Le véhicule à batteries est une régression technologique au service du nucléaire

Il n'est pas normal qu'un nouveau produit technologique représente une régression fonctionnel par rapport aux technologies antérieures. Pourtant, le matraquage capitaliste est tel que le véhicule électrique à batteries représente une illustration magistrale d'une telle régression.

Les Teslas et consorts dissimulent cette régression derrière des gadgets tape-à-l’œil, comme un ordinateur de bord sophistiqué, un design original pour les poignées de portes, que sais-je ?

Il n'empêche que ces voitures à batteries présentent deux inconvénients fonctionnels majeurs par rapport aux voitures thermiques:

1) le temps de recharge se compte en heures, alors qu'un réservoir de voiture thermique se remplit en moins de 5 minutes.

2) l'autonomie des voitures à batteries atteint à peine la moitié de celle des voitures thermiques.

A cela, il faut ajouter le poids des batteries, soit plus d'une demi-tonne pour la Tesla.

En France la recharge des voitures à batteries pompe son électricité sur le réseau électrique qui est majoritairement nucléaire. Promouvoir les voitures à batteries en France, c'est aussi retarder la sortie du nucléaire. Ainsi, en France, on utilise la peste nucléaire pour chasser le choléra pétrolier.

C'est pourquoi l'avenir est aux véhicules à hydrogène. Faire le plein d'hydrogène ne prend pas plus de temps qu'un plein d'essence. L'autonomie des voitures à hydrogène dépasse les 500 km (sans perte de puissance au fur et à mesure que le réservoir se vide). Déjà un prototype se targue de parcourir 1600 km avec un plein d'hydrogène.

D'aucuns objecteront

a) que le bilan énergétique est décevant pour l'hydrogène, mais il est bien meilleur que pour les voitures thermiques ou pour les voitures à batteries dont le bilan doit prendre en considération notamment l'extraction, la production et le traitement des millions de tonnes de déchets de lithium non-recyclable et le bilan énergétique du nucléaire dont les gigantesques tours de refroidissement suffisent à démontrer le manque d'efficacité énergétique.

b) que l'hydrogène est dangereux. Pourtant il l'est des milliards de fois moins dangereux que le nucléaire utilisé pour recharger les batteries.

c) que les pompes à hydrogène coûtent cher. Mais il faut relativement peu de pompes car faire le plein prend moins de 5 minutes,. Concernant les bornes de recharge des voitures électriques il en faut presque une par voiture. A la louche, une pompe à hydrogène suffit sans doute pour 100 voitures, alors qu'il faudrait plusieurs bornes sur tous les parkings d'entreprises pour que les voitures puissent se recharger quand les employés sont au travail. Plus l'entreprise est grande, plus il faudrait de pompes. On imagine les ruses mesquines entre collègues pour arriver le premier à la borne de recharge et la bloquer pendant une ou plusieurs heures. Une pompe à hydrogène coûte bien moins cher que le coût d’équipements de 10 entreprises. Et je ne parle pas ici des super-chargeurs de Tesla, mais j'y reviendrai dans un prochain article.

Par ailleurs, l'hydrogène permet le stockage saisonnier et l'importation en provenance de pays inondés de soleil, ce qui n'est pas le cas pour les batteries dont le poids est et restera prohibitif.

Le matraquage capitaliste d'Elon Musk cache en fait une énorme arnaque commerciale. Au final, il est déjà prévu que les consommateurs beni-oui-oui du gourou Musk soient  invités à jeter des voitures électriques. Quand un très grand nombre de gens qui se prennent pour des pionniers éclairés auront acheté des voitures à batteries, l'industrie automobile leur fera comprendre qu'ils sont déjà en retard sur leur temps et qu'ils feraient mieux de changer leur stupide voiture à batteries par une véritable voiture d'avenir, à savoir la voiture à hydrogène.

Qu'on se le dise ...

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