L'escroquerie de la voiture électrique et des bio carburants

La voiture électrique pollue. Elle nécessite de l'électricité majoritairement produite par le nucléaire et le charbon (en Allemagne). De plus, elle s'embrase immédiatement en cas de choc violent et brûle ses occupants (effet Phénix). Ces éléments manquent singulièrement dans le débat, comme le fait que les bio-carburants polluent plus que les carburants fossiles.

La production de ces voitures électriques est très polluante, ainsi que le recyclage des batteries (qui prennent immédiatement feu en cas d'accident et tuent leurs passagers : phénomène d'embrasement immédiat connu des pompiers sous le nom " d'effet Phénix ").

La production d'électricité est actuellement majoritairement très polluante également (nucléaire et charbon : Un mort à la «ZAD» de Hambach, où la bataille «charbon contre renouvelables» bat son plein).

Quid des déchets nucléaires et des poussières résultant de l'augmentation d'électricité nécessaire à la demande d'un parc automobile électrique de plusieurs centaines de millions d'automobiles ? Il y a de l'escroquerie intellectuelle manifeste à négliger l'évidence de cette question.

La question principale qui se pose dans le réchauffement climatique - au-delà de l'automobile - est le gaspillage de l'énergie (voir notamment le coût énergétique du "Cloud"), son impact sur l'environnement (tant dans la pollution de l'extraction des ressources - charbon, schistes, sables bitumineux - que la gestion des déchets) et l'incompatibilité du modèle global développant l'augmentation du trafic des transports longs et très polluants.

La voiture électrique s'inscrit dans cette même irrationalité. C'est une fausse bonne idée en considération de tous les facteurs négatifs dont il n'est pas tenu compte alors que le droit à l'environnement sain est un droit de l'Homme, un droit constitutionnel, dont l'Etat a l'obligation positive d'en garantir l'efficacité.

Dans un monde rationnel et cohérent le marché doit être de même et les gouvernements devraient logiquement s'accorder à s'entendre sur ce point s'ils étaient sérieux. Ce qui les distinguerait des criminels qui ont déclenché le massacre de 1914/1918 (Ecouter l'acte d'accusation de Dominique Reynié sur France culture).

Une solution très simple et évidente qui s'impose et qui n'est étonnement pas retenue serait de taxer les marchandises et les produits en considération de leur empreinte carbone (production+transport) si on souhaite sérieusement lutter contre le changement climatique (tout comme s'imposerait la taxe sur les transactions financières, la séparation de l'assurance et de la banque, la séparation des activités de dépôts et d'épargne d'une part avec les activités de placement d'autre part - ces réformes mettraient un coup de frein à la spéculation qui favorisent les politiques à très court terme, donc les plus polluantes).

A quoi cela sert-il d'être compétitif dans un modèle économique sans avenir, dont on devine déjà la fin funeste qui se rapproche et dont ont conscience ceux qui en tirent profit puisqu'ils s'organisent à le fuir, abandonnant le reste de l'humanité à un sort qu'ils prévoient donc comme terrible ?

Le débat "écologique" dominant - c'est-à-dire le débat confisqué par les décideurs économiques au mépris de l'évidence et des réalités physiques (cf. " L'arnaque de la croissance verte ") - n'est donc que foutaise ; dans laquelle foutaise s'inscrit et s'illustre parfaitement la pseudo solution de la "voiture électrique".

N'est-ce pas déjà un cul de sac à très court terme ? Que feront par exemple les industriels des batteries usagées quand les pneus usagés posent déjà un très sérieux problème environnemental ?

Ce pseudo débat sur la voiture électrique - et bientôt autonome (pourquoi faire ? Il existe déjà le train, les taxis, les bus) - consiste d'autant plus à se moquer du monde que ses promoteurs traitent le sujet de la pollution des transports par le petit bout en oubliant paradoxalement de limiter la pollution et l'augmentation du transport routier alors qu'on ferme des voies ferrées et qu'on n'optimise pas le transport fluvial (5 fois moins polluant et moins cher que la route). Sans parler du transport maritime (15 bateaux polluent autant qu'un million d'automobiles - voir ég. La Voix du Nord a/s de la Manche) ou aérien (qui détient le record de production de CO2 par tonne au km) pour satisfaire des besoins artificiels et irrationnels (manger des fraises en hiver, s'habiller de vêtements de mauvaise qualité, ...).

C'est vraiment prendre l'électorat pour des imbéciles que d'entretenir un tel débat aussi biaisé sur les voitures électriques, comme cela a été fait pour les biocarburants :

  • Total " a acheté des cargaisons de biodiesel à une société norvégienne qui a falsifié les certificats d'origine. Une instruction est ouverte " ? Voir le Canard enchaîné du 20 juin 2018 page 4 : " Le business bien trop huilé du biodiesel de Total "
  • Dans le même journal, page 5, l'article " Dr Colza et Mr Palme " : " Tout ça, comme l'a montré une étude commandée par la Commission européenne, afin de produire du biocarburant trois fois plus nocif pour le climat que le diesel fossile ("Le Canard" du 4/4). Avec le soja, comptez deux fois et, avec le colza, 1.2 fois plus. Heureusement qu'on l'appelle "le carburant vert" ! "
  • Les biocarburants émettent plus de CO2 que l’essence et le diesel
  • La CR dénonce « les contradictions » de la FNSEA

 

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Ecouter les vidéos dans l'article suivant :

Guillaume Pitron - La guerre des métaux rares (Conférence, 2018)

"Le monde serait immobile sans terres rares", une ancienne employée de Magnequench, ex-fabriquant d'aimants* à base de terres rares dans l'état d'Indiana (USA). "Le Moyen Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares", Deng Xiaoping, 1992.

Sciences Humaines décembre 2019 : La voiture électrique : fausse bonne idée ?

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