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Le blog de Ali Zare Ghanatnowi
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Ses billets de blog
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Iran : le syndrome de Kay Kâvus, quand un régime préfère l’illusion et dévore ses enfants
Relire le Shâhnâmeh (Le Livre des Rois) n’est pas un détour littéraire : c’est une méthode d’autopsie. Ferdowsi y décrit, mille ans avant nos crises contemporaines, une mécanique du pouvoir qui se répète : l’hubris, le déni du réel, la fabrication de coupables et l’effacement des preuves. Ce mécanisme, l’Iran le reconnaît aujourd’hui dans un pouvoir hyper concentré autour d’Ali Khamenei. -
Iran : l’hypothèse du crime contre l’humanité
Nous entrons aujourd’hui dans le sixième jour d’un black-out devenu systémique. L’Iran ne perd plus seulement l’accès au monde : il perd ses propres nerfs. Le pays est devenu muet. Le black-out ne masque pas la violence : il la rend administrable. -
Quand le corps témoigne contre la tyrannie : l’Iran, le Shâhnâmeh et moi
Ce texte part d’une question simple et brutale : comment un pouvoir obtient-il, non seulement le silence, mais l’adhésion forcée au mensonge, jusqu’à faire de la victime l’instrument de sa propre disqualification ? Et c’est alors qu’une vieille légende persane, le Shâhnâmeh revient comme une lampe : Zahhâk, le tyran qui nourrit ses serpents avec la cervelle des jeunes. Un mythe ? Non : une grammaire politique. -
Iran : le black-out numérique, une arme de guerre contre les classes populaires
Depuis le 8 janvier 2026, l’Iran est plongé dans une zone blanche. Cette coupure massive vise à étouffer la contestation, mais elle agit surtout comme une sanction économique brutale contre les plus précaires. En débranchant le réseau, le régime ne coupe pas seulement la coordination politique : il coupe le pain, la course, la commande. Il organise la misère pour éteindre la rue. -
Hiver 2025 en Iran : quand le bazar ferme, la rue s’ouvre
L'effondrement du rial, c’est aussi l’acte d’accusation d’un modèle de pouvoir : un modèle qui a dissocié des ressources immenses du bien-être public, brûlé des milliards au dehors, normalisé la rente et l’impunité, et poussé le rial — avec la confiance — au bord du gouffre. « Le marché » contre « le système » : chute de la monnaie, empire des supplétifs, et une génération qui n’a plus rien à perdre.
