Thierry Mariani est déjà venu lécher les bottes du nouveau tsar

Le député européen du rassemblement National s'est rendu en Russie pour témoigner de la haute tenue démocratique du plébiscite qui le premier juillet dernier a permis à Poutine de rester président jusqu'en 2036.

Tout le monde s'accorde ici sur le fait que le bourrage des urnes, le truquage des votes électroniques et le vote forcé pour les fonctionnaires ont atteint lors de ce scrutin des niveaux inégalés depuis 2000. Mais Mariani n'a rien vu, sinon des mesures sanitaires remarquables dont il aimerait que la France s'inspire. Il a longuement témoigné sur les chaînes publiques du caractère parfaitement démocratique de ces élections. Il a au passage déshonoré la France. Les millions de russes qui souffrent d'avoir été impliqués dans cette farce et qui s'inquiètent de ses conséquences garderont longtemps un souvenir amer du député français venu couvrir publiquement les malversations du pouvoir.

Les observateurs étrangers indépendants n'ont pas eu le droit d'assister à ce scrutin, par contre le Kremlin a invité ses fidèles alliés. Mariani s'était déjà rendu en Crimée en 2015 pour apporter son soutien à son annexion par la Russie.

Comme alors il était ce premier juillet accompagné de la fine fleur des extrêmes droites allemande, italienne, suédoise et bulgare. Dans son inextinguible nostalgie pour l'Union Soviétique, Poutine a recréé le Komintern, une véritable Internationale fasciste.

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