Les tares du système (4) Leur Vérité, la notre.

Ce billet-chantier reprend la suite du billet tête de file. Pour faciliter la discussion et de nouveaux aspects. dans les commentaires. Les aspects nouveaux seront ajoutés à sa rédaction. Leur Vérité, La notre.(Action psychologique. Langage. Violence niée. Socle philosophique de la domination, les êtres inférieurs.) Reprendre l'initiative de nos actes.

Leur Vérité, La notre. (Action psychologique. Langage. Violence niée. Socle philosophique de la domination Abus de confiance, Humiliations et mutilations.)

1.Notre consentement a été obtenu par abus de confiance, et maintenant en nous culpabilisant. (La contagion, c'est de notre faute) Le monde virtuel tracé par le pouvoir dans des discours vertueux vole en éclat. La gestion calamiteuse qu’il masquait aboutit à nous confiner. Notre consentement est désormais obtenu par notre culpabilisation, sous menace de lourdes amendes.  (la contamination serait de notre faute). Pénalisation sous accusation de "mise en danger d'autrui" Juridiquement contestée. *

La discipline nous ordonne de ne pas voir ce que le gouvernement ne veut pas voir. (exemple, les violences policières ; les personnes sans domicile, etc...)

Opérations de l'extrême-droite contre les quartiers populaires pour y stigmatiser le mode de vie amical et solidaire qui permet de survivre dans la grande précarité qui y est imposée. (Souvenons-nous, le blues des esclaves en Amérique).

Libres d'obéir    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16260-18.01.2020-ITEMA_22258170-0.mp3 !   Interview de  Yann Chapoutot.  et  Christian Salmon

2  Les justifications dites pour justifier la coercition renforcée et les « aides » qu'on nous apporte pour remplir les jours confinés relèvent de l'infantilisation.  Faut-il consentir à être stupides ?

3. "La télémédecine va résoudre les problèmes des déserts médicaux… Le tout ambulatoire et les filières de soins régleront le problème de l’engorgement… Il faut choisir entre les malades et tenir compte du rapport bénéfice/coût », Ces affirmations et d'autres, ont servi partout à justifier la destruction du système hospitalier depuis trop d'années.  Voir Appel de 58 médecins hospitaliers Auv.Rh.Alpes **

On nous leurre en agitant un monde virtuel qui cache le réel des réformes, le réel de l'action des pouvoirs, et cache le réel du monde. On peut s'étonner que le mot "Résilience" ait été accroché aux flancs des navires de guerre envoyés en Outremer. Porteurs d'une unité de soins POUR SOIGNER QUI ??? Tout le monde ? ou réservée aux Békés et fonctionnaires ?  A suivre. 

4. Le scénario guerrier a double fonction : endosser la figure du vainqueur de Verdun paré de l’héroïsme des "Poilus". Instaurer une "mobilisation" qui contraint les ministres et médias à l'autocensure resserrée autour des éléments de langage présidentiels. Faire taire les voix qui montrent la maigreur des dispositions sanitaires, en regard du soutien au profit en panne, voix qui dénoncent l'inaction, délibérée puisqu'au moment où il fallait agir, Macron annonçait le report de la privatisation ADP : l'arrivée de la méga panne sanitaire leur était très visible : la rentabilité s'effondrait.

La métaphore guerrière campe le Chef, celui à qui il faut obéir sans faille, discipline obligée, celui sur qui il faut se reposer.  Cela masque le fait que le mythe de l'Etat-providence n'existe pas. Conséquence gravissimes de la ruine organisée de l'Hôpital public. En guerre, cela empêche de poser la question des responsabilités : pourquoi on en est là.  Ce n'est pas le moment, il faut se battre. Cela empêche de regarder si les déclarations sont suivies d'effets car la vague suivante arrive . Les chefs de guerre se chargent de tout, ne sont fautifs de rien quoiqu'il arrive et ont droit à un taux de pertes (marts collatérales).  Le chef de guerre se fait remettre les pleins pouvoirs sans avoir à rendre des comptes, y compris sur son inaction ni incompétence. Caractéristique des régimes autoritaires et autocratiques.

 5. Leur Vérité. La notre. Le projet néolibéral annonce la fraction de réalité qu'il prend en compte, celle qui fonde son projet, l'interprétation particulière qu'il en tire, et l'interprétation particulière qu'il en inculque à ses sujets. Toutes les radios verrouillent notre confinement en ne parlant que de lui. Le reste du monde est gommé.

"Nous ne sommes pas dans le même monde vous et moi". Décoration, promotion par le ministre d'auteurs de violences policières.

 https://www.mediapart.fr/journal/france/250320/depistage-du-covid-19-la-question-des-passe-droits-pour-les-personnalites

Le beau monde des beaux quartiers de Paris est parti dans ses résidences... Poids morts sur de petites municipalités. , Ceux qui comptent pour rien, ceux que le gouvernement a brutalisés quand ils manifestaient, ce sont ceux là qui font tourner le pays, au péril de leur santé et de leur vie.    Eboueurs ; soignants des EHPAD,...; solidaires auprès des migrants ; solidaires auprès des démunis ; auprès des mineurs isolés...

https://www.mediapart.fr/journal/france/300320/dans-les-quartiers-nord-de-marseille-le-confinement-est-une-gageure?page_article=2

Confusion public privé :  François Fillon s'indigne qu'on ose lui faire procès sur les sommes importantes détournées pour sa famille, que finalement il ne nie pas. "Le détournement de biens publics, ça n'existe plus"(François  Hollande)

Leur droit, le notre. Le Conseil constitutionnel déchire la Constitution, est complice de l'absolutisme de l"Exécutf" !https://blogs.mediapart.fr/paul-cassia/blog/270320/le-conseil-constitutionnel-dechire-la-constitution

"Ceux qui comptent pour rien"Macron. "La racaille" Sarkozy. "Les sans dents" Hollande.

Mésusage des mots : les sujets du souverain sont des objets jetables. Par la Révolution les assujettis sont devenus Sujets : "Tous les Je sont égaux en droit)

Nos droits sont tous devenus aléatoires. Devenir indéterminé. 

 

Nos vécus de crise sanitaire non maîtrisée

https://blogs.mediapart.fr/autreconfinement/blog

https://www.mediapart.fr/journal/france/280320/journal-de-bord-des-internes-la-reunion-deux-semaines-d-avance-sur-le-confinement

https://www.mediapart.fr/journal/france/290320/journal-de-bord-des-internes-la-mort-n-pas-eu-un-cours-ou-un-topo-la-dessus

https://blogs.mediapart.fr/marie-helene-lahaye/blog/290320/quand-est-en-guerre-n-accouche-pas-sur-le-front

https://blogs.mediapart.fr/rasmiri/blog/290320/le-confinement-en-milieu-carceral-temoignage-de-detenus

https://www.mediapart.fr/journal/france/280320/confinement-dans-les-quartiers-populaires-attention-aux-controles-sous-tension

 

6. Bibliothèques et librairies ont été fermées. Heureusement, on peut encore entendre quelques universitaires non asservis sur France-Culture. La connaissance contre l'asservissement.   Non à Amazon qui échappe à l'impôt.

 

 Reprendre l’initiative de nos actes :

Solidarité et sécurité sanitaire.  "En maraude dans le monde d'après" par Macko Dragan   https://blogs.mediapart.fr/macko-dragan/blog/240320/en-maraude-dans-le-monde-d-apres

Dans tous les domaines, des initiatives sont inventées pour maintenir le cadre sociétal de base. De nombreux exemples dans la série Résister Créer de l'Edition "Mots piégés du néolibéralisme". où une série de billets "Outils pour penser son Action" va être proposés par Sylkfeaar.

 

Appel de 18 syndicats et associations : Plus jamais ça ! Préparer le jour d'après Lorsque la fin de la pandémie le permettra, nous nous donnons rendez-vous pour réinvestir les lieux publics et construire notre "jour d’après". Nous en appelons à toutes les forces progressistes et humanistes, et plus largement à toute la société, pour reconstruire ensemble un futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral. 

 Signataires :  Khaled Gaiji, président des Amis de la Terre France ; Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac France ; Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne ; Benoit Teste, secrétaire général de la FSU ; Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France ; Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France ; Eric Beynel, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires ; Clémence Dubois, responsable France de 350.org ; Pauline Boyer, porte-parole d'Action Non-Violente COP21 ; Léa Vavasseur, porte-parole d'Alternatiba ; Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire ; Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au Logement ; Lisa Badet, vice-présidente de la FIDL, Le syndicat lycéen ; Jeanette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic ; Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature ; Mélanie Luce, présidente de l'UNEF ; Héloïse Moreau, présidente de l'UNL

 

Résistance et résilience.

Résistance : Faucheurs, Désobéissance civique. Culture sans chimie.  Mobilisations locales type NDDL. ZAD.  Nuits debout, Gilets Jaunes en Ronds Points, Manifs du samedi. Inventions populaires venant s'ajouter aux formes de lutte des salariés

Résilience : de grands exemples ont été inventés par les peuples sous esclavage sur de nombreuses générations : par exemple les cultures afroaméricaines. Le moteur de la résilience, c'est refuser de n'être que victime passive, affirmer sa dignité envers et contre tout.

On nous a bercés dans un jus dominant sur les colonisés... De la résilience, nous avons tout à apprendre à mesure que de plus en plus nombreux sont enfoncés dans un régime de précarité et de survie et d'humiliations.  

 

Suivre comment ils prépareront la sortie du confinement.

Remise au travail graduelle ? Encore une pérennisation de l'état d'urgence ? Renforcement de la surveillance ? Souvenons-nous l'affaire Benalla recouvrait des liens inhabituels avec de hauts gradés, et que le 14 juillet Macron a défilé avec les militaires dans un véhicule de l'Armée. Amorce d'encadrement de la jeunesse par le SNU. chapeauté par l'armée.

Sous confinement quelques horreurs à notre insu  :  

Décret n° 2020-356 du 27 mars 2020 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « DataJust »

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041763205&categorieLien=id

 

  

Intersectionnalité des crises          Aller sur le billet suivant (5)

 

 Documents :

Lire aussi Alain Bertho  :  https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/250320/crise-sanitaire-faillite-politique

*    https://www.mediapart.fr/journal/france/250320/mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui-l-argument-massue-du-confinement    

* *  "Nous, médecins (…) Alors que nous manquons déjà de lits de réanimation, de masques, de respirateurs, de bras… la loi d’urgence sanitaire prise par le gouvernement ce mercredi 18 mars donne tous les droits aux préfets et aux employeurs pour remettre en cause le Code du travail et les statuts de la fonction publique.

Était-ce réellement l’urgence ? Mais rien sur les usines réquisitionnées pour fabriquer masques, respirateurs… Rien sur la réouverture des lits nécessaires. Rien sur le dépistage systématique qui a fait ses preuves en Allemagne et en Corée du Sud. Qu’en est-il aujourd’hui, dans notre pays, de cette logistique nécessaire pour gagner le combat contre le coronavirus ? Le pouvoir exécutif semble en décalage entre les annonces rassurantes, la volonté affichée de transparence et la réalité du terrain que les soignants font remonter sans cesse et de tous lieux. Deux exemples, ils sont aussi simples que vitaux.

Alors que depuis des années les structures hospitalières sont matériellement asphyxiées par les enveloppes budgétaires, on nous annonce la fabrication de masques sans que soient donnés d’éléments précis : combien sont produits ? Où ? Quels délais ? Quels moyens de livraison ? Quels modes de distribution ?

Alors que depuis des années, les politiques gouvernementales ont supprimé des milliers de lits de réanimation et soins intensifs (passant d’environ 26 000 lits à 13 000), le pouvoir exécutif nous annonce la mise en œuvre de moyens exceptionnels. Soit, mais la logistique étant cruciale, la confusion est mortelle : combien de respirateurs sont en cours de fabrication ?

À ce jour, quel préfet est en mesure de répondre aux soignants qui sont sur le front? La responsabilité, l’urgence, du gouvernement est de fournir les armes et les moyens de combattre. La transparence est d’en rendre compte précisément. Nous, médecins, refusons de devoir choisir entre un malade grave que nous allons soigner et un très grave que nous allons laisser mourir.

Nous, médecins, refusons d’exposer nos équipes avec des recommandations qui ne reposent pas sur les données acquises de la science mais sur les possibilités réduites de recours aux meilleurs soins. ..." Texte trouvé sur le blog de Jean-Pierre Boudine. 23 mars 2020

 

**Après délibération du conseil d’administration, le Collectif Inter-Urgences a décidé de déposer une plainte contre X entre les mains du Procureur de la République de Paris pour les faits de :

– Abstention volontaire de prendre les mesures visant à combattre un sinistre, faits commis à PARIS depuis décembre 2019, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, prévus et réprimés par les articles 223-7 et 223- 7-1 du Code pénal ;

– Homicide involontaire, faits commis à PARIS depuis décembre 2019, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, prévus et réprimés par les articles 221-6, 221-7, et 121-3 du Code pénal ;

– Violences involontaires, faits commis à PARIS depuis décembre 2019, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, prévus et réprimés par les articles 222-19, 222-19-1, 222-19-2, 222-20, 222-21, et 121-3 du Code pénal ;

– Mise en danger délibérée de la vie d’autrui, faits commis à PARIS depuis décembre 2019, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription, prévus et réprimés par les articles 223-1 et 223-2 du Code pénal ;

En sus des problématiques dénoncées depuis un an par les collectifs hospitaliers et organisations syndicales il est à déplorer l’absence de mesures conformes aux recommandations de l’OMS, au conseil scientifique et à la littérature scientifique disponible au moment de l’arrivée de l’épidémie de COVID19 sur le territoire français. En l’état cette situation a mis et continue de placer le personnel soignant en danger. De nombreux collègues ont été contaminés, certains sont dans une situation grave et d’autres sont déjà décédés. L’absence d’équipements de protections individuelles, de tests, de moyens et de décisions à même de protéger le personnel hospitalier sont constitutifs des infractions visées dans la plainte.

Le CIU se joint ainsi à l’action initiée via le site plaintecovid.fr. Cette plate-forme met a disposition des modèles de plaintes à destination de soignants, mais également des malades et des citoyens pouvant être contaminés qui peuvent ainsi se joindre à notre action.

Ce dépôt de plainte vise à accélérer la prise de décision par le gouvernement pour la livraison en urgence de matériel adapté. Il s’inscrit également dans une démarche plus large de mise en lumière des responsabilités de chacun à l’issue de cette crise. Le gouvernement peut continuer à déployer massivement ses éléments de langage, nous n’oublierons pas les soignants épuisés, contaminés, décédés.

CONTACT PRESSE : Anne Claire Rafflegeau, 0677187856, presse@interurgences.fr

 

 

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