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Sarah Roubato

écrivain
France et Québec
À propos du blog
Changer nos représentations de la société pour envisager d'autres possibles. www.sarahroubato.com
  • Lettre à la résistance

    Par | 68 commentaires | 49 recommandés
    Voilà ce qui manque à notre révolte : la capacité de sacrifier à son petit confort le désir d’un monde plus juste. Car nous sommes bien les enfants de cet individualisme consommateur que nous voulons combattre. Votre ennemi était extérieur. Le nôtre est une part de nous, il nous a façonné, il nous a enseigné à ne pas pouvoir penser en dehors de lui.
  • Pour que la colère d’aujourd’hui porte l’espérance de demain

    Par | 3 commentaires | 6 recommandés
    Ces temps-ci la colère sort. Et c’est tant mieux. « Quand on n’est pas en colère c’est qu’on est tout seul », disait Jacques Brel. Mais à l’heure de l’urgence, nous n’avons plus le temps de seulement nous défouler. Reste à faire de cette colère un engrais pour construire – et même, pour exiger – un autre modèle de société.
  • Le pauvre écolo, ça existe

    Par | 33 commentaires | 40 recommandés
    Dans l’émergence du mouvement des Gilets Jaunes, une opposition entre deux urgences s’est dessinée entre l’écologie et le social. L’une serait un luxe, l’autre une nécessité. Cette fausse opposition fait ressortir à quel point la question écologique est mal posée en France. Car en réalité, il n’y a pas de choix à faire entre l’avenir de notre planète et notre avenir immédiat.
  • Al Pacino, J. Antoine Granjon: à 950 euros le billet, que reste-t-il?

    Par | 14 commentaires | 10 recommandés
    Pour aller voir Al Pacino en scène, il faudra débourser entre 350 et 950 euros. Les premiers billets à moins de 200 euros n'étaient plus disponibles deux minutes après l'ouverture de la billetterie. Dans ces conditions, que reste-t-il du rapport entre un artiste populaire et son public ?
  • Lettre à Nicolas Hulot

    Par | 20 commentaires | 27 recommandés
    "Vous étiez en train de nous dire que nous sommes responsables de cet échec. Nous, c’est à dire moi, mon voisin, ceux qui lisent cette lettre en ce moment. Nous en tant que société, ce commun si difficile à envisager pour les enfants de l’individualisme. En disant que nous avons une responsabilité, vous nous dites que nous avons un pouvoir. Ce pouvoir, nous y avons renoncé."
  • Comment rebâtir un commun ?

    Par | 4 commentaires | 2 recommandés
    Qu'avons-nous fait du commun ? (3/3) Dans un monde qui exige à chaque individu d’être le consommateur isolé et le producteur interchangeable, il est urgent de nous inventer de nouveaux communs, en cultivant la diversité, en reprenant notre place dans le vivant, en réintégrant le risque, en retrouvant une communication qui parle, en inventant de nouveaux contextes de socialisation.
  • Ce que peuvent les enfants de l'individualisme

    Par | 2 commentaires | 4 recommandés
    Qu'avons-nous fait du commun ? (2/3) L’individu contemporain est en quête d’un nouveau rapport au monde. Mais en sommes-nous seulement capables, nous, enfants de l'individualisme ? Est-il encore possible pour l’homme de ce millénaire de retrouver une individualité qui soit consciente de son intégration à quelque chose de plus grand ?
  • L'homme du 21ème siècle, orphelin d'un commun

    Par | 16 commentaires | 36 recommandés
    Qu'avons-nous fait du commun ? (1/3) Abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mouvement Me Too, cri d’alarme de 15 000 scientifiques sur le réchauffement climatique, crise des réfugiés, Brexit, crise en Catalogne, ratification du CETA, cris de colères dans les prisons et dans les maisons de retraite, COP21, grèves des cheminots, blocage des universités. Ces événements n’auraient-ils pas un air de famille ?
  • Migrants enfermés: ce qu'il nous faut pour nous indigner

    Par | 11 commentaires | 27 recommandés
    "Marcher pour ne pas mourir. C'est la force qui a permis à toutes les espèces de peupler la terre" Lettre à une éléphante et pour les réfugiés © Sarah Roubato
    Dans ce flot émotif et indigné devant la séparation des enfants de leurs parents à la frontière états-unienne, aucun doute possible : nous sommes du bon côté de la barrière. Se pourrait-il que cet événement nous interroge malgré tout sur notre position envers ceux qui, à nos frontières, risquent leur vie pour offrir à leurs enfants une chance de grandir loin de la violence ?
  • «C'est pour un changement? Repassez plus tard»

    Par | 22 commentaires | 34 recommandés
    “On vous rappellera s’il y a du nouveau”. La réalité referme la porte de la salle d’attente. Rendez-vous a encore été pris avec le changement. J'ai reçu une fausse convocation. Je suis de la génération de l'impuissance. Je me sens la taille d’une comète à qui l’on offre l’étendue d’un bac à sable. J’ai soif d’un changement qui trépigne dans une chambre trop petite pour l’urgence de notre époque...