Hyundai livrera bientôt 1000 camions à hydrogène en Suisse

Hyundai veut garder un avantage pionnier en matière de véhicules à hydrogène. Après avoir été le premier à commercialiser les voitures électriques à hydrogène (modèle IX-35 Fuel Cell), Hyundai s'apprête à commercialiser les premiers camions électriques à hydrogène. En Suisse, ses camions rouleront à l'hydrogène renouvelable produit par électrolyse de l'eau utilisant l'hydroélectricité.

Tout porte à penser que le camion va propulser l'hydrogène comme carburant du futur parfaitement propre, en conservant les avantages de confort et d'efficacité offerts aujourd'hui par les carburants fossiles (essence et diesel). L'autonomie est comparable et le plein se fait en quelques minutes. Ce sont deux avantages primordiaux que n'offrent pas les camions à batteries qui sont aussi nettement plus lourds, à l'instar des voitures à batteries.

Aux USA, Nikola est LA startup du camion à hydrogène. Cette toute jeune société qui défie Tesla (le prénom de l'inventeur Tesla était Nikola), disait en avril avoir engrangé 11 milliards de dollars en pré-commandes pour des camions à hydrogène aux USA. Et maintenant, Nikola propose en pré-vente un modèle de camion adapté aux routes européennes. La stratégie de Nikola prévoit aussi le déploiement de nombreuses pompes à hydrogène.

Après avoir produit la voiture à hydrogène le plus connue (la Mirai), Toyota a déjà manifesté son intention de se lancer sur le marché prometteur du camion à hydrogène.

Pour sa part, Hyundai qui a été le premier en 2014 à commercialiser des voitures électriques à hydrogène, semble bien décidé à être le premier entrant aussi sur le marché des camions à hydrogène. Il prévoit de livrer 1000 camions à hydrogène en Suisse en commençant les livraisons dans un an, en fin 2019, 2 à 3 ans avant la livraison des premiers camions à hydrogène de Nikola prévue en Europe à partir de 2022. L'annonce de Hyundai a été diffusée par Reuters le 19 septembre. Elle est largement disponible, par exemple ici.

Il est rassurant de constater qu'une concurrence s'organise avec une émulation qu'on peut qualifier de vertueuse. Il s'agit de gagner de l'argent, mais en s'efforçant d'être le meilleur pour se débarrasser des vieilles énergies polluantes héritées du siècle passé, essentiellement le pétrole et le nucléaire.

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