Autisme / Spectrum News - Citations de l’année

Halloween Time 6 © Luna TMG Halloween Time 6 © Luna TMG

23 Décembre 2019

« Il y a toujours un trou dans le plafond là où je me suis cogné la tête en sautant de joie. »
Eric Courchesne, Université de Californie à San Diego, mentionnant son exultation lorsqu’il a découvert une possible signature moléculaire de l’autisme.

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« Quand il faut passer par ce processus qui est réellement alambiqué et compliqué, ce sont toujours les familles qui ont le moins de privilèges qui n’y arriveront pas. »
Katharine Zuckerman, Université des Sciences et de la Santé de l’Oregon, à propos des obstacles qui se présentent à l’obtention d’un diagnostic d’autisme et d’un traitement aux Etats-Unis.

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« S’ils découvrent quelque chose qui s’accorde à leur argument, ils le mettent en valeur et le commentent, et s’ils découvrent quelque chose qui ne s’accorde pas avec leur argument, ils ont tendance à le laisser de côté. »
Arthur Beaudet, Collège Baylord de Médecine, sur la tendance des chercheurs à piocher ce qu’ils vont inclure dans une étude.

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« Vous avez bel et bien une bonne preuve – quand vous lui donnez un petit coup et qu’elle saute, et vous lui redonnez un petit coup et elle saute encore plus haut – que vous êtes en présence d’une relation causale. »
Joy Hirsch, Université de Yale, à propos du constat par son équipe du fait que le contact oculaire direct active une zone du cerveau social.

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« Tant que nous ne nous sommes pas occupés de toute la diversité des traits autistiques en rapport avec le genre, la sexualité, la culture, l’appartenance ethnique, la race, la classe sociale, nous continuerons à manquer des personnes, et celles-ci continueront à se sentir perdues. »
Rua M. Williams, étudiant.e diplômé.e nonbinaire à l’Université de Floride, à propos de la nécessité de prendre en compte toute l’étendue du spectre des personnes autistes.

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« Je pense à adopter une licorne comme mascotte de notre équipe. A qui cela déplairait-il que la magie et un peu de chance accompagne sa pratique de la science ? »
Annie Ciernia, Université de Colombie-Britannique, sur la mascotte idéale du laboratoire.

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« Le fait de vous assoir dans une pièce pendant deux jours, à ne penser à rien d’autre qu’à ces enfants et à leurs parents, aux problèmes qu’ils rencontrent, et les voir en personne, vous donne un point de vue unique que vous ne pourriez avoir autrement. »
Stephan Sanders, Université de Californie, San Francisco, sur l’importance d’assister à des rencontres avec des familles dont les enfants partagent le diagnostic d’une condition génétique rare.

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« Pour moi, toute cette expérience faisait très science fiction, donc je suis très impatient d’en faire partie. »
Alysson Muotri, Université de Californie, San Diego, sur l’envoi d’organoïdes du cerveau de son laboratoire dans l’espace.

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« Le génome se contente purement et simplement de devenir de plus en plus bizarre. »

Brien Riley, Virginia Commonwealth University, après avoir assisté à une séance sur les « exons poisons » à un colloque de l’American Society of Human Genetics à Houston, au Texas.

 Source : Quotes of the year

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