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L‘horizon s’est assombri
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Ses mânes avaient-ils souvenance de l’empreinte des pieds écorchés de ton ancêtre sur le sol rocheux de l’île de Santiago, où l’avait peut-être débarqué, venant d’Afrique, un galion négrier portugais ?
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Splendeur de notre rencontre, charme de ton être, douceur de tes paroles, parfum de ton corps. Tout au long du temps, envoûtée je m’enivrais, même en ton absence, des extases de chaque instant partagé
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En ma prison dorée, mon Carmel, mon exil, il n’y a âme qui vive. Dieu même est à jamais absent. Autour de moi, un décor de paradis perdu masque le vide. Condamnée au silence, je peine à imprimer sur la feuille blanche le sceau des beaux jours passés près de toi.
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Ô maelström de la vie et du temps qui passe
Et nous emporte, les uns et les autres, sans retour
Et nos rires et nos chagrins, nos haines, nos amours
Immémoriale toupie des Titans, bleu vaisseau de l’espace
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J’attends
qu’y a–t-il donc à attendre ?
les heures qui sonnent là-bas
à toutes les tours des villes d’Europe
effarouchant tour à tour les oiseaux du jour
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Souvenir de notre rencontre, souvenir précieux parmi d’autres souvenirs de Toi, vitrail en ma cathédrale
Ton amitié de quarante ans, fidèle, cantate en ma cathédrale
Ma fierté d’être l’Amie, flèche de ma cathédrale
Ma reconnaissance envers toi pour ce bonheur, ex-voto aux absides de ma cathédrale
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Les oriflammes de la mémoire flottent aux vents de l’espoir, tandis que nous attendent peut-être, ensemble, là-bas, aux sables de la plage les vagues des souvenirs disparus.
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Un mot gentil de toi, c’est le printemps apparu en octobre, c’est un sourire sur le jour qui se déploie, c’est un rayon de soleil qui soudain enchante le paysage, c’est le parfum des lis parmi les fleurs de mon chagrin, c’est le chant du merle saluant l’aube d’un nouveau matin,
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Delhi, Mandawa, Bikaner, Gajner, Jaisalmer, Jodhpur, Luni, Ranakpur, Udaipur, Chittorgarh, Bijaipur, Bundi, Jaipur, Amber, Fatehpur Sikri, Agra, Taj Mahal, noms chargés comme caravanes de marchands à travers le désert du Thar,