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Billet de blog 24 janv. 2022

Plan C : Que faudra-t-il faire quand l’effondrement sera complet ? (11 / conclusion)

Après avoir expliqué pourquoi l’effondrement était inéluctable et imminent, puis exposé les diverses implications d’un tel constat, j’ai ensuite expliqué toutes les bases idéologiques du plan C. Expliquons enfin comment, en pratique, mettre en place l’idéologie élaborée.

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Il est bien beau d’élaborer une idéologie qui se révèlerait vertueuse pour notre espèce et pour le vivant dans sa globalité, mais quel en serait l’intérêt si elle ne se mettait pas en place le moment venu ? La conception de pareille idéologie se révèlerait aussitôt avoir été vaine et ne ferait que rejoindre la grande valse des gesticulations que représente le théâtre du quotidien. Et s’il est une chose qui me révulserait plus que toute autre, ce serait de m’apercevoir que je n’ai fait que rester, au bout du compte, au sein de cette valse des vaines gesticulations dont je croyais pourtant avoir réussi à m’extraire avec tant de difficultés.

Comme je l’ai déjà dit, l’idée que mon espèce, victime de sa vanité, de son immaturité et de son inconséquence, va disparaitre de manière précipitée si l’on ne fait rien d’efficace pour l’en empêcher, est quelque chose de terrible pour moi. C’est terrible sur le plan personnel car je me dois de donner une perspective d’avenir autre qu’une pénible survie, à mes enfants, à mes autres descendants et à tous ceux qui cohabiteront avec eux. Mais c’est aussi et surtout terrible sur le plan collectif, parce nous aurons alors gaspillé l’occasion de fournir une incroyable capacité à la Vie, comme je l’ai expliqué dans la partie 10.

Dès lors, si le simple fait d’avoir élaborée et justifiée cette idéologie a certes été un travail conséquent, cela n’est aucunement suffisant. Ce serait comme si l’on avait créé un outil après maints efforts pour ensuite le ranger définitivement dans un tiroir dont il ne sortirait plus jamais. Alors que les choses soient bien claires pour ceux qui lisent ceci : si j’ai élaboré cette idéologie, c’est avec la ferme intention qu’elle se mette en place dans le plus grand nombre d’endroits possibles après l’effondrement complet de notre société globalisée, puis qu’elle devienne hégémonique. Mon existence est maintenant dédiée à cet objectif et elle le restera jusqu’à son terme.

Toutefois, le dire est une chose, le faire en est une autre. En pratique, on ne crée pas une idéologie pour ensuite l’insérer dans des sociétés par un coup de baguette magique. Les choses ne se passent évidemment pas ainsi. Tout d’abord, force est de constater que la plupart des idéologies se sont formées peu à peu, siècles après siècles, par tâtonnement, comme je le disais dans la partie 8 :

« Au fur et à mesure qu’elles rencontrent des problèmes, les sociétés mettent en place des stratégies qu’elles jugent efficaces (…). Puis, ces dernières perdurent ensuite ou évoluent en fonction des circonstances. (…) Au final, de manière très lente et très progressive, elles aboutissent à l’établissement de croyances, de règles de vie et d’hygiène, le tout formant un corpus idéologique caractérisant les sociétés les unes par rapport aux autres. »

Mais si l’on regarde de plus près l’histoire de l’humanité, il y bien eu, en certains endroits et en certaines époques, des basculements idéologiques brutaux, de véritables changements de paradigme qui ont bousculé ce schéma d’acquisition lentement évolutif. Et parmi de nombreux autres, on pourrait citer l’implantation rapide de la démocratie en Europe à partir du XVIIIème siècle ou le basculement très rapide d’une idéologie communiste à une idéologie capitaliste après l’effondrement du bloc soviétique.

Pour s’implanter de cette manière, ces idéologies ont dû réunir deux prérequis : 

  • Un effondrement total du corpus idéologique dominant, souvent personnalisé par un renversement des pouvoirs politiques en place.
  • Une forte implantation de l’idéologie dans les esprits avant la survenue de cet effondrement, parce qu’elle représentait quelque chose d’enviable pour la population.

Autrement dit, quand on crée un élément idéologique ou une idéologie complète, si l’on veut qu’il devienne opérant, il faut d’abord l’insérer dans l’esprit des gens, faire sonner une petite chanson dans leur tête. Et c’est quand se produit un événement, un accident qui fait s’écrouler l’idéologie dominante, que cette idéologie est à même de se mettre en place.

Alors voyons si notre idéologie pourrait rencontrer ces critères. Pour le premier, il est facile de répondre puisque les cinq premières parties de cette série d’articles expliquent l’inéluctabilité de l’effondrement de notre société globalisée et que les parties 6 et 7 relatent les conséquences négatives que cela aura à juste titre sur l’idéologie actuellement dominante.

Pour le second critère, c’est une autre affaire… Il faudrait donc que l’idéologie soit enviable et massivement implantée dans les esprits, ce qui n’est le cas ni pour le premier ni pour le second aspect…

Me voici en effet avec une idéologie dans laquelle il faudrait se débarrasser de la démocratie pour revenir à une monarchie — civile certes, mais une monarchie tout de même —, abandonner les congés payés, la retraite à soixante ans (ou à je ne sais plus quel âge, peu importe…), travailler d’arrache-pied pour sa subsistance, se tenir prêt à la guerre sans arrêt, essayer de trouver un peu de temps pour les loisirs entre les formations martiales, l’agriculture et autres travaux pour la communauté, sa propre éducation et celle des enfants. Et tout ça, à introduire au sein d’une civilisation qui baigne dans l’abondance de richesses et de loisirs, qui ne jure que par la démocratie, la liberté, la fraternité, qui a en horreur la guerre et tout ce qui s’y rapporte, et qui est incapable de voir que son avenir proche va ressembler à l’idée qu’elle se fait de l’enfer… On pourrait dire que ce n’est pas gagné, n’est-ce pas ? En fait, c’est même chose impossible que les gens puissent se projeter dans de telles conditions de vie tant qu’ils possèdent les conditions de vie actuelle. Moi-même, je n’y parviens pas. Je préfère cent fois ma vie actuelle à la vie que j’aurai une fois notre société globalisée totalement effondrée.

Mais peu importe en fait, que cette idéologie apparaisse dès maintenant enviable aux gens ou pas, là n’est pas la question. Cette idéologie et le mode de vie qui va avec ne sont absolument pas censés se mettre en place avant l’effondrement, alors pourquoi essayer de les rendre plus attrayants qu’un mode de vie qui va bientôt disparaitre que nous le voulions ou non ? La seule chose qui importerait serait donc qu’il s’agisse d’une l’idéologie attrayante et d’un mode de vie enviable après l’effondrement complet de notre société globalisée et la survenue du choc distributif, ce qu’il se passe avant n’ayant aucune espèce d’importance.

Dès lors, se révèlerait forcément enviable une idéologie qui permettrait de reconstruire des sociétés efficaces, résistantes, puissantes, en mesure de vaincre les sociétés concurrentes, capables de rallier plusieurs individus vers l’accomplissement d’objectifs à court, moyen et à long terme et censées oeuvrer à l’avènement d’une humanité plus vertueuse et d’un monde plus agréable pour les générations futures. Ne nous leurrons pas toutefois : quel que soit l’attrait qu’elle exercerait, ce ne serait évidemment pas l’unique idéologie qui serait susceptible d’attirer les humains en proie au choc distributif, mais l’important serait qu’elle fasse au moins partie de celles-ci dans un premier temps. Et nul doute qu’en ferait partie une idéologie conçue spécifiquement pour un tel événement, d’autant plus que ceux qui l’ont promue auraient prévu à l’avance les événements qui lui permettrait de montrer sa pertinence, en l’occurence, l’effondrement de notre société globalisée et le choc distributif qui suivra…

La question de l’attrait étant traitée, il reste un problème de taille et c’est le plus important puisque c’est celui qui est livré à la plus grande incertitude : celui de l’implantation dans l’esprit des gens avant l’échéance de l’effondrement et du choc distributif. Force est de constater que l’implantation de l’idéologie proposée est presque nulle, à part dans mon esprit et vaguement dans celui de quelques personnes qui ont pu lire ce que j’ai écrit dans « Le chemin du prophète » et dans cette série d’articles. Pourtant, plus l’implantation de cette idéologie sera large et dense et plus grand sera le nombre de foyers où elle émergera de par le monde après l’effondrement. Et plus grand sera le nombre de foyers où elle émergera, plus grande seront les chances de voir cette idéologie devenir hégémonique et les idéaux qu’elle porte se concrétiser. Comme je l’ai dit précédemment, l’adoption de cette idéologie par une société ne sera pas une garantie de surpasser les sociétés concurrentes malgré les avantages procurés, car de nombreux facteurs locaux rentreront en ligne de compte mais plus elles seront nombreuses, plus les chances de succès globales seront réelles.

L’implantation préalable à l’effondrement est donc le facteur de réussite le plus important. Là encore, on pourrait se demander si une idéologie serait en mesure de s’implanter dans l’esprit de quelqu’un chez qui elle représente un repoussoir. Il est évident que les gens qui n’ont aucune crainte d’un effondrement de notre société globalisée ne prêteront aucune attention à ce qu’ils considèreront être de vagues divagations d’illuminés en mal d’apocalypse. Laissons ceux-là de côté de toutes façons, puisque ils représenteront la masse de ceux qui ne seront, ni préparés psychologiquement, ni matériellement quand le problème se présentera à eux et qu’ils mourront donc rapidement pour la plupart. Intéressons-nous plutôt à ceux qui sont susceptibles d’être en mesure de faire face aux difficultés qui vont se présenter, car nous avons vu dans la partie 3 qu’ils étaient nombreux (50 % des habitants des six pays sondés). Ils ont beau voir l’effondrement de notre société globalisée comme quelque chose de lointain et de flou, ce sont ceux qui sont clairement prédisposés à se laisser implanter une idéologie en réserve, une sorte de « plan d’urgence au cas où les choses dégénèrent vraiment ». Cette idéologie serait susceptible de sommeiller en eux et ne manquerait pas de refaire surface le jour où le besoin s’en ferait sentir, d’autant plus que les prédictions qui allaient avec se seraient réalisées.

Et c’est tout l’intérêt d’avoir développé les parties 1 à 5 : quand ce qui y est inscrit se confirmera — ce dont je ne doute pas —, cela renforcera la crédibilité de l’idéologie proposée. Et dans le cas contraire, l’idéologie sera juste inopérante car inadaptée à la situation. J’aurai juste perdu mon temps à gesticuler et vous, vous aurez juste perdu un peu du vôtre à me lire.

Il est donc possible d’implanter notre idéologie dans l’esprit de beaucoup de gens, ils y sont prêts, c’est certain. Il reste à savoir comment l’on peut s’y prendre en pratique pour réussir à accomplir une telle chose avec le peu de temps qu’il nous reste. Or, si notre société globalisée est une véritable calamité pour nous et pour les générations à venir en raison du désastre qu’elle est en train de provoquer, je pense qu’elle porte aussi en elle son propre remède : elle a la capacité à véhiculer certaines informations à une vitesse et dans des proportions incroyables et cette capacité peut être utilisée pour propager cette idéologie avant qu’il ne soit trop tard.

Par ailleurs, l’outil principal de propagande est conçu : il s’agit du conte philosophique « Le chemin du prophète », toute l’idéologie y est contenue sous une forme la plus accessible possible. Il y a aussi cette série d’articles qui n’est ni plus ni moins que l’ébauche d’un essai littéraire qui vise à la justifier et à toucher les milieux plus élitistes. Et j’ai également tourné des vidéos YouTube qui mettent en scène le personnage du prophète pour essayer de toucher encore un autre public. Mais cela ne s’arrête pas là et tant qu’il me restera du temps devant moi, je publierai tout ce que j’écris à ce sujet : un conte philosophique d’autodérision qui ne sera en fait qu’une grande publicité pour « Le chemin du prophète », des contes pour enfants qui mettront en scène des personnages porteurs de cette idéologie, des romans d’anticipations et bien d’autres projets encore.

Une large propagation de l’idéologie proposée est donc possible en théorie et nous en avons déjà les outils en main. Mais il faut bien avouer qu’elle ne se propage pas vraiment pour l’instant…  En effet, cela a beau être le facteur de réussite le plus important, c’est aussi celui que je considère le plus difficile à atteindre. 

Alors comment faire pour parvenir à propager cette idéologie ? Eh bien, c’est simple, je m’en remets à vous. Il y a des limites à ce que peut faire un seul être humain dans une société globalisée de huit milliards d’individus. Je touche ici la limite de mes capacités parce que, après tout, je ne suis qu’un homme isolé, sans influence et sans réseau. Aussi  les rares personnes qui lisent cette série d’articles, l’essai qui en résultera ou « Le chemin du prophète » vont devoir se demander ce qu’ils vont en faire. Certains détourneront le regard avec un air de dégoût, je n’ai aucun doute là-dessus. D’autres regarderont cet objet littéraire avec curiosité puis le relègueront peu à peu dans les tréfonds de leur mémoire. Enfin, j’ai l’espoir que peut-être quelques-uns se diront qu’il y a là quelque chose d’important, quelque chose qui vaudrait la peine que l’on y mette quelque énergie. Si ces derniers existent, alors je vous le demande : aidez-moi ! Aidez-moi à propager cette idéologie avant qu’il ne soit trop tard pour le faire. Et si vous pointez des incohérences, des manques ou encore des naïvetés qui la rendrait indigne d’être propagée, alors discutons-en en la mettant à l’épreuve de nos raisonnements respectifs et aidez-moi à la compléter ou à l’améliorer. Parce que, oui, je la crois cohérente et aboutie mais je sais que je pourrais très bien manquer d’objectivité. Des regards extérieurs qui la mettent à l’épreuve seraient donc chose toute aussi précieuse que des gens qui la relaient. De même, si vous avez encore d’autres idées pour aider à l’accomplissement d’une telle idée parce que vous pensez que c’est l’avenir qu’il nous faut, alors mettez-les en pratique. Car cette idéologie ne m’appartient pas, je ne l’ai pas faite pour moi, je l’ai faite pour nous. Et si je compte bien conserver mon anonymat autant qu’il sera possible, c’est bien parce que je ne veux pas qu’elle soit liée à un nom ou à un visage, pour qu’elle puisse se diffuser, se développer et se perfectionner de manière indépendante, loin de moi et de ma personne.

Conclusion 

Sur cette planète, nous sommes jusqu’à maintenant l’espèce qui semble mieux que toute autre avoir manié les concepts du « pourquoi ? » et du « comment ?». Grâce à cela, nous avons acquis la capacité de mieux comprendre le monde et d’en tirer des conclusions qui nous ont permis de façonner notre propre évolution et notre environnement de manière réfléchie et anticipée.

Cette puissante capacité qui est la nôtre et que nous maitrisons si mal, aucune autre espèce ne la possède actuellement et aucune autre espèce sur cette planète n’est en mesure de nous apprendre à nous en servir avec maturité. Il relève donc de notre responsabilité de la maitriser et d’en faire usage avec discernement. Si nous ne le faisons pas, notre espèce disparaitra en entraînant dans sa chute la majeure partie du vivant.

De plus, si nous disparaissons, la technique de l’évolution par le « tâtonnement » aura décidé à notre place que cette capacité dont nous étions porteur n’était qu’une malheureuse expérience à ne pas reproduire. Mais si nous parvenions à nous autoréguler et à endosser le rôle qui doit être le nôtre, alors nous incarnerions véritablement une révolution évolutive de la Vie sur cette planète, comme la respiration aérobie ou la colonisation des sols émergés en ont été, il y a bien longtemps de cela. Serons-nous à la hauteur de pareil défi ? Moi, je suis sûr que nous en sommes capables et c’est parce que je suis certain de cela que j’ai conçu cette idéologie. Mais ce n’est pas parce que l’on est en théorie capable de faire quelque chose qu’on le fait pour autant. Alors si vous y croyez vous-aussi, je vous le redemande, aidez-moi à faire en sorte que ce destin se réalise.

Presque soixante treize mille mots écrits juste pour demander de l’aide… Je viens peut-être de rédiger le SOS le plus long de l’histoire de l’humanité. Avouez que c’est ridicule, n’est-ce pas ? Mais désolé, je n’ai pas trouvé mieux.

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