Ne parlez pas de chants lapons. Le mot est désobligeant, il faut désormais parler des Samis pour désigner les peuples vivant au nord de la Norvège, de la Suède, de la Finande et de la Russie occidentale.
Quand on les interroge, ils n'ont pas de meilleur mot pour définir leur musique que «troubadour». TiCoca & Wanga Nègès viennent pourtant d'Haïti où l'on cultive plutôt la transe vaudou et les merengués langoureux.
Le concert du 14 juillet, à Arles, filmé par Benjamin MiNiMuM, rédacteur en chef de Mondomix. Shantel, DJ allemand, entouré de deux violons, une trompette, un trombone, un accordéon, un batteur et deux chanteuse.
Quand Siouxsie and the Banshees entraient sur la scène du Royal Albert Hall, ils avaient choisi de passer Le Sacre du printemps de Stravinski. Façon de signifier: «attention, ici, on ne fait pas du punk pour bourrins, on fait de la new wave qui pense». Quand Rodrigo y Gabriella arrivent sur les tréteaux du théâtre antique d'Arles, ils choisissent des riffs saturés et une basse distordue. Avec là aussi un message très clair: «Nous ne sommes pas là pour donner dans le folklore».
Germain Randrianarisoa. Ecrivez Rajery, prononcez Radzir’. Petit homme au visage fendu d'un sourire immense. «Missionnaire», dit-il, de Madagascar et de sa harpe tubulaire tendue de câbles de frein de vélo en guise de cordes, et au corps de bambou grand presque comme lui.
Chaque jour pendant le festival Les Suds à Arles, les musiciens qui joueront le soir viennent donner un avant-goût sur les bords du Rhône. Mercredi 15 juillet, Vivek Rajagopalan (Inde) a donné un set acoustique avant le concert râgatronique de la nuit.
Quatorze comédiens, tous en scène pendant l'heure et demie de la pièce. Huis clos. Un fond de scène mouvant, obtenu par projection de décors, de photos, de dessins. Le texte d'Issa Makhlouf et des parties chantées, dansées. Ah oui! Le surtitrage aussi, car Longue était la nuit aux portes de l'ambassade est jouée en arabe.