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Billet de blog 5 janv. 2022

Le masculinisme Incel (10-12)

Depuis 2014, de nombreux attentats antiféministes ont été perpétré par des incels. On dénombre 75 victimes : 32 décès et 43 blessés. La menace incel est une réalité et elle continuera à se développer si les pays restent dans le déni de cette nouvelle violence antiféministe. Cet article décrypte cette communauté masculiniste qui est, sans aucun doute, une véritable bombe à retardement.

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Introduction

Le néologisme « incel » signifie « célibataire involontaire ». Selon ceux qui se définissent comme tels, leur célibat n’est pas une décision, ni un acte intentionnel, il est contraint et imposé par une société « gynocentrée » (sous domination féminine). Ainsi, ils développent une haine aigue contre toutes les femmes qu’ils considèrent comme les responsables de leurs échecs sentimentaux, en témoigne la fréquence soutenue des multiples apologies du viol et du meurtre des femmes sur leurs forums.

L'origine des incels, comme les autres communautés masculinistes (MGTOW, Pick-Up Artist etc.) est anglo-saxonne. S'il est vrai qu'en France, cette communauté n'a pas encore fait parler d'elle, son influence à l'extrême droite dépasse vite les frontières du monde anglo-saxon. En témoigne l'attentat raciste de Hanau (Allemagne) en 2020, où le terroriste, Tobias Rathjen, se revendiquait également comme incel.

Cet article décrypte cette communauté masculiniste qui est sans nul doute la plus dangereuse de la manosphère. Dans un premier temps, j’expose la théorie masculiniste du concept d’« incel ». Ensuite, je présente cette communauté, son idéologie et son versant féminin. Je finis cet écrit sur le déni des autorités sur le phénomène incel, ce dernier étant pourtant le symptôme princeps de la radicalisation antiféministe qui s’opère dans la manosphère, présentant un danger pour les femmes en priorité, mais aussi pour la société tout entière.

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1. La théorie masculiniste des incels

Pour la théorie masculiniste, le terme incel pas une idéologie, ni un mouvement, mais le résultat d’un processus, une condition masculine produite par une prétendue société gynocentrée (sous domination des femmes) : « être incel est une condition passive. Ce n’est pas quelque chose que vous choisissez, ce n’est pas une idéologie que vous partagez, ce n’est pas un mouvement auquel vous adhérez. Le terme identifie simplement les hommes qui ne parviennent pas à avoir une vie sexuelle (décente). (…)  Cela n’a rien à voir avec les opinions politiques ou avec l’opinion qu’un homme peut avoir sur les femmes. » En d’autres termes, l'incel ne choisit pas de l'être, la majorité ne saurait même pas qu'elle l'est, et seulement une infime fraction d'entre eux serait inscrite dans des forums axés sur cette question. Il y aurait donc des millions d’incels dans le monde et même un homme allié des féministes pourrait l'être, puisque que "concept' définirait une condition, et non une idéologie.

Les masculinistes affirment que les féministes et les médias dénaturent le phénomène incel en le réduisant à la violence, et ce, pour la raison suivante : « le phénomène incel se heurte à l’un des piliers idéologiques de la société qui a surgi à la suite de la soi-disant ‘’libération sexuelle’’» Selon eux, la libération sexuelle des années 70 est un mensonge. Si elle ouvre au plus grand nombre la possibilité d'avoir une vie sexuelle épanouissante, elle n'est bénéfique que pour les femmes et les hommes qui ont une bonne valeur sur le marché sexuel (V.M.S). Pour les masculinistes, il y aurait un prétendu marché sexuel au sein duquel s'organiserait la rencontre entre les hommes et les femmes. Comme sur le marché du travail, ceux et celles qui ont les meilleurs attributs ou critères sont avantagés. Si un homme à un niveau suffisant de V.M.S (richesse, statut social, argent, beauté etc.), il a la possibilité d’avoir une vie sexuelle riche. Les incels, quant à eux, seraient en bas de la "hiérarchie sexuelle". Ainsi, la libération sexuelle aurait produite pour l'incel une « annulation totale de toute vie sexuelle. » au profit des hommes avec une bonne V.M.S, ainsi que de toutes les femmes.

Cette théorie masculiniste repose sur la prétendue misère sexuelle qui toucherait les hommes hétérosexuels. Or, celle-ci est totalement déconstruite par de nombreuses féministes comme Maia Mazaurette ou plus récemment Léane Alestra sur Médiapart. Par ailleurs, les études sur la sexualité montrent que ce sont principalement les femmes hétérosexuelles qui sont les moins épanouies dans leur vie sexuelle, et non les hommes. Or, contrairement à la sexualité masculine, la sexualité féminine reste un sujet tabou qui n’a pas les mêmes droits symboliques que la sexualité masculine

Comme nous allons le voir au fil de cet article, la réalité est que les incels sont des hommes « actifs », animés d’une haine viscérale contre les femmes qu’ils accusent d’être les responsables de leurs échecs sentimentaux.

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2. La communauté incel

Différencier les « Shy Boys » et « Incels »

En 2012, Sara Gardephe a mené une enquête sur la communauté « Shy Boys » et « Incel » qui s’est concrétisée par la réalisation d’un documentaire intitulé Shy Boys. Ces deux communautés ont en commun de mal vivre leur célibat, mais il est important de faire une distinction entre les deux. Les « shy boys » sont des hommes qui souffrent de complexes, de timidité, voire de phobie sociale, qui affectent grandement leurs capacités sociales pour construire et entretenir des relations amicales et affectives. La haine des femmes y est rare et non tolérée. En revanche, il y a chez les incels une dimension politique et une explication culturelle misogyne sur leur « condition » de célibataire. Si ses membres abandonnent tout espoir d’avoir des relations sexuelles, pour finir par revendiquer cette « condition », ils vouent une haine viscérale aux femmes qu’ils désignent comme les responsables de leurs souffrances.

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La vision du monde « incel » : hiérarchisation sexuelle

Il n’y a pas véritablement de théorie générale chez les incels, contrairement aux autres communautés masculinistes (MGTOW, MRA, PUA, hominisme, même s'il y a des divergences au sein de celles-ci). En d'autres termes, il n’y a pas chez les incels, a proprement parler, de production intellectuelle et théorique sur la condition masculine ou sur des faits de société. Néanmoins, ils sont fortement influencés par les MGTOW (hypergamie, gynocentrisme, nature des femmes etc.).

Comme tout courant masculiniste, les incels ont une grille de lecture essentialisée des relations entre les hommes et les femmes. Au sommet de la hiérarchie sociale, il y aurait les « Stacys », qui représentent les femmes sexuellement désirables mais superficielles. Son contraire sexué sont les « Chad » qui caractérisent les hommes alpha, c’est-à-dire les hommes que toutes les femmes désireraient avoir (hommes musclés, sportifs, très attractifs sexuellement). Ensuite, il y a les différentes strates intermédiaires. Les « Beckys » sont les femmes moins attirantes sur le plan sexuel, les “standards” sur le marché sexuel hypergamique. Pour les hommes, ils sont nommés les “betas” qui caractérisent les pourvoyeurs de ressources pour les femmes. Pour finir, il y a les incels qui sont placés au plus bas de la hiérarchie avec comme caractéristique commune d’être dans l’impossibilité d’attiser le désir des femmes. Ce défaitisme assumé et revendiqué se nomme la pilule noire, variante de la pilule rouge dans la manosphère.

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L’idéologie de la pilule noire (The Black Pill)

Les incels s’inspirent des théories MGTOW sur la pilule bleue et la pilule rouge. Ces deux pilules représentent deux visions du monde antagonistes relatives aux relations entre les femmes et les hommes : le choix d’apprendre une vérité dérangeante qu’est la prétendue oppression féminine dans notre société gynocentrée (la pilule rouge), ou le choix de rester dans l’ignorance de cette oppression (pilule bleue). Ceux qui prennent la pilule rouge seraient sortis de cette aliénation (les masculinistes).

Ainsi, les incels ont conçu leur propre pilule : la pilule noire. Inventée par Omega Virgin Revolt sur son blog en 2016, elle prône l’acception du défaitisme. Avaler la pilule noire, c’est donc accepter que le célibat est inéluctable pour eux, une condition immuable. Les incels ne pourront donc jamais, dans une société hypergamique et gynocentrée, avoir de relations affectives et sexuelles avec une femme, et rien ne pourrait leur permettre de s’émanciper de leur « condition ». Trois chemins sont la conséquence de cet état de résignation : la dépression et le dépérissement, le suicide, ou la vengeance au travers des violences antiféministes.

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La haine comme paradigme

Il y a deux éléments structurants chez l’incel : la virtualisation de la relation et la misogynie. Tout d’abord, ce sont des individus qui ne se rencontrent jamais physiquement, ils se regroupent seulement sur internet au sein de forums – sur ce point il y aurait de véritables enquêtes psycho-sociologiques à mener pour mesurer le niveau d’isolement social, son impact sur la santé psychique, et sur le degré d’influence des représentations misogynes, sans faire de celui-ci un facteur précipitant, mais plutôt un facteur de maintien et d’aggravation. Puis, ensemble dans cet entre-soi virtuel, ils s’enferment dans une spirale de violence dont chacun des membres renforcent la misogynie des autres : suppression de tous les droits aux femmes, déshumanisation, apologie du viol, proposition de droit de viol encadré par l’État (une femme assignée à chaque homme et forcée d’avoir des rapports sexuels avec lui), incarcération des femmes dans des camps, appel au meurtre et à l’élimination des « Chads » (hommes attractifs sexuellement) pour supprimer toute concurrence masculine déloyale etc.

Dans cette même dynamique, selon C. Emba, chroniqueuse au Washington Post, le phénomène incel est un symptôme qui trouve sa source dans un double processus : l’hypersexualisation de notre société occidentale et l’utilisation de la sexualité comme marqueur de distinction ; et la virtualisation de nos relations humaines à travers le numérique. Les incels seraient donc le produit d'« une culture qui utilise de plus en plus le sexe comme marqueur de succès, tout en perdant la connexion humaine et en lui substituant Internet ».

Dans cette communauté phallocrate, un noyau dur se radicalise davantage, passant des fantasmes meurtriers à la violence concrète, notamment terroriste. C’est sur ce processus de radicalisation que sont commis les attentats antiféministes, comme celui d’Alek Minassian, de Tobias Rathjen ou d’Elliot Rodger, le premier terroriste incel. Dans la communauté, ce dernier est devenu un véritable symbole, au point d’être nommé « Saint Elliot ».

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Sur les femcels

Paradoxalement, les incels ont également leur versant féminin : les femcels. Ce sont des femmes qui se considèrent également comme « célibataire involontaire ». Elles reprennent les idées masculinistes sur l’hypergamie, comme le font les Incels. La société s’organiserait en un vaste marché sexuel où s’ajuste la loi de l’offre et de la demande. Pour acquérir des “marchandises” (femmes) sur ce marché, ce sont seulement les hommes qui possèdent les bons “critères” (attributs physiques, de richesses, marqueur social, etc.) qui réussissent à avoir des relations avec des femmes. Seulement, contrairement aux incels qui considèrent que les femmes ont toutes les options sexuelles possibles, les femcels considèrent que les femmes sont aussi victimes de cette société hypergamique. Ainsi, les femmes considérées comme « moins attirantes sexuellement » peineraient à avoir des relations affectives et à trouver un partenaire masculin. 

Cependant, plusieurs choses les séparent des incels. Tout d’abord, nous avons vu que, par projection, les incels renvoient leur colère et leur antipathie contre les femmes qu’ils considèrent être les responsables de leur situation. Or, les femcels ne projettent aucune haine vers l'extérieur, c’est-à-dire contre les hommes, mais l’incorporent en elles, produisant un profond dégoût de soi. Ainsi, contrairement aux incels qui fuient toute responsabilité, les femcels assument douloureusement celle-ci jusqu’à se déshumaniser. Par ailleurs, si pour les premiers l’expression de la colère se réalise principalement par des apologies du viol et du meurtre à l’encontre des femmes, les femcels évoquent plutôt des idées de suicide. En d’autres termes, même dans l’univers des « célibataires involontaires », les normes de genre dominent toujours.

Pour finir, les incels sont en désaccord entre eux sur la légitimité des femmes de se définir femcels. En effet, la majorité affirme clairement qu'il est impossible pour les femmes d'être des célibataires involontaires puisqu’elles auraient le pouvoir dans la société gynocentrée : « Tout le monde sait que si quelque chose a une chatte, un homme la baisera », affirme l’un d’entre eux. Ainsi, ces masculinistes considèrent que les femcels sont des femmes de mauvaise foi qui se victimisent pour attirer l’attention : « [elles sont] des femmes qui pensent que tout leur est dû et qui jouent les victimes pour obtenir la sympathie et l'attention des hommes, mais refusent de faire des concessions ». Pour finir, les incels reprochent aux femcels, outre le fait de dénaturer leurs théories masculinistes, de leur voler la « vedette ». La victimisation doit rester masculine, la responsabilité toujours féminine.

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3. Les incels, le déni d’un problème structurel

La prolifération des discours de haine sur les femmes, avec les apologies des violences sexuelles et du meurtre, ont conduit certains sites comme subreddit /r/incels et 4 chan à fermer les forums incels. Lorsqu’en novembre 2017, un forum est fermé par le site Reddit, la communauté comptait entre 40 000 et 60 000 membres.

Depuis une dizaine d’années, il y a eu de nombreuses attaques terroristes antiféministes, parfois racistes, perpétrées à travers le monde par des incels. En effet, depuis 10 ans, ils ont causé la mort de 32 personnes, dont il faut ajouter 43 blessés. Pour les attaques antiféministes, ce sont principalement les femmes qui sont assassinées et secondairement les hommes accusés d’être des Chads. Ces violences trouvent leurs sources dans des grilles de lecture patriarcales, et leurs conséquences ont pour finalité d’avoir des impacts sociétaux de grande envergure. Ce sont donc moins des attaques perpétrées par des hommes isolés et en désespoir que de véritables attaques idéologico-politiques contre des cibles sélectionnées, les femmes. Ainsi, le terme de terrorisme antiféministe doit être assumé : « sa violence [celle des Incel ndlr] est conçue pour avoir des effets sociétaux de grande envergure. En conséquence, la violence incel semble conforme à une tendance émergente du terrorisme avec une dimension de crime haineux plus saillante qui nécessite un examen et une analyse plus approfondis - d'autant plus qu'elle se propage en Europe et montre des similitudes et a des liens naissants avec d'autres mouvements terroristes1 ».

Voici un tableau récapitulatif des attentats perpétrés par les incels depuis 2014 (voir mon article ici sur les attentats antiféministes).

Les autorités nationales ont une mauvaise analyse de ce phénomène en expansion. Or, si la menace incel est une réalité, elle n’est pas une fatalité. Néanmoins, elle peut le devenir si les pays restent dans le déni de cette nouvelle violence antiféministe. L’incel, avant d’être un individu haineux sur un ordinateur, est un phénomène collectif en évolution où chaque membre nourrit sa haine à partir de celle des autres. En définitif, la communauté incel est une véritable bombe à retardement.

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1. Bruce Hoffman, Jacob Ware et Ezra Shapiro, « Assessing the Threat of Incel Violence », Studies in Conflict & Terrorism, vol. 43, no 7,‎ 2 juillet 2020, p. 565–587 

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