Blog suivi par 1 abonné

A réécouter l’intéressante chronique marseillaise de Jean-Viard sur France Culture

Peintre-Auteur-Architecte-Urbaniste
Marseille - FRANCE
À propos du blog
https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/lantisemitisme-de-laffaire-dreyfus-a-miss-france-en-passant-par-laffaire-epstein Dommage de n’avoir pas eu autant de discernement au projet Vieux Port lorsque Marseille était capitale de la culture, un paradoxe culturel ajouté à la pierre jaune de Pouillon qui pour fourguer les pierres de sa femme a ignoré le rose originel de Marseille, celui de la pierre de la Couronne, pas du parti socialiste. Nous avions un théâtre à ciel ouvert avec des promeneurs et des enfants ébahis, à voir par en dessous le carénage des petits bateaux sur les quais vendus à présent aux marchands du temple. Aujourd’hui, les cabanons de l’architecte paysagiste Michel Devignes au design (é)puré sont si tristes. Foster a su tirer son épingle du jeu en modifiant sa copie car la première mouture de l’ombrière était digne d’un Luna Parc. Nous reste un beau gadget brillant de haute technologie mais a-t-on vraiment besoin de voir perpétuellement le vieux port à l’envers et d’être à l’ombre toute l’année ? Un objet éphémère pour 2013 n’aurait-il pas suffit ? Le port de notre gréco-latine a certes évolué au fil des siècles mais il n’a pas à ressembler à un parc Walt Dysney, c’est l’inverse généralement qui se fait. Coup de chance avec l’appui de l’ingénieur des travaux, nous avons pu virer la série d’ombrières du quai du port et sauver la sortie de métro au raz du quai des Belges qui devait être déplacée en recul de l’eau alors que tous les collègues architectes se couchaient devant les Architectes Stars, qui au fond n’y étaient pas pour grand-chose, ils ne faisaient que répondre au programme démago concocté par l’agAM cajolant la vox populi des médias, et entériné par quelques architectes municipaux de petite pointure. Alors que je pensais encore pouvoir sauver «la beauté des lieux » protégée au projet PLU de 2013, la meilleure que j’ai entendue, est venue d’un cadre architecte de la Ville qui m’a dit texto « Jean-Marc y’a qu’à Marseille qu’on voit ça » Justement !! Avais je répondu à cette tronche d'àpi, pur produit d’une hiérarchie formée au CNFPT, sous-marque de l’ENA, qui fabrique des fonctionnaires plus préoccupés par leur carrière que par le service public. Le drame de la rue d’Aubagne en témoigne. N’aurait-il pas été plus visionnaire de conserver l’ambiance Pagnolesque à l’heure de la préservation des patrimoines humains en remettant tout simplement de l’ordre, rétablir la règle d’ouvrir les portillons d’accès, les barrières n’étant là que pour prévenir d’une zone de chantier naval, démolir les rajouts aux cabanons d’origine et remettre les tonnelles végétalisées où les vieux aimaient à y boire le pastis et se vanner les uns les autres comme au bar Albert de l’Estaque, lieu mythique du cinéma qui a vu entre autres Mat Damon et bien avant tous les acteurs de la French Connection, un régal au petit déjeuner de voir les clients s’engaster à la papa. Mais Pagnol était devenu un ringard aux yeux du programmiste. Gaudin ne pourrait plus faire ses fêtes à 300 000 personnes où les populations du Nord et du Sud se retrouvaient au coude à coude. Je me souviens de ce vendredi noir où les vieux sociétaires erraient aux milieux des barrières de chantier comme des chiens sans collier, c’était la première fois que je chialais pour un espace public, j’ai demandé de l’aide à Ricciotti et Kern, ils m’ont consolé tandis que ma haute hiérarchie me menaçait de faute professionnelle grave, Jean Viard avait la main sur le projet. Ma conclusion, beaucoup d’argent public dépensé pour perdre un patrimoine pagnolesque et fabriquer un objet port qui pourrait-être parachuté à Dubaï où partout ailleurs chez les blings blings.
  • SOUTIEN AU PROFESSEUR DIDIER RAOULT

    Par | 3 recommandés
    Défendons Didier Raoult contre ce lynchage médiatique orchestré par les lobby pharmaceutique, relayé par une intelligentsia de notre société du spectacle qui marche sur la tête sans même s'en apercevoir
  • Pol'Art LAS MENINAS par JEAN-MARC DOUAY traduit en 12 langues sur Kindle Amazon

    Par
    Ce soir-là, au musée du Prado, le temps glacial avait obligé les visiteurs à rentrer chez eux avant la fermeture. Sauf dans la salle Velázquez, où un couple d'apparence bohème entre et surprend le gardien en pleine réflexion devant le chef-d’œuvre des Ménines. "Que peint Velázquez sur le tableau dans le tableau?...
  • Les Menines - Les secrets de l'oeuvre

    Par | 1 recommandé
    Ce soir-là au musée du Prado,  une météo glaciale avait poussé les  visiteurs à rentrer chez eux avant l'heure de la fermeture. Sauf dans la salle Velázquez où un couple à l'allure bohème plutôt chic venait d'entrer et surprit le gardien qui se croyant seul, était en plein questionnement devant le tableau des Menines. « Que pouvait bien peindre Velázquez sur le tableau dans le tableau?»...