Couvre feu à 18 heures et mise en danger de la vie d'autrui, de toute la population

Lundi matin, les foules d'Île de France s'entasseront encore plus précipitées dans les transports en commun et dans les magasins sur le temps de midi pour s'approvisionner à cause de la réduction des horaires du couvre-feu. Cette concentration contrainte des populations est une ineptie sanitaire. Encore une fois, l'exécutif fait prévaloir l'économie sur la santé publique.

Une idée à Macron ou un conseil de Mac Kinsey ? Pour 2 millions d'euros par mois, le client est roi.

L'obsession comptable de la majorité à vouloir satisfaire les exigences impatientes de l'impécuniosité persistante des amis du président va se traduire par une surfréquentation des lieux ouverts au public.

18 heures... Comment sortir du travail et se retrouver immédiatement à la maison ? Qui va faire les courses pour le soir ?

Contrairement au profil CSP+ de l'électorat macronien, tout le monde n'habite pas un hôtel particulier ni ne dispose d'une domesticité pour faire les courses, la cuisine et le ménage, pendant que les hôtes réfléchissent à éluder l'impôt.

Puisqu'il y a régime d'exception pour raison sanitaire ; l'extension de ce régime d'exception devrait s'étendre aux droits des citoyens ; à commencer par leur droit de retrait à devoir emprunter des services de transport qui seront saturés, comme les hôpitaux pour les mêmes raisons, au mépris des usagers comme des agents.

L'exécutif continue à défendre le vieux modèle qu'il prétendait réformer.

La réduction de l'horaire du couvre-feu et ses conséquences prévisibles confirment, une fois encore, que son souci n'est pas le bien-être général des populations mais le profit de ses amis.

La succession des inepties depuis le début du quinquennat porte à s'interroger s'il ne faut pas instituer un quitus pour les candidats qui se représentent.

 

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