Nous avons documenté, avant et pendant les JOP 2024, comment les personnes en situation de grande précarité ont été progressivement invisibilisées et expulsées de l'espace public.
De janvier à juin 2024, nous avons documenté 6 mois d'observation des atteintes aux droits, du non-accueil et des violences policières commises à l’encontre des personnes exilées à Paris
A l'approche des JOP2024 et du passage de la flamme olympique, les campements du nord-est parisien ont été évacués ces derniers jours Nous avons documenté les 4 séquences d'expulsions des campements du nord-est de Paris, qui illustrent parfaitement la stratégie d'invisibilisation des publics précaires le temps des JOP2024.
Dans le Nord-Est parisien, sur 4 lieux distincts, nous comptabilisons 268 tentes et environ 385 personnes, exilé·es en situation de grande précarité, qui sont menacées d’expulsion pour faire place nette en prévision de l'arrivée des JOP 2024.
Trois ans après l’expulsion brutale d’un campement place de la République, le premier rapport du CAD documente les violences policières envers les personnes exilées à Paris et dans sa proche périphérie.
Ce travail démontre que ces violences constituent depuis 8 ans la condition des personnes exilées à Paris.