Levinas-Abensour contre les enfermements identitaires (et contre Spinoza-Lordon)

Face aux enfermements identitaires, sous une forme négative (islamophobie, antisémitisme, sexisme…) ou positive (djihadisme, islamisme, identité nationale, intégrisme catholique…), la philosophie de « la sortie de l’être » de Levinas (et d’Abensour) est une ressource précieuse, susceptible de s’opposer à celle de Spinoza (et de Lordon). Troisième volet de réflexions de fond pour commencer l’année.

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Extraits d’un article paru dans la revue libertaire Réfractions. Recherches et expressions anarchistes (https://refractions.plusloin.org/), n° 39, automne 2017, dans un dossier consacré à « Repenser les oppressions ? », sous le titre : « Levinas-Abensour contre Spinoza-Lordon. Ressources libertaires pour s’émanciper des pensées de l’identité en contexte ultra-conservateur », pp. 109-122. Les coupures dans l’article intégral sont indiquées par […].

Á noter : séminaire « Émancipation et anarchisme », avec Irène Pereira et Philippe Corcuff, jeudi 18 janvier 2018, 17h-20h, Université Paris Diderot ; voir les détails pratiques : https://blogs.mediapart.fr/26937/blog/060118/seminaire-emancipation-et-anarchisme-paris-18-janvier-2018-dernier-n-refractions

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Levinas-Abensour contre Spinoza-Lordon

Ressources libertaires pour s'émanciper des pensées de l'identité en contexte ultra-conservateur

- Extraits -

Á Miguel Abensour (1939-2017), penseur libertaire trop méconnu

 

Introduction

[…]

Je mettrai donc en rapport les pépites libertaires d’un philosophe ne se référant pas à l’anarchisme, Emmanuel Levinas, avec certains aspects du brouillard idéologique du moment à gauche : ceux portés par l’économiste et philosophe Frédéric Lordon et, au-delà, une tendance à un enfermement identitaire dans une aimantation ultra-conservatrice des débats publics.

J’associerai Emmanuel Levinas à un de ses rares lecteurs libertaires, le regretté Miguel Abensour, et Frédéric Lordon à son philosophe de prédilection, qui constitue aussi une figure critiquée par Levinas, Baruch Spinoza. D’où l’opposition, à laquelle sera consacrée la dernière partie du texte, entre Levinas-Abensour et Spinoza-Lordon. L’opposition Levinas-Abensour/Spinoza-Lordon me servira à dégager des ressources libertaires éclairantes face aux raidissements identitaires qui participent de l’extrême droitisation comme du brouillard idéologique à gauche.

Je dois préciser que ni la vue critique dessinée par Levinas, ni la lecture positive de Lordon, assez particulière dans l’espace des études spinozistes (par exemple, opposée à celles de Gilles Deleuze, d’Antonio Negri ou de Daniel Colson), ne rendent complètement justice à l’œuvre de Spinoza. Il ne sera alors question ici que du Spinoza de Levinas (sous un angle négatif) et de Lordon (sous un angle positif). […]

Levinas-1 : L’évasion comme sortie voyageuse de l’être

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Jeune philosophe, Levinas publie en 1935 un article intitulé « De l’évasion »(1). Jacques Rolland le caractérise comme relevant d’un « besoin profond de quitter le climat de la pensée heideggérienne » 2). Rappelons que Levinas a suivi le séminaire de Martin Heidegger en Allemagne en 1928-1929. Dans De l’évasion, la mise à distance de Heidegger reste toutefois implicite, la rupture explicite s’effectuant après la deuxième guerre mondiale. N’oublions pas que Heidegger a soutenu l’horreur nazie et que la famille de Levinas restée en Lituanie a été massacrée.

En 1935, ce sont les cheminements possibles des pensées de l’être vers le totalitarisme qui inquiètent alors de manière prémonitoire Levinas :

« Toute civilisation qui accepte l’être, le désespoir tragique qu’il comporte et les crimes qu’il justifie, mérite le nom de barbarie. »(3)

Cependant, les chemins conservateurs plus courants sont encore davantage pointés du doigt, symbolisés sociologiquement par la bourgeoisie. « Le bourgeois » est ainsi croqué :

« Contre l’avenir qui introduit des inconnues dans les problèmes résolus sur lesquels il vit, il demande des garanties au présent. Ce qu’il possède devient un capital portant des intérêts ou une assurance contre les risques et son avenir ainsi apprivoisé s’intègre dès lors à son passé. »(4)

L’esprit se fait capitaliste, se claquemurant dans l’être.

Face aux tendances conservatrices des pensées et des politiques de l’être, Levinas pointe une alternative : « une sortie en-dehors de l’être » ou « un besoin profond de sortir de l’être »(5). Il s’agit de la possibilité d’un ailleurs par rapport à l’être, une ouverture de l’humain à l’utopique, en tant que tout autrement. C’est une piste qu’il explorera sous des modalités diversifiées au cours de son parcours intellectuel, et dont l’œuvre de la maturité, l’éthique du visage et de la responsabilité pour autrui, constitue une des faces la plus systématiquement investiguées. Car l’être serait à la fois un problème pour les cadres collectifs et pour les individus, nous dit Levinas en 1935 : « l’être est dans son fond un poids pour lui-même »(6). C’est une façon de donner une puissance tyrannique aux identités collectives, sans pouvoir en sortir au niveau collectif, et ce que Levinas appelle « l’enchaînement du moi à soi »(7), au niveau individuel.

Ici la notion d’être révèle des fortes accointances avec celle d’« identité », explique Levinas :

« L’être est : […] c’est précisément ce que l’on dit quand on parle d’identité de l’être. L’identité […] est l’expression de la suffisance du fait d’être dont personne, semble-t-il, ne saurait mettre en doute le caractère absolu et définitif. »(8)

Quelle actualité de ces analyses dans le contexte de focalisation identitaire dans les espaces publics en France aujourd’hui(9) : le retour de « l’identité nationale », le succès de phobies diversifiées (xénophobie, islamophobie, judéophobie, homophobie, etc.), les concurrences victimaires et mémorielles…jusqu’à la réduction identitaire de l’espace anarchiste lui-même !

Pour explorer les sentiers plus socialement marginaux de « la sortie de l’être », Levinas va s’intéresser en 1935 au thème de « l’évasion » :

« L’évasion dont la littérature contemporaine manifeste l’étrange inquiétude apparaît comme une condamnation, la plus radicale, de la philosophie de l’être de notre génération. »(10)

Pour Levinas, « dans l’évasion nous n’aspirons qu’à sortir »(11). Et face au « besoin d’évasion », l’être apparaît « comme un emprisonnement dont il s’agit de sortir »(12). Cette sortie est aussi une double sortie de l’identitarisme et du narcissisme :

« Dans l’identité du moi, l’identité de l’être révèle sa nature d’enchaînement car elle apparaît sous forme de souffrance et elle invite à l’évasion. Aussi l’évasion est-elle le besoin de sortir de soi-même, c’est-à-dire de briser l’enchaînement le plus radical, le plus irrémissible, le fait que le moi est soi-même. »(13)

Miguel Abensour  commente :

« De quoi s’agit-il de s’évader ? du fait même qu’il y a de l’être et non pas de ses limites. Car ce qui est emprisonnement, enfermement, c’est l’être même, la plénitude de l’être. »(14)

Il y a bien de l’utopique libertaire dans ce mouvement. […]

Abensour, Levinas et l’utopie

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Miguel Abensour est une figure rayonnante de la philosophie politique de l’émancipation et de l’utopie(15). Il est malheureusement trop peu connu du grand public. […]

Pour Miguel Abensour, il s’agit de renouveler la pensée utopique au crible de la critique des totalitarismes modernes, en en particulier de cette expérience du XXe siècle au cours de laquelle la visée émancipatrice s’est retournée, avec le stalinisme et la très grande majorité des régimes se réclamant du « communisme », en nouvelle oppression. L’événement de ces retournements autoritaires et totalitaires de l’émancipation doit conduire non pas à abandonner l’utopie émancipatrice, comme l’ont fait nombre d’anciens révolutionnaires passés au conservatisme dans les années 1970 et 1980, mais à la relancer sur des bases rénovées. […]

Dans ce nouveau cours anti-totalitaire de l’utopie, les ressources puisées dans la pensée de Levinas apparaissent décisives :

« Le XXe siècle n’a-t-il pas montré que la désaliénation même tombait sous l’emprise d’une nouvelle aliénation ? De là la recherche d’un passage au-delà de l’essence, au-delà de la valorisation de l’identité de l’essence, du repos, de la possession, de là le surgissement d’une autre utopie, non plus réponse, mais selon les termes de Lévinas, "recherche", "désir", in-quiétude face à la dialectique de l’émancipation moderne. »(16)

Loin de tenter de recoller les morceaux nés du « bris de la totalité »(17), ce bris est assumé, mais dans une éthique qui s’éloigne par avance de ce que seront les tentations « postmodernes » de dissémination relativiste du sens. Cela révèle des accointances avec un pluralisme libertaire : « un pluralisme qui ne fusionne pas en unité », précise Abensour(18). L’utopie trouve une nouvelle jeunesse en s’écartant des rêves traditionnels de totalisation, ou même de « la nostalgie de la totalité » qui marque nombre de pensées contemporaines :

« Loin de se donner pour visée l’achèvement de l’être, le retour chez  soi, au "foyer", l’utopie connaît une autre intrigue, la sortie de l’être en tant qu’être, l’évasion. »(19)

[…]

Contre Spinoza-Lordon

Il y a certaines parties importantes de l’œuvre du grand philosophe néerlandais du XVIIe siècle, Baruch Spinoza, lui aussi issu du judaïsme, qui s’opposent aux perspectives levinassiennes que nous venons de passer en revue.

Il s’agit tout particulièrement de deux axes spinoziens :

1) Le concept cardinal de conatus, ou tendance à persévérer dans son être, qui est caractérisé ainsi dans l’Éthique : « Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être. »(20)

Et 2) un déterminisme causal, les comportements étant mécaniquement régis par des enchaînements de causes et d’effets, fortement lié au cadre épistémologique de son époque et notamment des débuts de la mécanique moderne ; Spinoza avance dans l’Éthique : « les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés »(21).

Levinas et à sa suite Abensour ne nient ni la logique du conatus, ni la présence de déterminismes (biologiques ou sociologiques, par exemple), mais c’est leur exclusivité qui est mise en cause. Le conatus peut être suspendu, les déterminismes ménagent des trouées, des échappées. Ce qui « rend possible une sortie de l’être », lance Abensour(22). Ce qui est en jeu, précise Abensour, c’est « l’autrement qu’être, l’autrement que le persévérer dans son être. »(23) […]

Vedette intellectuelle actuelle de la gauche radicale, Frédéric Lordon exprime au sein des pensées critiques un pôle conservateur opposé à celui incarné par Miguel Abensour. Et justement Lordon s’appuie sur une certaine lecture de Spinoza, dont il retient notamment le conatus et le déterminisme mécanique. Dans son livre La société des affects(24), Lordon propose ainsi une vision appauvrie des sciences sociales contemporaines, dénoncées comme soumises à « l’individualisme »(25) en affinité avec « l’idéologie néolibérale »(26), en proposant de les soumettre à un déterminisme mécanique – parlant de « l’exclusivité des déterminations structurales »(27) pour les « hommes-conatus »(28) - en opposition avec les jeux, plus souples et dialectiques, noués entre les contraintes structurelles et les marges de résistance explorés par les sciences sociales les plus dynamiques aujourd’hui(29). Par ailleurs, dans un livre de philosophie politique, Imperium(30), Lordon avance une politique de l’être, implicitement anti-levinassienne, qui :

- éternise l’État, sous le nom d’« l’État général », doté d’une nécessité intemporelle, comme « centre » politique(31), « surplomb de la verticalité »(32) et « point de totalisation »(33), assurant la domination de « l’homogène » sur « l’hétérogène »(34) ;

- et fétichise « l’appartenance nationale »(35), en allant même jusqu’à prendre le parti avec des accents fortement réactionnaires de l’enracinement territorial contre la mobilité(36).

Plus que Spinoza lui-même, dans un contexte épistémologiquement pourtant moins rigide, Lordon participe à enterrer la possibilité de l’ouverture de l’être à ce qui est autre, en valorisant une politique du même sous domination de la totalisation.

En guise de conclusion : des identités ouvertes

[…]

C’est la possibilité de la sortie de l’être qui est en jeu. Á l’opposé des pensées de l’identité fermée, si prégnantes dans la conjoncture politico-idéologique, les sentiers de l’ailleurs et de l’autre sont pointés, sans nier pour autant les tendances à l’enfermement dans l’être et les rigidifications identitaires. Sont alors envisagées des brèches, des trouées dans cette tendance à persévérer dans son être, le conatus, que Spinoza plaçait au fondement. Une politique des identités ouvertes, exploratrices et aventureuses, pourraient alors se dessiner : ouvertes à l’inquiétude, ouvertes au trouble, ouvertes à ce qui n’est pas elles, ouvertes au métissage, ouvertes aux transformations, ouvertes à l’inédit, tout en s’appuyant sur des stabilisations relatives. Quelque chose qui relèverait à la fois de l’identité et qui la subvertirait. Ce que Judith Butler, qui a aussi nourri la pensée critique actuelle de ressources levinassiennes, saisit comme « la constitution même du sujet par et dans l’altérité »(37). […]

Notes :

(1) Emmanuel Levinas, De l’évasion [1e éd. : 1935], introduit et annoté par Jacques Rolland, Paris, Le Livre de poche, collection « Biblio essais », 1998.

(2) Jacques Rolland, « Sortir de l’être par une nouvelle voie », introduction à Levinas, De l’évasion, ibidem, p. 21.

(3) Levinas, De l’évasion, ibidem, p. 127.

(4) Ibidem, p. 92.

(5) Ibidem, p. 125.

(6) Ibidem, p. 114.

(7) Ibidem, p. 99.

(8) Ibidem, p. 93.

(9) Voir notamment Jean-Claude Kaufmann, Identités, la bombe à retardement, Paris, Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique », 2014.

(10) Levinas, De l’évasion, op. cit., p. 94.

(11) Ibidem, p. 97.

(12) Ibidem, p. 98.

(13) Ibidem.

(14) Miguel Abensour, « L’extravagante hypothèse », in Danielle Cohen-Levinas (éd.), Levinas, Paris, Bayard, 2006, p. 78.

(15) Voir Manuel Cervera-Marzal, Miguel Abensour, critique de la domination, pensée de l’émancipation, Paris, Sens & Tonka, 2013.

(16) Miguel Abensour, « Penser l’utopie autrement », in Cahier de L’Herne, Emmanuel Lévinas [1e éd. : 1991], Paris, Le Livre de poche, collection « Biblio essais », 1993, pp. 589-590.

(17) Ibidem, pp. 581 et 591.

(18) Ibidem, p. 579.

(19) Miguel Abensour (entretiens avec Danielle Cohen-Levinas), Emmanuel Levinas, l’intrigue de l’humain. Entre métapolitique et politique, Paris, Hermann, collection « Le Bel Aujourd’hui », 2012, p. 59.

(20) Baruch Spinoza, Éthique (rédigé en 1663-1675, pub. posth. en 1675), traduction de Charles Appuhn, Paris, GF-Flammarion, 1965, partie III, proposition VI, p. 142.

(21) Ibidem, partie III, proposition II, scolie, p. 139.

(22) Abensour, Emmanuel Levinas, l’intrigue de l’humain, op. cit., p. 53.

(23) Abensour, « Penser l’utopie autrement », op. cit., p. 598.

(24) Frédéric Lordon, La société des affects. Pour un structuralisme des passions, Paris, Seuil, collection « L’ordre philosophique », 2013.

(25) Ibidem, p. 9.

(26) Ibidem, p. 19.

(27) Ibidem, p. 93.

(28) Ibidem, p. 104.

(29) Pour un panorama des courants novateurs en sciences sociales, voir Philippe Corcuff, Les nouvelles sociologies. Entre le collectif et l’individuel [1e éd. : 1995], Paris, Armand Colin, collection « 128 », 2011, 3e édition actualisée.

(30) Frédéric Lordon, Imperium. Structures et affects des corps politiques, Paris, La Fabrique, 2015.

(31) Ibidem, p. 90.

(32) Ibidem, p. 201.

(33) Ibidem, p. 209.

(34) Ibidem, p. 71.

(35) Ibidem, pp. 47-49.

(36) Ibidem, p. 190.

(37) Judith Butler, Vers la cohabitation. Judéité et critique du sionisme [1e éd. : 2012], Paris, Fayard, série « à venir », 2013, p. 64.

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N°39 de Réfractions (automne 2017), 192 pages, 15 euros

Dossier "Repenser les oppressions?"

Voir l'éditorial : https://refractions.plusloin.org/spip.php?article1129

Ce numéro (et les autres) achetable en ligne : https://refractions.plusloin.org/spip.php?rubrique47

Sommaire

Éditorial

Dossier

. De la reconnaissance des faibles à l’autonomie des forts, par Edouard Jourdain
. Intersectionnalité : le féminisme au croisement des luttes, par Irène Pereira
. L’intersectionnalité, une idée à la mode ?, par Monique Rouillé-Boireau
. En territoire ennemi : le sujet anarchiste au risque de l’identité et de la vérité, par
Erwan Sommerer
. Anarchisme et pluralisme émancipateur, par Daniel Colson
. Représentations queer et ambivalences identitaires dans l’œuvre d’Abdellah Taïa, par Jean Zaganiaris
. Levinas-Abensour contre Spinoza-Lordon. Ressources libertaires pour s’émanciper des pensées de l’identité en contexte ultra-conservateur, par Philippe Corcuff

. Du passé faisons table rase!, par Pierre Sommemeyer

Transversales

. Hong Kong 2017 : l’étau se resserre, mais..., par Jean-Jacques Gandini
. À propos d’une voiture brûlée, par Alain Thévenet
. Un anniversaire particulier, par Pierre Sommermeyer

Hommage
. Hommage à Miguel Abensour, par Monique Rouillé-Boireau

Pour continuer le débat
. Les paradoxes anarchistes de Tomàs Ibañez, par René Fugler

Les livres, les revues, etc.

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Voir aussi précédemment pour formuler des questions de fond en ce début 2018 :

* « Liberté et égalité pour demain, en partant de Bakounine et Tocqueville », Mediapart, 9 janvier 2018, https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/090118/liberte-et-egalite-pour-demain-en-partant-de-bakounine-et-tocqueville

* « Utopie démocratique : en finir avec la politique des couilles », Mediapart, 12 janvier 2018, https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/120118/utopie-democratique-en-finir-avec-la-politique-des-couilles

 

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