Impressions du 29e Festival Flamenco de Nîmes

Sur le papier, ce 29e festival flamenco de Nîmes semblait prometteur. A l'arrivée, il reste comme un léger goût de désenchantement.

Arcangel entouré par Dani de Morón, La Piñona, Salvador Gutiérrez, el Pecas et Los Los Makarines © Joss Rodriguez Arcangel entouré par Dani de Morón, La Piñona, Salvador Gutiérrez, el Pecas et Los Los Makarines © Joss Rodriguez

Hors catégorie, la prestation de Niño de Elche, qui ouvrait le feu, et son flamenco heterodoxo. Les choses flamencas dites orthodoxas commençaient le samedi avec la prestation de Eva La Yerbabuena. Pour la danse, quatre soirées, Eva La Yerbabuena et son voyage au Japon, Rafaela Carrasco et le siècle d'Or espagnol vu du côté des femmes, Leonor Leal et ses ensayos, et, en clôture, Ana Morales à la quête éperdue de son père andalou immigré de l'intérieur.

La part belle était faite au chant. En ouverture, la divine Rocío Márquez en relation intime avec la viole de gambe de Fahmi Alqhai, pour suivre, en concert acoustique, le duo magnifique Tomás de Perrate-Alfredo Lagos, puis deux soirées consacrées à la jet-set flamenca, fille et fils de, Kiki Morente, fils de Enrique, et Maria Terremoto, fille et petite fille des monstros de Jerez ; en apothéose le concert d'Arcángel qui n'usurpe pas son nom, si on en juge par sa générosité et son survol du sujet. La guitare est elle aussi à l'honneur. Deux géants catalans à l'Odéon, avec Jose Luis Montón, qui est, avec Juan-Ramon Caro, l'accompagnateur fétiche de Mayte Martin, et Chicuelo qui a été longtemps celui de Miguel Poveda, et la carte blanche, au théâtre, du guitariste de Morón, Dani Lopez Vicente.

Le hors-d'œuvre de la provocation

Après le hors-d'œuvre, le baile

Place à la guitare et au chant

L'année prochaine, le festival fête ses 30 ans. La fête sera belle, n'en doutons pas.

Merci à toutes celles et ceux qui œuvrent pour que ce festival est lieu. Un merci tout particulier à Houria Marguerite et son équipe qui nous reçoivent toujours avec une grande gentillesse et une grande disponibilité.

Bienvenue à la nouvelle photographe du festival Sandy Korzekwa et merci Joss Rodriguez à qui j'ai emprunté quelques photos.

 

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