Cinglant, désinvolte, provocateur, Daniel Melingo invite, samedi 18 juillet, Juliette à venir chanter le tango avec lui. Problème: Juliette ne parle pas un traite mot d'espagnol et n'est pas le moins du monde latino.
Pour une chanteuse qui a sa petite notoriété, Juliette n'est pas snob. Jamais elle n'oublie d'aller à la rencontre du public. Pour autant, il ne faudrait pas croire qu'elle serait toute rondeur et douceur. A preuve, cette reprise de Boris Vian, qu'elle donne avec constance en rappel de ses récitals. «Une intéressante philosophie de vie»...
Il faut avoir un certain cran quand on est un gadjo pour venir danser le flamenco en plein cœur du quartier gitan, fut-ce d'Arles. Alors quand on est visiblement japonaise!
«Je sais que tu le peux», encourageait Sydney, maître de cérémonie des compétitions de smurf et de break-dance télévisée dans les années 1980. N'empêche: à voir se désosser Miguel Nosibor, sur les tac-tac-poum de MicFlow, boîte à rythme de chair et de son, on se dit que, non, définitivement, on ne peut pas.
Titre un peu facile mais qui présente les mérites de la concision. Rencontre au sommet à Arles entre MicFlow, «champion du monde de human beatbox» (avec le collectif Under Kontrol) et Yom, «nouveau roi de la clarinette klezmère» dans un assemblage inédit .
La musique klezmère s'est arrêté en Europe vers 1939, explique Yom. Après elle est partie avec les Russes et les Polonais aux Etats-Unis se mêler au jazz. Au point que les Américains pensent souvent que c'est une musique newyorkaise autochtone. «Mon idée est d'imaginer ce que cette musique serait devenue si elle était restée en Europe de l'Est».
Sur — la note; Sudha — l'élixir d'immortalité: Sur Sudha — la mélodie éternelle, en sanskrit*. Celle, en l'occurrence, que jouent trois musiciens devenus, selon la presse, les «ambassadeurs musicaux du Népal».
Guichets fermés, jeudi 16 juillet, pour Khaled qui venait présenter son dernier album dans lequel il retrouve des accents du raï, un peu oubliés lors de son passage par la variété.