Yann Kindo
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Billet de blog 8 mars 2020

Lettre ouverte aux collègues qui ont invité Pierre Rabhi dans leur collège.

Yann Kindo
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Chers collègues,

 Il y a quelques semaines, j’avais eu comme d’autres enseignants ardéchois vent d’une initiative visant à faire intervenir Pierre Rabhi dans un établissement de notre territoire pour une semaine de rencontres filmées par France TV.

Immédiatement, je publiais sur mon blog un article intitulé « Pourquoi je ne souhaite pas voir Pierre Rabhi dans mon lycée », qui dénonçait cette tentative de promotion d’un gourou médiatique en milieu scolaire, initiative que je présentais aussi comme une intrusion spiritualiste en contexte supposément laïc :

https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/150120/pourquoi-je-ne-souhaite-pas-voir-pierre-rabhi-dans-mon-lycee

En fait, très peu de temps après la publication du billet, on apprenait par France TV que ce projet avait été abandonné, sans doute avant la publication, très probablement parce que nous avions été un certain nombre à protester contre l’idée.

Du coup, j’en avais un peu hâtivement déduis que, notamment depuis les  enquêtes pour le Monde Diplomatique de Jean-Baptiste Malet à propos du « système Pierre Rabhi »[1] ou de ses cousins anthroposophes et leur « discrète multinationale de l’ésotérisme »[2], on en avait fini avec la promotion du pseudo-paysan ami de le Jet Set et promoteur des croyances anthroposophiques.

Même pas.

Je suis forcément tombé de haut et j’ai été assez éberlué en voyant passer[3] un compte rendu par France 3 d’une intervention de Pierre Rabhi dans votre collège chambérien :

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/savoie/chambery/c-est-modele-moi-pierre-rabhi-rencontre-collegiens-chambery-evoquer-enjeux-climatiques-1796185.html?fbclid=IwAR1GMlRQSutoPxU5qKJBpgF9XAGu5kBuAEhgWGoj1NAlK4NZahMVBLrQwrc

Capture d'écran du site de France 3 Auvergne Rhône-Alpes, 7 mars 2020

La nature de votre initiative et son statut pédagogique sont assez difficiles à saisir d'après ce compte-rendu, puisque que l’on apprend au détour d’une phrase qu’une élève a abandonné un de ses jours de vacances pour venir assister à cette rencontre, qui a effectivement eu lieu le vendredi 6 mars, soit pendant nos vacances d’hiver de l’académie de Grenoble. Autrement dit : le collège a ouvert spécialement pendant les vacances pour la visite du grand homme !!!!!!!! C’est peut-être du jamais vu, je pense.

Pour autant, on comprend aussi dans l’article et la vidéo que votre établissement n’a pas simplement prêté ses locaux (pendant des vacances, donc) pour héberger une rencontre organisée par d’autres, mais qu’il est pédagogiquement impliqué, étant donné que :

  • la cantine a été mobilisée pour un repas commun entre les élèves et M. Rabhi,
  • Selon les mots du chef d’établissement dans la vidéo, les questions des enfants ont été en partie préparées avec les enseignants (dans le cadre de quel cours autour de quel projet pédagogique ? On a forcément envie de le savoir)
  • Et la classe de 3e concernée a même été baptisée du nom de Pierre Rabhi (sic)

Il est déjà difficile de trouver des noms consensuels  et pertinents pour des établissement scolaires – pensons aux écoles et crèches qui portent honteusement celui de Françoise Dolto, une illuminée qui tenait des propos à la fois délirants et scandaleux sur les viols d’enfants[4] - , mais d’où sort maintenant cette pratique consistant à multiplier les risques en donnant des noms de personnalités  à des classes ? Et en baptisant une classe du nom d’une personne vivante que vous invitez dans votre établissement, n’avez-vous pas l’impression de verser un tout petit peu dans l’idolâtrie et le culte de la personnalité, quand même ?

Selon l’article de France 3, Pierre Rabhi est venu chez vous pour évoquer les enjeux du réchauffement climatique. On est forcément obligés de vous poser la question : quelles sont exactement les qualifications et les compétences de Pierre Rabhi pour tout ce qui touche au réchauffement climatique ? Aurais-je raté quelque chose, et M. Rabhi aurait-il travaillé pour le GIEC en tant que…. en tant que quoi ? N’y a-t-il personne dans votre équipe pédagogique qui ait jamais entendu le nom de la moindre personne un peu plus qualifiée que Pierre Rabhi pour parler de ce sujet  ? Des climatologues comme Jean Jouzel, Valérie Masson-Delmotte ou François-Marie Bréon ? Un journaliste scientifique comme Sylvestre Huet ?

Dans le projet avorté de France TV, Pierre Rabhi devait nourrir une discussion après un documentaire sur la pollution des fleuves. Chez vous c’est plutôt à propos du réchauffement climatique. Il semble donc que Pierre Rabhi puisse parler de un peu tout avec des élèves.
Sans doute parce qu’il n’est compétent sur rien de particulier (non, même pas sur les questions liées à l’agriculture, je vous assure[5]).


Ainsi, donc, dans la même journée du vendredi 6 mars, Pierre Rabhi a pu à Chambéry  expliquer le réchauffement climatique à des collégiens, mais aussi, en conférencier multicartes, intervenir dans la même ville au "Second Forum des médecines de l'âme", pour ce que l'on imagine être un grand moment de science et de rationalité :

Capture d'écran du site pierrerabhi.org le 7 mars 2020

On espère juste que Pierre Rabhi avait bien préparé deux conférences différentes et qu'il n'a pas trop évoqué la médecine spirituelle à propos du réchauffement climatique.
Alors, bien évidemment, chers collègues, dans votre dispositif promotionnel sans contradiction, Pierre Rabhi a pu triompher, puisque « l’amphithéâtre s’est rapidement transformé en salle acquise à sa cause » et une élève de la « classe Pierre Rabhi » a même précisé que celui-ci est son « modèle » (non, vraiment, vous ne la voyez pas, l’idolâtrie ?). Si le but affiché dans son interview par le chef d’établissement était bien  d’éviter les « conventions » et le « formatage » des enfants par les adultes, on peut se demander si c’est vraiment ce qui s’est passé ce vendredi 6 mars du côté de Chambéry…

Peu de chose sont dites du contenu de l’intervention de Pierre Rabhi, mais c’est peu surprenant étant donné qu’en général ses interventions ne contiennent justement rien. Ainsi, les journalistes de France 3 n’ont rien trouvé de mieux à faire ressortir comme forte parole du Maître que : « La roue tourne, mais elle tourne vers où vers quoi ? ».
Disons que si un élève, même de 3e, m’avait proposé une telle formule en ouverture de fin de conclusion d'une composition à l'ancienne, j’aurais sans doute mis dans la marge une remarque du type :  « un peu creux quand même ». On ne saura pas ce que Pierre Rabhi a dit de précis sur le réchauffement climatique, ses causes, sa dynamique, les moyens de l’endiguer et les problèmes et débats que posent ces moyens, mais je me doute bien qu’il a été peu question de nombre de particules de gaz à effet de serre comptées en ppm, de bilans chiffrés comparés des différents mode de production électrique, et d’émission de CO2 par type de mode de transport. Laissez-moi deviner : il a plutôt brassé du vide autour de la responsabilité individuelle, de l’humanité qui court à sa perte si elle ne se ressaisit pas et ne comprend pas qu’il faut respecter la nature, de l’insurrection des consciences et de la sobriété heureuse, et bla bla bli et bla bla bla.?  Pour tout vous dire, chers collègues, je crois que si un discours de Pierre Rabhi était une copie d’élève, nous serions obligés de truffer la marge de remarques en rouge telles que : « Vague » ; « Creux » ; « Donne des exemples précis ! » ; « Il faut traiter le sujet frontalement et ne pas  faire de hors-sujet. » ; « Il faut apporter des connaissances précises plutôt que de meubler avec des phrases générales », etc.. Après tout, peut-être que certains d’entre vous avaient ces mots en tête et étaient un peu gênés aux entournures  dans l'amphi face à la vacuité du propos de la star, en tous cas je l'espère.

Il y aurait donc quand même eu depuis le public et les élèves au moins une « question audacieuse » :« Que pensez-vous du gouvernement par rapport à l'écologie ? ». Le montage a coupé la suite, et on ne sait pas ce que M. Rabhi a répondu. Je sais ce que j’aurais répondu dans le cadre de l’exercice de mes fonctions : « Cette question est hors-sujet dans le cours. Ce que moi je pense n’a pas d’intérêt et ne fait pas partie du cours. Le cours sert à te donner les éléments factuels, dans leur complexité, qui te permettront de te faire ta propre opinion, une fois que l’on aura mis en valeur ce qui ne peut pas faire partie du débat à l’école, parce que scientifiquement validé ».  Ainsi, sur le réchauffement climatique, après avoir montré comment la réalité de celui-ci est validée par les scientifiques compétents et ne peut pas faire l’objet d’une remise en cause sans que ce soit une « erreur », on pourrait examiner les avantages et les inconvénients des différentes méthodes pour par exemple produire de l’électricité, afin que chacun puisse déterminer en son âme et conscience ce qu’il souhaite… et donc ce qu’il pense de la politique du gouvernement. Nous, les enseignants, on s’y prend comme cela, c’est notre job.

Pierre Rabhi, je suis pas sûr qu’il fonctionne comme ça…

Par contre, on ne sait pas si des questions « audacieuses » ont été posée par des adultes informés directement à Pierre Rabhi, à propos de ce que lui dit et fait.
Voici  à tout hasard quelques pistes de ce qui aurait pu lui être demandé :

« M. Rabhi, vous prétendez que vos méthodes agronomiques permettraient de nourrir le monde. Mais dans ce cas, pourquoi les gens qui mettent ces méthodes en application à la ferme expérimentale de Terre et Humanisme sont-ils absolument incapables de simplement se nourrir eux-mêmes et vivent sous perfusion de l’aide d’autres agriculteurs, du travail gratuit d’une armée de bénévoles et de l’argent injecté par des stagiaires ou par de riches philanthropes ? [6]Si on se mettait à massivement appliquer vos méthodes, ne risquerait-on pas de dramatiquement manquer de frites à la cantine ? »

« M. Rabhi, vous êtes ici accueilli dans un établissement d’enseignement public et laïc. Si vous aimez l’école publique, pourquoi alors les réseaux construits autour de vous bâtissent-ils plutôt  des écoles privées hors-contrat sur base idéologique?  Et que pensez-vous du fait que la principale d’entre elles, celle de votre fille, ait été condamnée pour travail dissimulé ?[7] »

« M. Rabhi, vous qui affirmez être en faveur de la tolérance, pourquoi avez-vous pris position contre le mariage pour tous ? N’y a-t-il pas quelque chose de gentiment homophobe dans votre positionnement sur ces questions ? [8]

« M. Rabhi, vous prônez la sobriété heureuse, c’est-à-dire une sorte de vœu de pauvreté. Vous affirmez régulièrement que l’on peut très bien être très pauvre et très heureux[9] – ce qui est plutôt contradictoire avec ce que nous avons étudié à l'échelle globale en géographie à propos de l’Indice de Développement Humain. Mais alors, pourquoi, si vous aimez tant la pauvreté, fréquentez vous autant les riches et la Jet Set ?[10] »

« M. Rabhi, René Dumont, un authentique agronome de métier qui avait été le premier  candidat écologiste à des élections présidentielles en France, avait écrit des mots très durs à votre égard, à propos de votre incompétence, de votre aveuglement idéologique  et de vos croyances ésotériques dans le domaine professionnel qui était le sien. Il évoquait une expérience que vous aviez dirigée au Burkina Faso, et il vous reprochait également d’avoir « adopté une attitude discutable à l’égard des Africains »[11]. De quoi parlait-il sur ce dernier point, on ne l’a jamais su ? »

 Il y a une autre question audacieuse que j’aurais posée si j’étais élu au Conseil d’Administration de l’établissement : en sachant que M. Rabhi se fait chèrement rémunérer pour des conférences à deux pas de chez lui (là où j’habite)[12], a-t-il ici été rémunéré pour sa journée de promotion en milieu scolaire pendant les vacances, qui lui a visiblement permis de bénéficier du public nombreux et de la couverture médiatique qu’il exige le plus souvent pour ses déplacements?

Pour conclure, chers collègues, je voudrais par un parallèle vous proposer de vous interroger :

Que diriez vous si je décidais de présenter à une de mes classes Mme Arlette Laguiller ou M. Olivier Besancenot comme d’infatigables porte parole des intérêts des travailleurs, de renommer cette classe « Arlette Laguiller » ou « Olivier Besancenot », et de faire en sorte que mon établissement ouvre ses portes pendant les vacances scolaires pour accueillir la militante trotskyste ou son compère anticapitaliste afin de leur faire rencontrer des élèves qui en ressortiraient conquis, avec l’idée qu’ils ont trouvé leur modèle ?

Vous voyez une différence ?

Ha bon ? Laquelle ?

[Il n’y a peut-être pas de pire idéologue que celui prétend ne pas avoir d’idéologie, ni de pire politicien que celui qui prétend ne pas faire de politique.]

Si vous ne voyez toujours pas le problème, essayons ceci :

Imaginons qu’un autre collègue engage un travail sur l’histoire de France avec la « classe Eric Zemmour », avant d’ouvrir les portes de l’établissement pendant les vacances pour une rencontre avec l’écrivain, etc. etc. ….

Il y a un problème ?

Yann Kindo, professeur d'histoire-géographie

[1][1]Voir par exemple cette vidéo  :  https://www.youtube.com/watch?v=OPLt-yd0jQo

[2] https://www.monde-diplomatique.fr/2018/07/MALET/58830

[3] Merci Jacqueline P. !

[4] https://blogs.mediapart.fr/pierre-laroche/blog/100120/debaptiser-les-ecoles-publiques-du-nom-de-francoise-dolto

[5] http://afis-ardeche.blogspot.com/2015/03/conference-pierre-rhabi-demande.html

[6] http://afis-ardeche.blogspot.com/2012/09/humanisme-notre-visite-chez-des.html

[7] https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/l-ecole-privee-de-sophie-rabhi-epinglee-pour-travail-dissimule-1579086389

[8] https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/021118/pierre-rabhi-naturellement-reac-gentiment-homophobe

[9] https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/220914/pour-etre-heureux-chantons-avec-pierre-rabhi

[10] https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/300717/laurence-parisot-piquera-t-elle-pierre-rabhi-marion-cotillard

[11] https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/210516/quand-rene-dumont-demolissait-pierre-rabhi

[12]« En effet, Rabhi peut aussi avoir des caprices de diva et sait monnayer ses prêches publics à leur juste valeur (à ses yeux). Par exemple, quand la mairie de Privas en Ardèche l'a sollicité en 2012 pour participer à la semaine du développement durable, il a dû décliner l'offre. Bien qu'il se sentait alors « dans l’optimum de [ses] compétences spécifiques » [= parler pendant des heures pour brasser du vide], il était appelé en d'autres lieux, notamment à l'international – le local, on vous dit, le local- , parce que, on s'en doute, il est très demandé. Ce qui est par contre plus surprenant dans la réponse faite par une collaboratrice de Rabhi aux solliciteurs privadois, c'est leur choix de ne faire participer Rabhi qu'à un événement  « en mesure d’accueillir au minimum 600 personnes et qui soit bien relayée dans les médias. », avec comme conditions (toutefois négociables) de rembourser les frais de déplacement, hôtel et nourriture pour deux personnes [normal] en plus d'un cachet de.... 1000 euros ! « 
 https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/120714/contre-pierre-rabhi-et-qualthusser-repose-en-paix

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