Les deux « révolutions » survenues récemment en Tunisie et en Egypte ont mis en évidence aux yeux du monde entier le rôle joué par ceux que l'on a nommé des cyber-militants ou cyber-activistes. Ceux-ci, issus généralement des classes éduquées, ont su utiliser pleinement les anciens et nouveaux outils du web et du téléphone portable pour se coordonner et animer des populations moins bien informées.
Nous avions fait l'hypothèse, dans notre éditorial du 11/02/2011 « Le printemps des peuples » que l'exemple des révolutions tunisienne et égyptienne allait peut-être inspirer un certain nombre de peuples du monde jusqu'ici privés de liberté politique et de droits civiques par des gouvernements autoritaires. Ceci ne résoudrait pas nécessairement leurs difficultés économiques mais y contribuerait.
Ces deux pays font actuellement l'admiration de l'Europe, comme des habitués de Médiapart, car ils semblent en train de se débarrasser sans drames des régimes autoritaires qui privaient jusqu'à présent leurs citoyens des droits civiques et des opportunités de vie considérés comme allant de soi au nord de la Méditerranée.
Il est évident, pour tous ceux qui militent en faveur du renforcement de la puissance européenne, que l'harmonisation progressive des prélèvements obligatoires (droits fiscaux et sociaux notamment) deviendra un jour ou l'autre indispensable.