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Billet de blog 21 févr. 2021

Est-ce un tocsin ? Ou bien le glas de notre démocratie ?        (2ième partie)

Pour asseoir  l’idée d’une France athée depuis toujours, maintenue sous le joug royal et religieux,  les laïcistes , nos maîtres-à-penser du moment  , se haussant du col , en appellent  à Voltaire , à Rousseau , à Montesquieu et aux autres .Ils  n’hésitent aucunement à convoquer les mythes , les soi-disant martyrs  et   les combats épiques du bien ( l’athéisme ) contre le mal ( la religion).

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Du théâtre d’ombres chinoises au service des intérêts particularistes

Pour asseoir  l’idée d’une France athée depuis toujours, maintenue sous le joug royal et religieux,  les laïcistes , nos maîtres-à-penser du moment  , se haussant du col , en appellent  à Voltaire , à Rousseau , à Montesquieu et aux autres .Ils  n’hésitent aucunement à convoquer les mythes , les soi-disant martyrs  et   les combats épiques du bien ( l’athéisme ) contre le mal ( la religion). 

Le Chevalier de la Barre,  Sirven  et Calas, trois affaires que Voltaire avait mises sous l’éclairage  de l’Histoire, avaient un déclencheur commun : c’est la bourgeoisie et le menu peuple de Toulouse et d’Abbeville, en  proie à la passion catholique, qui  en appelèrent à leur jugement. L’Eglise n’avait, elle,  que des coups à prendre ;  elle sut se taire, et ce d’autant mieux que la rue parlait pour elle  - ce fut  là,  je le confesse, un bien mauvais plaidoyer.

Dans l’affaire du Chevalier de la Barre, n’en déplaise à la propagande laïciste,  c’est  la justice du Roi qui le jugea, le condamna et l’exécuta et, pour l’exemple ; son « crime » n’était que d’une importance minime aux yeux de  l’Église – laquelle, par le biais de son Évêque d’Abbeville, avait demandé la clémence royale pour le jeune pêcheur.

Et pour cause.  Malgré les poussées anticléricales du 1ier et du 3ième  quart du 17ième siècle et celles du 18ième siècle, le peuple français, qui aimait se moquer des travers du clergé,  demeurait catholique .Comme il est explicité ci-dessous, les hommes de lettres célébrissimes qui  popularisèrent l’anticléricalisme n’étaient pas tous pour la suppression de la religion, loin s’en faut. Ces hommes de lettres étaient les chefs de file d’un lobby, dirait-on aujourd’hui,  à l’assaut du pouvoir spirituel, qui, malheureusement pour lui, était déjà  occupé par l’Eglise catholique. Ce n’était ni plus ni moins que  l’irrésistible ascension d’une nouvelle classe sociale : une « noblesse d’esprit » émergente, reconnue comme telle par le Roi. À preuve, ce dernier ne  faisait pas enfermer ceux d’entre eux coupables de troubles à l’ordre public ou de lèse-majesté, dans la prison des croquants mais dans celle des nobles, la Bastille.

C’était donc l’histoire d’une classe qui voulait renverser une autre pour prendre sa place au conseil du Roi. Rien de nouveau sous les cieux : les ambitions des hommes s’entrechoquaient hier ;  elles s’entrechoquent encore aujourd’hui. À preuve notre nouvelle  « noblesse d’esprit », faiseuse d’opinion, les SHAF [1],  qui monte à l’assaut du pouvoir, foulant l’innocence au pied.

La bourgeoisie  et le peuple des villes adoptèrent à leur tour l’anticléricalisme - diffusé par le théâtre, la littérature et déjà les caricatures  et la satire  -  comme par snobisme, dirait-on de nos jours. Ceux qui ont étudié ou vécu le mouvement Flower-power, ce bain de culture des années 60, peuvent témoigner de l’énergie  potentielle de révolution sociale qu’accumulent ces dynamiques. Incompressibles, ces dernières finissent par accoucher d’un « nouveau monde » : les valeurs des « pères »  en sont les premières victimes.

Les SHAF et leurs protecteurs n’ont donc rien inventé : ils puisent dans l’histoire le nutriment indispensable à la fortification  du pouvoir naissant de leur classe sociale : ils tiennent du saprophyte.

 Ils se sont drapés de l’aura de Voltaire, de Rousseau, de Montesquieu et des autres, mais pas de leur réalité – pire, ils les ont trahis.

Rousseau demeura admirateur de la « cité-Eglise » calviniste genevoise jusqu’à la fin de sa vie. Il inspira Robespierre (et ce faisant,  pour certains auteurs, il  l’entraîna à sa perte). L’État parfait pour Rousseau (qualifié parfois de Calvin Jacobin)  est la cité-Eglise calviniste de 1550  dans laquelle l’athée aussi bien que le libre-penseur  étaient de mauvais citoyens, voire des pas citoyens du tout, tout juste bons à proscrire.  Rousseau détestait  le catholicisme (il  n’aurait aucunement désavoué une révocation d’un édit de Nantes à rebours, au terme de laquelle on aurait bouté hors de France non pas les protestants mais les catholiques. L’Eglise catholique s’était condamnée aux yeux de Rousseau, en proclamant «  hors de l’Eglise point de salut » ; se faisant elle s’était montrée sectaire et antisociale : par son égocentrisme et son intransigeance, elle ne pouvait que générer la discorde et donc la guerre civile. Le catholique était, somme toute,  à proscrire de la cité parce que catholique – on retrouve le «  pas de liberté pour les ennemis de la liberté »  de Saint-Just  - adopté, plus tard, par Émile Combes. 

Pour Rousseau qui  demeurait religieux à sa façon, le sentiment religieux et la foi  étaient aussi des piliers du civisme .La foi était même, à ses yeux, l’élément social fondamental, la brique primordiale de la sphère publique.

Les Républicains de 1793 n’appliquèrent donc qu’une partie de la leçon de Rousseau.  1795 lui rendit  justice sur certains points, en créant une Eglise nationale qui  prêta allégeance au pouvoir temporel  au détriment de la Papauté.

Le protestantisme et  le judaïsme, plus discrets, auraient pu, sinon devenir une religion nationale, du moins vivre à côté de celle-ci qui restait à créer : «  un credo minimum commun »  (Robespierre reprit cette idée, en proclamant  «   l’Être Suprême »).

 L’islam de France n’aurait aucunement dénoté dans cette  vision rousseauiste pour peu que l’État eût la bonne idée d’exercer ses prérogatives plutôt  que de les confier à tel pays ou tel autre (Algérie, Maroc, Turquie, et leurs imams,  Israël et son CRIF, l’Arabie Saoudite et son salafisme). C’est à la  République, et à elle seule, de s’occuper de ses citoyens, fussent-ils musulmans ou juifs.

Voltaire était lui aussi  anticlérical. Il était  antireligieux pour l’athée qu’il était, mais pas pour   « la populace ». Non, la religion avait du bon car elle « inspirait la peur au coquin  en même temps que la morale et par la même occasion protégeait les intérêts de M. de Voltaire », disait-il  .Cette « religion pour le peuple »,  il la voyait  nationale et assujettie au pouvoir royal. Bref, une Église  catholique  sans griffes et sans crocs,  corsetée et surveillée, ne l’aurait aucunement dérangé. Il se voyait et voyait la classe des penseurs, la nouvelle « aristocratie de l’esprit », conseillant les Rois (si on ne peut pas être Roi, tant qu’à faire gravitons autour du pouvoir ; et graviter autour du pouvoir, n’est-ce pas le propre de la noblesse ?).  Fort du soutien de cette  «  noblesse de l’esprit », condition nécessaire et suffisante à ses yeux,  le pouvoir central pouvait être maître, au spirituel comme au temporel.

Quant à Montesquieu qui, certes,  s’était  montré anti catholique dans les «  lettres persanes » et profitait de la moindre occasion pour se moquer des travers des religions ;  il nous enseigna néanmoins, dans « l’esprit des lois »,  que la religion catholique a deux intérêts patents : avoir proclamé l’existence de l’âme, propriété individuelle inaliénable (ce qui est le fondement même des droits de l’homme), et faire contrepoids au pouvoir intrusif  du roi ou de la République.

Montesquieu ne répudiait pas la religion. Il la voulait soucieuse de  la liberté de conscience.  Il la voulait endiguement du pouvoir central ; elle se devait,  pour ce faire,  de s’organiser en dehors de l’État.

 Nos laïcistes contemporains se posent là ! Leurs assauts sans fin, depuis 1989, et l’affaire du CES de Creil, sur laquelle se  greffèrent, les théories SHAFISTES,  les caricatures des uns et des autres et in fine   , l’inflation verbale aidant, le soi-disant « droit au blasphème ». Ce soi-disant « droit au blasphème »  vous a un  fumet prononcé de lâcheté : au lieu d’exercer leur « courage » contre les valeurs de la religion dominante, celle de leurs ancêtres, nos valeureux laïcistes s’acharnent contre celle de la classe la plus défavorisée de notre société (comme ces ‘ro’  ‘q’ de nos cours de récréation d’antan qui  se repaissaient de la faiblesse  des plus petits).

 Et voilà 31 ans que cela dure, au mépris de la loi du 09 déc.1905, des accords internationaux et de notre constitution.

Pour en arriver à quoi ? Ils en sont à dresser les Français les uns contre les autres .Cette dynamique, criminelle   par ses conséquences, s’est révélée particulièrement destructrice pour le vivre ensemble, dangereuse pour les innocents de ce pays et dangereuse pour ces apprentis-sorciers eux-mêmes. Ils sont beaux, les  soi-disant  héritiers des lumières qui distillent la haine de l’autre, l’enfumage et la poudre aux yeux à longueur de longueurs d’ondes. Ces saprophytes puisent dans la fange contemporaine, résultat du désordre international, œuvre de la doctrine Carter [2]  qui fut  planifiée et réalisée par les USA dans leur quête «  d’un nouveau siècle américain »  [2]  (c’est ainsi que l’avaient baptisé les Paul Wolfowitz, les Richard Pearl et  les hommes du Gosplan). Ils  puisent également dans les blessures de notre histoire coloniale mensongère – blessures sans cesse écorchées de peur qu’elles ne cicatrisent - (que feraient-ils sans çà, je vous le demande ?).

En attendant, Ils maintiennent des pères et mères de famille sur le brasero de haine au long cours  entretenu par leurs soins, jour après jour. Le cynisme est  la règle : du moment qu’ils prospèrent, tant pis pour l’innocence.

 L’islam de France est une religion sans clergé. L’inconvénient, c’est que, faute d’intermédiaire, la République n’arrive pas à communiquer avec ses citoyens musulmans (d’où la cacophonie actuelle et la discorde devenue aussi générale que patente : les apprentis sorciers des factions en présence font étalage de leur art, criminel pour le coup).  L’avantage, c’est que sans « troupes »,  le malékisme  ne saurait briguer un quelconque pouvoir temporel  ni imposer un pouvoir spirituel sans partage. Les reproches faits à l’Église Catholique Apostolique et Romaine, à tort ou à raison, ne sauraient concerner l’islam de France - pas plus qu’ils ne concernent  le judaïsme ou le protestantisme français, du reste. L’islam de France, par essence,  est incapable de faire de l’ombre à la république.

Je défie nos maîtres à penser, des SHAF [1] ou des  politiciens,   et leurs «  islamologues sherpas » de prouver le contraire. Le salafisme [3] est un monstre exhumé du fond des âges  par le wahhabisme saoudien. Le wahhabisme saoudien, nos seigneurs du moment  ne peuvent l’atteindre, parce que son marché et son protecteur américain le leur l’interdisent. Faute de mieux, on se tourne vers la victime propitiatoire toute désignée : notre bouc émissaire traditionnel (enfin traditionnel depuis que les juifs ont renoncé à « l’insigne honneur »  qui leur était échu et qui consistait à essuyer le crachat et l’insulte : «  non, merci pour les vacances forcées dans les camps sahariens », « non, merci  pour les villégiatures dans les trains plombés du ‘’ Himmel strasse’’»).

J’entends déjà regimber les « courageux » laïcistes en quête de réélection : attends, toi aussi ! Pourquoi on va se casser la tête ? C’est quand même plus commode de « faire la vie » à Mohamed ou Mamadou : les maintenir dans un cercle de feu, comme ces scorpions de l’Algérie de papa, qui en guise d’évasion, finissent par s’entre-tuer pour échapper à leur désespoir.

Le problème est que l’être humain peut décider de se suicider, certes, mais en emportant, dans sa démission de la vie, des innocents juste coupables d’être là à un instant « t ». L’assassin est, bien sûr, ce désespéré qui passe à l’acte, mais sa société est-elle vraiment innocente de sa folie ? Je ne crois pas et demande l’arbitrage de Boris Cyrulnick et de ses collègues.

Quoi qu’il en soit, les islamologues, (français, allemands et anglais, pour ne citer que ceux–là) du 19ième et de la première moitié du 20ième siècle, coupent les jarrets des chevaux de bataille de nos manœuvriers de service - qu’ils soient salafistes, partis politiques ou tenants des intérêts particularistes occidentaux. Le malékisme d’aujourd’hui, c’est le malékisme d’hier : en matière de religion, l’inertie est grande et les changements se font au rythme du pas du sénateur perclus de rhumatismes (non pas celui-là, l’autre). De plus l’individualisme est la règle dans le malékisme : les fidèles n’ont pas besoin d’intermédiaire entre leur Dieu et eux.  

Thomas d’Aquin disait l’islam  « religion soucieuse de tolérance et de liberté de conscience » -  c’est vrai que  les SHAF et leurs alter-ego salafistes n’avaient pas encore montré leur monstrueux « savoir-faire ».

Quoi qu’il en soit, ni Mohamed de la sixième B, ni Mamadou  de la sixième A ne sont responsables de « la vie que la société leur a faite » ;  en tout cas beaucoup moins que  M. Blanquer et ses prédécesseurs qui, mine de rien, farfouillent dans les poubelles de la 3ième République naissante afin de dénicher la pépite de discorde (encore une) qui relancerait de plus belle la guerre scolaire.

Qu’on ne nous raconte pas  «  de salades »,  de toutes les religions de France, le malékisme est le  moins susceptible de faire de l’ombre à la République.

Du reste, loin du tapage médiatique,  l’islam et la République font bon ménage à la Réunion : c’est la preuve qu’un terrain d’entente est possible,  n’en déplaise aux Cassandre. Transposons le modèle réunionnais  et surtout  formons  les imams français en France. Une formation existe à la Réunion. Une formation peut être envisagée en Alsace, territoire encore sous concordat : rien n’interdit à l’État, qui y reconnaît et salarie les religions catholique, protestante et juive, de répandre sa générosité sur l’Islam de France également : à la formation  des rabbins, des prêtres protestants et des officiants catholiques ajoutons celle des imams. Les cursus « Sociologie » et « Droit » devraient même être communs ; le  contenu spirituel, lui, doit rester l’affaire des religions, ce qui n’exempte  aucunement l’État, responsable de la sécurité de tous, de son droit de regard.

Et la formation des imams en Alsace  ne serait que justice : après tout, les musulmans aussi paient l’impôt finançant les cultes dans cette région   sans jamais en voir une quelconque retombée  sur leur religion.

À ceux qui jouent les vierges effarouchées et crient au salafisme, aux prêches anti républicains, aux incitations au désordre public , rappelons que ces agissements  tombent directement sous le coup de l’article 34 de la loi du 09 déc. 1905 (lequel peut en outre compter, le cas échéant, sur l’aide conséquente du Droit Pénal).Qu’ils saisissent qui de droit, par plaintes circonstanciées plutôt que de nourrir le buzz médiatique, ce carburant de la haine ambiante.  Tout existe déjà, il suffit d’appliquer la loi. Nul besoin de légiférer sur le seul islam et d’ostraciser ses adeptes encore davantage : le résultat ne peut-être que plus d’apartheid.

L’apartheid que nos seigneurs du moment, le sophisme aidant, traduisent et transduisent par « séparatisme ». Non, les ghettos sont les « chefs-d’œuvre »  de ceux qui ont planifié la ville ,ces dernières décennies ;  les ghettos ne sont pas nés de la volonté de ces « damnés de la terre », ces harkis, lépreux des accords d’Évian, ces Marocains  de Trappes, ces indigènes algériens de Nanterre, ces noirs africains, antillais, réunionnais d’ici et d’ailleurs, tous ceux que notre société a déclaré indigestes, après  avoir absorbé leur force vitale,  et qu’elle a fini par vomir ici ou là.   

Demandons-leur : ces « séparatistes » des ghettos, tous,  ne veulent qu’une chose, quitter leur misère concentrationnaire qui n’offre d’espoir ni aux parents ni aux enfants (encore moins aux enfants !). Le ghetto est  destructeur pour les adultes, destructeur pour les enfants et destructeur pour la France.

Les ghettos n’offrent d’avantages qu’à ceux qui champignonnent sur la misère d’autrui : en revient toujours aux saprophytes.

Ceux qui violent la loi par leurs agissements anti républicains, du prêcheur de la mosquée de la rue des martyrs,  aux calomniateurs qui propagent la haine de l’autre et « versent de l’huile  sur le feu » en se répandant en propos mensongers et diffamatoires, tous doivent être appréhendés et jugés car il y va de la paix civile. Ceux qui crient au séparatisme, eux non plus,  ne font, malheureusement, rien pour la préserver, bien au contraire.

 Mis sous la lumière de l’Histoire comparée, les agissements coupables de certains sont positivement scandaleux d’arrogance : ils se sont octroyé des privilèges exorbitants  au détriment du Droit commun, au mépris de la loi du 09 déc. 1905, de la Constitution et des accords internationaux sous la protection de son article 55.

[1] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/170917/la-coalition-des-interets-particularistes-shaf-ou-l-aristocratie-du-moment

[2]  https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/281216/moyen-orient-genese-du-chaos-et-si-y-regardait-de-plus-pres

[3] https://blogs.mediapart.fr/edition/lescarbille/article/130617/b-4-le-salafisme-wahhabite

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