Arbitres et rapaces.

La justice veut l'égalité. Le philosophe Alain en parlait bien.

Pour tout paiement, ou autre arrangement, je dois me mettre à la place des autres et décider si l'arrangement est juste pour eux.

Mais la partie rapace l'emporte souvent sur la partie raisonnable. Faute d'arbitres impartiaux, la justice devient alors le droit du plus fort.

Si l’autre n’est qu’ennemi ou moyen, alors nous sommes en guerre ou en tyrannie.

https://www.cairn.info/revue-le-philosophoire-2000-3-page-119.htm

"La justice sans la force est impuissante. La force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste. La justice est sujette à dispute. La force est très reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n’a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice, et a dit qu’elle était injuste, et a dit que c’était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste" (Blaise Pascal).

https://blogs.mediapart.fr/wawa/blog/200420/mandarinat-et-bureaucratie-dans-les-administrations-hospitalo-universitaires

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