PROCÈS OBIANG : Me MARSIGNY a travesti la vérité devant la Cour d'Appel de PARIS

Devant la Cour d'Appel de PARIS, dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis, Me Emmanuel MARSIGNY a osé mettre en doute les 310 assassinats figurant sur la liste établie en 2016 par la COALITION CORED et adressée au Secrétaire Général de l'ONU par plusieurs lettres, dénonçant un premier chiffre de 230 opposants porté ensuite à 310 et dont le nombre n'a fait qu'augmenter depuis.

Dans le procès de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE, toujours absent aux audiences du tribunal dans l'affaire des biens mal acquis qui se tient devant la Cour d'Appel de PARIS, l'audience du mardi 17 décembre 2019 a été celle des plaidoiries des avocats du fils OBIANG, que l'on a qualifié dans le passé de "fantôme aux trois robes noires", à savoir celles de Me EMMANUEL MARSIGNY, THIERRY MAREMBERT et SERGIO ABESO TOMO QUI ont fait tourner les pendules pendant des heures pour ne rien dire de plus que ce que tout le monde savait, et ce n'est pas avec le seul et unique témoin discutable qu'ils ont pu fournir au Tribunal que le moindre doute a pu effleurer les juristes qui étaient dans la salle d'audience.

Les avocats ont été à la peine pour fournir la moindre preuve concernant les nombreuses accusations fondées qui ont donné lieu en première instance à la condamnation de TEODORO NGUEMA OBIANG MANGUE à 3 ans de prison avec sursis, 30 millions d'euros d'amendes ainsi qu'à la confiscation des voitures et de l'immeuble de l'avenue FOCH et de son contenu

Il faut dire que les avocats n'ont pas dû bien expliquer à leur client ce que signifiait le mot "sursis", si l'on en juge par le comportement du fils OBIANG qui a continué à l'étranger à puiser dans "les biens mal acquis", entrainant des confiscations en SUISSE, au BRÉSIL, toutes choses qui n'ont pas permis de lever le moindre doute sur les bonnes ou mauvaises intentions de leur client qui a eu une attitude provocatrice par rapport aux 80% de la population équato-guinéenne qui vit en dessous du seuil de pauvreté.

Pour exercer sa profession, tout avocat doit prêter serment devant la Cour d'appel de son Barreau. Au cours de cette cérémonie, il s'engage à respecter les principes essentiels de la profession. « Je jure, comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».

Or, devant la Cour d'Appel de PARIS, dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis, Me Emmanuel MARSIGNŸ a osé mettre en doute les 310 assassinats figurant sur la liste établie en 2016 par la COALITION CORED et a fait semblant de s'étonner histoire de faire des effets de manche et d'impressionner la Cour d'appel, en osant impunément affirmer qu'en tant que partie civile dans le procès des biens mal acquis, la CORED n'avait pas porté plainte auprès de l'ONU.

Me Emmanuel MARSIGNY prend  son auditoire et les juges pour des ignorants, car ces faits ont été dénoncés d'une part dans les médias, entre autres dans MEDIAPART dont il ne pouvait ignorer l'article publié en date du 6 février 2018 sous le titre : "Demande d'enquête à l'ONU sur les crimes commis par le Régime d'OBIANG NGUEMA MBASOGO".

https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/060218/demande-denquete-lonu-sur-les-crimes-commis-par-le-regime-dobiang-nguema-mbasogo

Dans lequel on peut lire en conclusion : "Compte tenu de ces faits particulièrement graves, la coalition CORED demande à l’ONU de déclencher d’urgence, la mise en œuvre d’une commission d’enquête internationale pour se rendre sur place, car chaque jour des opposants équato-guinéens sont torturés et assassinés afin de rendre compte à la communauté internationale de ses observations sur la pratique de la torture et des assassinats commis par le régime équato-guinéen qui est actuellement au pouvoir'.

"La COALITION DE L'OPPOSITION POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DÉMOCRATIQUE - CORED, en tant qu'Organisation intégrée dans le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC NGO Branch), a saisi par courrier adressé le 16 janvier 2018, le Secrétaire général de l'ONU sur la situation en guinée-équatoriale, la précédente visite d'un émissaire de l'ONU début janvier 2018 ayant été une simple visite de courtoisie auprès du chef de l'état équato-guinéen sans la moindre rencontre avec l'opposition ou la visite des lieux de détention".

Me Emmanuel MARSIGNY étant un lecteur assidu de MEDIAPART et de mes articles qu'il ne peut ignorer puisqu'il n'a pas craint de m'intenter un procès en tant "qu'avocat de la famille", cette fois-ci au nom du président dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO, ce qui me permet de lui rappeler au passage que son client a été condamné à verser au Président de la CORED la somme de 5.000 euros pour laquelle le président OBIANG a été condamné et qui n'a toujours pas été réglée depuis sa condamnation par la 17ème chambre civile du Tribunal correctionnel du Tribunal de grande instance de PARIS dans son jugement du 3 octobre 2018 qui date depuis plus d'un an, c'est dire la manière dont le président OBIANG respecte les décisions de justice, car depuis tout ce temps, il n'a pas trouvé les moyens d'honorer la condamnation du tribunal en prélevant cette somme sur les 600 millions de dollars que FORBES lui attribue...

https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/031018/condamnation-du-president-obiang-nguema-mbasogo-par-le-tribunal-correctionnel-paris

Sur les déclarations de Me MARSIGNY, il faut savoir à contrario que dès le 17 juillet 2015, la COALITION CORED adressait une lettre au Secrétaire Général M. BAN KI-MOON, suite à sa déclaration faite devant le Parlement Européen le 27 mai 2015 concernant les migrations pour échapper aux assassinats qui remplacent la peine de mort, la torture, les persécutions, les abus, et les violations des droits de l’homme, nous avons appelé son attention pour dénoncer ce qui était malheureusement le cas en GUINÉE ÉQUATORIALE qui est notre pays d’origine et que nous avons du fuir pour aller nous réfugier en Europe et aux Etats-Unis.

En effet, au moment d'établir cette lettre, nous avions recensé, alors que le président OBIANG NGUEMA MBASOGO affirmait que si la peine de mort existait toujours dans les textes elle n'était plus appliquée, celle ci a été en fait transformée en assassinats et disparition d’opposants pour lesquels tous les éléments réunis permettent d’affirmer qu’ils ont été effectivement assassinés en Guinée équatoriale,.

Or malheureusement, nous indiquions alors que cette liste n’était pas close, le dernier assassinat en date étant celui de M. BONIFACIO NGUEMA ESONO NCHAMA, opposant historique au pouvoir équato-guinéen qui venait d’être assassiné en Guinée équatoriale, la Première Dame Mme CONSTANCIA MANGUE DE OBIANG ayant réussi à le faire revenir au pays en lui promettant sa protection... qui s'est avérée illusoire !

Pour faciliter l’immunité de ses crimes, le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO a dissout par un simple décret le pouvoir judiciaire en Guinée Equatoriale, pour écarter les juges récalcitrants au pouvoir et conforter des membres de sa famille dans des postes judiciaires, c’est ainsi que M. OBIANG NGUEMA DAVID a été nommé Procureur de la République et OBIANG TEODORO fils, en plus de son poste de 2ème vice-Président avait été nommé à l'époque, ministre des armées, de la police et de la gendarmerie.

Au moment ou cette lettre était écrite, 230 opposants ont été assassinés par le pouvoir en République de Guinée équatoriale, et si nous n’avions pas fui ce pays, nous serions comptés au nombre de ceux qui ont été assassinés.

Les assassinats ayant continué, le 10 mars 2016, la COALITION CORED écrivait à nouveau à M. BAN KI MOON toujours secrétaire général de l'ONU qui nous avait informé qu'il avait bien reçu notre lettre et qu'il ne pouvait pas nous rencontrer lors de la COP 21 en raison d'un emploi du temps chargé, ce que nous avons vivement regretté.

La gravité des évènements qui se passent actuellement en République de Guinée équatoriale nous a amené à solliciter une audience pour laquelle nous nous déclarions prêts à nous rendre au siège de l’Organisation des Nations unies.

Nous avons dénoncé les crimes du régime du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO en tant que représentants de l’opposition en exil, obligés de nous éloigner de notre pays d’origine et de prendre la route de l’exil en raison du fait que 310 personnes ont été assassinées pour avoir osé barrer la route pour l’accession au pouvoir du Président OBIANG NGUEMA MBASOGO, l’opposition ne peut pas, malgré des lois d’amnistie qui n’en sont pas, revenir au pays pour participer aux élections, car la torture et les exécutions continuent malgré tout ce qui peut être dit à ce sujet, dernièrement encore deux enfants d’opposants en exil ont fait l’objet d’une dénonciation calomnieuse pour les emprisonner et faire pression sur leur famille en Europe.

Nous avons insisté sur le fait que le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO, malgré la Constitution qui limite à deux mandats consécutifs la possibilité de se présenter, celui-ci entend se maintenir au pouvoir en bravant les lois et la Constitution de notre pays, en voulant se présenter pour un 5ème mandat, alors qu’il est depuis plus de 36 ans au pouvoir sans interruption.

S’ajoute à cela de nombreuses violations des droits de l’homme et en matière d’organisation des élections, une précipitation dans les dates, une présence importante de soldats venant d’autres pays pour organiser coûte que coûte le maintien au pouvoir du Président OBIANG NGUEMA MBASOGO, pendant que des partis légalisés ne peuvent pas organiser librement des meetings, que les assignations à résidence se multiplient et les actions de financement et de clientélisme du président actuel se multiplient, pendant que l’opposition en exil est ignorée et qu’aucune véritable table ronde avec l’opposition n’a été mise en place.

La présence dans les médias de l’opposition est inexistante, alors que le Président a passé plusieurs mois à sillonner le pays dans le cadre d’une campagne électorale qu’il s’est arrangé pour être le seul à pouvoir la mener.

Notre délégation des partis en exil a souhaité rencontrer le Secrétaire général pour lui  faire part de la situation actuelle et des possibilités à envisager pour la mise en place d’une véritable transition démocratique en République de Guinée-équatoriale,

Malheureusement, comme pour mieux tenter d'étouffer cette affaire, le dictateur aux mains ensanglantées par les crimes commis contre les opposants équato-guinéens est venu s'asseoir le 1er janvier 2018 pour deux ans au Conseil de sécurité de l'ONU en tant que membre non permanent.

Malgré cela, dès le 30 septembre 2018, la COALITION CORED n'a pas craint de faire un droit de réponse aux affirmations du président OBIANG NGUEMA MBASOGO faites à la tribune de l'ONU par un habile maquillage de la situation actuelle du pays et par des affirmations que la COALITION CORED n'a pas craint de qualifier de mensongères en tant que représentant des 310 opposants assassinés par le régime du mandataire actuel pour lui permettre de se maintenir au pouvoir.

https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/300918/droit-de-reponse-aux-affirmations-du-president-obiang-lonu

La Fédération COALITION CORED qui représente les 250.000 personnes parties en exil en raison du comportement du président OBIANG NGUEMA MBASOGO envers son peuple et plus particulièrement envers les opposants, dénonce une fois de plus ce qui constitue un crime contre l'humanité, incrimination créée en 1945 et établie par l'article 6 de la Charte de Londres qui désigne une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques".

https://blogs.mediapart.fr/abeso-ndong-salomon/blog/041118/la-migration-des-africains-vers-leurope-obiang-fait-fuir-250000-equato-guineens

Or, à l'occasion du Forum mondial sur les réfugiés qui vient de débuter lundi 16 décembre 2019 au Palais des Nations à Genève avec l’objectif de faire évoluer la réponse mondiale aux crises de réfugiés, M. FILIPPO GRANDI, Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés a affirmé d'emblée : « ce Forum offre une opportunité sans précédent d’améliorer le quotidien et d’honorer les besoins urgents » des personnes vulnérables".

Ce forum mondial réunit des réfugiés, des chefs d’État et de gouvernement, des responsables d’agences des Nations Unies, des institutions internationales, des organisations de développement, des dirigeants d’entreprises, des représentants de la société civile et d’autres intervenants, en présence du Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et a pour objectif de discuter des actions à entreprendre pour mettre en œuvre le Pacte mondial sur les réfugiés adopté à New York en décembre 2018 par 181 États, dont la Guinée équatoriale, seuls les Etats-Unis et la Hongrie ont voté contre, la République dominicaine, l’Erythrée et la Libye s'étant abstenues.

Les 250.000 équato-guinéens en exil correspondent parfaitement aux critères figurant dans la Convention de Genève et les statuts du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), leur permettant ainsi de revendiquer le titre de "réfugiés", réservé aux personnes qui se trouvent en dehors de leur pays d'origine, en raison de craintes de persécutions, de conflits, de violences généralisées ou d'autres circonstances qui ont gravement perturbé l'ordre public et qui, par conséquent, nécessitent une protection internationale.

La COALITION CORED tient à l'occasion de ce Forum mondial des Réfugiés, à dénoncer ce qui se passe en Guinée-équatoriale en réclamant haut et fort le retour à des élections libres, transparentes et démocratiques, pour lutter contre la corruption et permettre une meilleure répartition sur le plan économique et social des richesses de notre pays, par la mise en place d'un véritable régime démocratique permettant le retour en toute sécurité des 250.000 personnes qui ont fuit le régime et qui ne demandent qu'à retourner au pays pour participer à son renouveau le jour ou leur sécurité sera assuré et que la démocratie pourra se mettre en place.

SALOMON ABESO NDONG

Président de la FÉDÉRATION COALITION CORED

 

 

 

 

 

 

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