traumatiques que cette agression carabinée a fait resurgir. Le déclenchement de la mémoire traumatique s’opère par l’irruption de flashbacks, de crises d’angoisse et de terreurs nocturnes.

A la suite de ce quadruple tentative de meurtre, l’homme prend la fuite avant d’être arrêté et placé sous contrôle judiciaire. Alors que la France aurait pu connaître son premier féminicide de masse, les médias sont restés assez discrets sur cette affaire, un silence qui interroge.

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Conclusion

Cette liste d’attentats antiféministes n’est sûrement pas exhaustive. Pour autant, nous pouvons constater que ces attaques augmentent de manière importante à partir des années 2010, notamment à cause d’une meilleure diffusion de la communauté MGTOW grâce à internet, mais surtout par l’émergence de la communauté des incels sur les forums. En effet, sur les 9 affaires présentées, 6 sont en relation avec la communauté des incels. 

Plus précisément, si on prend les crimes de masse avec comme finalité l’antiféminisme, le bilan est de 35 décès (très majoritairement des femmes) et de 62 blessés. Les incels sont responsables de plus de 50 % des victimes (décès et blessés).

Ce constat glaçant est une raison suffisante pour que les autorités cessent leur déni. Il faut combattre l’ensemble de ces communautés masculiniste et la haine qu'elle diffuse, faisant de la violence antiféministe la boussole de leur existence.

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